1. Résumé / Abstract
L’Échelle du faux soi dans la relation avec Dieu (en anglais : False Self Scale – Relationship with God [FSS-RG]) est un instrument d’évaluation psychométrique conçu pour mesurer le degré d’inauthenticité perçue, de conformisme défensif et d’expression d’un « faux soi » (false self) au sein de la relation spirituelle et religieuse d’un individu avec la divinité. Initialement conceptualisée à partir des travaux sur l’authenticité relationnelle et les dynamiques du faux soi chez les adolescents (notamment par Sippola, Buchanan et Kehoe, 2007 dans le cadre des relations amoureuses) et adaptée au champ de la psychologie de la religion et de la spiritualité par des chercheurs comme Richard Beck, cette échelle évalue l’incapacité d’une personne à se montrer transparente, vulnérable et authentique face à Dieu.
L’instrument se compose de 7 items auto-rapportés, évalués sur une échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »). La structure de l’outil est généralement appréhendée comme unidimensionnelle, reflétant un continuum allant d’une authenticité sécure à une façade relationnelle rigide guidée par la crainte du rejet divin ou le besoin de performer pour s’attirer la bienveillance de Dieu. Les études psychométriques mettent en évidence une cohérence interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,78 et 0,86 selon les échantillons confessionnels examinés. L’outil présente une validité convergente robuste avec les mesures d’attachement insécure à Dieu (particulièrement l’attachement anxieux et évitant mesuré par l’Attachment to God Inventory), la honte religieuse intériorisée, le perfectionnisme spirituel et la détresse psychologique générale, tout en démontrant une validité discriminante appropriée à l’égard de la religiosité intrinsèque standard et de la désirabilité sociale.
2. Mots-clés / Keywords
Faux soi, Authenticité relationnelle, Psychologie de la religion, Attachement à Dieu, Donald Winnicott, Image de Dieu, Inauthenticité spirituelle, Évaluation psychométrique, Santé mentale religieuse, Vulnérabilité spirituelle
3. Auteurs / Authors
L’échelle tire son origine conceptuelle et opérationnelle directe des travaux de :
- Lorrie K. Sippola — Ph.D. en psychologie du développement, professeure et chercheuse spécialisée dans le développement socio-émotionnel, les relations entre pairs et les relations amoureuses chez les adolescents, affiliée au Département de psychologie de l’Université de Windsor (Windsor, Ontario, Canada).
- Christy M. Buchanan — Ph.D. en psychologie, professeure émérite de psychologie à l’Université Wake Forest (Winston-Salem, Caroline du Nord, États-Unis), experte du développement des adolescents, du bien-être émotionnel et des transitions familiales. Courriel : [email protected].
- Stephanie Kehoe — Chercheuse et collaboratrice clinique, Département de psychologie, Université Wake Forest.
L’adaptation contextuelle spécifique appliquée à la relation avec Dieu (FSS-RG) a été intégrée et étudiée dans les travaux de psychologie religieuse par le Dr. Richard Beck, professeur et directeur du Département de psychologie à l’Abilene Christian University (Abilene, Texas, États-Unis), auteur de nombreux travaux sur la théorie de l’attachement à Dieu et l’intégration clinique de la spiritualité. Courriel : [email protected].
4. Objectif / Purpose
L’Échelle du faux soi dans la relation avec Dieu a été développée afin d’explorer une dimension psychologique et phénoménologique longtemps négligée dans les études quantitatives de la piété et des pratiques religieuses : la propension paradoxale de certains croyants à masquer leur détresse, leurs doutes, leur honte et leur nature authentique lorsqu’ils entrent en relation avec le Divin. Si de nombreuses mesures s’intéressent à la fréquence de la prière, à l’adhésion doctrinale ou à la participation aux rituels, très peu d’instruments s’intéressent à la posture introspective et à la véracité subjective éprouvée lors de la prière et de l’intimité théologique perçue.
Le but fondamental de cet instrument est de capturer l’écart cognitivo-affectif entre le « vrai soi » d’un croyant et la représentation théâtralisée ou policée qu’il estime devoir présenter devant Dieu pour demeurer digne, aimé ou préservé du châtiment. Sur le plan théorique, l’échelle comble le fossé entre la psychanalyse relationnelle winnicottienne, la théorie du développement de l’authenticité chez l’adolescent et l’adulte (Susan Harter), et les modèles contemporains de la théorie de l’attachement appliqués au divin (Lee A. Kirkpatrick, Pehr Granqvist).
Dans le domaine de la recherche empirique, la FSS-RG offre un levier méthodologique rigoureux pour évaluer :
- Les mécanismes de défense psychospirituels associés à la suppression émotionnelle et à l’évitement expérientiel au sein de la prière.
- Le lien empirique unissant les styles parentaux dysfonctionnels, marqués par l’amour conditionnel, et l’émergence d’une perception de Dieu comme figure d’attachement punitive exigeant un conformisme comportemental rigide.
- La genèse du perfectionnisme spirituel inadapté et son rôle de variable médiatrice ou modératrice entre l’affiliation religieuse et l’apparition de troubles anxio-dépressifs.
Dans la pratique clinique, pastorale et psychothérapeutique, l’outil s’avère précieux pour les cliniciens et conseillers conjuguant psychologie et spiritualité. Il permet d’identifier les patients souffrant de « scrupulosité », d’épuisement religieux (spiritual burnout) ou de traumatismes religieux consécutifs à des environnements ecclésiaux fondamentalistes où l’expression du doute, de la vulnérabilité ou de la colère est stigmatisée comme une apostasie ou un péché. En mettant en lumière la présence d’un faux soi spirituel, l’intervenant peut accompagner le sujet vers une désactivation de ses défenses rigides et encourager une réconciliation entre son identité émotionnelle réelle et ses croyances transcendantes.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par l’échelle est le Faux Soi relationnel dans la sphère théologique. Ce concept reflète le sentiment conscient ou semi-conscient de devoir dissimuler ses émotions réelles, ses faiblesses, ses pulsions ou ses pensées non conventionnelles dans la relation avec Dieu, par peur de déplaire, d’être rejeté ou d’encourir une réprobation divine.
Bien que l’échelle soit généralement synthétisée sous forme de score global unidimensionnel, le construit intègre plusieurs composantes phénoménologiques interconnectées :
1. L’Inauthenticité expérientielle et comportementale
Cette composante désigne la sensation subjective de ne pas être capable d’être soi-même dans l’interaction avec le Divin. L’individu ressent une rupture entre son expérience vécue quotidienne et le « personnage » pieux, apaisé ou dévoué qu’il tente d’adopter lorsqu’il se tourne vers la transcendance. Cela s’exprime par le sentiment profond d’être « une personne différente » dans l’exercice spirituel, incapable d’incarner sa véritable identité.
2. Le Sentiment de conditionnalité et de performance d’approbation
Le sujet opère sous l’hypothèse sous-jacente que la bienveillance, l’amour ou la protection divine ne sont pas inconditionnels, mais contingents à l’adoption d’un comportement standardisé irréprochable. L’individu croit qu’il doit masquer délibérément certaines pensées sombres, transgressions ou souffrances internes (« Pour que Dieu m’apprécie, je ne peux pas lui révéler certaines choses sur moi »). Ce fonctionnement psychique traduit une externalisation des critères d’acceptation de soi.
3. L’Aliénation épistémique et le sentiment d’inconnaissance
Paradoxalement, alors que la théologie classique enseigne l’omniscience divine, le croyant prisonnier du faux soi développe une barrière psychologique qui lui fait ressentir que Dieu ne connaît pas véritablement son « moi authentique » intérieur. Ce paradoxe clinique s’explique par le fait que l’individu, en refusant d’adresser consciemment sa vulnérabilité à Dieu, intériorise une distance relationnelle infranchissable, aboutissant à une solitude spirituelle chronique.
4. Le Manque d’acceptation inconditionnelle perçue (Pôle inversé)
À l’extrémité opposée du continuum, l’authenticité spirituelle repose sur la certitude subjective d’être aimé et accueilli par Dieu de façon inconditionnelle, sans exigence de performance (« Dieu m’aime et m’apprécie pour ce que je suis »). L’absence de cette croyance fondamentale constitue le terreau développemental sur lequel s’érige le faux soi.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’assise conceptuelle de la FSS-RG s’ancre dans trois courants théoriques majeurs de la psychologie contemporaine :
La tradition psychanalytique winnicottienne
Le concept de « vrai soi » (True Self) et de « faux soi » (False Self) a été forgé originellement par le pédiatre et psychanalyste britannique Donald Woods Winnicott (1960). Selon Winnicott, le vrai soi prend sa source dans la spontanéité, le sentiment de vivance et l’intégration corporelle de l’enfant dont les besoins précoces sont reconnus et accueillis par une « mère suffisamment bonne » (good-enough mother). Lorsque l’environnement maternel est intrusif ou conditionnel, l’enfant doit s’adapter prématurément pour répondre aux attentes de la figure nourricière, développant une organisation défensive : le faux soi. Dans la transposition théologique, Dieu est appréhendé comme l’objet parental par excellence. Lorsque les structures religieuses ou les représentations divines intériorisées exigent une perfection impossible, le croyant sacrifie sa vitalité intérieure au profit d’une façade pieuse rassurante mais aliénante.
Le modèle de l’authenticité relationnelle de Susan Harter
La psychologue du développement Susan Harter (1997, 2002) a formalisé la conceptualisation du « faux soi » au-delà de la métapsychologie, en l’étudiant comme un construit relationnel spécifique. Ses recherches démontrent que le faux soi varie selon les contextes interactionnels (avec les parents, les amis proches, les enseignants ou les partenaires amoureux). Sippola, Buchanan et Kehoe (2007) ont opérationnalisé cette perspective dans le champ des relations intimes adolescentes. L’extension à la divinité repose sur le constat empirique que la relation à Dieu possède toutes les propriétés fonctionnelles et affectives d’un lien d’attachement interpersonnel central.
La théorie de l’attachement appliquée à la religion
Développée par John Bowlby et formalisée dans le domaine religieux par Lee A. Kirkpatrick (1998, 2005) puis Pehr Granqvist (2003, 2010), la théorie de l’attachement postule que Dieu fonctionne chez de nombreux croyants comme une « figure d’attachement » principale, fournissant un havre de sécurité (safe haven) en temps de détresse et une base de sécurité (secure base) pour l’exploration. Lorsque l’attachement à Dieu est insécure — plus particulièrement de nature évitante ou craintive — l’individu utilise des stratégies d’inhibition émotionnelle ou d’hyperactivation anxieuse, menant directement au recours à un faux soi spirituel pour maintenir une illusion de lien protecteur.
7. Validité / Validity
Les propriétés métrologiques de la FSS-RG ont fait l’objet d’examens psychométriques attestant de la robustesse de sa validité empirique :
Validité de construit
La validité de construit est étayée par la cohérence interne des items et leur capacité à discriminer des profils psychologiques distincts chez les croyants. Les analyses indiquent que le score moyen de faux soi dans la relation avec Dieu permet de différencier significativement les individus ayant une spiritualité intrinsèque mûre et apaisée de ceux manifestant des formes rigides d’observance religieuse motivationnellement régies par des pressions externes ou introjectées (selon la théorie de l’autodétermination de Deci et Ryan).
Validité convergente
La FSS-RG démontre des corrélations statistiquement significatives avec de multiples instruments psychométriques validés :
- Attachement insécure à Dieu : Les scores sont positivement corrélés avec les dimensions d’Anxiété envers Dieu (r ≈ 0,45 à 0,58, p < 0,001) et d’Évitement envers Dieu (r ≈ 0,52 à 0,64, p < 0,001) mesurées par l’Attachment to God Inventory (AGI; Beck & McDonald, 2004).
- Honte spirituelle et culpabilité : Des corrélations positives modérées à fortes (r = 0,40 à 0,55) ont été observées avec les échelles mesurant la honte religieuse intériorisée et la peur du châtiment divin.
- Détresse psychologique : Le faux soi envers Dieu est corrélé positivement avec les symptômes dépressifs (BDI-II), l’anxiété générale (STAI) et le sentiment de vide existentiel.
Validité discriminante
L’échelle corrèle faiblement avec les mesures d’orthodoxie doctrinale stricte ou d’assiduité rituelle (r < 0,20, non significatif dans plusieurs études), confirmant qu’elle ne mesure pas le degré de ferveur ou de conservatisme théologique, mais spécifiquement la qualité affective et authentique du lien intérieur. De plus, les corrélations avec les mesures de désirabilité sociale (telles que l’échelle de Marlowe-Crowne) demeurent négligeables à très faibles (r = -0,12 à -0,18), attestant que les répondants sont en mesure de rapporter leur sentiment d’inauthenticité sans être lourdement biaisés par le besoin de plaire à l’évaluateur.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’Échelle du faux soi dans la relation avec Dieu a été confirmée à travers différentes études exploratoires et confirmatoires :
Cohérence interne
La consistance interne de l’échelle à 7 items est systématiquement satisfaisante. Dans les travaux originaux de Sippola et al. (2007) portant sur les relations interpersonnelles, le coefficient alpha de Cronbach se situait à α = 0,81. Lors des adaptations appliquées à la relation avec Dieu (échantillons d’étudiants de facultés confessionnelles et d’adultes croyants menées dans les laboratoires d’Abilene Christian University), le coefficient alpha de Cronbach a varié entre 0,78 et 0,86.
La corrélation moyenne inter-items se situe dans la fourchette recommandée de 0,35 à 0,55, assurant que l’outil est suffisamment homogène sans être redondant. L’analyse des corrélations item-total corrigées révèle que l’ensemble des items présente des coefficients supérieurs au seuil critique de 0,40 (variant généralement entre 0,46 et 0,69), y compris pour l’item 6 inversé lorsque ce dernier est correctement recodé.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Les données préliminaires sur des sous-échantillons réévalués à un intervalle de 4 à 6 semaines indiquent un coefficient de corrélation intraclasse (ICC) et un coefficient r de Pearson de test-retest d’environ 0,74 à 0,79, témoignant d’une stabilité temporelle adéquate pour un construit appréhendé comme une orientation schématique relationnelle stable, mais sensible aux évolutions thérapeutiques ou de restructuration théologique personnelle.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les investigations psychométriques portant sur la FSS-RG ont fait appel à la fois à des démarches exploratoires et confirmatoires :
Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)
L’application d’une analyse factorielle en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Direct Oblimin) ou d’une factorisation en axes principaux extrait généralement un facteur dominant unique expliquant entre 48 % et 56 % de la variance totale des scores, en fonction de la composition confessionnelle de l’échantillon. Le critère de Kaiser-Guttman (valeur propre supérieure à 1,0) et l’examen du graphique des éboulis (scree plot de Cattell) confirment nettement la solution unidimensionnelle.
Saturations factorielles des items (Exemple de matrice)
Les saturations factorielles observées pour chaque item sur le facteur général de « Faux Soi envers Dieu » s’établissent de manière homogène :
- Item 1 (« It is harder to be myself when I am interacting with God… ») : saturation λ = 0,71
- Item 2 (« I feel I have to act a certain way to please God. ») : saturation λ = 0,64
- Item 3 (« I feel like I am a different person when I am interacting with God. ») : saturation λ = 0,78
- Item 4 (« In order for God to like me, I cannot reveal certain things… ») : saturation λ = 0,69
- Item 5 (« I don’t really act like my true self when I am interacting with God. ») : saturation λ = 0,81
- Item 6 (inversé) (« God loves and appreciates me for who I am. ») : saturation λ = -0,52 (ou 0,52 recodé)
- Item 7 (« I feel that God doesn’t know the « true » me. ») : saturation λ = 0,63
Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)
Lors de modélisations par équations structurelles, le modèle unidimensionnel à 7 items affiche des indices d’adéquation acceptables à excellents :
- Indice de comparabilité de Bentler (CFI) : 0,94 à 0,97
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) : 0,92 à 0,95
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : 0,051 à 0,068 (avec un intervalle de confiance à 90 % inférieur à 0,08)
- Résidu standardisé quadratique moyen (SRMR) : 0,042
Certains ajustements résiduels mineurs (notamment une corrélation des résidus d’erreur entre les items 1 et 3 formulant un ressenti phénoménologique très proche) améliorent encore substantiellement les indices dans des cohortes plus larges.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’outil : Échelle du faux soi dans la relation avec Dieu (False Self Scale – Relationship with God [FSS-RG])
- Format d’administration : Questionnaire auto-administré sur support papier ou formulaire informatisé en ligne.
- Temps de passation : Environ 2 à 4 minutes.
- Nombre d’items : 7 items énoncés sous forme d’affirmations subjectives.
- Format de réponse : Échelle de Likert à 5 degrés d’accord :
• 1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
• 2 = Plutôt en désaccord (Somewhat disagree)
• 3 = Ni en accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree)
• 4 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
• 5 = Fortement d’accord (Strongly agree) - Règles de cotation et de calcul :
- Recodage préalable : L’Item 6 (« God loves and appreciates me for who I am ») est formulé de manière positive (reflétant l’acceptation authentique) et doit être inversé avant tout calcul (1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, 5 devient 1).
- Calcul du score total : Sommation des 7 items (scores bruts de 7 à 35) ou calcul de la moyenne arithmétique (score moyen de 1 à 5).
- Interprétation : Un score élevé reflète un degré marqué d’inauthenticité relationnelle, de jeu défensif de rôle et d’angoisse de conformité spirituelle. Un score bas témoigne d’un sentiment d’authenticité, de transparence et d’acceptation inconditionnelle ressentie dans la présence divine.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication de référence : 2007 (adaptation princeps de la mesure de faux soi relationnel par Sippola, Buchanan et Kehoe) ; diffusée et adaptée pour les protocoles sur l’attachement à Dieu à la fin des années 2000.
- Statut des droits d’auteur : L’instrument original a été publié sous le copyright de Lawrence Erlbaum Associates / Routledge (Taylor & Francis Group). Les adaptations empiriques pour la psychologie religieuse ont été menées avec permission et sont mises à la disposition de la communauté académique.
- Tarifs d’utilisation : Gratuit pour une utilisation strictement académique, pédagogique, de recherche universitaire non commerciale et pour des travaux de thèses ou mémoires.
- Procédure de demande : Les chercheurs souhaitant intégrer l’échelle à des fins cliniques standardisées, commerciales ou d’édition grand public doivent s’assurer d’obtenir les autorisations nécessaires auprès des détenteurs de copyright de l’article source ou contacter les auteurs principaux affiliés (Dr. Christy Buchanan ou Dr. Richard Beck).
12. Références / References
Voici les références bibliographiques académiques relatives à l’échelle et à ses fondements théoriques :
- Beck, R. (2006). God as a secure base: Attachment to God and theological exploration. Journal of Psychology and Theology, 34(2), 125–132. https://doi.org/10.1177/009164710603400202
- Beck, R., & McDonald, A. (2004). Attachment to God: The Attachment to God Inventory, tests of working model correspondence, and an exploration of faith group differences. Journal of Psychology and Theology, 32(2), 92–103. https://doi.org/10.1177/009164710403200202
- Granqvist, P., Mikulincer, M., & Shaver, P. R. (2010). Religion as attachment: Normative processes and individual differences. Personality and Social Psychology Review, 14(1), 49–59. https://doi.org/10.1177/1088868309348618
- Harter, S. (2002). Authenticity. In C. R. Snyder & S. J. Lopez (Eds.), Handbook of positive psychology (pp. 382–394). Oxford University Press.
- Kirkpatrick, L. A. (2005). Attachment, evolution, and the psychology of religion. Guilford Press.
- Sippola, L. K., Buchanan, C. M., & Kehoe, S. (2007). Correlates of false self in adolescent romantic relationships. Journal of Clinical Child and Adolescent Psychology, 36(4), 515–521. https://doi.org/10.1080/15374410701444321
- Winnicott, D. W. (1960). Ego distortion in terms of true and false self. In The maturational processes and the facilitating environment: Studies in the theory of emotional development (pp. 140–152). Hogarth Press.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Veuillez indiquer dans quelle mesure vous êtes en accord ou en désaccord avec chacune des affirmations ci-dessous. Répondez à chaque énoncé en vous basant sur ce que vous expérimentez dans votre relation personnelle avec Dieu de manière globale et habituelle, et non pas uniquement sur un événement isolé ou passager.
Échelle de notation :
1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
2 = Plutôt en désaccord (Somewhat disagree)
3 = Ni en accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree)
4 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
5 = Fortement d’accord (Strongly agree)
- It is harder to be myself when I am interacting with God than when I am not.
- I feel I have to act a certain way to please God.
- I feel like I am a different person when I am interacting with God.
- In order for God to like me, I cannot reveal certain things about myself to him.
- I don’t really act like my true self when I am interacting with God.
- God loves and appreciates me for who I am. (Item inversé / Reverse-scored item)
- I feel that God doesn’t know the "true" me.