1. Résumé / Abstract
L’Échelle du besoin d’appartenance (Need to Belong Scale, ou NTBS), développée initialement par Mark R. Leary, Kathryn M. Kelly, Catherine A. Cottrell et Lisa S. Schreindorfer (2001, 2013), constitue l’instrument psychométrique de référence destiné à mesurer les différences interindividuelles dans la force et l’intensité de la motivation humaine fondamentale à former et maintenir des liens interpersonnels durables, positifs et significatifs. Ancrée dans la théorie fondatrice de Roy F. Baumeister et Mark R. Leary (1995), l’échelle postule que si le besoin d’appartenance est un motif universel et adaptatif façonné par l’évolution, les individus diffèrent sensiblement dans leur désir d’acceptation, leur vigilance face au rejet social et l’angoisse suscitée par l’isolement.
Le questionnaire est composé de 10 items auto-rapportés évaluant une structure globale unidimensionnelle. Les participants répondent au moyen d’une échelle de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Strongly Disagree » / Fortement en désaccord) à 5 (« Strongly Agree » / Fortement d’accord). L’instrument comprend trois items inversés (items 1, 3 et 7) conçus pour atténuer les biais d’acquiescement. Le score total reflète le niveau global du besoin d’appartenance du sujet.
Sur le plan psychométrique, la NTBS présente d’excellentes qualités documentées dans de multiples échantillons internationaux. La consistance interne est robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach (Cronbach’s alpha) variant généralement entre .78 et .87, et une fidélité test-retest satisfaisante sur plusieurs semaines (r > .75). La validité de construit a été rigoureusement démontrée par l’analyse du réseau nomologique : la NTBS est positivement associée à l’anxiété sociale, au besoin d’affiliation, à la sensibilité au rejet, à la recherche d’approbation et à l’empathie, tout en restant distincte des traits généraux de personnalité tels que l’extraversion ou le névrosisme. Les analyses factorielles confirmatoires appuient un modèle unidimensionnel sous-jacent, bien que certains auteurs modélisent un facteur méthodologique associé aux items formulés négativement.
2. Mots-clés / Keywords
besoin d’appartenance, motivation sociale, attachement interpersonnel, rejet social, inclusion sociale, psychométrie, évaluation psychologique, théorie du sociomètre, Mark Leary, Roy Baumeister, relations interpersonnelles, ostracisme
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et validée par une équipe de chercheurs de premier plan en psychologie sociale et de la personnalité :
- Mark R. Leary, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie et de neurosciences à la Duke University (Durham, Caroline du Nord, États-Unis). Ancien président de la Society for Personality and Social Psychology (SPSP), Mark Leary est internationalement reconnu pour ses travaux pionniers sur la théorie du sociomètre, la conscience de soi, la psychologie du rejet interpersonnel et les émotions sociales. (Courriel institutionnel : [email protected]).
- Kathryn M. Kelly, Ph.D. : Chercheuse en psychologie sociale, ayant contribué aux premiers développements empiriques de l’instrument lors de ses travaux doctoraux et postdoctoraux à la Wake Forest University.
- Catherine A. Cottrell, Ph.D. : Professeure associée de psychologie au New College of Florida (Sarasota, Floride, États-Unis), spécialisée dans les préjugés, les menaces intergroupes et les dynamiques relationnelles.
- Lisa S. Schreindorfer, Ph.D. : Chercheuse et psychologue ayant collaboré aux protocoles expérimentaux initiaux explorant le réseau nomologique du besoin d’appartenance à la Wake Forest University.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la Need to Belong Scale (NTBS) est de quantifier les variations individuelles quant à la propension fondamentale d’une personne à rechercher l’acceptation sociale, à désirer des contacts interpersonnels significatifs et à réagir affectivement aux menaces de déconnexion relationnelle. Bien que l’hypothèse du besoin d’appartenance formulée par Baumeister et Leary (1995) postule que ce besoin constitue un impératif biologique et motivationnel universel partagé par l’ensemble des êtres humains, l’observation clinique et empirique révèle des disparités notables dans son intensité d’expression comportementale et affective.
Applications en recherche fondamentale et sociale
En psychologie sociale, la NTBS est massivement utilisée pour explorer les mécanismes de réponse à l’ostracisme, à l’exclusion sociale et à la stigmatisation. Les chercheurs exploitent l’instrument pour identifier les facteurs de modération dans des paradigmes expérimentaux tels que le jeu Cyberball. Les individus obtenant des scores élevés sur la NTBS démontrent une réactivité accrue aux micro-signaux de désapprobation sociale, traitent plus rapidement les stimuli faciaux émotionnels exprimant l’inclusion ou le rejet, et déploient des stratégies d’affiliation compensatoires plus intenses après un épisode de marginalisation.
Applications cliniques et psychopathologiques
En psychologie clinique et en psychiatrie, la NTBS offre une grille de lecture pertinente pour éclairer la pathogenèse de divers troubles :
- Trouble de l’anxiété sociale et phobie sociale : L’instrument permet d’évaluer dans quelle mesure l’hypervigilance aux interactions provient d’une crainte excessive de voir ce besoin vital frustré.
- Dépression et solitude chronique : Un score élevé couplé à un faible sentiment perçu d’appartenance engendre une détresse psychologique majeure, augmentant la vulnérabilité aux épisodes dépressifs majeurs et à l’idéation suicidaire selon les théories interpersonnelles du suicide (ex. Joiner, 2005).
- Trouble de la personnalité limite (Borderline) : La NTBS éclaire l’hypersensibilité à l’abandon réel ou imaginé et l’instabilité affective induite par les fluctuations relationnelles.
Applications organisationnelles et éducatives
En milieu de travail et dans l’enseignement supérieur, l’échelle est mobilisée pour analyser l’engagement organisationnel, l’adaptation psychosociale des étudiants de première année, la dynamique de groupe, la conformité aux normes organisationnelles et les répercussions de l’isolement professionnel en contexte de télétravail.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique mesuré par la NTBS est le besoin d’appartenance (need to belong), défini comme le désir puissant, omniprésent et fondamental d’établir et de préserver un minimum de relations interpersonnelles durables, positives et significatives. D’après la conceptualisation de Baumeister et Leary (1995), ce construit ne se réduit pas à une simple recherche de compagnie ou à un comportement grégaire ; il requiert la satisfaction simultanée de deux critères structurels essentiels :
- Des interactions fréquentes et agréables avec un cercle relativement stable d’individus.
- La perception que ces interactions s’inscrivent dans un cadre relationnel d’attachement affectif mutuel, de sollicitude réciproque et de continuité temporelle.
Bien que l’instrument ait été conçu pour être unidimensionnel, l’examen conceptuel détaillé de ses 10 items met en lumière plusieurs facettes intrinsèques du construit :
1. Le désir actif d’acceptation et d’inclusion interpersonnelle
Cette composante capture l’orientation positive vers l’autre et l’aspiration consciente à être valorisé et inclus au sein de collectifs ou de dyades. Elle se reflète de manière prototypique dans l’item 5 (« I want other people to accept me ») et l’item 8 (« I have a strong ‘need to belong’ »). L’individu hautement positionné sur ce continuum accorde une valeur prépondérante à l’approbation sociale et structure ses objectifs quotidiens autour du tissage de liens.
2. La sensibilité affective au rejet et au désaveu social
Le besoin d’appartenance se manifeste également par la vulnérabilité émotionnelle induite par les menaces de non-acceptation. L’item 10 (« My feelings are easily hurt when I feel that others do not accept me ») et l’item 9 (« It bothers me a great deal when I am not included in other people’s plans ») illustrent cette réactivité affective. Chez les individus à fort besoin, l’expérience de l’omission ou de l’indifférence d’autrui n’est pas perçue de manière neutre mais déclenche une douleur sociale comparable aux circuits neuronaux de la douleur physique.
3. L’aversion pour l’isolement et la séparation
Le construit englobe la tolérance ou l’intolérance envers la solitude prolongée. L’item 6 (« I do not like being alone ») et l’item 7 inversé (« Being apart from my friends for long periods of time does not bother me ») traduisent le malaise ressenti lorsque le système d’attachement social est privé de signaux relationnels concrets.
4. Les conduites d’autoprotection relationnelle et de conciliation
Enfin, le besoin d’appartenance motive des comportements d’adaptation stratégiques pour prévenir la rupture du lien. L’item 2 (« I try hard not to do things that will make other people avoid or reject me ») saisit cet effort d’auto-surveillance (self-monitoring) visant à inhiber les conduites potentiellement conflictuelles ou déviantes aux yeux du groupe de référence.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de la NTBS s’inscrit au croisement de plusieurs courants théoriques majeurs de la psychologie contemporaine, au premier rang desquels figurent la psychologie évolutionniste, la théorie du sociomètre et la théorie de l’autodétermination.
L’hypothèse évolutionniste du besoin d’appartenance (Baumeister & Leary, 1995)
D’un point de vue phylogénétique, l’appartenance à un groupe a constitué une condition sine qua non de la survie de l’Homo sapiens dans son environnement ancestral d’adaptation. Les hominidés isolés étaient exposés à des risques mortels face aux prédateurs, souffraient de carences alimentaires et présentaient un accès limité aux opportunités de reproduction. Le regroupement social a permis la chasse coopérative, le partage des ressources, la défense du territoire et l’élevage partagé de la progéniture. Par conséquent, la sélection naturelle a favorisé l’ancrage de mécanismes psychologiques et motivationnels punissant l’isolement par des affects négatifs (angoisse, tristesse) et récompensant l’intégration par des affects positifs (sécurité, bien-être).
La théorie du sociomètre (Leary, 1995, 2005)
La NTBS est indissociable de la théorie du sociomètre formulée par Mark Leary. Selon cette perspective novatrice, l’estime de soi ne constitue pas un besoin terminal en soi, mais fonctionne comme un baromètre psychologique interne — un « sociomètre » — conçu pour surveiller en permanence le degré auquel un individu est inclus, valorisé ou rejeté par son entourage social. Dans ce cadre, la NTBS quantifie la sensibilité générale et le seuil d’activation de ce sociomètre. Une personne dotée d’un score élevé sur la NTBS possède un sociomètre hyper-réactif, interprétant rapidement les signaux ambigus comme des indices potentiels d’exclusion.
Comparaison avec d’autres modèles motivationnels et relationnels
- Théorie du besoin d’affiliation de McClelland : Tandis que le motif d’affiliation de David McClelland met l’accent sur le plaisir d’interagir et d’être en compagnie d’autrui, le besoin d’appartenance selon Leary exige un lien affectif stable et individualisé où la sollicitude est réciproque.
- Théorie de l’attachement de Bowlby : La théorie de l’attachement de John Bowlby se concentre prioritairement sur les figures sécurisantes spécifiques (parents, partenaires romantiques). Le besoin d’appartenance élargit cette dynamique à l’inclusion dans des groupes sociaux plus vastes et des réseaux de pairs.
- Théorie de l’autodétermination (Deci & Ryan) : Dans la Self-Determination Theory, la proximité sociale (relatedness) est identifiée comme l’un des trois besoins psychologiques fondamentaux nécessaires au développement optimal, corroborant l’universalité du construit évalué par la NTBS.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de la NTBS a été méticuleusement cartographiée par Leary, Kelly, Cottrell et Schreindorfer (2013) à travers une série d’études examinant son réseau nomologique, complétées par de nombreux travaux indépendants à l’échelle internationale.
Validité de construit et convergente
La validité convergente est confirmée par des corrélations statistiquement significatives et théoriquement cohérentes avec une pluralité d’échelles établies :
- Recherche d’approbation et peur de l’évaluation négative : La NTBS est positivement corrélée à la Brief Fear of Negative Evaluation Scale (r oscillant entre .42 et .55) et au besoin d’approbation sociale, soulignant le souci constant de préservation de l’image publique.
- Anxiété sociale et sensibilité interpersonnelle : Des associations positives substantielles sont observées avec l’anxiété d’interaction sociale (r = .35 à .48) et l’hypersensibilité au rejet (Rejection Sensitivity Questionnaire, r = .40 à .52).
- Empathie et orientation prosociale : Des corrélations positives modérées (r = .25 à .38) apparaissent avec l’empathie dispositionnelle et la prise de perspective, les individus ayant un fort besoin d’appartenance étant particulièrement attentifs aux états mentaux d’autrui.
- Solitude : De façon intéressante, la NTBS présente une corrélation modérée mais positive avec l’échelle de solitude de l’UCLA (r ≈ .25 à .35). Cela illustre que le désir de connexion ne garantit pas sa réalisation et peut exacerber la souffrance liée au sentiment d’isolement perçu.
Validité discriminante
Les données confirment que la NTBS ne se confond pas avec les grands facteurs de personnalité du modèle des Big Five :
- Extraversion : Les corrélations avec l’extraversion sont très faibles ou non significatives (r variant généralement entre -.05 et .12). Un individu introverti peut éprouver un besoin d’appartenance tout aussi impérieux qu’un individu extraverti, bien qu’il l’exprime au sein d’un cercle plus restreint.
- Névrosisme : Bien que positivement corrélée au névrosisme (r ≈ .28 à .38) en raison de la dimension affective de l’angoisse de rejet, l’analyse de régression multiple montre que la NTBS prédit des comportements relationnels au-delà de la variance expliquée par le névrosisme.
- Désirabilité sociale : Les corrélations avec l’échelle de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne sont quasi nulles (r = -.04 à .08), démontrant que les réponses ne reflètent pas un simple biais de conformité bienveillante.
Validité prédictive et comportementale
Sur le plan expérimental, la NTBS a démontré une capacité prédictive remarquable :
- Les participants affichant des scores élevés détectent plus rapidement les indices faciaux subtils d’acceptation (sourires sincères) et de mépris dans des tâches de détection visuelle chronométrées.
- En situation de travail collaboratif virtuel, ils se conforment davantage aux avis erronés de la majorité afin d’éviter l’exclusion normative.
- Après avoir subi un ostracisme induit par ordinateur, ces sujets allouent des récompenses plus généreuses à de futurs partenaires pour favoriser leur réintégration.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés métrologiques de la NTBS attestent d’une fidélité remarquable et stable dans le temps.
Consistance interne
Dans les échantillons initiaux présentés par Leary et al. (2013), regroupant plus de 3 000 participants universitaires et adultes, le coefficient alpha de Cronbach s’est systématiquement situé dans une fourchette excellente de .81 à .83. Des validations transculturelles ont répliqué ces coefficients :
- Version néerlandaise (van Beest & Williams, 2006) : α = .80.
- Version turque (Duru, 2007) : α = .82.
- Adaptation chinoise (Chen et al., 2012) : α = .84.
- Adaptations en contexte professionnel : α = .78 à .86.
Les indices de fiabilité composite (MacDonald’s ω) calculés dans des études contemporaines oscillent entre .82 et .85, confirmant que l’erreur de mesure aléatoire demeure minime.
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
La stabilité temporelle a été documentée sur divers intervalles :
- Sur un intervalle de deux semaines, le coefficient de corrélation test-retest atteint r = .87 (Leary et al., 2001).
- Sur un intervalle de dix à douze semaines, le coefficient se maintient à r = .76 à .81, démontrant que l’échelle mesure une disposition motivationnelle stable plutôt qu’un état d’humeur fluctuant.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle de la NTBS a fait l’objet d’examens statistiques approfondis au moyen d’Analyses Factorielles Exploratoires (AFE) et d’Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC).
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Lors de la phase de calibrage de l’échelle, l’analyse en composantes principales et l’extraction par factorisation en axes principaux ont révélé un facteur prédominant écrasant. Ce premier facteur unitaire expliquait initialement plus de 35 % à 42 % de la variance totale, avec des saturations factorielles (factor loadings) pour les 10 items s’échelonnant de .45 à .78. L’item 8 (« I have a strong ‘need to belong’ ») et l’item 5 (« I want other people to accept me ») présentaient les saturations les plus fortes (λ > .70), agissant comme les indicateurs centraux du construit.
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC) et effets de méthode
Dans la littérature psychométrique, le modèle unidimensionnel strict à 1 facteur présente parfois des indices d’adéquation limites (ex. RMSEA > .08, CFI < .90) en raison de la présence des trois items inversés (items 1, 3 et 7). Les spécialistes de la modélisation structurale ont mis en évidence qu’il ne s’agit pas d’une bidimensionnalité théorique, mais d’un effet de méthode lié à la valence des items (method effect associated with negatively keyed items).
Deux solutions factorielles concurrentes sont régulièrement documentées :
- Modèle bifactoriel ou modèle à 1 facteur avec résidus corrélés : L’adjonction d’une corrélation entre les résidus d’erreur des items 1, 3 et 7 (ou l’ajout d’un facteur de méthode orthogonal pour les items inversés) améliore considérablement l’ajustement global du modèle : χ²/dl < 2.5, CFI > .95, TLI > .94, RMSEA ≤ .05 (IC 90% [.038, .068]), SRMR ≤ .04.
- Modèle à deux facteurs corrélés : Certains chercheurs distinguent deux sous-dimensions empiriques : l’« Acceptation / Appartenance recherchée » (items 2, 4, 5, 6, 8, 9, 10) et l’« Indifférence au rejet / Non-dépendance » (items 1, 3, 7). Néanmoins, la corrélation très élevée entre ces deux facteurs latents (r > -.65) et l’absence de divergence prédictive justifient le maintien d’un score unifié dans la pratique de recherche.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique (self-report instrument).
- Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée / en ligne.
- Nombre d’items : 10 propositions rédigées à la première personne.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert standardisée en 5 points :
- 1 = Strongly Disagree (Fortement en désaccord)
- 2 = Moderately Disagree (Modérément en désaccord)
- 3 = Neither Agree nor Disagree (Ni en accord ni en désaccord)
- 4 = Moderately Agree (Modérément d’accord)
- 5 = Strongly Agree (Fortement d’accord)
- Items inversés : Items 1, 3 et 7 (doivent être obligatoirement recodés avant le calcul du score : 1 → 5, 2 → 4, 3 → 3, 4 → 2, 5 → 1).
- Cotation et calcul du score :
- Score total par sommation : Somme des 10 items (étendue possible de 10 à 50).
- Score moyen : Moyenne des 10 items (étendue de 1.00 à 5.00). Un score plus élevé indique un besoin d’appartenance plus intense.
- Temps de passation estimé : 2 à 4 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
La version originale de l’instrument a été conçue en 2001 par Mark R. Leary et ses collaborateurs (Wake Forest University) et diffusée initialement dans des rapports de recherche non publiés et des manuels spécialisés (Leary & Hoyle, 2012), avant sa publication psychométrique princeps définitive en 2013 dans le Journal of Personality Assessment.
Conditions d’utilisation et licence :
- Domaine public académique : L’échelle est disponible gratuitement pour la recherche académique, scientifique et l’enseignement supérieur sans redevance financière.
- Conditions de citation : Les utilisateurs sont tenus de citer la référence scientifique officielle (Leary et al., 2013) dans tout travail, rapport ou publication issu de son utilisation.
- Usage commercial : Toute exploitation dans un cadre lucratif, commercial ou d’évaluation d’entreprise privée requiert l’autorisation explicite préalable de l’auteur principal (Mark R. Leary).
12. Références / References
- Baumeister, R. F., & Leary, M. R. (1995). The need to belong: Desire for interpersonal attachments as a fundamental human motivation. Psychological Bulletin, 117(3), 497–529. https://doi.org/10.1037/0033-2909.117.3.497
- Chen, Z., Poon, K. T., & DeWall, C. N. (2012). Cold shoulder gives cold feet: A cold physical environment increases the desire for interpersonal closeness. Social Psychological and Personality Science, 3(4), 457–464. https://doi.org/10.1177/1948550611425191
- Duru, E. (2007). The examination of the psychometric properties of the Turkish version of the Need to Belong Scale. Eurasian Journal of Educational Research, 28, 85–97.
- Joiner, T. E. (2005). Why people die by suicide. Harvard University Press.
- Leary, M. R. (2005). Sociometer theory and the pursuit of relational value: Getting to the root of self-esteem. European Review of Social Psychology, 16(1), 75–111. https://doi.org/10.1080/10463280540000007
- Leary, M. R., & Hoyle, R. H. (Eds.). (2012). Handbook of individual differences in social behavior. Guilford Press.
- Leary, M. R., Kelly, K. M., Cottrell, C. A., & Schreindorfer, L. S. (2001). Individual differences in the need to belong. Manuscrit non publié, Wake Forest University, Winston-Salem, NC.
- Leary, M. R., Kelly, K. M., Cottrell, C. A., & Schreindorfer, L. S. (2013). Construct validity of the Need to Belong Scale: Mapping the nomological network. Journal of Personality Assessment, 95(6), 610–624. https://doi.org/10.1080/00223891.2013.819511
- van Beest, I., & Williams, K. D. (2006). When inclusion costs and ostracism pays, humans prefer to be included. Journal of Personality and Social Psychology, 91(5), 918–928. https://doi.org/10.1037/0022-3514.91.5.918