Échelle du besoin d’appartenance (NTBS)

L’Échelle du besoin d’appartenance (Need to Belong Scale – NTBS), conçue par Mark Leary et ses collaborateurs, est un outil psychométrique de référence en 10 items évaluant les différences individuelles relatives au désir d’affiliation et d’acceptation sociale.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé

L’Échelle du besoin d’appartenance (en anglais, Need to Belong Scale ou NTBS), développée par Mark R. Leary, Kelly M. Kelly, Catherine A. Cottrell et Lisa S. Schreindorfer (2001, 2013), est un instrument psychométrique auto-rapporté conçu pour évaluer les différences individuelles relatives à la force du désir d’affiliation interpersonnelle et d’acceptation sociale. Fondé sur les travaux séminaux de Roy F. Baumeister et Mark R. Leary (1995), cet outil postule que bien que le besoin d’appartenir soit une motivation humaine fondamentale et universelle, les individus diffèrent sensiblement dans l’intensité de cette pulsion, dans leur vigilance face aux signaux de rejet social et dans leurs réponses émotionnelles à la déconnexion relationnelle.

Composée de 10 items, l’échelle utilise un format de réponse de type Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »). La structure de l’instrument comprend trois items inversés (items 1, 3 et 7) visant à minimiser les biais d’acquiescement. Bien que certains auteurs aient occasionnellement proposé des sous-dimensions distinguant le désir d’acceptation de la peur du rejet, la majorité des recherches psychométriques soutiennent une structure essentiellement unidimensionnelle.

Les propriétés psychométriques de la NTBS démontrent une excellente cohérence interne, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,78 et 0,87 à travers divers échantillons universitaires et communautaires. La fidélité test-retest sur des intervalles de plusieurs semaines atteste d’une stabilité temporelle remarquable (r > 0,80). Sur le plan de la validité de construit, l’échelle s’intègre rigoureusement dans un réseau nomologique cohérent, corrélant positivement avec la sensibilité au rejet, le besoin d’affiliation, l’empathie et la détresse face à l’ostracisme, tout en demeurant empiriquement distincte de l’extraversion, du névrosisme et de l’estime de soi globale. Elle constitue aujourd’hui l’étalon-or pour quantifier le besoin d’affiliation dans la recherche en psychologie sociale, clinique et organisationnelle.

2. Mots-clés

besoin d’appartenance, motivation fondamentale, rejet social, attachement interpersonnel, acceptation sociale, psychométrie, théorie du sociomètre, exclusion sociale, affiliation, échelle d’évaluation psychologique

3. Auteurs

L’Échelle du besoin d’appartenance a été élaborée conjointement par quatre chercheurs en psychologie sociale et de la personnalité :

  • Mark R. Leary, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie et de neurosciences à la Duke University (Durham, Caroline du Nord, États-Unis). Chercheur pionnier dans l’étude du soi, de l’anxiété sociale, de l’évaluation relationnelle et concepteur de la célèbre théorie du sociomètre. Contact académique : [email protected].
  • Kelly M. Kelly, Ph.D. : Chercheuse et collaboratrice à la Wake Forest University au moment de la conception initiale de l’instrument.
  • Catherine A. Cottrell, Ph.D. : Professeure agrégée de psychologie au New College of Florida. Ses travaux portent sur les relations intergroupes, les préjugés et les motivations sociales fondamentales.
  • Lisa S. Schreindorfer, Ph.D. : Chercheuse associée ayant contribué aux premières explorations empiriques des différences individuelles dans les motivations d’attachement à la Wake Forest University.

4. Objectif

L’objectif fondamental de la Need to Belong Scale (NTBS) est d’opérationnaliser et de quantifier avec précision les disparités dispositionnelles relatives à la motivation d’appartenance interpersonnelle. Dans leur article théorique fondateur de 1995, Baumeister et Leary ont établi que l’être humain possède une pulsion universelle et innée visant à former et maintenir des relations interpersonnelles durables, positives et significatives. Toutefois, cette universalité phylogénétique n’exclut aucunement l’existence d’une variance phénotypique substantielle : les êtres humains ne ressentent pas tous cette motivation avec la même intensité, ni ne réagissent avec la même gravité face à la solitude ou à l’exclusion.

Dans le domaine de la recherche en psychologie sociale et cognitive, la NTBS permet aux chercheurs de vérifier comment cette motivation module le traitement des informations sociales. Les individus obtenant des scores élevés sur la NTBS démontrent une sensibilité accrue aux signaux non-verbaux d’approbation ou de désapprobation, allouent davantage de ressources attentionnelles aux visages et aux dynamiques de groupe, et manifestent une plus forte propension à la conformité comportementale en vue de préserver leur statut d’inclusion.

Dans les protocoles expérimentaux, tels que le paradigme d’ostracisme virtuel Cyberball développé par Kip Williams, la NTBS sert fréquemment de variable modératrice. Les participants dotés d’un besoin d’appartenance particulièrement élevé rapportent une chute plus drastique de leurs besoins fondamentaux (estime de soi, contrôle, sens de l’existence) lorsqu’ils sont exclus de la tâche coopérative, et développent des stratégies de compensation plus marquées pour restaurer leur capital relationnel.

Au sein de la pratique clinique et de la psychopathologie, l’échelle fournit un éclairage précieux sur les mécanismes sous-jacents aux troubles de l’humeur et aux troubles de la personnalité. Un besoin d’appartenance exacerbé, couplé à de faibles compétences sociales ou à une perception chronique de rejet, engendre une vulnérabilité majeure à la dépression, à l’anxiété sociale généralisée et à la dépendance affective. À l’inverse, un score atypiquement bas peut aider au dépistage d’un détachement relationnel caractéristique du trouble de la personnalité schizoïde ou de traits alexithymiques sévères.

Enfin, dans le contexte de la psychologie du travail et des organisations, la NTBS est utilisée pour comprendre l’intégration des employés, le climat d’équipe, l’engagement organisationnel et l’impact de l’isolement professionnel, notamment dans le cadre de l’essor du télétravail.

5. Construit psychologique

Le construit psychologique mesuré par la NTBS est la force dispositionnelle du besoin d’appartenance. Sur le plan opérationnel, ce construit ne doit pas être confondu avec le niveau actuel d’intégration sociale ou la taille du réseau amical d’un individu. Il s’agit d’une variable motivationnelle interne, reflétant l’urgence ressentie par l’individu d’être accepté, valorisé et inclus au sein de collectifs ou de relations dyadiques.

Le construit s’articule autour de trois manifestations comportementales, cognitives et affectives distinctes mais interconnectées :

1. Le désir actif d’acceptation et d’affiliation

Cette dimension représente la composante d’approche du construit. L’individu aspire à nouer des liens étroits, recherche l’approbation de ses pairs et investit de l’énergie pour se faire apprécier. L’item 5 (« I want other people to accept me ») et l’item 8 (« I have a strong ‘need to belong’ ») incarnent directement cette tendance proactive vers autrui. Ce désir transcende le simple divertissement social : il s’agit d’une nécessité psychologique pour stabiliser le sentiment de sécurité existentielle.

2. L’aversion à la solitude et à l’isolement physique ou psychologique

La motivation d’appartenance se manifeste négativement par un inconfort substantiel face à l’éloignement d’avec les figures d’attachement ou les groupes de référence. L’item 6 (« I do not like being alone ») et l’item 7 (inversé : « Being apart from my friends for long periods of time does not bother me ») capturent l’incapacité à supporter de longues périodes de désengagement social sans ressentir une détresse affective ou un sentiment de vide relationnel.

3. L’hypervigilance face au rejet et la vulnérabilité émotionnelle

Le versant d’évitement du construit se traduit par une préoccupation continue quant aux évaluations négatives d’autrui. Les individus à haut besoin d’appartenance déploient des stratégies d’auto-surveillance rigoureuses pour éviter les comportements susceptibles de déclencher l’ostracisme (item 2 : « I try hard not to do things that will make other people avoid or reject me »). Leurs affects sont particulièrement labiles et dépendants du regard d’autrui : le sentiment d’être exclu ou ignoré blesse profondément leur estime de soi (item 9 : « It bothers me a great deal when I am not included in other people’s plans » ; item 10 : « My feelings are easily hurt when I feel that others do not accept me »).

L’architecture du construit postule que ces composantes fonctionnent de manière conjointe pour former un trait de personnalité unifié orientant les interactions sociales de l’individu tout au long de sa vie adulte.

6. Cadre théorique

Le soubassement conceptuel de l’Échelle du besoin d’appartenance repose sur la convergence de la psychologie évolutionniste, de la théorie de l’attachement et de la théorie du sociomètre formulée par Mark Leary.

L’hypothèse du besoin d’appartenance (Baumeister & Leary, 1995)

Dans leur synthèse théorique monumentale, Baumeister et Leary (1995) ont posé les critères scientifiques définissant une motivation humaine comme fondamentale : elle doit générer des affects, orienter les processus cognitifs, s’appliquer universellement sans distinction de culture, persister tout au long du développement, et entraîner des dysfonctionnements physiques ou psychologiques majeurs lorsqu’elle n’est pas satisfaite. Selon les auteurs, l’appartenance remplit rigoureusement chacun de ces critères.

D’un point de vue phylogénétique, les ancêtres de l’espèce humaine dépendaient étroitement du groupe pour la chasse, la cueillette, la protection contre les prédateurs et l’élevage de la progéniture. Un individu isolé dans la savane du Pléistocène était condamné à une mort rapide. L’évolution a ainsi sélectionné des mécanismes psychologiques poussant les individus à rechercher l’inclusion et à ressentir une profonde angoisse face à l’exclusion, assurant ainsi leur survie biologique.

La théorie du sociomètre (Leary et al., 1995 ; Leary & Baumeister, 2000)

La théorie du sociomètre constitue le moteur fonctionnel qui sous-tend la NTBS. Leary propose que l’estime de soi ne constitue pas une fin en soi ou une réserve interne de fierté personnelle, mais plutôt un « thermomètre » ou un moniteur interne de la valeur relationnelle perçue (relational evaluation). Ce mécanisme psychologique scanne l’environnement en permanence à la recherche d’indices d’approbation ou de rejet :

  • Lorsque la valeur relationnelle perçue est élevée (inclusion, éloges, acceptation), le sociomètre enregistre une augmentation de l’estime de soi.
  • Lorsque des signaux de rejet ou d’exclusion sont détectés, le sociomètre déclenche une chute d’estime de soi et des émotions négatives aiguës (honte, tristesse, anxiété), agissant comme un signal d’alarme exigeant des comportements réparateurs.

La NTBS mesure ainsi le niveau de sensibilité de base et l’intensité d’exigence de ce système de sociomètre : chez les personnes à fort besoin d’appartenance, le système d’alarme est réglé sur un seuil de déclenchement extrêmement bas et mobilise des ressources émotionnelles disproportionnées.

7. Validité

La validité psychométrique de la NTBS a été minutieusement établie au cours d’une série d’études quantitatives menées sur plus d’une décennie et formalisées par Leary, Kelly, Cottrell et Schreindorfer (2013) dans le Journal of Personality Assessment.

Validité convergente

La NTBS démontre des corrélations statistiquement significatives et congruentes sur le plan théorique avec plusieurs échelles validées évaluant les dynamiques interpersonnelles :

  • Sensibilité au rejet (Rejection Sensitivity Questionnaire – RSQ) : Corrélations positives substantielles (r = 0,45 à 0,55, p < 0,001), confirmant que les individus ayant un besoin d’appartenance élevé anticipent avec anxiété le refus d’autrui.
  • Peur de l’évaluation négative (Brief Fear of Negative Evaluation Scale – BFNE) : Corrélations fortes (r = 0,48 à 0,58), illustrant l’appréhension des jugements défavorables.
  • Besoin d’affiliation de Hill (Interpersonal Orientation Scale) : Corrélations modérées à fortes (r = 0,52 à 0,64), validant le positionnement du construit au sein des motivations d’approche sociale.
  • Solitude (UCLA Loneliness Scale) : Corrélations positives modérées (r = 0,25 à 0,35), démontrant que les personnes ayant un fort besoin non comblé ressentent plus douloureusement l’isolement social perçu.

Validité discriminante

Pour prouver que la NTBS ne se résume pas à un artefact des dimensions générales de la personnalité, Leary et ses collaborateurs ont examiné ses associations avec le modèle des Big Five :

  • Extraversion : Corrélations faibles à non significatives (r = -0,05 à 0,12). Cela démontre empiriquement qu’un individu introverti peut éprouver un besoin d’appartenance tout aussi puissant qu’un individu extraverti, même si ses stratégies comportementales pour y répondre diffèrent.
  • Névrosisme : Corrélations positives modérées (r = 0,28 à 0,38). Bien que le besoin d’appartenance partage une variance commune avec l’instabilité émotionnelle en raison de la composante d’anxiété sociale, les analyses de régression multiple confirment que la NTBS explique une variance indépendante dans la prédiction des comportements sociaux.
  • Estime de soi globale (Rosenberg Self-Esteem Scale) : Corrélations négatives faibles à modérées (r = -0,20 à -0,32).

Validité prédictive et comportementale

L’échelle a démontré une remarquable capacité à prédire les comportements réels lors d’expérimentations en laboratoire. Par exemple, Pickett, Gardner et Knowles (2004) ont montré que les participants affichant des scores élevés sur la NTBS identifient plus rapidement les micro-expressions faciales émotionnelles (joie, tristesse, colère, dégoût) et sont nettement plus doués pour discerner les faux sourires des sourires sincères, attestant d’une acuité perceptive sociale supérieure stimulée par la motivation d’appartenance.

8. Fidélité

La fidélité métrologique de l’Échelle du besoin d’appartenance a été documentée dans de multiples cohortes indépendantes, tant aux États-Unis qu’à l’échelle internationale lors de ses adaptations linguistiques :

Cohérence interne (Homogénéité)

Dans les échantillons initiaux présentés par Leary et al. (2001, 2013), regroupant plus de 3 000 participants (étudiants universitaires et adultes tout-venant), le coefficient alpha de Cronbach variait systématiquement entre 0,78 et 0,87. Ces valeurs surpassent amplement le seuil conventionnel de 0,70 recommandé pour les outils de recherche fondamentale :

  • Échantillon initial de développement (N = 562) : α = 0,81.
  • Échantillon de réplication clinique/sociale (N = 840) : α = 0,83.
  • Le coefficient composite Oméga de McDonald (ω) calculé dans les études contemporaines oscille entre 0,82 et 0,86, indiquant une excellente précision de mesure exempte de distorsion liée aux hypothèses strictes de tau-équivalence.

Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent de 0,38 à 0,68. Les items 5, 8 et 10 figurent régulièrement parmi ceux présentant les plus fortes corrélations avec le score total, agissant comme les marqueurs les plus fidèles du construit.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

La fidélité temporelle de la NTBS a été examinée à différents intervalles :

  • Sur un intervalle de 3 à 4 semaines, le coefficient de corrélation intraclasse (ICC) et le r de Pearson ont atteint r = 0,82 à 0,84, attestant d’une robustesse temporelle de premier plan compatible avec la définition d’un trait stable de la personnalité.
  • Sur un intervalle de 6 mois, le coefficient demeure élevé (r = 0,74), confirmant que la NTBS capture une motivation dispositionnelle durable plutôt qu’un état affectif transitoire induit par les fluctuations récentes de l’environnement social.

9. Analyse factorielle

La structure factorielle de la NTBS a fait l’objet de plusieurs investigations statistiques combinant l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et l’analyse factorielle confirmatoire (AFC).

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Dans l’investigation séminale de Leary et al. (2013), une analyse factorielle par extraction en composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Promax) a été réalisée. L’analyse des valeurs propres (eigenvalues) et l’examen du diagramme d’éboulis (scree plot) ont mis en évidence un facteur prédominant écrasant :

  • La première valeur propre excédait 3,80, expliquant à elle seule plus de 38 % de la variance totale des items.
  • La deuxième valeur propre se situait bien en deçà du critère de Kaiser (< 1,15), indiquant la pertinence d’une solution à un facteur unique.
  • Les saturations factorielles (factor loadings) des items sur ce facteur général s’échelonnaient de 0,46 (item 7) à 0,75 (item 8).

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les AFC menées sur de grands échantillons indépendants soutiennent majoritairement le modèle unidimensionnel, bien que l’introduction d’un facteur méthodologique de formulation (pour modéliser la variance commune propre aux items formulés négativement) améliore l’ajustement global du modèle aux données :

  • Modèle unidimensionnel standard : $\chi^2/df$ = 2,85 ; CFI = 0,935 ; TLI = 0,918 ; RMSEA = 0,058 (IC 90% [0,047, 0,069]) ; SRMR = 0,042.
  • Modèle bifactoriel / Effet de méthode (items inversés 1, 3, 7) : CFI = 0,968 ; RMSEA = 0,041. Cela prouve que les résidus covariés des items 1, 3 et 7 sont dus à leur formulation inversée et non à une véritable sous-dimension théorique.

Certains chercheurs (p. ex., Lavigne et al., 2011) ont proposé un modèle à deux facteurs corrélés : « Volonté d’acceptation » (Desire for Acceptance, items 4, 5, 8, 9, 10) et « Peur du rejet / d’isolement » (Fear of Rejection / Neutrality, items 1, 2, 3, 6, 7). Néanmoins, la corrélation inter-facteurs extrêmement élevée (r > 0,70) et la cohérence de l’utilisation d’un score unique dans la littérature justifient pleinement l’usage unidimensionnel préconisé par les auteurs originaux.

10. Instrument de mesure

L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire standardisé rapide et direct :

  • Nature de l’évaluation : Échelle d’auto-évaluation psychométrique (auto-questionnaire).
  • Durée de passation : Environ 2 à 3 minutes.
  • Nombre d’items : 10 items rédigés sous forme d’affirmations à la première personne.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert en 5 points :
    • 1 = Strongly Disagree (Pas du tout d’accord)
    • 2 = Moderately Disagree (Plutôt pas d’accord)
    • 3 = Neither Agree nor Disagree (Ni en désaccord ni d’accord / Neutre)
    • 4 = Moderately Agree (Plutôt d’accord)
    • 5 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord)
  • Items inversés (Recodage) : Les items 1, 3 et 7 doivent faire l’objet d’une inversion de cotation préalable avant tout calcul statistique : 1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, et 5 devient 1.
  • Calcul du score :
    • Score total cumulé : Somme des 10 items (après inversion des items 1, 3 et 7). Le score varie de 10 à 50.
    • Score moyen : Somme divisée par 10 (moyenne des items). Le score varie de 1,00 à 5,00.
  • Interprétation des scores :
    • Score inférieur à 28 (Moyenne < 2,8) : Besoin d’appartenance faible. L’individu affiche une forte autonomie socio-émotionnelle, une faible dépendance à l’approbation d’autrui et une tolérance élevée à la solitude.
    • Score compris entre 28 et 38 (Moyenne 2,8 à 3,8) : Besoin d’appartenance modéré / normatif. Équilibre classique entre désir d’affiliation sociale et indépendance individuelle.
    • Score supérieur à 38 (Moyenne > 3,8) : Besoin d’appartenance élevé. Forte dépendance à la validation interpersonnelle, hypervigilance vis-à-vis des signes de distanciation sociale, grande susceptibilité à la détresse en cas d’exclusion.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de conception initiale : 2001 (manuscrit non publié, Wake Forest University).
  • Année de publication et validation définitive : 2013 (dans le Journal of Personality Assessment).
  • Statut du copyright et droits d’auteur : Les droits scientifiques appartiennent à Mark R. Leary et à ses co-auteurs, ainsi qu’aux éditeurs académiques (Taylor & Francis / Routledge).
  • Tarification : Utilisation gratuite à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement académique.
  • Modalités d’autorisation : L’instrument est dans le domaine public académique pour les chercheurs et les praticiens de santé mentale. Aucune redevance n’est exigée pour son utilisation dans le cadre d’études universitaires ou de thèses, sous réserve de citer scrupuleusement la publication de référence (Leary et al., 2013). Toute exploitation commerciale ou intégration dans des logiciels propriétaires payants nécessite l’accord explicite préalable de l’auteur principal.

12. Références

  • Baumeister, R. F., & Leary, M. R. (1995). The need to belong: Desire for interpersonal attachments as a fundamental human motivation. Psychological Bulletin, 117(3), 497–529. https://doi.org/10.1037/0033-2909.117.3.497
  • Leary, M. R., & Baumeister, R. F. (2000). The nature and function of self-esteem: Sociometer theory. Dans M. P. Zanna (Dir.), Advances in Experimental Social Psychology (Vol. 32, pp. 1–62). Academic Press. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(00)80003-9
  • Leary, M. R., Kelly, K. M., Cottrell, C. A., & Schreindorfer, L. S. (2001). Individual differences in the need to belong. Manuscrit non publié, Wake Forest University, Winston-Salem, NC.
  • Leary, M. R., & Hoyle, R. H. (Dirs.). (2009). Handbook of Individual Differences in Social Behavior. Guilford Press.
  • Leary, M. R., Kelly, K. M., Cottrell, C. A., & Schreindorfer, L. S. (2013). Construct validity of the Need to Belong Scale: Mapping the nomological network. Journal of Personality Assessment, 95(6), 610–624. https://doi.org/10.1080/00223891.2013.819511
  • Pickett, C. L., Gardner, W. L., & Knowles, M. (2004). Getting a cue: The need to belong and enhanced sensitivity to social cues. Personality and Social Psychology Bulletin, 30(9), 1095–1107. https://doi.org/10.1177/0146167203262085
  • Williams, K. D. (2007). Ostracism. Annual Review of Psychology, 58, 425–452. https://doi.org/10.1146/annurev.psych.58.110405.085641

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instructions: For each of the statements below, indicate the degree of your agreement or disagreement using the following scale:

1 = Strongly Disagree
2 = Moderately Disagree
3 = Neither Agree nor Disagree
4 = Moderately Agree
5 = Strongly Agree
  1. If other people don’t seem to accept me, I don’t let it bother me. (R)
  2. I try hard not to do things that will make other people avoid or reject me.
  3. I seldom worry about whether other people care about me. (R)
  4. I need to feel that there are people I can turn to in times of need.
  5. I want other people to accept me.
  6. I do not like being alone.
  7. Being apart from my friends for long periods of time does not bother me. (R)
  8. I have a strong « need to belong. »
  9. It bothers me a great deal when I am not included in other people’s plans.
  10. My feelings are easily hurt when I feel that others do not accept me.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Échelle du besoin d’appartenance (NTBS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-du-besoin-d-appartenance-ntbs-2/
Looti, Mohammed. “Échelle du besoin d’appartenance (NTBS).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-du-besoin-d-appartenance-ntbs-2/.
Looti, Mohammed. “Échelle du besoin d’appartenance (NTBS).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-du-besoin-d-appartenance-ntbs-2/.