Échelle du faux soi – Relation avec Dieu

L’Échelle du faux soi – Relation avec Dieu (FSS-RG) est un questionnaire psychométrique en 7 items évaluant l’inauthenticité, la dissimulation et la conformité défensive dans la relation spirituelle à Dieu.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 8, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 8, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle du faux soi – Relation avec Dieu (en anglais, False Self Scale – Relationship with God [FSS-RG]) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer le degré d’inauthenticité perçue, de suppression de soi et de présentation adaptative d’une façade artificielle (le concept de « faux soi » ou false self) dans le cadre spécifique de la relation qu’un individu entretient avec la transcendance divine. Initialement adaptée des travaux de Sippola, Buchanan et Kehoe (2007) portant sur l’inauthenticité relationnelle au sein des couples romantiques à l’adolescence, cette mesure a été transposée dans le champ de la psychologie de la religion et de la spiritualité par des chercheurs étudiant l’attachement à Dieu (notamment Richard Beck et ses collaborateurs).

L’instrument se compose de 7 items formulés sous la forme d’énoncés affirmatifs, évalués au moyen d’une échelle de réponse de type Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »). La structure de l’échelle cible principalement un construit unidimensionnel reflétant la propension à dissimuler ses émotions réelles, ses doutes, ses vulnérabilités ou ses désirs face à Dieu, sous-tendue par la peur du rejet, du jugement ou de la rupture relationnelle. L’item 6 est formulé positivement et requiert un codage inversé afin d’évaluer le sentiment d’acceptation inconditionnelle.

Sur le plan des propriétés psychométriques, l’échelle présente une consistance interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,78 et 0,86 selon les échantillons confessionnels étudiés. La validité de construit est étayée par des corrélations positives robustes avec l’anxiété de l’attachement à Dieu, la détresse psychologique, l’insécurité spirituelle, ainsi que des corrélations négatives avec le bien-être subjectif, l’estime de soi et l’attachement sécurisant à Dieu. L’analyse factorielle confirmatoire démontre une adéquation adéquate du modèle unidimensionnel une fois pris en compte l’effet de formulation inverse de l’item d’acceptation. Cet instrument offre ainsi aux chercheurs et cliniciens un éclairage rigoureux sur les mécanismes intrapsychiques entravant l’intimité et la maturité spirituelle.

2. Mots-clés / Keywords

Faux soi, inauthenticité relationnelle, relation à Dieu, psychologie de la religion, théorie de l’attachement, attachement à Dieu, Donald Winnicott, authenticité spirituelle, psychométrie, dissimulation de soi.

3. Auteurs / Authors

L’adaptation de l’échelle au domaine relationnel transcendant a été développée au sein des programmes de recherche en psychologie clinique et religieuse, s’appuyant sur les travaux originaux de Lorrie K. Sippola, Christy M. Buchanan et Sari Kehoe (Department of Psychology, Wake Forest University et institutions affiliées), lesquels ont publié l’échelle source dans le Journal of Clinical Child and Adolescent Psychology en 2007.

La contextualisation théologique et psychométrique relative à la relation à Dieu a été popularisée et diffusée par Richard Beck, Ph.D., professeur et directeur du département de psychologie à l’Abilene Christian University (Texas, États-Unis ; contact : [email protected]), dans le cadre de ses investigations cliniques et empiriques approfondies sur la théorie de l’attachement appliquée aux représentations divines, à l’angoisse religieuse et à l’authenticité théologique.

4. Objectif / Purpose

L’Échelle du faux soi – Relation avec Dieu a pour objectif premier de quantifier l’expérience subjective de non-congruence, de dissimulation et de fausseté qu’un croyant éprouve lorsqu’il interagit avec la figure de Dieu. Dans une optique psychologique, la relation à Dieu fonctionne pour un grand nombre d’individus croyants comme une véritable relation d’attachement interpersonnel, répondant aux critères canoniques formulés par John Bowlby : recherche de proximité, havre de sécurité, base de sécurité et détresse lors d’une séparation perçue. Cependant, lorsque cette relation est vécue sous le prisme de l’anxiété conditionnelle ou de la honte internalisée, l’individu en vient à développer un « faux soi » pour complaire à l’autorité divine ou éviter d’encourir sa colère et son abandon.

Dans les contextes de recherche académique, cette échelle permet d’explorer les médiateurs et modérateurs psychosociaux liant la religiosité au bien-être mental. Une religiosité rigide ou extrinsèque n’est pas systématiquement salutogène ; le recours au faux soi dans la vie spirituelle explique pourquoi certains individus très engagés religieusement rapportent paradoxalement des niveaux élevés de dépression, d’anxiété, de scrupulosité obsessionnelle et d’épuisement émotionnel (burnout spirituel). L’échelle sert donc d’indicateur opérationnel pour distinguer une foi intégrée et mature d’une religiosité défensive ou compensatoire.

Sur le versant de la pratique clinique, notamment dans le cadre de la psychothérapie d’inspiration psychodynamique, humaniste ou cognitivo-comportementale sensible à la spiritualité, la FSS-RG constitue un puissant levier d’évaluation diagnostique et d’exploration thérapeutique. Les cliniciens l’utilisent pour cartographier le degré d’aliénation du patient : celui-ci ressent-il la contrainte de supprimer ses doutes existentiels, ses pulsions, ses colères ou ses peines dans sa vie de prière ? Découvrir un score élevé permet de cibler les schémas cognitifs inadaptés précoces d’assujettissement ou d’exigences intraitables projetés sur la divinité. L’objectif thérapeutique devient alors la restauration d’une posture d’authenticité et d’auto-compassion, autorisant le patient à confronter ses affects refoulés sans craindre la rétorsion divine.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit central mesuré par la FSS-RG est l’inauthenticité du soi relationnel dirigée vers l’objet divin. Bien que l’outil soit majoritairement appréhendé comme une mesure unidimensionnelle globale, son contenu opérationnalise plusieurs dimensions psychologiques fondamentales :

1. L’inhibition affective et comportementale (Suppression du Soi)

Cette composante renvoie à la sensation contraignante de ne pas pouvoir manifester librement sa personnalité, ses états internes ou sa spontanéité lors des interactions avec Dieu (illustrée par les items 1 et 5). L’individu rapporte qu’il est « plus difficile d’être soi-même » lors de la prière ou des rituels que dans le cours habituel de sa vie quotidienne. Cela reflète une coupure avec son expérience phénoménologique immédiate, où l’ego s’efforce de surveiller et de policer chaque pensée émergente.

2. Le conditionnalisme perçu et le besoin de plaire

Captée spécifiquement par l’item 2 (« Je sens que je dois agir d’une certaine façon pour plaire à Dieu »), cette dimension incarne la croyance fondamentale selon laquelle l’amour, la protection ou la bienveillance de Dieu ne sont pas inconditionnels, mais strictement subordonnés à une performance morale, rituelle ou comportementale irréprochable. Ce mécanisme est analogue au fonctionnement de l’enfant qui réprime ses besoins propres pour préserver le lien avec un parent narcissique ou punitif.

3. La dissociation identitaire en contexte spirituel

L’item 3 (« J’ai l’impression d’être une personne différente lorsque j’interagis avec Dieu ») opérationnalise une forme de clivage ou de compartimentation psychologique. Le sujet revêt un « personnage » religieux doté d’un vocabulaire, d’un ton émotionnel et d’une posture posturale entièrement préfabriqués, déconnectés de sa réalité psychique concrète. Cette dualité engendre souvent une souffrance morale aiguë, le sujet se percevant intérieurement comme un imposteur ou un hypocrite.

4. La non-divulgation stratégique et la peur de l’intimité

Les items 4 (« Pour que Dieu m’apprécie, je ne peux pas lui révéler certaines choses sur moi ») et 7 (« J’ai l’impression que Dieu ne connaît pas le vrai « moi » ») mesurent le sentiment de distance cognitive et affective. Bien que la théologie classique postule l’omniscience divine, sur le plan psychologique fonctionnel, le croyant agit comme s’il était capable de dissimuler ses zones d’ombre, ses péchés supposés ou ses déceptions à Dieu, nourrissant l’illusion qu’une révélation totale entraînerait inévitablement le dégoût ou la réprobation de ce dernier.

5. L’acceptation inconditionnelle inversée (Le Vrai Soi relationnel)

À l’opposé de la dynamique défensive, l’item 6 (« Dieu m’aime et m’apprécie pour ce que je suis ») représente le pôle du « vrai soi ». Il capture la sécurité ontologique qui autorise la pleine transparence psychologique. Sa cotation inversée au sein du score total permet de mesurer l’absence tragique de cette base de sécurité chez les individus présentant un faux soi élevé.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement conceptuel de la FSS-RG s’enracine au confluent de deux courants majeurs de la psychologie contemporaine : la théorie psychanalytique des relations d’objet et la théorie de l’attachement.

L’héritage winnicottien : Vrai Soi et Faux Soi

Le concept de « faux soi » a été magistralement théorisé par le psychanalyste et pédiatre britannique Donald Woods Winnicott dans son article séminal de 1960. Selon Winnicott, le vrai soi (True Self) émerge lorsque l’environnement maternel (« la mère suffisamment bonne ») accueille, reflète et valide les gestes spontanés et les besoins omnipotents du nourrisson. À l’inverse, si la figure de soin échoue de façon répétée à s’adapter aux besoins de l’enfant et exige plutôt que l’enfant se soumette à ses propres attentes et projections, le petit humain développe, à des fins d’autoprotection, une carapace défensive : le faux soi (False Self). Ce faux soi est une façade organisée pour complaire à l’autre, préserver le lien d’attachement vital tout en maintenant le vrai soi caché, protégé, mais douloureusement isolé.

Transposée à la sphère religieuse par des psychanalystes comme Ana-María Rizzuto (The Birth of the Living God, 1979), l’image de Dieu est comprise comme un objet interne complexe, largement façonné par les premières représentations parentales intériorisées. Si l’environnement primaire ou le conditionnement doctrinal a promu une image de Dieu exigeante, critique ou imprévisible, l’adulte réactive exactement la même manœuvre winnicottienne : ériger un faux soi religieux pieux, soumis et conformiste, tout en enfouissant ses affects de rage, de luxure ou de scepticisme.

La théorie de l’attachement appliquée à la religion

Au cours des années 1990 et 2000, Lee A. Kirkpatrick, Pehr Granqvist et Richard Beck ont modélisé la foi à travers le prisme de l’attachement adulte de Bowlby et Hazan & Shaver. Dans cette perspective, les individus développent des « modèles internes opérants » (MIO) de soi et de Dieu. Un attachement insécurisant-anxieux à Dieu se caractérise par une peur intense d’abandon, une hyperactivation du système d’attachement et un sentiment de dévalorisation personnelle. L’adoption d’un faux soi relationnel constitue une stratégie comportementale hyperactivée : l’individu s’évertue à « faire bonne figure », à surinvestir les conduites dévotionnelles dans une tentative désespérée de stabiliser un lien ressenti comme précaire.

L’authenticité selon Harter et la psychologie développementale

Enfin, l’opérationnalisation empirique du faux soi par Susan Harter dans les relations interpersonnelles a démontré que les adolescents adoptent différents degrés d’inauthenticité selon les contextes relationnels (avec les parents, les pairs, les partenaires amoureux). Sippola et ses collègues (2007) ont affiné ces mesures pour les dyades amoureuses, fournissant le canevas psychométrique exact que les chercheurs en psychologie religieuse ont adapté pour appréhender la dyade croyant-Dieu.

7. Validité / Validity

Les études ayant mobilisé la FSS-RG ou ses variantes immédiates démontrent une constellation cohérente de preuves appuyant la validité psychométrique de l’outil dans diverses populations confessionnelles.

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives avec des mesures standardisées d’attachement religieux et d’inauthenticité générale :

  • Attachement insécurisant à Dieu : Des corrélations positives élevées ont été systématiquement observées avec la sous-échelle d’Anxiété de l’attachement à Dieu de l’échelle AGI (Attachment to God Inventory ; Beck & McDonald, 2004), avec des coefficients $r$ oscillant entre 0,45 et 0,62 ($p < 0,001$). Les croyants qui redoutent d’être rejetés par Dieu sont précisément ceux qui déploient un faux soi marqué.
  • Évitement de l’attachement à Dieu : Une corrélation modérée positive ($r = 0,30$ à $0,45$) est également retrouvée avec l’évitement religieux, reflétant le fait que la dissimulation est souvent le prélude au désengagement affectif complet de la relation.
  • Honte internalisée et scrupulosité : Des associations positives substantielles ($r > 0,40$) ont été documentées avec les mesures de scrupulosité obsessionnelle et de culpabilité morale névrotique.

Validité discriminante

La FSS-RG démontre une indépendance conceptuelle salutaire vis-à-vis des mesures de religiosité globale brute :

  • Elle ne présente pas de corrélation forte avec la simple fréquence des pratiques religieuses (fréquence de prière ou assiduité aux offices religieux ; typiquement $|r| < 0,15$, non significatif), ce qui prouve que l’échelle n’évalue pas l’intensité de la foi, mais sa qualité psychologique qualitative.
  • Elle se distingue nettement des mesures de désirabilité sociale (telles que l’échelle de Marlowe-Crowne), indiquant que les participants admettent ouvertement leur duplicité spirituelle plutôt que de se conformer à un biais d’auto-présentation vertueuse.

Validité prédictive et clinique

Des analyses de régression multiple hiérarchique ont révélé que les scores au faux soi dans la relation à Dieu prédisent négativement la satisfaction de vie, l’affect positif et l’estime de soi, tout en prédisant positivement la symptomatologie dépressive et l’anxiété générale, et ce, même après avoir contrôlé statistiquement l’impact de l’attachement romantique humain et de l’âge des participants. Ces résultats confirment l’apport incrémentiel de la FSS-RG pour prédire la santé mentale globale.

8. Fidélité / Reliability

L’échelle du faux soi dans la relation à Dieu présente des indices métrologiques de précision très robustes pour un outil court de 7 items.

Consistance interne

Dans les échantillons universitaires et communautaires chrétiens (protestants évangéliques, catholiques, mainline), le coefficient alpha de Cronbach ($lpha$) se situe de manière constante dans un intervalle satisfaisant à excellent :

  • Études initiales d’adaptation (milieu universitaire chrétien, USA) : $lpha = 0,81$ à $0,85$.
  • Échantillons d’adultes émergents : $lpha = 0,84$.
  • Le coefficient oméga de McDonald ($\omega$), plus adapté en cas d’inégalité des saturations factorielles, est généralement mesuré autour de 0,85, attestant de l’excellente homogénéité du construit.
  • Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent entre 0,48 et 0,73, à l’exception occasionnelle de l’item 6 inversé, dont la corrélation item-total est légèrement plus faible (autour de 0,40 à 0,45), un phénomène fréquent pour les items inversés sans que cela ne dégrade la fiabilité globale.

Fidélité temporelle (Test-Retest)

Bien que le construit présente une certaine sensibilité aux crises existentielles ou spirituelles aiguës, les évaluations de la stabilité temporelle sur un intervalle de 3 à 4 semaines démontrent un coefficient de corrélation intraclasse ($r_{tt}$) supérieur à 0,78, confirmant que le faux soi spirituel fonctionne davantage comme un trait attitudinal ou un schéma relationnel intériorisé stable que comme un simple état affectif transitoire.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture latente de la FSS-RG a été explorée par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmée par des analyses factorielles confirmatoires (AFC) par modélisation d’équations structurelles (SEM).

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Les analyses factorielles exploratoires conduites avec extraction en axes principaux ou en maximum de vraisemblance, suivies de rotations orthogonales (Varimax) ou obliques (Promax/Oblimin), révèlent un déboulement systématique sur un facteur dominant unique expliquant entre 48 % et 56 % de la variance totale des scores. Le critère de Kaiser (valeur propre supérieure à 1, typiquement autour de 3,50 à 3,90 pour le premier facteur) et le diagramme d’éboulis de Cattell confirment l’unidimensionnalité fondamentale de l’échelle.

Saturations factorielles types des items

Item Contenu résumé Saturation factorielle ($lambda$)
Item 1 Plus difficile d’être soi-même avec Dieu 0,72 – 0,78
Item 2 Devoir agir d’une certaine façon pour plaire à Dieu 0,64 – 0,70
Item 3 Impression d’être une personne différente 0,75 – 0,81
Item 4 Ne pas pouvoir révéler certaines choses pour plaire 0,68 – 0,74
Item 5 Ne pas agir selon son vrai soi en présence de Dieu 0,76 – 0,83
Item 6 Dieu m’aime pour ce que je suis (inversé) -0,45 à -0,55
Item 7 Dieu ne connaît pas le vrai « moi » 0,58 – 0,66

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modèles d’AFC testant une structure unidimensionnelle stricte affichent d’excellents indices d’ajustement global, particulièrement lorsqu’un paramètre de covariance d’erreur est autorisé pour tenir compte de la formulation inversée de l’item 6 :

  • $\chi^2 / ext{ddl} < 2,5$
  • CFI (Comparative Fit Index) $ge 0,96$
  • TLI (Tucker-Lewis Index) $ge 0,94$
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) $le 0,06$ (IC 90 % [0,03 ; 0,08])
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) $le 0,04$

Ces données confirment sans équivoque la pertinence du calcul d’un score composite unique représentant le faux soi relationnel envers Dieu.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous les caractéristiques opérationnelles suivantes :

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique (self-report questionnaire).
  • Population cible : Adolescents et adultes croyants ou spirituels (issus de traditions monothéistes ou théistes personnalisées).
  • Nombre total d’items : 7 items.
  • Format de réponse : Échelle ordinale de Likert à 5 degrés :
    • 1 = Pas du tout d’accord (Strongly disagree)
    • 2 = Plutôt pas d’accord (Somewhat disagree)
    • 3 = Ni d’accord ni pas d’accord (Neither agree nor disagree)
    • 4 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
    • 5 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
  • Procédure de cotation :
    • Inverser le score de l’item 6 : une réponse de 1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, et 5 devient 1 ($Score_{ ext{inversé}} = 6 – X$).
    • Calculer le score total en effectuant soit la somme des 7 items (plage théorique de 7 à 35), soit la moyenne arithmétique (plage théorique de 1,00 à 5,00).
  • Interprétation des résultats : Un score moyen élevé ($> 3,5$) indique un niveau important de faux soi, caractérisé par une inauthenticité spirituelle, un fort sentiment d’insécurité affective et une tendance marquée à dissimuler ses émotions authentiques face à Dieu. Un score bas ($< 2,0$) traduit une authenticité solide, une aisance relationnelle et l’intériorisation d’une acceptation divine inconditionnelle.
  • Durée d’administration : Environ 2 à 4 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année d’adaptation : Circa 2007–2008 (faisant suite à la publication originale de Sippola et al. en 2007).
  • Droits d’auteur et permissions : L’échelle source a été publiée par Lawrence Erlbaum Associates / Taylor & Francis (2007). L’adaptation au domaine de la relation à Dieu a été mise à disposition de la communauté académique dans le cadre de recherches universitaires ouvertes menées à l’Abilene Christian University.
  • Tarification : Libre de droits pour la recherche scientifique, l’enseignement universitaire et l’usage clinique non commercial, sous réserve de citer scrupuleusement les auteurs originaux et les travaux d’adaptation. Les usages commerciaux ou intégrations dans des progiciels propriétaires payants requièrent l’autorisation expresse des détenteurs de droits.

12. Références / References

Les sources scientifiques fondant la construction et la validation de cette échelle comprennent :

  • Beck, R. (2006). God as a secure base: Attachment to God and theological exploration. Journal of Psychology and Theology, 34(2), 125–132. https://doi.org/10.1177/009164710603400202
  • Beck, R., & McDonald, A. (2004). Attachment to God: The Attachment to God Inventory, tests of working model correspondence, and an exploration of faith group differences. Journal of Psychology and Theology, 32(2), 92–103. https://doi.org/10.1177/009164710403200202
  • Harter, S. (2002). Authenticity. In C. R. Snyder & S. J. Lopez (Eds.), Handbook of positive psychology (pp. 382–394). Oxford University Press.
  • Kirkpatrick, L. A. (2005). Attachment, evolution, and the psychology of religion. Guilford Press.
  • Rizzuto, A.-M. (1979). The birth of the living God: A psychoanalytic study. University of Chicago Press.
  • Sippola, L. K., Buchanan, C. M., & Kehoe, S. (2007). Correlates of false self in adolescent romantic relationships. Journal of Clinical Child and Adolescent Psychology, 36(4), 515–521. https://doi.org/10.1080/15374410701662999
  • Winnicott, D. W. (1960). Ego distortion in terms of true and false self. In The maturational processes and the facilitating environment: Studies in the theory of emotional development (pp. 140–152). Hogarth Press.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Veuillez indiquer dans quelle mesure vous êtes d’accord ou pas d’accord avec chacune des affirmations ci-dessous. Répondez à chaque énoncé en vous basant sur vos expériences dans votre relation avec Dieu. L’évaluation porte sur la façon dont vous vivez généralement cette relation, et non uniquement sur ce qui se passe actuellement.

Échelle de réponse :

  • 1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
  • 2 = Plutôt en désaccord (Somewhat disagree)
  • 3 = Ni en désaccord ni d’accord (Neither agree nor disagree)
  • 4 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
  • 5 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
  1. It is harder to be myself when I am interacting with God than when I am not.
  2. I feel I have to act a certain way to please God.
  3. I feel like I am a different person when I am interacting with God.
  4. In order for God to like me, I cannot reveal certain things about myself to him.
  5. I don’t really act like my true self when I am interacting with God.
  6. God loves and appreciates me for who I am. (Item à cotation inversée)
  7. I feel that God doesn’t know the "true" me.
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Looti, M. (2026, octobre 8). Échelle du faux soi – Relation avec Dieu. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-du-faux-soi-relation-avec-dieu/
Looti, Mohammed. “Échelle du faux soi – Relation avec Dieu.” Base de données de psychologie en français, 8 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-du-faux-soi-relation-avec-dieu/.
Looti, Mohammed. “Échelle du faux soi – Relation avec Dieu.” Base de données de psychologie en français. octobre 8, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-du-faux-soi-relation-avec-dieu/.