Échelle du faux soi dans la relation avec Dieu

L’Échelle du faux soi dans la relation avec Dieu (False Self Scale-Relationship with God) évalue le sentiment d’inauthenticité et de conformisme défensif envers la divinité. Découvrez sa structure, ses propriétés psychométriques et ses applications cliniques.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’Échelle du faux soi dans la relation avec Dieu (en anglais : False Self Scale – Relationship with God [FSS-RG]) est un instrument d’évaluation psychométrique conçu pour mesurer le degré d’inauthenticité perçue, de conformisme défensif et de dissimulation de soi qu’un individu manifeste dans son rapport subjectif à la transcendance ou à la divinité. Adaptée des travaux pionniers de Lorrie K. Sippola, Christy M. Buchanan et S. Kehoe (2007) portant initialement sur les relations amoureuses à l’adolescence, cette mesure a été transposée dans le champ de la psychologie de la religion et de la spiritualité contemporaine, notamment sous l’impulsion de chercheurs tels que Richard Beck. L’instrument est composé de sept items évalués au moyen d’une échelle de Likert en cinq points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »).

Sur le plan structural, l’échelle saisit une dimension globale unidimensionnelle d’inauthenticité relationnelle envers Dieu, caractérisée par le sentiment d’avoir à endosser un masque, de masquer ses vulnérabilités ou d’adopter des conduites de conformité rituelle afin d’obtenir l’approbation divine ou d’échapper au rejet perçu. Elle comprend six items formulés dans le sens du « faux soi » et un item inversé évaluant l’acceptation inconditionnelle de soi par la divinité. D’un point de vue psychométrique, la FSS-RG démontre une consistance interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,78 et 0,86 selon les cohortes d’adultes émergents et de croyants pratiquants.

La validité de l’outil s’établit à travers ses corrélations positives robustes avec l’anxiété d’attachement envers Dieu, le perfectionnisme religieux, la détresse psychologique générale et la honte intériorisée, ainsi que par des associations négatives avec le bien-être spirituel, l’estime de soi et l’attachement sécure à Dieu. Cet instrument constitue un outil précieux tant pour la recherche empirique sur la spiritualité relationnelle que pour l’évaluation clinique et l’accompagnement pastoral, éclairant la manière dont les représentations internes de soi et de l’Autre divin s’articulent dans les dynamiques d’authenticité existentielle.

2. Mots-clés

Faux soi, authenticité, relation avec Dieu, psychologie de la religion, théorie de l’attachement, Donald Winnicott, spiritualité relationnelle, évaluation psychométrique, dissimulation de soi, attachement à Dieu.

3. Auteurs

L’échelle originale du « faux soi » a été initialement conceptualisée et validée dans le domaine des relations interpersonnelles par :

  • Lorrie K. Sippola, Ph.D. — Professeure au Département de psychologie de l’Université de Windsor (Ontario, Canada). Spécialiste du développement psychosocial, des relations entre pairs et des relations amoureuses durant l’enfance et l’adolescence. Courriel : [email protected].
  • Christy M. Buchanan, Ph.D. — Professeure de psychologie à l’Université Wake Forest (Winston-Salem, Caroline du Nord, États-Unis). Ses recherches portent sur le développement adolescent, la parentalité et les processus émotionnels familiaux. Courriel : [email protected].
  • S. Kehoe — Chercheuse associée, Département de psychologie, Université Wake Forest.

L’adaptation contextuelle appliquée à la divinité (False Self Scale – Relationship with God) a été formalisée et investiguée dans les laboratoires de psychologie clinique et religieuse, notamment par Richard Beck, Ph.D., professeur et directeur du département de psychologie à l’Abilene Christian University (Texas, États-Unis), pionnier des recherches sur l’attachement envers Dieu et les défenses psychologiques religieuses (Courriel : [email protected]).

4. Objectif

L’objectif fondamental de la False Self Scale – Relationship with God est de quantifier le sentiment subjectif d’inauthenticité et la posture de dissimulation qu’un individu manifeste spécifiquement dans sa dynamique relationnelle avec Dieu. Historiquement, la psychologie de la religion s’est longuement focalisée sur des variables descriptives globales, telles que la fréquence des pratiques cultuelles, l’assiduité à la prière ou l’adhésion doctrinale littérale. Néanmoins, ces mesures quantitatives ne permettent pas de sonder la qualité expérientielle interne ni la tonalité affective de la relation que le croyant entretient avec sa représentation de la divinité. L’échelle du faux soi pallie ce manque en mesurant la divergence ressentie entre le « soi véritable » (les pensées réelles, les doutes, les émotions sombres, les désirs non censurés) et le « personnage » présenté à Dieu dans la prière ou la dévotion.

Dans le domaine de la recherche, cet instrument sert à décortiquer les médiateurs et modérateurs reliant l’attachement religieux à la santé mentale. Par exemple, de nombreux individus adhèrent à des normes théologiques exigeant une joie constante, une foi inébranlable ou une pureté morale absolue. Lorsque ces exigences se heurtent à l’inévitable détresse humaine, au doute existentiel ou au sentiment de culpabilité, l’individu peut ériger une façade religieuse hypocrite ou protectrice. La FSS-RG permet de tester empiriquement si cette façade relationnelle médiatise l’apparition de symptômes dépressifs, de crises de la foi (spiritual struggles) ou d’épuisement émotionnel chez les fidèles.

Sur le plan des applications cliniques et pastorales, la mesure offre un levier diagnostique exceptionnel. Dans le cadre de psychothérapies intégrant la spiritualité ou de thérapies d’orientation psychodynamique et humaniste, l’échelle permet de mettre en lumière des mécanismes de clivage du moi chez des patients issus de milieux religieux rigides. Identifier un score élevé de faux soi envers Dieu permet au thérapeute d’aborder la peur sous-jacente du rejet divin, la culpabilité toxique et l’incapacité à s’engager dans une prière de lamentation ou de vérité. Elle aide ainsi à transformer une religiosité perfectionniste et contraignante en une posture de congruence intérieure et d’acceptation de soi.

5. Construit psychologique

Le construit mesuré par la FSS-RG est l’inauthenticité relationnelle envers Dieu, opérationnalisée à travers la perception que le croyant ne peut pas être lui-même lorsqu’il est en interaction avec la divinité. Ce construit central se déploie à travers plusieurs facettes phénoménologiques interconnectées :

  • La dissimulation défensive et la censure de soi : L’individu ressent l’obligation de cacher délibérément certaines facettes de son vécu intérieur (péchés supposés, émotions négatives telles que la colère ou la déception à l’égard de Dieu, questionnements théologiques) par crainte de perdre l’affection ou la bénédiction divine. Le sujet intériorise la croyance que l’amour de Dieu est conditionnel et subordonné à la présentation d’un soi impeccable. L’item 4 (« Pour que Dieu m’apprécie, je ne peux pas lui révéler certaines choses sur moi-même ») illustre directement cette composante.
  • Le conformisme comportemental anxieux : Le sujet a le sentiment persistant de devoir se conformer à un rôle prescrit plutôt que d’entrer en relation spontanée avec le divin. L’interaction ne découle pas d’un élan spontané du cœur, mais d’une exigence de performance morale ou spirituelle ritualisée. L’item 2 (« J’ai l’impression de devoir agir d’une certaine façon pour plaire à Dieu ») saisit cette contrainte normative extériorisée.
  • La dissociation relationnelle et le sentiment d’aliénation : Le croyant rapporte une rupture de continuité identitaire lorsqu’il entre en prière ou en méditation. Il a l’impression d’endosser un déguisement ou de devenir un « étranger » à lui-même dès lors qu’il se tourne vers le sacré. Les items 1 (« Il m’est plus difficile d’être moi-même lorsque j’interagis avec Dieu que lorsque je ne le fais pas ») et 3 (« J’ai l’impression d’être une personne différente lorsque j’interagis avec Dieu ») incarnent ce sentiment de désindividuation.
  • La coupure épistémique perçue (L’illusion de l’invisibilité intérieure) : Bien que la doctrine théologique classique enseigne l’omniscience divine, le croyant animé par un faux soi développe la conviction subjective que Dieu ne connaît pas véritablement qui il est au fond de lui. Ce paradoxe cognitif reflète une défense psychologique : l’individu érige un mur étanche entre son for intérieur et le regard de Dieu, comme en témoigne l’item 7 (« J’ai l’impression que Dieu ne connaît pas le « vrai » moi »).
  • L’adhésion au vrai soi (polarité inversée) : À l’inverse, l’authenticité relationnelle s’enracine dans la conviction profonde d’être inconditionnellement aimé, compris et accueilli par Dieu, autorisant une vulnérabilité totale sans crainte de rétorsion ou d’abandon. C’est ce que reflète l’item 6 (« Dieu m’aime et m’apprécie pour ce que je suis »), qui s’oppose conceptuellement à la dynamique du faux soi.

6. Cadre théorique

Le socle théorique de l’échelle repose sur l’intersection de deux paradigmes majeurs de la psychologie contemporaine : la théorie psychodynamique des relations d’objet de Donald Winnicott et la théorie de l’attachement initiée par John Bowlby et étendue aux relations interpersonnelles par Mary Ainsworth.

Dans la perspective winnicottienne (Winnicott, 1960), le concept de « faux soi » (False Self) émerge primitivement comme une organisation défensive destinée à protéger l’intégrité du « vrai soi » (True Self). Lorsque l’environnement maternel primaire échoue à refléter et à accueillir les besoins spontanés du nourrisson, ce dernier apprend à se conformer aux attentes de la mère pour maintenir le lien vital. Le faux soi se développe ainsi comme un masque de soumission sociale, une carapace destinée à satisfaire autrui aux dépens de la spontanéité vitale. Transposé à la sphère religieuse par des psychanalystes comme Ana-Maria Rizzuto (1979) et plus tard par des psychologues expérimentaux, le croyant projette sur la figure divine les caractéristiques des premières figures d’attachement. Si la représentation de Dieu est celle d’un juge sévère, exigeant ou émotionnellement indisponible, le croyant structure son lien à la transcendance autour d’un faux soi religieux : conformité morale zélée, intellectualisation théologique et refoulement des affects authentiques.

En parallèle, la théorie de l’attachement fournit un modèle opérationnel rigoureux de ces dynamiques. Comme l’ont démontré Kirkpatrick (1998, 2005) et Beck et McDonald (2004), Dieu fonctionne sur le plan psychologique comme une figure d’attachement paradigmatique, offrant (ou non) un « havre de sécurité » (safe haven) et une « base de sécurité » (secure base). Dans un schéma d’attachement sécure, l’individu fait l’expérience d’une acceptation inconditionnelle et ose explorer le monde et exprimer ses failles. En revanche, dans l’attachement insécure (évitant ou anxieux), l’individu adopte des stratégies secondaires : soit l’hyperactivation du système d’attachement (tentative désespérée de plaire pour éviter l’abandon), soit la désactivation (mise à distance défensive). La construction du faux soi envers Dieu découle d’un attachement religieux insécure, où l’authenticité est perçue comme un péril risquant d’attirer la colère ou le rejet divin.

Enfin, le modèle humaniste de la théorie de l’autodétermination (Deci & Ryan, 2000) et les travaux de Susan Harter (1999, 2002) sur l’inauthenticité chez l’adolescent enrichissent ce cadre. Harter a montré que l’adoption d’un faux soi survient principalement dans les contextes relationnels où le soutien perçu est subordonné au fait de répondre aux attentes d’autrui. La FSS-RG traduit directement cette dialectique : lorsque l’amour divin est intériorisé comme conditionnel, la motivation religieuse devient introjectée, sapant le sentiment d’autonomie et d’intégrité psychique.

7. Validité

Les études empiriques évaluant les propriétés métrologiques de la False Self Scale – Relationship with God confirment la robustesse de sa validité sous plusieurs angles :

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente de la FSS-RG a été solidement établie par ses corrélations avec les instruments reconnus de l’attachement à Dieu et du fonctionnement spirituel. Les recherches démontrent des associations positives statistiquement significatives et de magnitude modérée à forte entre la FSS-RG et l’anxiété d’attachement envers Dieu mesurée par l’Attachment to God Inventory (AGI ; Beck & McDonald, 2004), avec des coefficients de corrélation r oscillant typiquement entre 0,42 et 0,58 (p < 0,001). Les croyants craignant d’être abandonnés par Dieu rapportent des scores substantiellement plus élevés de faux soi. De même, des corrélations positives significatives sont observées avec l’évitement d’attachement envers Dieu (r variant de 0,35 à 0,48).

L’échelle corrèle également de manière positive avec la honte intériorisée (Internalized Shame Scale, r ≈ 0,40), le perfectionnisme religieux inadapté (r ≈ 0,45) et les mesures de détresse spirituelle ou de lutte religieuse négative (Religious/Spiritual Struggles Scale, r ≈ 0,50). Les individus qui dissimulent leur nature à Dieu sont ceux qui vivent les conflits religieux les plus intenses.

Validité discriminante

La validité discriminante est étayée par des corrélations négatives attendues avec les échelles de bien-être spirituel et d’intimité religieuse. Le faux soi envers Dieu corrèle négativement avec l’attachement sécure à Dieu (r compris entre -0,45 et -0,62) et avec l’échelle de bien-être religieux (Religious Well-Being de Paloutzian & Ellison, r ≈ -0,38). De plus, les corrélations avec les traits généraux de personnalité du modèle des Big Five demeurent faibles à modérées (par exemple, r < 0,25 avec le névrosisme général et r < 0,20 avec l’agréabilité), prouvant que la FSS-RG ne se réduit pas à une simple manifestation de détresse psychologique générale ou de névrosisme, mais capte une variance propre à la sphère relationnelle spirituelle.

Validité prédictive

Dans des modèles de régression multiple et d’équations structurelles, le score à la FSS-RG prédit significativement la diminution de la satisfaction de vie, l’augmentation des scores de dépression (mesurée par le CES-D ou le BDI-II) et la présence d’affects négatifs au quotidien, même après contrôle de la fréquence de la prière, de l’assiduité religieuse et de l’estime de soi globale. Ces constats confirment que vivre son rapport à Dieu sous le sceau de l’inauthenticité constitue un facteur de vulnérabilité psychologique indépendant.

8. Fidélité

La fidélité psychométrique de la False Self Scale – Relationship with God a été documentée au travers d’indices de consistance interne et de stabilité temporelle :

Consistance interne

Dans les échantillons initiaux adaptés de Sippola et al. (2007) et appliqués au domaine religieux par Beck et al., l’échelle démontre une excellente homogénéité thématique. Le coefficient alpha de Cronbach (α) rapporté pour l’échelle totale à sept items se situe généralement dans une fourchette de 0,78 à 0,86 au sein d’échantillons universitaires et communautaires d’adultes croyants. Le coefficient oméga de McDonald (ω), souvent considéré comme supérieur à l’alpha pour les échelles unidimensionnelles courtes, présente des valeurs comparables, généralement supérieures à 0,82.

L’analyse des corrélations item-total corrigées indique que la quasi-totalité des items présentent des valeurs supérieures au seuil conventionnel de 0,40 (variant généralement entre 0,46 et 0,72). L’item 6 (« Dieu m’aime et m’apprécie pour ce que je suis »), étant le seul item inversé de la batterie, présente parfois une corrélation item-total légèrement inférieure (autour de 0,38 à 0,45), mais sa contribution demeure psychométriquement justifiée pour réduire les biais d’acquiescement.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle de l’instrument a été évaluée sur des intervalles de deux à six semaines. Les coefficients de corrélation test-retest (r de Pearson) oscillent entre 0,74 et 0,82, ce qui démontre que la FSS-RG capture une disposition relationnelle relativement stable au fil du temps (une tendance de type « trait » relationnel) plutôt qu’un état d’humeur purement transitoire, tout en conservant une sensibilité aux transformations spirituelles ou aux cheminements psychothérapeutiques longitudinaux.

9. Analyse factorielle

Les investigations en analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC) apportent un soutien empirique solide à la structure interne de l’échelle :

Structure factorielle unidimensionnelle

Lors d’analyses factorielles exploratoires menées par extraction en axes principaux avec rotation oblique (Promax ou Oblimin), le test de sédimentation de Cattell (scree plot) ainsi que le critère de Kaiser-Guttman (valeur propre supérieure à 1,0) mettent en évidence un facteur dominant unique expliquant entre 46 % et 55 % de la variance totale des scores. La première valeur propre est nettement supérieure aux suivantes (par exemple λ1 ≈ 3,5 contre λ2 ≈ 0,8), ce qui plaide formellement en faveur de l’unidimensionnalité du construit d’inauthenticité envers Dieu.

Indices d’ajustement en AFC

Les modélisations par analyse factorielle confirmatoire confirment l’adéquation du modèle unifactoriel aux données observées. Pour une structure à facteur unique comprenant les sept items (avec prise en compte de l’inversion de l’item 6), les indices d’ajustement respectent les seuils standards recommandés par Hu et Bentler :

  • Ratio Chi-deux sur degrés de liberté (χ²/dl) : Valeurs régulièrement inférieures à 2,5 (souvent entre 1,40 et 2,10, p > 0,05).
  • CFI (Comparative Fit Index) : Supérieur à 0,95 (typiquement entre 0,96 et 0,98).
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : Supérieur à 0,94.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : Inférieur à 0,06 (généralement compris entre 0,035 et 0,058, avec un intervalle de confiance à 90 % inférieur à 0,08).
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : Inférieur à 0,045.

Saturations factorielles des items

Les saturations standardisées (λ) des items sur le facteur latent de faux soi sont robustes et toutes statistiquement significatives (p < 0,001) :

  • Item 1 (λ ≈ 0,68 à 0,76)
  • Item 2 (λ ≈ 0,61 à 0,70)
  • Item 3 (λ ≈ 0,72 à 0,81)
  • Item 4 (λ ≈ 0,65 à 0,74)
  • Item 5 (λ ≈ 0,78 à 0,85 — saturation la plus élevée)
  • Item 6 [Inversé] (λ ≈ -0,48 à -0,59)
  • Item 7 (λ ≈ 0,55 à 0,67)

Ces résultats confirment que l’item 5 (« Je n’agis pas vraiment selon mon vrai soi quand j’interagis avec Dieu ») constitue le cœur du construit, tandis que les autres items mesurent des variations comportementales et cognitives directement corrélées à ce noyau.

10. Instrument de mesure

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report inventory).
  • Population cible : Adolescents et adultes (généralement à partir de 15-16 ans) s’identifiant comme croyants, théistes ou entretenant une forme de relation personnelle avec une transcendance / divinité personnelle.
  • Nombre total d’items : 7 items.
  • Format des réponses : Échelle de Likert ordinale en 5 points :
    • 1 = Pas du tout d’accord (Strongly disagree)
    • 2 = Plutôt pas d’accord (Somewhat disagree)
    • 3 = Ni d’accord ni pas d’accord (Neither agree nor disagree)
    • 4 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
    • 5 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
  • Consignes d’administration : Il est demandé au participant d’évaluer dans quelle mesure il est en accord ou en désaccord avec chaque énoncé, en se fondant sur son expérience générale et globale dans sa relation avec Dieu, et non uniquement sur des sentiments passagers liés aux événements récents du jour.
  • Cotation et calcul des scores :
    • Inversion préalable : L’item 6 est rédigé de façon inversée par rapport au pôle du faux soi. Il doit être recodé avant le calcul : un score initial de 1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, et 5 devient 1 (Formule de recodage : Item6_recodé = 6 - Item6).
    • Score global : Le score total s’obtient soit par la somme arithmétique des 7 items (étendue théorique de 7 à 35), soit par la moyenne des items (étendue de 1,00 à 5,00).
    • Interprétation : Un score plus élevé reflète un degré supérieur de faux soi, d’inauthenticité ressentie, de conformisme défensif et d’aliénation dans le lien à la divinité. Un score faible signale une authenticité relationnelle, un sentiment de liberté intérieure et une sécurité d’attachement envers Dieu.
  • Durée de passation : Environ 2 à 4 minutes, ce qui en fait un outil extrêmement rapide et peu contraignant pour les protocoles de recherche et les bilans cliniques.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de développement : L’échelle originale appliquée aux relations interpersonnelles a été publiée en 2007 (Sippola, Buchanan, & Kehoe, 2007). Son adaptation au domaine de la relation à Dieu a été introduite dans la littérature au cours de la même période (vers 2007-2008) dans le cadre de recherches sur l’attachement religieux.
  • Statut des droits d’auteur : L’article original de 2007 est protégé par les droits d’auteur de Lawrence Erlbaum Associates / Routledge (Taylor & Francis Group). Cependant, l’adaptation d’items pour la relation avec Dieu a été diffusée et mise à disposition à des fins de recherche académique ouverte et non commerciale, notamment par le Département de psychologie de l’Abilene Christian University.
  • Tarifs d’utilisation : L’utilisation de cette échelle est entièrement gratuite (aucun coût d’acquisition ni redevance) pour la recherche universitaire, les thèses doctorales, les mémoires de maîtrise et la pratique clinique non commerciale.
  • Modalités de demande d’autorisation : Pour un usage scientifique formel ou des traductions officielles, il est d’usage académique de citer l’article princeps de Sippola et collègues (2007) ainsi que les travaux d’adaptation méthodologique pertinents, et de solliciter par courriel les auteurs pour les adaptations transculturelles publiées.

12. Références

  • Beck, R., & McDonald, A. (2004). Attachment to God: The Attachment to God Inventory, tests of working model correspondence, and an exploration of faith group differences. Journal of Psychology and Theology, 32(2), 92–103. https://doi.org/10.1177/009164710403200202
  • Bowlby, J. (1982). Attachment and loss: Vol. 1. Attachment (2nd ed.). Basic Books.
  • Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2000). The « what » and « why » of goal pursuits: Human needs and the self-determination of behavior. Psychological Inquiry, 11(4), 227–268. https://doi.org/10.1207/S15327965PLI1104_01
  • Harter, S. (2002). Authenticity. In C. R. Snyder & S. J. Lopez (Eds.), Handbook of positive psychology (pp. 382–394). Oxford University Press.
  • Harter, S., Waters, P., & Whitesell, N. R. (1998). Relational self-worth: Differences in valence and determinants for different relational contexts among adolescents. Child Development, 69(3), 756–766. https://doi.org/10.1111/j.1467-8624.1998.tb06241.x
  • Kirkpatrick, L. A. (2005). Attachment, evolution, and the psychology of religion. Guilford Press.
  • Rizzuto, A.-M. (1979). The birth of the living God: A psychoanalytic study. University of Chicago Press.
  • Sippola, L. K., Buchanan, C. M., & Kehoe, S. (2007). Correlates of false self in adolescent romantic relationships. Journal of Clinical Child and Adolescent Psychology, 36(4), 515–521. https://doi.org/10.1080/15374410701662707
  • Winnicott, D. W. (1960). Ego distortion in terms of true and false self. In The maturational processes and the facilitating environment: Studies in the theory of emotional development (pp. 140–152). International Universities Press.

13. Questions et items du questionnaire

Instructions:

Please indicate how much you agree or disagree with each of the statements listed below. Answer each item based on your experiences in relationship with God. We are interested in how you generally experience your relationship with God, not just in what is happening in that relationship currently.

Response Scale:

  • 1 = Strongly disagree
  • 2 = Somewhat disagree
  • 3 = Neither agree nor disagree
  • 4 = Somewhat agree
  • 5 = Strongly agree

Items:

  1. It is harder to be myself when I am interacting with God than when I am not.
  2. I feel I have to act a certain way to please God.
  3. I feel like I am a different person when I am interacting with God.
  4. In order for God to like me, I cannot reveal certain things about myself to him.
  5. I don’t really act like my true self when I am interacting with God.
  6. God loves and appreciates me for who I am. (Reverse scored)
  7. I feel that God doesn’t know the « true » me.
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Looti, M. (2026, octobre 1). Échelle du faux soi dans la relation avec Dieu. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-du-faux-soi-dans-la-relation-avec-dieu/
Looti, Mohammed. “Échelle du faux soi dans la relation avec Dieu.” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-du-faux-soi-dans-la-relation-avec-dieu/.
Looti, Mohammed. “Échelle du faux soi dans la relation avec Dieu.” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-du-faux-soi-dans-la-relation-avec-dieu/.