- 1. Résumé / Abstract
- 2. Mots-clés / Keywords
- 3. Auteurs / Authors
- 4. Objectif / Purpose
- 5. Construit psychologique / Construct
- 6. Cadre théorique / Theoretical Framework
- 7. Validité / Validity
- 8. Fidélité / Reliability
- 9. Analyse factorielle / Factor Analysis
- 10. Instrument de mesure / Instrument
- 11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- 12. Références / References
- 13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
1. Résumé / Abstract
L’Échelle des Difficultés de Régulation Émotionnelle (Difficulties in Emotion Regulation Scale, DERS), conçue et validée initialement par Kim L. Gratz et Lizabeth Roemer en 2004, représente l’un des instruments psychométriques d’auto-évaluation les plus robustes, influents et largement exploités dans le champ de la psychopathologie contemporaine et des neurosciences affectives. Cet instrument multidimensionnel a été élaboré pour opérationnaliser une conceptualisation intégrative de la régulation émotionnelle, dépassant les approches réductrices centrées exclusivement sur le contrôle ou la suppression de la valence affective négative. L’échelle évalue de manière exhaustive les déficits spécifiques observés lors d’expériences de détresse psychologique à travers 36 items répartis en six sous-échelles distinctes : la non-acceptation des réponses émotionnelles (Nonacceptance), les difficultés à s’engager dans des comportements orientés vers des buts (Goals), les difficultés de contrôle des impulsions (Impulse), le manque de conscience émotionnelle (Awareness), l’accès limité aux stratégies de régulation émotionnelle (Strategies) et le manque de clarté émotionnelle (Clarity).
Les répondants évaluent la fréquence de leurs difficultés sur une échelle ordinale de type Likert en 5 points allant de 1 (« Presque jamais / 0-10% ») à 5 (« Presque toujours / 91-100% »). Sur le plan psychométrique, le DERS démontre une cohérence interne exceptionnelle (avec des coefficients alpha de Cronbach globaux oscillant généralement entre 0,93 et 0,95, et supérieurs à 0,80 pour l’ensemble des sous-échelles), une excellente fidélité test-retest sur des intervalles temporels variés, ainsi qu’une validité de construit, convergente et discriminante solidement documentée. L’outil s’est avéré particulièrement prédictif d’un large éventail de manifestations cliniques complexes, notamment le trouble de la personnalité borderline, les conduites auto-agressives non suicidaires, les troubles des conduites alimentaires, l’abus de substances psychoactives et les troubles anxio-dépressifs.
2. Mots-clés / Keywords
Régulation émotionnelle, Dysrégulation affective, Psychométrie, Difficulties in Emotion Regulation Scale, DERS, Évaluation clinique, Trouble de la personnalité borderline, Vulnérabilité cognitive, Analyse factorielle, Validation transculturelle, Impulsivité, Clarté émotionnelle.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été élaboré par des chercheuses de premier plan dans le domaine des sciences cliniques et comportementales :
- Kim L. Gratz, Ph.D. : Professeure et directrice du Département de Psychologie à l’Université de Toledo (Ohio, États-Unis). Spécialiste mondialement reconnue de l’étude de la dysrégulation émotionnelle, des comportements d’automutilation non suicidaires et du trouble de la personnalité borderline. Contact institutionnel : [email protected].
- Lizabeth Roemer, Ph.D. : Professeure de psychologie clinique à l’Université du Massachusetts à Boston (UMass Boston, États-Unis). Ses recherches pionnières se concentrent sur l’intersection entre l’anxiété généralisée, la pleine conscience, l’acceptation émotionnelle et les thérapies comportementales basées sur l’acceptation. Contact institutionnel : [email protected].
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental ayant présidé au développement de la Difficulties in Emotion Regulation Scale (DERS) réside dans la nécessité de combler une lacune conceptuelle et méthodologique majeure au sein de la psychologie clinique et des sciences affectives. Avant les travaux fondateurs de Gratz et Roemer (2004), la majorité des instruments disponibles abordaient la régulation des émotions sous un prisme unidimensionnel ou restrictif, assimilant quasi systématiquement la régulation adaptative à la diminution de l’intensité émotionnelle, à la réévaluation cognitive (cognitive reappraisal) ou à l’inhibition des états affectifs désagréables. Or, une telle perspective négligeait le rôle fonctionnel intrinsèque des émotions en tant que signaux adaptatifs et systèmes de guidage motivationnel.
Le DERS a donc été conçu pour opérationnaliser une définition globale et intégrative de la régulation émotionnelle qui englobe :
- La conscience et la compréhension réflexive des états internes ;
- L’acceptation inconditionnelle des réponses émotionnelles, sans jugement péjoratif ni autocritique destructive ;
- La capacité à moduler l’impulsivité et à inhiber les comportements inappropriés sous forte activation affective ;
- L’aptitude à maintenir des conduites finalisées et orientées vers des objectifs personnels malgré la détresse ;
- La flexibilité d’accès à un répertoire de stratégies comportementales et cognitives permettant d’atténuer la durée ou l’acuité de l’état affectif sans recourir à l’évitement expérientiel.
En contexte de recherche clinique, le DERS permet d’étudier les mécanismes étiologiques et de maintien sous-jacents aux pathologies de l’axe affectif. L’échelle est largement mobilisée pour évaluer l’efficacité différentielle des psychothérapies de troisième vague, notamment la Thérapie Comportementale Dialectique (TCD / DBT) de Marsha Linehan et la Thérapie d’Acceptation et d’Engagement (ACT). Sur le plan clinique individuel, le profil obtenu aux six sous-échelles offre au praticien une cartographie diagnostique fine permettant de cibler les modules thérapeutiques : un score élevé à la sous-échelle Awareness orientera vers des interventions psychoéducatives et de pleine conscience, tandis qu’une élévation sur Nonacceptance nécessitera un travail approfondi sur la défusion cognitive et l’auto-compassion.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par le DERS repose sur une structure hexadimensionnelle hiérarchisée, articulant un facteur général de dysrégulation affective et six composantes spécifiques :
1. Non-acceptation des réponses émotionnelles (Nonacceptance – 6 items)
Cette dimension mesure la tendance à éprouver des réactions secondaires négatives face à sa propre détresse émotionnelle (par exemple, éprouver de la honte, de la culpabilité, de la colère dirigée contre soi ou un sentiment de faiblesse personnelle lorsque l’on ressent une émotion négative). Un individu présentant un score élevé sur cette dimension rejette activement ses affects primaires et s’engage dans une méta-évaluation punitive de son propre ressenti psychologique.
2. Difficulté à s’engager dans des comportements orientés vers des buts (Goals – 5 items)
Cette sous-échelle évalue les entraves rencontrées dans la concentration, l’attention soutenue et l’accomplissement des tâches quotidiennes ou professionnelles lorsqu’un état affectif négatif est déclenché. Le sujet éprouve une désorganisation exécutive majeure, ses ressources attentionnelles étant entièrement monopolisées par la détresse ressentie.
3. Difficultés de contrôle des impulsions (Impulse – 6 items)
Cette facette quantifie l’incapacité perçue à réguler et à inhiber ses comportements moteurs face à un débordement émotionnel. Elle reflète le sentiment de perte de contrôle comportemental, menant fréquemment à des agissements impulsifs, potentiellement dommageables ou destructeurs, en réponse à une émotion vive.
4. Manque de conscience émotionnelle (Awareness – 6 items, tous inversés)
Cette dimension évalue le degré d’inattention ou de désengagement à l’égard de ses propres états affectifs. Les individus présentant un déficit sur cette composante ont tendance à ignorer, minimiser ou ne pas accorder d’importance à leurs signaux émotionnels internes.
5. Accès limité aux stratégies de régulation émotionnelle (Strategies – 8 items)
Elle reflète la croyance dysfonctionnelle selon laquelle il n’existe aucun moyen efficace pour moduler ou atténuer un état de détresse une fois celui-ci installé. Les sujets obtiennent des scores élevés lorsqu’ils se sentent impuissants (helplessness affectif), convaincus que la détresse persistera indéfiniment ou qu’ils ne peuvent que s’enliser passivement dans la souffrance.
6. Manque de clarté émotionnelle (Clarity – 5 items)
Cette composante évalue la difficulté à identifier, différencier et décoder avec précision la nature exacte des émotions ressenties (analogue au concept d’alexithymie cognitive). Le sujet sait qu’il éprouve un inconfort affectif, mais demeure incapable de discerner s’il s’agit de tristesse, de colère, de peur ou de déception.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le socle conceptuel du DERS s’enracine dans la théorie bio-sociale de la régulation émotionnelle (Linehan, 1993), la théorie fonctionnaliste des émotions (Frijda, 1986 ; Campos et al., 1994) ainsi que les modèles d’acceptation et de pleine conscience (Hayes et al., 1999). Selon la perspective fonctionnaliste, les émotions ne constituent pas des perturbations irrationnelles du fonctionnement psychique, mais plutôt des réponses adaptatives et coordonnées de l’organisme, conçues pour mobiliser les ressources physiologiques et comportementales face aux défis de l’environnement.
Dans ce modèle théorique intégratif, la régulation émotionnelle réussie ne consiste pas à éliminer les affects pénibles mais implique :
- La flexibilité fonctionnelle : L’aptitude à ajuster ses stratégies de régulation en fonction des exigences contextuelles plutôt que de s’appuyer de manière rigide sur un seul mécanisme ;
- La tolérance à la détresse : La capacité à faire l’expérience d’affects aversifs sans chercher immédiatement à les fuir par des conduites d’échappement dommageables (consommation de substances, crises de boulimie, scarifications) ;
- L’alignement avec les valeurs : Le maintien d’actions orientées vers des buts valorisés à long terme en dépit de la présence transitoire d’une douleur psychologique.
Gratz et Roemer ont ainsi rompu avec la tradition psychologique qui opposait schématiquement raison et émotion, pour proposer un modèle où la dysrégulation découle de l’interférence conflictuelle entre l’expérience émotionnelle et les tentatives inadaptées de contrôle ou de suppression de celle-ci.
7. Validité / Validity
Les investigations psychométriques menées à travers le monde ont confirmé les multiples facettes de la validité du DERS :
Validité convergente
Le DERS présente des corrélations positives statistiquement significatives et élevées avec des mesures établies d’alexithymie (telles que la Toronto Alexithymia Scale / TAS-20, $r = 0,60$ à $0,72$), d’évitement expérientiel mesuré par l’AAQ-II ($r = 0,65$ à $0,78$), ainsi qu’avec des indices d’affectivité négative et de dépression (BDI-II, $r = 0,55$ à $0,68$). De surcroît, des corrélations négatives robustes sont systématiquement rapportées avec l’échelle de réévaluation cognitive du Emotion Regulation Questionnaire (ERQ ; Gross & John, 2003) et les inventaires de pleine conscience (MAAS, FFMQ).
Validité discriminante
L’instrument démontre une excellente capacité à distinguer la dysrégulation émotionnelle de traits de personnalité généraux non pathologiques. Il discrimine avec précision les échantillons cliniques (patients diagnostiqués avec un trouble de la personnalité borderline, un trouble bipolaire ou un état de stress post-traumatique) des populations non cliniques, les cohortes cliniques affichant des scores globaux et dimensionnels significativement supérieurs ($p < 0,001$).
Validité prédictive
De nombreuses études longitudinales et expérimentales démontrent que les scores élevés au DERS prédisent de manière autonome l’apparition de comportements d’automutilation, la rechute dans les addictions aux substances, la sévérité des crises de boulimie nerveuse et l’abandon prématuré de la psychothérapie.
8. Fidélité / Reliability
La consistance interne et la stabilité temporelle du DERS ont été rigoureusement établies au sein de populations diverses :
- Consistance interne (Cohérence globale) : Dans l’étude princeps de Gratz et Roemer (2004), le score total du DERS affichait un coefficient alpha de Cronbach de $lpha = 0,93$. Les études de réplication indépendantes rapportent régulièrement des valeurs de $lpha$ comprises entre $0,92$ et $0,96$.
- Consistance interne par sous-échelle :
- Nonacceptance : $lpha = 0,85$ à $0,90$
- Goals : $lpha = 0,82$ à $0,89$
- Impulse : $lpha = 0,86$ à $0,91$
- Awareness : $lpha = 0,80$ à $0,87$
- Strategies : $lpha = 0,88$ à $0,92$
- Clarity : $lpha = 0,80$ à $0,86$
- Fidélité test-retest : Dans l’échantillon originel, sur une période de 4 à 8 semaines, le coefficient de corrélation intraclasse test-retest pour le score global était de $r = 0,88$ ($p < 0,001$), avec des coefficients pour les sous-échelles oscillant entre $0,57$ et $0,89$, démontrant une remarquable stabilité temporelle du construit chez l’adulte.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Lors de la phase de développement de l’instrument, Gratz et Roemer (2004) ont conduit une analyse factorielle exploratoire (AFE) par extraction en axes principaux avec rotation oblique (Promax) sur un pool initial de 43 items administrés à 357 étudiants universitaires. Les critères d’arrêt (valeurs propres supérieures à 1 selon le critère de Kaiser et examen du diagramme d’éboulis de Cattell) ont nettement mis en évidence une structure à six facteurs expliquant une part substantielle de la variance totale :
- Tous les items conservés dans la version finale à 36 items présentaient des saturations factorielles primaires supérieures à $0,40$ sur leur facteur assigné, sans saturation croisée majeure (> 0,30 sur un facteur secondaire).
- Des analyses factorielles confirmatoires (AFC) ultérieures, conduites sur des échantillons cliniques et communautaires massifs (notamment Perez et al., 2012 ; Fowler et al., 2014), ont validé l’adéquation du modèle hexadimensionnel avec des indices d’ajustement hautement satisfaisants (RMSEA $le 0,05$ ; CFI $ge 0,92$ ; TLI $ge 0,91$).
- Certains débats méthodologiques récents ont examiné l’opportunité d’un modèle bifactoriel (un facteur général ‘G’ de dysrégulation couplé à 6 facteurs spécifiques) ou ont discuté du statut particulier de la sous-échelle Awareness, qui sature parfois plus faiblement sur le facteur global chez les adolescents, tout en demeurant une composante clinique indispensable.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (Self-report questionnaire).
- Population cible : Adultes et adolescents (dès 12-14 ans avec adaptations validées, telles que le DERS-A).
- Nombre total d’items : 36 propositions affirmatives.
- Durée moyenne de passation : 7 à 10 minutes.
- Échelle de réponse : Échelle ordinale de type Likert en 5 points :
- 1 = Almost never (0-10%) [Presque jamais]
- 2 = Sometimes (11-35%) [Parfois]
- 3 = About half the time (36-65%) [Environ la moitié du temps]
- 4 = Most of the time (66-90%) [La plupart du temps]
- 5 = Almost always (91-100%) [Presque toujours]
- Règles de cotation et inversion :
- Items inversés (Recodage 1=5, 2=4, 3=3, 4=2, 5=1) : Items 1, 2, 6, 7, 8, 10, 17, 20, 22, 24, 34 (dans la configuration originale de Gratz & Roemer 2004 : Awareness = 2R, 6R, 8R, 10R, 17R, 34R ; Clarity = 1R, 4, 5, 7R, 9 ; Goals = 13, 18, 20R, 26, 33 ; Impulse = 3, 14, 19, 24, 27, 32 ; Nonacceptance = 11, 12, 21, 23, 25, 29 ; Strategies = 15, 16, 22R, 28, 30, 31, 35, 36).
- Calcul des scores : On calcule la somme des items pour chaque sous-échelle ainsi qu’un score global total (variant de 36 à 180). Un score global élevé reflète des difficultés plus sévères de régulation émotionnelle.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’échelle DERS a été publiée en 2004 dans la revue scientifique à comité de lecture Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment. Dans le cadre de la recherche scientifique académique et de la pratique clinique non commerciale, l’instrument est généralement mis à disposition à titre gracieux par les auteurs sous réserve de citation appropriée de l’article princeps de Gratz et Roemer (2004). Pour toute exploitation commerciale, traduction officielle ou intégration dans des plateformes logicielles propriétaires, il est impératif d’obtenir l’autorisation écrite auprès des détenteurs de droits et éditeurs légaux.
12. Références / References
- Campos, J. J., Mumme, D. L., Kermoian, R., & Campos, R. G. (1994). A functionalist perspective on the nature of emotion. Monographs of the Society for Research in Child Development, 59(2‐3), 284–303. https://doi.org/10.1111/j.1540-5834.1994.tb01289.x
- Fowler, J. C., Charak, R., Elhai, J. D., Allen, J. G., Frueh, B. C., & Oldham, J. M. (2014). Construct validity and factor structure of the Difficulties in Emotion Regulation Scale among adults with severe mental illness. Journal of Psychiatric Research, 58, 175–180. https://doi.org/10.1016/j.jpsychires.2014.07.029
- Frijda, N. H. (1986). The emotions. Cambridge University Press.
- Gratz, K. L., & Roemer, L. (2004). Multidimensional assessment of emotion regulation and dysregulation: Development, factor structure, and initial validation of the Difficulties in Emotion Regulation Scale. Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment, 26(1), 41–54. https://doi.org/10.1023/B:JOBA.0000007455.08539.94
- Gross, J. J., & John, O. P. (2003). Individual differences in two emotion regulation processes: Implications for affect, relationships, and well-being. Journal of Personality and Social Psychology, 85(2), 348–362. https://doi.org/10.1037/0022-3514.85.2.348
- Hayes, S. C., Strosahl, K. D., & Wilson, K. G. (1999). Acceptance and commitment therapy: An experiential approach to behavior change. Guilford Press.
- Linehan, M. M. (1993). Cognitive-behavioral treatment of borderline personality disorder. Guilford Press.
- Perez, J., Venta, A., & Sharp, C. (2012). The Difficulties in Emotion Regulation Scale: Factor structure and association with psychiatric symptoms in an adolescent inpatient sample. Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment, 34(3), 393–404. https://doi.org/10.1007/s10862-012-9293-8
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale:
5-point Likert scale: 1 = Almost never (0-10%), 2 = Sometimes (11-35%), 3 = About half the time (36-65%), 4 = Most of the time (66-90%), 5 = Almost always (91-100%)
- I am clear about my feelings.
- I pay attention to how I feel.
- I experience my emotions as overwhelming and out of control.
- I have no idea how I am feeling.
- I have difficulty making sense out of my feelings.
- I am attentive to my feelings.
- I know exactly how I am feeling.
- I care about what I am feeling.
- I am confused about how I feel.
- When I’m upset, I acknowledge my emotions.
- When I’m upset, I become angry with myself for feeling that way.
- When I’m upset, I become embarrassed for feeling that way.
- When I’m upset, I have difficulty getting work done.
- When I’m upset, I become out of control.
- When I’m upset, I believe that I will remain that way for a long time.
- When I’m upset, I believe that I’ll end up feeling very depressed.
- When I’m upset, I believe that my feelings are valid and important.
- When I’m upset, I have difficulty focusing on other things.
- When I’m upset, I feel out of control.
- When I’m upset, I can still get things done.
- When I’m upset, I feel ashamed with myself for feeling that way.
- When I’m upset, I know that I can find a way to eventually feel better.
- When I’m upset, I feel like I am weak.
- When I’m upset, I feel like I can remain in control of my behaviors.
- When I’m upset, I feel guilty for feeling that way.
- When I’m upset, I have difficulty concentrating.
- When I’m upset, I have difficulty controlling my behaviors.
- When I’m upset, I believe there is nothing I can do to make myself feel better.
- When I’m upset, I become irritated with myself for feeling that way.
- When I’m upset, I start to feel very bad about myself.
- When I’m upset, I believe that wallowing in it is all I can do.
- When I’m upset, I lose control over my behaviors.
- When I’m upset, I have difficulty thinking about anything else.
- When I’m upset, I take time to figure out what I’m really feeling.
- When I’m upset, it takes me a long time to feel better.
- When I’m upset, my emotions feel overwhelming.