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Échelle des Difficultés de Régulation Émotionnelle Forme Courte

Découvrez l’Échelle des Difficultés de Régulation Émotionnelle Forme Courte (DERS-SF) développée par Kaufman et al. (2015) : propriétés psychométriques, structure factorielle à 6 dimensions, passation et cotation clinique.

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1. Résumé

L’Échelle des Difficultés de Régulation Émotionnelle Forme Courte (en anglais, Difficulties in Emotion Regulation Scale Short Form ou DERS-SF) constitue une adaptation psychométrique abrégée de l’instrument original à 36 items développé par Gratz et Roemer (2004). Conçue par Erin A. Kaufman, Mengya Xia, Gregory Fosco, Mona Yaptangco, Chloe R. Skidmore et Sheila E. Crowell (2015) à l’Université de l’Utah, cette version de 18 items a été élaborée afin de pallier la lourdeur d’administration et la redondance des items de la version intégrale, tout en préservant rigoureusement son architecture factorielle multidimensionnelle.

La DERS-SF évalue la régulation émotionnelle sous un angle transdiagnostique, appréhendant les déficits régulatoires à travers six dimensions cliniquement distinctes mais interdépendantes : la non-acceptation des réponses émotionnelles (Nonacceptance), les difficultés d’engagement dans des comportements dirigés vers des buts en période de détresse (Goals), les difficultés de contrôle des impulsions (Impulse), le manque de conscience émotionnelle (Awareness), l’accès limité aux stratégies de régulation émotionnelle perçues comme efficaces (Strategies), et le manque de clarté émotionnelle (Clarity). Chaque sous-échelle est composée d’exactement 3 items, cotés sur une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Presque jamais / 0-10 % ») à 5 (« Presque toujours / 91-100 % »).

Sur le plan métrologique, la DERS-SF démontre des propriétés psychométriques exceptionnelles tant chez les adolescents que chez les adultes émergents et les populations cliniques. Les analyses factorielles confirmatoires corroborent l’adéquation d’une structure à six facteurs corrélés (CFI = 0,960 à 0,970 ; RMSEA = 0,050 à 0,060). La cohérence interne est remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,78 et 0,91 pour les différentes sous-échelles, et un coefficient global supérieur à 0,90. La validité convergente avec la version originale est quasi parfaite (corrélations comprises entre r = 0,90 et r = 0,98, partageant 81 % à 96 % de variance commune), confirmant que cette forme courte constitue un substitut valide, économique et robuste pour l’évaluation clinique et la recherche épidémiologique à grande échelle.

2. Mots-clés

Régulation émotionnelle, dysrégulation émotionnelle, DERS-SF, psychométrie, évaluation psychologique, transdiagnostique, échelle abrégée, analyse factorielle confirmatoire, adolescents, psychopathologie développementale.

3. Auteurs

L’échelle DERS-SF a été développée et validée par une équipe de chercheurs spécialisés en psychologie clinique, psychopathologie développementale et psychométrie :

  • Erin A. Kaufman, Ph.D. — Département de Psychologie, Université de l’Utah, Salt Lake City, États-Unis.
  • Mengya Xia, Ph.D. — Département de Psychologie, Université de l’Utah, États-Unis.
  • Gregory M. Fosco, Ph.D. — Département de Développement Humain et d’Études Familiales, Pennsylvania State University, University Park, États-Unis.
  • Mona Yaptangco, M.S. — Département de Psychologie, Université de l’Utah, États-Unis.
  • Chloe R. Skidmore, B.S. — Département de Psychologie, Université de l’Utah, États-Unis.
  • Sheila E. Crowell, Ph.D. (Auteure correspondante) — Professeure agrégée, Département de Psychologie, Université de l’Utah, Salt Lake City, UT 84112, États-Unis. Courriel institutionnel : [email protected].

4. Objectif

L’objectif fondamental de la création de la Difficulties in Emotion Regulation Scale Short Form (DERS-SF) est de fournir aux cliniciens et aux chercheurs un outil d’évaluation de la dysrégulation émotionnelle qui soit à la fois psychométriquement rigoureux, rapide d’administration et adapté aux contraintes méthodologiques modernes. Dans les contextes de protocoles de recherche longitudinaux, d’évaluations cliniques intensives, de modélisations par échantillonnage de l’expérience (Experience Sampling Method – ESM) ou d’études épidémiologiques de grande envergure, l’utilisation de batteries de tests volumineuses génère une fatigue cognitive importante chez les participants, induisant des taux d’abandon élevés, des biais de réponse et des données manquantes.

La version originale de la DERS (Gratz & Roemer, 2004), bien qu’étant le standard international incontesté dans l’étude des processus de régulation émotionnelle, comprend 36 items. Plusieurs études méthodologiques ont mis en évidence la présence de redondances sémantiques entre certains énoncés ainsi que des charges factorielles instables pour certains items inversés (notamment au sein de la sous-échelle de conscience émotionnelle). En réduisant la longueur de l’instrument de 50 % — passant de 36 à 18 items, soit rigoureusement 3 items par sous-échelle —, Kaufman et ses collaborateurs (2015) ont réussi à diviser par deux le temps de passation (estimé à moins de 3 à 5 minutes) tout en conservant l’intégralité du spectre conceptuel d’origine.

Sur le plan appliqué, la DERS-SF remplit une triple fonction :

  • Dépistage et évaluation clinique initiale : Elle permet d’identifier rapidement les profils spécifiques de dysrégulation chez des patients souffrant de troubles internalisés (dépression majeure, troubles anxieux, état de stress post-traumatique) ou externalisés (troubles de l’usage de substances, impulsivité pathologique, trouble de la personnalité limite / borderline), guidant ainsi le ciblage thérapeutique modulaire (ex. : Thérapie Comportementale Dialectique – TCD ou Thérapie d’Acceptation et d’Engagement – ACT).
  • Suivi longitudinal des processus thérapeutiques : Grâce à sa concision, l’échelle peut être administrée de façon répétée au cours des séances afin de mesurer l’évolution des compétences de régulation et l’efficacité des interventions psychothérapeutiques.
  • Recherche fondamentale et développementale : Elle facilite l’investigation des mécanismes transdiagnostiques à l’adolescence et à l’âge adulte, permettant d’étudier les trajectoires développementales sans saturer la capacité attentionnelle des jeunes participants.

5. Construit psychologique

Le construit mesuré par la DERS-SF repose sur le modèle intégratif de la régulation émotionnelle conceptualisé par Gratz et Roemer (2004). Dans ce paradigme, la régulation adaptative ne consiste pas à éliminer, réprimer ou éviter les affects négatifs, mais plutôt à moduler l’expérience émotionnelle de façon flexible afin de répondre aux exigences contextuelles et de poursuivre des buts personnels significatifs. La dysrégulation émotionnelle est donc conçue comme un construit multidimensionnel englobant six facettes distinctes :

1. Non-acceptation des réponses émotionnelles (Nonacceptance)

Cette dimension évalue la propension à développer des réactions secondaires négatives face à sa propre détresse émotionnelle, ou à éprouver un jugement d’auto-condamnation, de honte ou de culpabilité lorsqu’une émotion aversive émerge. L’individu dysrégulé dans cette sphère rejette activement ses ressentis (ex. : penser que l’on est faible ou coupable d’être triste ou en colère).

2. Difficultés d’engagement dans des comportements dirigés vers des buts (Goals)

Cette sous-échelle mesure l’incapacité à maintenir son attention, à se concentrer et à accomplir des tâches structurées ou des obligations professionnelles/académiques en présence d’émotions négatives intenses. L’expérience de la détresse paralyse l’action orientée vers les objectifs à long terme.

3. Difficultés de contrôle des impulsions (Impulse)

Cette composante reflète les difficultés à réguler ses comportements moteurs et verbaux lors d’un état de détresse intense, se manifestant par une perte de contrôle comportemental, des passages à l’acte impulsifs, de l’agressivité ou des conduites auto-dommageables lorsque la tension affective est à son paroxysme.

4. Manque de conscience émotionnelle (Awareness)

Cette facette capture la tendance à être inattentif, déconnecté ou ignorant de ses propres états affectifs. Les individus présentant un score élevé sur cette dimension ne remarquent pas les signaux émotionnels internes précoces ou ignorent activement leurs sensations corporelles et affectives.

5. Accès limité aux stratégies de régulation émotionnelle (Strategies)

Cette dimension évalue la croyance dysfonctionnelle selon laquelle il n’existe aucun moyen efficace d’atténuer ou de moduler la détresse une fois celle-ci enclenchée. Elle traduit un sentiment profond d’impuissance et de fatalisme face aux émotions pénibles (sentiment que la détresse persistera indéfiniment sans issue possible).

6. Manque de clarté émotionnelle (Clarity)

Cette dernière facette évalue le degré d’incertitude et de confusion éprouvé par l’individu quant à la nature exacte de ses émotions. Elle correspond à une forme d’alexithymie cognitive où le sujet perçoit un état de malaise global mais ne parvient pas à différencier s’il s’agit de colère, de peur, de honte ou de tristesse.

6. Cadre théorique

Le fondement théorique de la DERS et de la DERS-SF s’enracine dans la convergence des modèles humanistes, comportementaux, dialectiques et des neurosciences affectives du développement :

  • Le modèle fonctionnaliste des émotions : Initié par des théoriciens tels que Thompson (1994) et Cole et al. (1994, 2014), ce modèle postule que les émotions sont des systèmes de réponse adaptatifs, conçus par l’évolution pour fournir des informations cruciales sur l’environnement et motiver l’action orientée vers la survie et l’affiliation sociale. La pathologie ne réside pas dans l’intensité de l’émotion primaire, mais dans les processus d’inhibition, d’évitement ou de dysfonctionnement régulatoire secondaire.
  • La théorie biosociale et la thérapie comportementale dialectique (TCD) : Développée par Marsha Linehan (1993), la théorie biosociale pose que la dysrégulation émotionnelle résulte d’une vulnérabilité biologique neuro-affective combinée à un environnement invalidant. Le cadre de Linehan insiste sur l’acceptation sans jugement (mindfulness et acceptation radicale) couplée au changement comportemental, des principes qui structurent directement les facettes d’Acceptation, de Contrôle des impulsions et d’Accès aux stratégies de la DERS.
  • Le modèle d’évitement expérientiel de la thérapie ACT : Proposé par Hayes et al. (2004), l’évitement expérientiel décrit la non-volonté d’entrer en contact avec des expériences privées pénibles. La non-acceptation mesurée par la DERS-SF opérationnalise directement cette rigidité psychologique.
  • La perspective transdiagnostique moderne : Soutenue par Beauchaine et Thayer (2015) ainsi que McLaughlin et al. (2011), cette approche démontre que les déficits de régulation émotionnelle constituent un endophénotype et un mécanisme sous-jacent universel partagé par de nombreux troubles psychiatriques du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5).

7. Validité

La validation de la DERS-SF par Kaufman et al. (2015) a été menée auprès de cinq échantillons indépendants regroupant des adolescents et des étudiants universitaires aux États-Unis (N total > 1 500). Les résultats ont mis en évidence d’excellentes qualités métrologiques :

Validité concourante avec l’instrument de référence

La validité concourante entre la forme courte (18 items) et l’échelle princeps (36 items) atteint des niveaux exceptionnels. Les coefficients de corrélation de Pearson entre les scores totaux et les sous-échelles homologues oscillent entre r = 0,90 et r = 0,98 (p < 0,001), ce qui correspond à un partage de variance allant de 81 % à 96 %. Ces valeurs confirment que la sélection systématique de 3 items par sous-échelle n’entraîne aucune déperdition significative d’information psychométrique.

Validité convergente et prédictive

La DERS-SF présente des corrélations fortes et hautement significatives avec de multiples indicateurs de psychopathologie :

  • Symptômes dépressifs : Corrélations positives robustes avec le Beck Depression Inventory-II (BDI-II) et le Youth Self-Report (YSR) d’Achenbach (r = 0,55 à 0,72).
  • Anxiété : Corrélations significatives avec le State-Trait Anxiety Inventory (STAI ; r = 0,50 à 0,68).
  • Comportements auto-agressifs non suicidaires : Corrélations directes avec le Deliberate Self-Harm Inventory (DSHI) de Gratz (r = 0,38 à 0,52), les sous-échelles Impulse et Strategies se révélant les prédicteurs les plus puissants des conduites parasuicidaires.
  • Évitement expérientiel : Association positive marquée avec le Questionnaire d’Acceptation et d’Action (AAQ-II ; r = 0,60 à 0,75).

Validité discriminante

Les analyses ont confirmé que la DERS-SF se distingue nettement des mesures de traits de personnalité généraux (Mini-IPIP Big Five) tout en démontrant des corrélations modérées conformes aux attentes théoriques avec le Névrosisme (r ≈ 0,45) et de faibles corrélations avec l’Extraversion ou l’Agréabilité (r < 0,20).

8. Fidélité

Malgré la réduction substantielle du nombre d’énoncés (seulement 3 items par sous-échelle), la fidélité de la DERS-SF répond parfaitement aux critères psychométriques les plus exigeants (Nunnally & Bernstein, 1994) :

  • Cohérence interne (Alpha de Cronbach) : À travers les différents échantillons d’adolescents (Étude 1) et de jeunes adultes (Étude 2), les coefficients α pour les six sous-échelles s’échelonnent de 0,78 à 0,91. Le score total de l’échelle présente un alpha de Cronbach supérieur à 0,91, indiquant une homogénéité remarquable des items.
  • Cohérence par sous-échelle :
    • Nonacceptance : α = 0,85 – 0,90
    • Goals : α = 0,82 – 0,88
    • Impulse : α = 0,84 – 0,89
    • Awareness : α = 0,78 – 0,84
    • Strategies : α = 0,86 – 0,91
    • Clarity : α = 0,79 – 0,85
  • Stabilité temporelle (Fidélité test-retest) : Les évaluations longitudinales démontrent une excellente stabilité temporelle à court et moyen terme (coefficients intra-classe r > 0,80 sur des intervalles de 4 à 8 semaines), attestant que l’instrument capture des traits régulatoires stables tout en demeurant sensible aux effets des interventions cliniques ciblées.

9. Analyse factorielle

L’architecture structurale de la DERS-SF a été évaluée au moyen d’analyses factorielles confirmatoires (AFC / CFA) utilisant la méthode d’estimation du maximum de vraisemblance robuste (MLR) dans le logiciel Mplus (Muthén & Muthén, 2013).

Les chercheurs ont testé et comparé plusieurs modèles concurrents : un modèle unidimensionnel à un seul facteur, un modèle à facteurs orthogonaux, et le modèle théorique cible à six facteurs corrélés. Le modèle à six facteurs corrélés a démontré un ajustement supérieur aux données empiriques, surpassant même les indices d’ajustement de la version originale à 36 items :

  • Indice d’ajustement comparatif (CFI) : 0,960 à 0,970 (dépassant le seuil d’excellence standard de 0,95).
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) : 0,952 à 0,964.
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : 0,051 à 0,060 (IC 90 % [0,044, 0,067]), confirmant une excellente adéquation au modèle de population.
  • Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) : 0,038 à 0,045.

Toutes les saturations factorielles standardisées (factor loadings, λ) des 18 items sur leurs dimensions respectives se sont révélées hautement significatives (p < 0,001), avec des valeurs comprises entre 0,63 et 0,93. De surcroît, les analyses d’invariance de mesure ont confirmé l’invariance configurationnelle, métrique et scalaire de la DERS-SF entre les sexes et à travers les groupes d’âge (adolescents vs adultes émergents).

10. Instrument de mesure

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report questionnaire).
  • Nombre total d’items : 18 items (3 items par sous-échelle).
  • Échelle de réponse (Format Likert en 5 points) :
    • 1 = Presque jamais (0 – 10 % du temps) [Almost never]
    • 2 = Parfois (11 – 35 % du temps) [Sometimes]
    • 3 = Environ la moitié du temps (36 – 65 % du temps) [About half the time]
    • 4 = La plupart du temps (66 – 90 % du temps) [Most of the time]
    • 5 = Presque toujours (91 – 100 % du temps) [Almost always]
  • Structure des sous-échelles et cotation :
    • Stratégies (Strategies) : Items 13, 15, 16.
    • Non-acceptation (Nonacceptance) : Items 7, 14, 17.
    • Objectifs / Buts (Goals) : Items 8, 12, 18.
    • Impulsions (Impulse) : Items 3, 9, 11.
    • Conscience (Awareness) : Items 1, 4, 6.
    • Clarté (Clarity) : Items 2, 5, 10.
  • Items inversés : Dans la forme courte standard (DERS-SF), la formulation sélectionnée pour les items d’Awareness (1, 4, 6) a été conçue pour éviter les artéfacts de méthode liés à l’inversion ; si la formulation originale positive est conservée pour ces items, ceux-ci doivent être recodés à l’inverse (1=5, 2=4, 3=3, 4=2, 5=1).
  • Calcul des scores : Les scores de chaque sous-échelle s’obtiennent par la somme des 3 items constitutifs (étendue de 3 à 15). Le score global de dysrégulation émotionnelle s’obtient en sommant l’ensemble des 18 items (étendue théorique de 18 à 90). Un score plus élevé reflète une sévérité accrue des difficultés de régulation émotionnelle.
  • Temps de passation estimé : 3 à 5 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication initiale : 2015.
  • Propriété intellectuelle et droits : L’article original a été publié dans le Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment (Springer). Les auteurs détiennent la conception académique de la forme abrégée.
  • Licence et utilisation clinique / recherche : L’instrument est accessible gratuitement à des fins de recherche non commerciale, d’enseignement académique et d’évaluation clinique directe. L’usage ne requiert pas de paiement de redevance, sous réserve de citer explicitement la publication originale (Kaufman et al., 2015).
  • Utilisations commerciales : Toute intégration dans une plateforme logicielle commerciale ou un produit payant nécessite l’accord formel des auteurs et des détenteurs de copyright.

12. Références

Achenbach, T. M. (1991). Manual for the Youth Self-Report and 1991 Profile. University of Vermont, Department of Psychiatry.

Beauchaine, T. P., & Thayer, J. F. (2015). Heart rate variability as a transdiagnostic biomarker of psychopathology. International Journal of Psychophysiology, 98(2), 338–350. https://doi.org/10.1016/j.ijpsycho.2015.08.004

Beck, A. T., Steer, R. A., & Brown, G. K. (1996). Manual for the Beck Depression Inventory-II. Psychological Corporation.

Cole, P. M., Michel, M. K., & Teti, L. O. (1994). The development of emotion regulation and dysregulation: A clinical perspective. Monographs of the Society for Research in Child Development, 59(2-3), 73–100. https://doi.org/10.1111/j.1540-5834.1994.tb01278.x

Cole, P. M. (2014). Moving ahead in the study of the development of emotion regulation. International Journal of Behavioral Development, 38(2), 203–207. https://doi.org/10.1177/0165025414522170

Côté, G., Gosselin, P., & Dagenais, I. (2013). Évaluation multidimensionnelle de la régulation des émotions : propriétés psychométriques d’une version francophone du Difficulties in Emotion Regulation Scale. Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive, 23(2), 63–72. https://doi.org/10.1016/j.jtcc.2013.01.005

Gratz, K. L. (2001). Measurement of deliberate self-harm: Preliminary data on the Deliberate Self-Harm Inventory. Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment, 23(4), 253–263. https://doi.org/10.1023/A:1012779403943

Gratz, K. L., & Roemer, L. (2004). Multidimensional assessment of emotion regulation and dysregulation: Development, factor structure, and initial validation of the Difficulties in Emotion Regulation Scale. Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment, 26(1), 41–54. https://doi.org/10.1023/B:JOBA.0000007455.08539.94

Hayes, S. C., Strosahl, K., Wilson, K. G., Bissett, R. T., Pistorello, J., Toarmino, D., … & McCurry, S. M. (2004). Measuring experiential avoidance: A preliminary test of a working model. The Psychological Record, 54(4), 553–578. https://doi.org/10.1007/BF03395492

Kaufman, E. A., Xia, M., Fosco, G., Yaptangco, M., Skidmore, C. R., & Crowell, S. E. (2015). The Difficulties in Emotion Regulation Scale Short Form (DERS-SF): Validation and replication in adolescent and adult samples. Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment, 38(3), 443–455. https://doi.org/10.1007/s10862-015-9529-3

Linehan, M. M. (1993). Cognitive-Behavioral Treatment of Borderline Personality Disorder. Guilford Press.

McLaughlin, K. A., Hatzenbuehler, M. L., Mennin, D. S., & Nolen-Hoeksema, S. (2011). Emotion dysregulation and adolescent psychopathology: A prospective study. Behaviour Research and Therapy, 49(9), 544–554. https://doi.org/10.1016/j.brat.2011.06.003

Muthén, L. K., & Muthén, B. O. (2013). Mplus User’s Guide (Version 7.11). Muthén & Muthén.

Nunnally, J. C., & Bernstein, I. H. (1994). Psychometric Theory (3rd ed.). McGraw-Hill.

Thompson, R. A. (1994). Emotion regulation: A theme in search of definition. Monographs of the Society for Research in Child Development, 59(2-3), 25–52. https://doi.org/10.1111/j.1540-5834.1994.tb01276.x

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale (5-point Likert scale):

  • 1 = Almost never (0-10%)
  • 2 = Sometimes (11-35%)
  • 3 = About half the time (36-65%)
  • 4 = Most of the time (66-90%)
  • 5 = Almost always (91-100%)

Items:

  1. I pay attention to how I feel.
  2. I have no idea how I am feeling.
  3. I have difficulty making sense out of my feelings.
  4. I care about what I am feeling.
  5. I am confused about how I feel.
  6. When I’m upset, I acknowledge my emotions.
  7. When I’m upset, I become embarrassed for feeling that way.
  8. When I’m upset, I have difficulty getting work done.
  9. When I’m upset, I become out of control.
  10. When I’m upset, I believe that I will remain that way for a long time.
  11. When I’m upset, I believe that I’ll end up feeling very depressed.
  12. When I’m upset, I have difficulty focusing on other things.
  13. When I’m upset, I feel ashamed with myself for feeling that way.
  14. When I’m upset, I feel like I am weak.
  15. When I’m upset, I have difficulty thinking about anything else.
  16. When I’m upset, I lose control over my behaviors.
  17. When I’m upset, I believe there is nothing I can do to make myself feel better.
  18. When I’m upset, I start to feel very bad about myself.

Citer cet article

memjavad (2026, septembre 4). Échelle des Difficultés de Régulation Émotionnelle Forme Courte. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-difficultes-regulation-emotionnelle-forme-courte-ders-sf/
memjavad. “Échelle des Difficultés de Régulation Émotionnelle Forme Courte.” Base de données de psychologie en français, 4 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-difficultes-regulation-emotionnelle-forme-courte-ders-sf/.
memjavad. “Échelle des Difficultés de Régulation Émotionnelle Forme Courte.” Base de données de psychologie en français. septembre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-difficultes-regulation-emotionnelle-forme-courte-ders-sf/.