Psychologie du travailPsychométrieSanté et sécurité au travail

Échelle du contrat psychologique de sécurité

L’Échelle du contrat psychologique de sécurité (Psychological Contract of Safety Scale) développée par Arlene Walker évalue les obligations réciproques transactionnelles et relationnelles de sécurité entre employeurs et employés selon la théorie de l’échange social.

PUBLIÉ

1. Résumé / Abstract

L’Échelle du contrat psychologique de sécurité (Psychological Contract of Safety Scale) est un instrument de mesure psychométrique novateur conçu pour évaluer les obligations réciproques et implicites relatives à la santé et à la sécurité au travail unissant les employés et leur organisation. Développée par la chercheuse Arlene Walker en 2010, cette échelle s’ancre dans les théories de l’échange social et de la réciprocité pour combler un vide méthodologique majeur dans la littérature sur le climat de sécurité et les comportements organisationnels. Contrairement aux outils traditionnels focalisés unilatéralement sur le climat de sécurité ou les politiques de gestion des risques, cet instrument opérationnalise la sécurité sous l’angle d’un contrat psychologique bilatéral, articulant les devoirs perçus de l’employeur envers le personnel et les devoirs perçus des salariés envers l’entreprise.

Sur le plan structural, l’instrument comprend 38 items répartis en deux dimensions majeures, elles-mêmes subdivisées en deux sous-échelles distinctes : les obligations de l’employeur (transactionnelles et relationnelles, 21 items) et les obligations de l’employé (transactionnelles et relationnelles, 17 items). L’administration repose sur une échelle d’évaluation continue en 11 points (allant de 0 = obligation nullement remplie à 10 = obligation totalement remplie). Les analyses psychométriques initiales menées en Australie auprès d’échantillons diversifiés, notamment dans le secteur des soins de santé (N = 424) et des milieux industriels, révèlent une consistance interne exceptionnelle (avec des coefficients alpha de Cronbach atteignant 0,98 pour les échelles principales) ainsi qu’une validité factorielle et de construit particulièrement robuste. Cet outil fournit aux chercheurs et aux praticiens en psychologie du travail un cadre diagnostique de premier plan pour anticiper les ruptures d’engagement préventif et réduire les accidents professionnels.

2. Mots-clés / Keywords

Contrat psychologique, sécurité au travail, théorie de l’échange social, réciprocité, climat de sécurité, psychométrie, obligations transactionnelles, obligations relationnelles, santé organisationnelle, prévention des accidents.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et validée scientifiquement par :

  • Arlene Walker : Ph.D., professeure et chercheuse à la School of Psychology, Faculty of Health, Deakin University, Geelong, Australie. Courriel académique : [email protected].

Les travaux de validation ont été réalisés en étroite collaboration avec des organismes de recherche en santé au travail et des établissements hospitaliers australiens, sous le patronage scientifique de la Faculté de Psychologie de l’Université Deakin.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle du contrat psychologique de sécurité est d’offrir une méthodologie standardisée et scientifiquement éprouvée pour mesurer la dynamique d’échange social régissant la sécurité au travail. Historiquement, l’évaluation de la sécurité en milieu organisationnel s’est cantonnée à l’analyse d’indicateurs objectifs a posteriori (taux de fréquence et de gravité des accidents, déclarations de presqu’accidents) ou à la mesure d’attitudes unilatérales regroupées sous le concept de climat de sécurité (safety climate). Bien que ces approches fournissent des indications précieuses sur l’environnement de travail perçu, elles négligent la dimension d’interdépendance et de réciprocité qui motive intrinsèquement l’engagement des travailleurs dans les comportements de sécurité au quotidien.

La création de cette échelle répond à un impératif diagnostique et théorique. Elle postule que le comportement de conformité et d’initiative en matière de sécurité découle directement de la perception qu’a le salarié du respect par l’employeur de ses propres engagements en matière de protection physique et psychologique. Lorsque les employés estiment que leur organisation investit sincèrement et au-delà des obligations légales dans leur bien-être, ils développent en retour un sentiment d’obligation morale et normative les poussant à adopter des conduites prudentes et proactives. Inversement, une rupture perçue de ce contrat implicite engendre un désengagement, une érosion de la vigilance partagée et une augmentation substantielle du risque incidentogène.

Sur le plan des applications appliquées et de la recherche :

  • Diagnostic organisationnel préventif : L’échelle permet aux psychologues organisationnels, ergonomes et responsables de santé-sécurité (QHSE) d’identifier les écarts perceptuels (contract breaches) avant qu’ils ne se traduisent par des défaillances opérationnelles ou des traumatismes physiques.
  • Interventions ciblées : En dissociant les composantes formelles (transactionnelles) des aspects humains et de confiance (relationnels), l’outil guide la conception de programmes de formation et de styles de leadership managérial adaptés aux besoins réels des équipes.
  • Recherche translationnelle : En milieu académique, elle facilite la modélisation structurale des interactions complexes entre le leadership transformationnel, la justice organisationnelle perçue, l’engagement affectif et les indicateurs ergonomiques de sécurité.

5. Construit psychologique / Construct

Le concept de contrat psychologique de sécurité s’articule autour des croyances individuelles d’un salarié concernant les termes et conditions d’un accord d’échange réciproque entre lui-même et son organisation employeuse dans le domaine spécifique de la santé et sécurité. Bien que ce contrat soit unilatéral — dans la mesure où il réside dans l’esprit de l’employé —, il englobe une vision bidirectionnelle intégrant à la fois les devoirs de l’entreprise et les responsabilités personnelles.

Le construit est structuré selon une matrice factorielle orthogonale 2 × 2 :

1. Obligations de l’employeur (Employer Obligations)

  • Dimension Transactionnelle de l’Employeur : Évalue les engagements perçus comme explicites, concrets, instrumentaux et à court terme que l’organisation doit fournir. Cela inclut la fourniture d’équipements de protection individuelle (EPI) conformes, la délivrance de formations techniques réglementaires obligatoires, la mise à disposition de protocoles clairs et des récompenses matérielles directes liées au respect des règles de sécurité.
  • Dimension Relationnelle de l’Employeur : Réfère aux engagements implicites, à long terme et socio-émotionnels axés sur la bienveillance, le soutien et la confiance mutuelle. Elle englobe une culture managériale non punitive face aux erreurs signalées, la préoccupation authentique des supérieurs pour la santé globale des collaborateurs, l’écoute active des suggestions de prévention et la valorisation du bien-être humain au-delà de la rentabilité financière.

2. Obligations de l’employé (Employee Obligations)

  • Dimension Transactionnelle de l’Employé : Mesure les devoirs perçus par le travailleur comme relevant de la stricte conformité réglementaire et contractuelle. Cela comprend le port rigoureux des protections requises, le respect littéral des procédures opératoires standardisées, l’assiduité aux sessions de recyclage de sécurité et le respect scrupuleux des consignes écrites.
  • Dimension Relationnelle de l’Employé : Concerne les devoirs auto-attribués d’ordre civique, spontané et socio-émotionnel (comportements de citoyenneté organisationnelle orientés sécurité). Elle inclut l’entraide proactive entre collègues face au danger, le signalement spontané et constructif des risques émergents, la participation volontaire aux comités de prévention et le soutien actif à la diffusion d’une culture de sécurité partagée.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’assise théorique de l’instrument repose sur la convergence de deux courants majeurs de la psychologie du travail et des organisations : la théorie de l’échange social et la théorie du contrat psychologique.

La théorie de l’échange social, formalisée originellement par George Homans et Peter Blau (1964), combinée à la norme universelle de réciprocité théorisée par Alvin Gouldner (1960), postule que les interactions humaines et professionnelles stables reposent sur des attentes d’échanges mutuellement bénéfiques non régis par des contrats marchands formels stricts. Dans un contexte de travail, lorsqu’une partie procure un bénéfice ou témoigne de la considération à une autre, cette dernière ressent une pression normative d’obligation morale de réciprocité (felt obligation).

Ce paradigme a été appliqué aux relations d’emploi par Denise Rousseau (1990, 1995), pionnière du contrat psychologique moderne. Rousseau a démontré que les employés développent des schémas cognitifs structurés concernant leurs promesses mutuelles avec l’employeur, catégorisés principalement en dimensions transactionnelles (économiques, délimitées, explicites) et relationnelles (ouvertes, socio-émotionnelles, fondées sur la loyauté). Parallèlement, les travaux de David Hofmann et collègues (1999, 2003) sur le soutien organisationnel perçu (Perceived Organizational Support, Eisenberger et al.) et l’échange leader-membre (Leader-Member Exchange, LMX) ont confirmé que les comportements sécuritaires ne résultent pas uniquement d’une coercition hiérarchique, mais émergent d’une réciprocité sociale protectrice.

Arlene Walker (2006, 2010) a fusionné ces fondements théoriques en soutenant que la sécurité ne constitue pas seulement un impératif technique, mais un domaine central du contrat psychologique. L’instrument créé par Walker permet de mesurer la congruence entre les promesses déduites par l’employé et la réalité de l’environnement de travail, offrant un modèle robuste expliquant pourquoi l’engagement relationnel produit une résilience sécuritaire supérieure à la simple conformité transactionnelle.

7. Validité / Validity

Le processus de validation psychométrique de l’Échelle du contrat psychologique de sécurité s’est déroulé selon un protocole rigoureux en plusieurs étapes, attestant de ses qualités scientifiques exceptionnelles :

Validité de contenu et d’apparence

Une génération initiale d’items a été réalisée sur la base d’une revue exhaustive de la littérature en sécurité industrielle et en psychologie organisationnelle, complétée par des entretiens qualitatifs auprès de travailleurs. Un panel d’experts académiques et de spécialistes en ergonomie a évalué la clarté linguistique, la pertinence théorique et l’adéquation conceptuelle de chaque énoncé, éliminant les items ambigus ou redondants.

Validité de construit et étude pilote

Une phase pilote a été conduite auprès de 99 professionnels issus de trois secteurs d’activité contrastés exposés à des risques physiques distincts : 32 infirmières et soignants hospitaliers, 29 ouvriers du bâtiment et des travaux publics, et 38 employés de l’industrie agroalimentaire (transformation de la viande). Les résultats ont confirmé que les items résonnaient de manière équivalente et compréhensible à travers des contextes professionnels hétérogènes.

Validité convergente, discriminante et prédictive

Sur l’échantillon principal de validation composé de 424 professionnels de santé australiens, l’échelle a démontré d’excellentes corrélations théoriques :

  • Validité convergente : Des corrélations positives statistiquement significatives ont été établies entre les dimensions relationnelles de l’échelle et les mesures reconnues de climat de sécurité (Safety Climate de Zohar, 1980) ainsi que le soutien organisationnel perçu.
  • Validité discriminante : L’analyse factorielle a confirmé que les sous-échelles transactionnelles et relationnelles mesurent des construits distincts, ne se confondant ni avec la simple satisfaction au travail générale, ni avec l’affectivité négative des répondants.
  • Validité prédictive : Les scores élevés aux obligations relationnelles de l’employeur et de l’employé prédisent de manière significative une hausse des comportements de participation bénévole à la sécurité et une réduction déclarée des incidents et presqu’accidents dans les services.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’Échelle du contrat psychologique de sécurité a été évaluée au travers de l’analyse de la cohérence interne des sous-échelles et de l’inventaire global :

  • Cohérence interne (Alpha de Cronbach) : Lors de l’analyse initiale des items, les pools préliminaires ont démontré une consistance interne exceptionnellement élevée. Dans sa version finale, l’échelle globale des obligations de l’employeur a obtenu un coefficient $\alpha = 0{,}98$.
  • Fidélité des sous-échelles :
    • Obligations de l’Employeur – Transactionnelles : $\alpha > 0{,}90$
    • Obligations de l’Employeur – Relationnelles : $\alpha > 0{,}92$
    • Obligations de l’Employé – Transactionnelles : $\alpha > 0{,}88$
    • Obligations de l’Employé – Relationnelles : $\alpha > 0{,}91$
  • Corrélations inter-items et item-total : Toutes les corrélations item-total corrigées se sont avérées largement supérieures au seuil conventionnel de 0,40, garantissant que chaque énoncé contribue substantiellement à la variance du construit sous-jacent sans redondance sémantique excessive.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’échelle a été examinée sur l’échantillon principal de 424 professionnels de santé au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) rigoureuses, suivies de procédures de vérification de l’adéquation structurelle.

Procédure de réduction et sélection des items

Avant l’extraction finale, les données ont été soumises à un filtrage strict incluant l’indice de KMO (Kaiser-Meyer-Olkin), le test de sphéricité de Bartlett, l’asymétrie (skewness), l’aplatissement (kurtosis) et les corrélations multiples au carré. Cette étape a permis de purger la matrice des items présentant des saturations croisées (cross-loadings) ou une variance partagée insuffisante.

Structure factorielle extraite

Pour le domaine des Obligations de l’Employeur (21 items finaux) et celui des Obligations de l’Employé (17 items finaux), l’analyse factorielle en composantes principales avec rotation oblique (oblimin direct) a extrait avec netteté deux facteurs majeurs pour chacun des deux blocs, expliquant une part prépondérante de la variance totale :

  • Facteur 1 : Dimension Relationnelle — saturations d’items élevées (typiquement comprises entre 0,65 et 0,88) sur les variables mesurant la bienveillance, la confiance, la culture juste et la citoyenneté de sécurité.
  • Facteur 2 : Dimension Transactionnelle — saturations marquées (comprises entre 0,60 et 0,84) sur les variables quantifiant le matériel, le respect formel des règles écrites et la conformité administrative.

Cette nette dissociation empirique valide l’hypothèse théorique de Denise Rousseau adaptée à la sécurité : les travailleurs différencient parfaitement sur le plan cognitif les aspects contractuels élémentaires de la sécurité et les dimensions de confiance mutuelle.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique et organisationnelle (auto-rapporté).
  • Format : 38 items répartis en deux sections interdépendantes (21 items pour les obligations de l’employeur, 17 items pour les obligations de l’employé).
  • Échelle de réponse (Authentique) : 38 items (21 obligations de l’employeur, 17 obligations de l’employé), échelle d’évaluation continue en 11 points (0 à 10) : allant de 0 (obligation nullement remplie / obligation not at all met) à 10 (obligation totalement remplie / obligation completely met).
  • Modalités de passation : Auto-administration individuelle ou collective (support papier ou numérique en ligne). Durée estimée : 10 à 15 minutes.
  • Population cible : Salariés, cadres, soignants, professionnels de santé, ouvriers de l’industrie, du BTP et du secteur des services (adultes en situation d’emploi).
  • Cotation et calcul des scores :
    • Les scores sont sommés ou moyennés par sous-échelle pour obtenir 4 notes dimensionnelles distinctes : Employeur Transactionnel, Employeur Relationnel, Employé Transactionnel, Employé Relationnel.
    • Un score global pour l’Employeur et pour l’Employé peut être calculé. Des scores élevés traduisent une perception d’obligations de sécurité largement honorées et un climat de confiance solide.
    • L’analyse des écarts (différence entre le score Employeur perçu et Employé perçu) permet d’identifier l’asymétrie de l’échange et les risques d’infraction contractuelle.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de validation et publication officielle : 2010.
  • Propriété intellectuelle et Copyright : © 2010 National Safety Council et Elsevier Ltd. Tous droits réservés.
  • Conditions d’accès et utilisation : L’article original de validation est publié dans le Journal of Safety Research. Les items intégraux du questionnaire ne sont pas versés dans le domaine public libre et demeurent protégés par le droit d’auteur.
  • Demandes de recherche et licences : Les chercheurs académiques et praticiens souhaitant employer la version complète de l’échelle à des fins scientifiques ou diagnostiques doivent solliciter l’autorisation formelle auprès de l’auteure correspondante ([email protected]) ou acquérir les droits via les services de permissions de l’éditeur Elsevier.

12. Références / References

Les publications fondatrices et études scientifiques associées au développement de l’échelle comprennent notamment :

  • Arrindell, W. A., & van der Ende, J. (1983). Psychometric evaluation of an inventory for assessment of parental rearing practices. Acta Psychiatrica Scandinavica, 67(3), 163–177. https://doi.org/10.1111/j.1600-0447.1983.tb00338.x
  • Blau, P. M. (1964). Exchange and power in social life. John Wiley & Sons.
  • Conway, N., & Briner, R. B. (2002). Full-time versus part-time employees: Understanding the links between work status, the psychological contract, and attitudes. Journal of Vocational Behavior, 61(2), 279–301. https://doi.org/10.1006/jvbe.2001.1857
  • Costello, A. B., & Osborne, J. (2005). Best practices in exploratory factor analysis: Four recommendations for getting the most from your analysis. Practical Assessment, Research, and Evaluation, 10(7), 1–9.
  • Cox, S. J., & Cheyne, A. J. (2000). Assessing safety culture in offshore environments. Safety Science, 34(1–3), 111–129. https://doi.org/10.1016/S0925-7535(00)00009-6
  • Cox, S., & Cox, T. (1991). The structure of employee attitudes to safety: A European sample. Work & Stress, 5(2), 93–106. https://doi.org/10.1080/02678379108257007
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  • De Cuyper, N., & De Witte, H. (2006). The impact of job insecurity and contract type on attitudes, well-being and behavioural reports: A psychological contract perspective. Journal of Occupational and Organizational Psychology, 79(3), 395–409. https://doi.org/10.1348/096317905X53660
  • De Meuse, K. P., Bergmann, T. J., & Lester, S. W. (2001). An investigation of the relational component of the psychological contract across time, generation, and employment status. Journal of Managerial Issues, 13(1), 102–118.
  • Gouldner, A. W. (1960). The norm of reciprocity: A preliminary statement. American Sociological Review, 25(2), 161–178. https://doi.org/10.2307/2092623
  • Hayes, B. E., Perander, J., Smecko, T., & Trask, J. (1998). Measuring perceptions of workplace safety: Development and validation of the work safety scale. Journal of Safety Research, 29(3), 145–161. https://doi.org/10.1016/S0022-4375(98)00011-5
  • Herriot, P., Manning, W. E. G., & Kidd, J. M. (1997). The content of the psychological contract. British Journal of Management, 8(2), 151–162. https://doi.org/10.1111/1467-8551.0047
  • Hofmann, D. A., & Morgeson, F. P. (1999). Safety-related behavior as a social exchange: The role of perceived organizational support and leader-member exchange. Journal of Applied Psychology, 84(2), 286–296. https://doi.org/10.1037/0021-9010.84.2.286
  • Hofmann, D. A., Morgeson, F. P., & Gerras, S. J. (2003). Climate as a moderator of the relationship between leader-member exchange and content specific citizenship: Safety climate as an exemplar. Journal of Applied Psychology, 88(1), 170–178. https://doi.org/10.1037/0021-9010.88.1.170
  • Hutton, C., & Cummins, R. (1997). Development of the psychological contract inventory (Psycon). Australian Journal of Career Development, 6(3), 35–45. https://doi.org/10.1177/103841629700600311
  • Lee, T. (1998). Assessment of safety culture at a nuclear reprocessing plant. Work & Stress, 12(3), 217–237. https://doi.org/10.1080/02678379808256863
  • Michael, J. H., Guo, Z. G., Wiedenbeck, J. K., & Ray, C. D. (2005). Management commitment to safety as organizational support: Relationships with non-safety outcomes in wood manufacturing employees. Journal of Safety Research, 36(2), 171–179. https://doi.org/10.1016/j.jsr.2005.03.002
  • Millward, L. J., & Brewerton, P. M. (1999). Contractors and their psychological contracts. British Journal of Management, 10(3), 253–274. https://doi.org/10.1111/1467-8551.00131
  • Millward, L. J., & Hopkins, L. J. (1998). Psychological contracts, organizational and job commitment. Journal of Applied Social Psychology, 28(16), 1530–1556. https://doi.org/10.1111/j.1559-1816.1998.tb01689.x
  • Rousseau, D. M. (1990). New hire perceptions of their own and their employer’s obligations: A study of psychological contracts. Journal of Organizational Behavior, 11(5), 389–400. https://doi.org/10.1002/job.4030110506
  • Seo, D.-C., Torabi, M. R., Blair, E. H., & Ellis, N. T. (2004). A cross-validation of safety climate scale using confirmatory factor analytic approach. Journal of Safety Research, 35(4), 427–445. https://doi.org/10.1016/j.jsr.2004.04.006
  • Settoon, R. P., Bennett, N., & Liden, R. C. (1996). Social exchange in organizations: Perceived organizational support, leader-member exchange, and employee reciprocity. Journal of Applied Psychology, 81(3), 219–227. https://doi.org/10.1037/0021-9010.81.3.219
  • Silva, S., Lima, M. L., & Baptista, C. (2004). OSCI: An organisational and safety climate inventory. Safety Science, 42(3), 205–220. https://doi.org/10.1016/S0925-7535(03)00043-2
  • Walker, A. (2006). The application of the psychological contract to workplace safety. Journal of Safety Research, 37(5), 433–441. https://doi.org/10.1016/j.jsr.2006.06.001
  • Walker, A. (2010). Psychological Contract of Safety Scale. Journal of Safety Research, 41(4), 349–358. https://doi.org/10.1016/j.jsr.2010.06.002
  • Zohar, D. (1980). Safety climate in industrial organizations: Theoretical and applied implications. Journal of Applied Psychology, 65(1), 96–102. https://doi.org/10.1037/0021-9010.65.1.96

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les énoncés et items individuels de l’Échelle du contrat psychologique de sécurité sont protégés par le droit d’auteur (copyright © Elsevier / National Safety Council) et ne sont pas diffusés publiquement en libre accès dans le domaine public.

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Conformément aux directives psychométriques et aux règles de propriété intellectuelle, les chercheurs et praticiens doivent contacter l’auteure (Dr Arlene Walker) ou se référer à la publication originale dans le Journal of Safety Research pour accéder au protocole complet d’administration.

Response Scale & Structural Format:

The instrument consists of 38 items organized into two distinct sections, evaluated on an 11-point rating scale (0–10):

0 = Obligation not at all met
1 = Very poorly met
2 = Poorly met
3 = Minimally met
4 = Partially met
5 = Moderately met
6 = Reasonably met
7 = Substantially met
8 = Well met
9 = Very well met
10 = Obligation completely met

Section A: Employer Obligations (21 items)

Participants evaluate what they believe their employer is obligated to provide regarding workplace safety and the extent to which these obligations have been met.

  • Subscale 1: Employer Transactional Obligations (Explicit/Short-term) — Covers concrete, formal safety provisions including the regular supply of compliant safety gear, formal safety induction and training, clear job procedures, and explicit compliance-based rewards.
  • Subscale 2: Employer Relational Obligations (Implicit/Long-term) — Covers socio-emotional commitments, managerial care for personal health, non-punitive incident reporting systems, transparent trust-building, and active valuing of worker well-being above immediate production goals.

Section B: Employee Obligations (17 items)

Participants evaluate what they believe they are obligated to provide to their organization regarding workplace safety and the extent to which they fulfill these obligations.

  • Subscale 3: Employee Transactional Obligations (Compliance-based) — Covers direct adherence to safety manuals, wearing personal protective equipment at all times, attending required safety briefings, and obeying standard operating rules.
  • Subscale 4: Employee Relational Obligations (Citizenship-based) — Covers voluntary safety citizenship behaviors, looking out for colleagues’ well-being, proactively reporting emerging workplace hazards, actively contributing to a positive safety climate, and suggesting safety improvements.

Citer cet article

memjavad (2026, septembre 4). Échelle du contrat psychologique de sécurité. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-du-contrat-psychologique-de-securite/
memjavad. “Échelle du contrat psychologique de sécurité.” Base de données de psychologie en français, 4 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-du-contrat-psychologique-de-securite/.
memjavad. “Échelle du contrat psychologique de sécurité.” Base de données de psychologie en français. septembre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-du-contrat-psychologique-de-securite/.