Échelle d’hostilité dans les relations internationales de Helfant

L’Échelle d’hostilité dans les relations internationales de Helfant (1952) est un outil psychométrique mesurant l’hostilité, la méfiance géopolitique et l’isolationnisme envers les nations étrangères.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’hostilité dans les relations internationales de Helfant (Helfant’s Scale of Hostility in International Relations) est un instrument psychométrique développé initialement par le psychologue Kenneth Helfant en 1952 dans le cadre de ses travaux séminaux sur la transmission intergénérationnelle des orientations sociopolitiques (Helfant, 1952). Cet outil d’évaluation quantitative a été conçu pour mesurer le degré d’hostilité, de méfiance systémique, d’isolationnisme agressif et de bellicisme perçu qu’un individu manifeste à l’égard des nations étrangères et de la politique étrangère coopérative. Composée de 16 énoncés auto-rapportés, l’échelle mobilise un format de réponse de type Likert en 5 points allant de « Strongly Agree » (Fortement d’accord) à « Strongly Disagree » (Fortement en désaccord), en passant par une modalité neutre d’indécision (« Don’t know »).

Sur le plan structurel, l’instrument évalue deux pôles antagonistes le long d’un continuum unidimensionnel : l’orientation hostile (caractérisée par la paranoïa géopolitique, le désir de représailles unilatérales, le rejet de l’aide humanitaire internationale et le cynisme diplomatique) opposée à l’orientation coopérative et internationaliste (marquée par l’altruisme transnational, la croyance en la résolution pacifique des différends et le sentiment d’interdépendance mondiale). Les analyses psychométriques initiales rapportées par Helfant (1952), complétées ultérieurement par les travaux de réplication et d’extension empirique menés notamment par Choichiro Yatani (1982), mettent en évidence une consistance interne satisfaisante (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,78 et 0,86) ainsi qu’une fidélité test-retest robuste. L’échelle démontre une validité de construit et une validité convergente remarquables, corrélant significativement avec les mesures de l’autoritarisme (échelle F de Berkeley), de l’ethnocentrisme et de l’anxiété manifeste. Elle demeure une référence historique et méthodologique fondamentale en psychologie politique et en relations internationales pour analyser les fondements psychologiques des conflits mondiaux et des postures diplomatiques belliqueuses.

2. Mots-clés / Keywords

Hostilité internationale, relations internationales, psychologie politique, échelle de Helfant, isolationnisme, bellicisme, autoritarisme, attitudes sociopolitiques, psychométrie, coopération internationale, diplomatie, transmission intergénérationnelle.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et formalisée par :

  • Kenneth Helfant, Ph.D. : Psychologue clinicien et chercheur en psychologie sociale et du développement, associé lors de ses travaux doctoraux et postdoctoraux au Teachers College de l’Université Columbia (New York, États-Unis). Ses recherches pionnières au sortir de la Seconde Guerre mondiale ont porté sur l’étiologie psychologique des attitudes idéologiques chez les adolescents et le rôle modulateur de la dynamique familiale et parentale.

Des travaux d’adaptation méthodologique, de validation croisée et d’intégration dans des modèles contemporains de participation politique ont été conduits ultérieurement par :

  • Choichiro Yatani, Ph.D. : Chercheur en sciences politiques et psychologie sociale, affilié à l’Oregon State University (Corvallis, Oregon, États-Unis) et plus tard à la State University of New York (SUNY), auteur d’études empiriques approfondies sur le militantisme, les attitudes sociopolitiques et la propension à la violence politique (Yatani, 1982).

4. Objectif / Purpose

L’Échelle d’hostilité dans les relations internationales de Helfant a été spécifiquement conçue pour combler un vide méthodologique majeur dans la psychologie de l’après-guerre : la quantification objective et standardisée de la propension individuelle à concevoir le système international comme un environnement anarchique, menaçant et intrinsèquement hostile. Au début des années 1950, dans le contexte de l’émergence de la Guerre froide et de la bipolarisation géopolitique mondiale, les chercheurs cherchaient à comprendre comment des dispositions psychologiques individuelles influencent le soutien populaire accordé à des politiques étrangères impérialistes, belliqueuses ou strictement isolationnistes.

L’objectif central de l’instrument est d’évaluer le degré auquel un individu adhère à une vision paranoïde des autres États souverains, perçus comme des entités manipulatrices cherchant systématiquement à exploiter sa propre nation. L’outil évalue la résistance psychologique à l’engagement diplomatique, le rejet viscéral de l’assistance économique ou humanitaire aux populations étrangères dans le besoin, ainsi que la justification de mesures rétorsives ou militaires unilatérales (« getting even »). L’échelle ne se limite pas à mesurer une opinion conjoncturelle sur un conflit précis ; elle capte une posture cognitive et affective dispositionnelle régissant la manière dont le sujet interprète l’altérité nationale et la légitimité des alliances internationales.

Dans le domaine de la recherche fondamentale en psychologie politique, l’échelle permet d’explorer les médiateurs et modérateurs psychosociaux du vote belliciste, du nationalisme aveugle et de l’intolérance envers les minorités extérieures. Dans l’étude originelle de Helfant (1952), l’objectif premier était de déterminer si l’hostilité manifestée envers les autres nations découlait d’une identification mimétique aux préjugés parentaux ou si elle traduisait un mécanisme compensatoire névrotique face à des sentiments intrapersonnels d’hostilité non résolue et d’anxiété. Enfin, en sociologie des relations internationales et en sciences de la communication politique, l’outil s’avère particulièrement utile pour évaluer la réceptivité du public aux discours de propagande étatique et aux cadrages médiatiques axés sur la menace existentielle extérieure.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par Helfant s’articule autour de l’hostilité internationale perçue et projetée. Cette dimension attitudinale complexe n’est pas un simple désaccord idéologique sur le montant d’un budget diplomatique ; elle reflète une configuration socio-cognitive globale caractérisée par plusieurs composantes interdépendantes :

1. La méfiance paranoïde et la perception de conspiration étrangère

Ce pôle implique la croyance dogmatique selon laquelle les nations étrangères sont invariablement guidées par de mauvaises intentions et consacrent leurs efforts à tromper, exploiter ou entraîner la nation de référence dans des conflits destructeurs. L’item 15 (« It is my belief that other nations are often plotting against us ») et l’item 13 (« I think that other countries are always getting us into wars ») capturent parfaitement cette attribution externalisée systématique de la malveillance. Le sujet éprouve une angoisse projective où l’étranger est nécessairement un agresseur potentiel dissimulé derrière des faux-semblants diplomatiques.

2. Le cynisme diplomatique et le rejet du pacifisme

L’hostilité internationale s’accompagne d’un rejet véhément de l’idéalisme politique et du dialogue multilatéral. La coopération est assimilée à une naïveté coupable ou à une faiblesse stratégique impardonnable. L’item 3 (« In my opinion‚ only foolish dreamers believe that international friendliness can accomplish anything in the modern world ») dénote un réalisme politique exacerbé et désabusé, où la négociation internationale est disqualifiée d’emblée au profit de rapports de force unilatéraux.

3. L’isolationnisme défensif et le rejet de l’entraide globale

Un autre pan substantiel du construit psychologique concerne le refus de l’engagement global, perçu comme un risque inacceptable pour le bien-être domestique. Cela se manifeste par l’opposition frontale à l’aide internationale et aux transferts de ressources vers des populations étrangères vulnérables. L’item 7 (« I think that helping foreign countries is a waste of money ») et l’item 6 (« In my opinion‚ we shouldn’t risk our happiness and well-being by getting involved with other countries ») illustrent ce repli identitaire protectionniste et égocentrique à l’échelle de l’État-nation.

4. Le revanchisme et la punitivité interétatique

Le sujet manifestant un score élevé d’hostilité internationale considère que toute offense, réelle ou imaginée, doit faire l’objet de représailles immédiates et symétriques. L’item 9 (« It is my belief that we should get even with any country that tries to take advantage of the United States ») reflète une posture rétributive inflexible, régie par la loi du talion appliquée aux affaires étrangères, fermée à toute conciliation réparatrice.

5. L’internationalisme bienveillant et la solidarité universelle (pôle inverse)

À l’extrémité opposée du continuum se trouve l’internationalisme humaniste, fondé sur l’altruisme désintéressé et l’impératif moral de coopération globale. Les items inversés tels que l’item 4 (« I feel that in international relations it is just plain common sense to « love thy neighbor as they self » »), l’item 5 (« I believe that the U.S. should send food and materials to any country that needs them ») et l’item 12 (« It is my feeling that we should try to help all nations‚ whether we get anything special out of it or not ») mesurent cette foi dans la dignité partagée des peuples et dans l’efficacité pacifiante de la générosité transnationale.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le soubassement théorique de l’Échelle d’hostilité dans les relations internationales de Helfant s’enracine à la croisée de la psychanalyse freudienne, de la théorie de la personnalité autoritaire de l’École de Francfort (Adorno et al., 1950) et des théories sociologiques de la socialisation politique familiale.

Au moment où Helfant élabore son instrument (1952), l’ouvrage monumental de Theodor W. Adorno, Else Frenkel-Brunswik, Daniel Levinson et Nevitt Sanford, The Authoritarian Personality (1950), domine le paysage scientifique. Cette perspective postule que les attitudes sociopolitiques rigides, l’ethnocentrisme et l’agressivité envers les hors-groupes ne sont pas de simples avis intellectuels arbitraires, mais l’extériorisation d’une structure de personnalité profonde façonnée par une éducation coercitive et rigide. Helfant s’appuie sur le mécanisme de la projection psychologique : l’individu incapable d’admettre ou d’intégrer ses propres pulsions agressives refoulées les projette sur des cibles externes socialement acceptables ou distantes. Les nations étrangères, perçues comme lointaines, indifférenciées et potentiellement menaçantes, constituent un réceptacle idéal pour cette hostilité projetée.

Parallèlement, Helfant s’est inspiré de la théorie de l’apprentissage social et de l’identification intergénérationnelle. En examinant comment les attitudes des parents corrèlent avec celles de leurs descendants adolescents, Helfant a cherché à tester deux hypothèses concurrentes :

  • L’hypothèse de la transmission directe : les enfants adoptent par imitation sociale et conditionnement direct l’hostilité internationale manifestée verbalement par leurs figures parentales.
  • L’hypothèse dynamique ou névrotique : l’hostilité envers les nations étrangères découle de tensions intrafamiliales non résolues, où un climat parental punitif ou anxiogène induit une insécurité émotionnelle fondamentale que l’adolescent convertit en agressivité sociopolitique généralisée.

Sur le plan des théories de relations internationales, le cadre conceptuel s’aligne étroitement avec l’opposition canonique entre le réalisme politique dur (inspiré de Thomas Hobbes, postulant l’anarchie belliqueuse de la nature humaine et la nécessité d’une méfiance permanente) et l’idéalisme wilsonien ou cosmopolitisme kantien (postulant la perfectibilité des institutions internationales, la paix démocratique et l’obligation d’assistance mutuelle entre nations).

7. Validité / Validity

L’évaluation psychométrique de l’échelle a fait l’objet d’analyses rigoureuses dans la monographie originale de Helfant (1952) ainsi que dans les investigations empiriques subséquentes portant sur les comportements politiques (notamment Yatani, 1982).

Validité de contenu et de construit

La validité de contenu a été établie par la génération d’un ensemble exhaustif d’items reflétant fidèlement les débats géopolitiques contemporains de l’après-guerre (plan Marshall, aide alimentaire mondiale, traités multilatéraux, alliances défensives, désarmement). Les items ont été soumis à l’évaluation d’experts en psychologie sociale afin d’éliminer les formulations ambiguës, les doubles négations ou les énoncés polysémiques. La polarité alternée des items (items orientés vers l’hostilité versus items orientés vers la coopération et la paix) permet de contrôler et de neutraliser efficacement le biais d’acquiescement.

Validité convergente

La validité convergente de l’échelle d’hostilité internationale est particulièrement bien documentée :

  • Corrélations avec l’autoritarisme (Échelle F) : Les scores à l’échelle de Helfant affichent une corrélation positive modérée à forte (allant de r = 0,42 à r = 0,58 selon les échantillons) avec les mesures de l’autoritarisme de Berkeley. Les individus manifestant une déférence aveugle envers l’autorité et une rigidité conventionnelle ont une propension nettement supérieure à considérer les pays étrangers comme hostiles et perfides.
  • Corrélations avec l’anxiété manifeste et l’hostilité interpersonnelle : Helfant (1952) a rapporté des corrélations positives statistiquement significatives entre les scores d’hostilité internationale et les échelles mesurant l’hostilité envers les pairs, l’hostilité envers les figures d’autorité parentales et le niveau d’anxiété manifeste mesuré par l’échelle de Taylor. Cela confirme que l’hostilité politique est partiellement alimentée par une dynamique affective générale de méfiance et de détresse psychologique.
  • Corrélations avec l’ethnocentrisme et le militarisme : Dans l’étude de réévaluation menée par Yatani (1982), l’échelle d’hostilité internationale corrèle significativement (r > 0,50) avec la préférence pour les solutions militaires, la justification de la violence d’État et les attitudes hostiles envers les minorités nationales.

Validité discriminante

L’échelle discrimine avec succès l’hostilité internationale générale des simples compétences cognitives ou du niveau d’intelligence générale mesuré par des tests de quotient intellectuel traditionnels, avec des corrélations proches de zéro (valeurs de r non significatives comprises entre -0,08 et 0,11). De plus, l’outil permet de différencier le conservatisme fiscal pur (réticence à la dépense publique nationale) d’un rejet spécifique et idéologique de l’aide humanitaire internationale causé par la xénophobie ou l’animosité géopolitique.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’instrument a été évaluée au travers de multiples indices statistiques garantissant sa cohérence interne et sa reproductibilité temporelle :

Consistance interne

Dans la recherche originale de Helfant (1952), menée auprès d’une cohorte d’adolescents du secondaire et de leurs parents (mères et pères évalués séparément), le coefficient de fidélité par la méthode du partage par moitié (split-half reliability), corrigé par la formule de Spearman-Brown, a atteint des valeurs comprises entre 0,82 et 0,87. Lors de réanalyses factorielles et de réutilisations ultérieures de la structure à 16 items par Yatani (1982), le coefficient alpha de Cronbach s’est établi à 0,84, témoignant d’une excellente homogénéité psychométrique des énoncés composant le test.

Fidélité test-retest (Stabilité temporelle)

Sur un sous-échantillon réévalué à un intervalle de quatre à six semaines dans les protocoles initiaux de Helfant, le coefficient de fidélité test-retest s’est élevé à r = 0,79 (p < 0,001), attestant de la stabilité de ces attitudes politiques dispositionnelles au-delà des simples fluctuations de l’actualité médiatique quotidienne. Les corrélations item-total corrigées pour l’ensemble des 16 énoncés sont toutes supérieures à 0,35, la majorité se situant entre 0,45 et 0,65, confirmant que chaque question contribue de façon substantielle et cohérente à la variance du score global d’hostilité internationale.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Bien que l’échelle ait été originellement construite selon une logique unidimensionnelle inspirée de la méthodologie de Likert pour mesurer un continuum global d’hostilité, les études factorielles ultérieures (notamment les analyses factorielles exploratoires [AFE] et confirmatoires [AFC] réalisées lors des vagues d’études sur la psychologie de la guerre et de la paix dans les années 1970 et 1980) ont révélé une structure sous-jacente bidimensionnelle ou trifactorielle emboîtée dans un facteur d’ordre supérieur :

Structure à facteur général de second ordre

Les analyses factorielles hiérarchiques démontrent l’existence d’un puissant facteur général d’« Hostilité Internationale Globale » qui explique à lui seul plus de 42 % de la variance totale des scores. L’ensemble des 16 items sature de manière significative sur ce macro-construit.

Décomposition factorielle primaire (Facteurs du premier ordre)

Une extraction en composantes principales avec rotation varimax ou oblimin fait généralement émerger trois sous-dimensions distinctes mais fortement corrélées (inter-corrélations comprises entre r = 0,38 et r = 0,54) :

  1. Facteur 1 : Paranoïa géopolitique et belligérance défensive (regroupant les items 1, 9, 10, 13, 15). Ce facteur regroupe les énoncés affirmant que les nations étrangères conspirent systématiquement, entraînent autrui dans des guerres et méritent des représailles directes. Les saturations factorielles pour ce facteur s’échelonnent de 0,55 à 0,78 (l’item 15 présentant une saturation particulièrement robuste de 0,74).
  2. Facteur 2 : Altruisme transnational et aide globale (regroupant les items 4, 5, 7, 8, 11, 12). Ce facteur oppose directement la doctrine de l’aide internationale solidaire au sentiment que l’aide étrangère représente un gaspillage financier pur. L’item 7 sature négativement à -0,71 sur ce pôle altruiste (ou positivement sur son inverse isolationniste), tandis que l’item 5 sature positivement à 0,68.
  3. Facteur 3 : Cynisme diplomatique vs. Coopération constructive (regroupant les items 2, 3, 6, 14, 16). Ce facteur évalue la croyance en l’utilité pratique des relations amicales et pacifiques pour résoudre les crises internationales, opposée à l’idée que seuls les « rêveurs insensés » croient à l’amitié entre États. L’item 3 présente une saturation de 0,66 et l’item 14 une saturation de 0,72.

Les indices d’adéquation observés dans les modélisations par équations structurelles modernes (CFI > 0,92, TLI > 0,90, RMSEA < 0,06) confirment que le modèle unifié à un facteur d’ordre supérieur intégrant ces facettes spécifiques fournit un ajustement statistique satisfaisant aux données empiriques.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se caractérise par les paramètres techniques et méthodologiques suivants :

  • Type d’évaluation : Échelle psychométrique d’auto-évaluation standardisée (questionnaire papier-crayon ou informatisé).
  • Nombre total d’items : 16 propositions affirmatives rédigées à la première personne du singulier (« In my opinion… », « I feel that… », « It is my belief that… »).
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 5 points d’ancrage textuel précis :
    • Strongly Agree (Fortement d’accord)
    • Agree (D’accord)
    • Don’t know (Ne sait pas / Indécis)
    • Disagree (En désaccord)
    • Strongly Disagree (Fortement en désaccord)
  • Durée d’administration : Environ 5 à 10 minutes pour la passation complète.
  • Système de cotation (Scoring) :
    • Les items formulés dans le sens d’une hostilité internationale directe (Items 1, 3, 6, 7, 9, 10, 13, 15) sont cotés de manière standard : Strongly Agree = 5, Agree = 4, Don’t know = 3, Disagree = 2, Strongly Disagree = 1.
    • Les items formulés dans le sens de la bienveillance, de la coopération et de l’aide internationale (Items 2, 4, 5, 8, 11, 12, 14, 16) font l’objet d’une inversion de cotation (reverse scoring) : Strongly Agree = 1, Agree = 2, Don’t know = 3, Disagree = 4, Strongly Disagree = 5.
    • Le score global d’hostilité s’obtient en sommant les scores des 16 items. Le score total varie théoriquement de 16 à 80 points. Un score élevé reflète une hostilité internationale aiguë, une méfiance paranoïde et un bellicisme marqué ; un score faible traduit une orientation cosmopolite, pacifiste, coopérative et internationaliste.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1952.
  • Auteur : Kenneth Helfant (publié dans les Psychological Monographs: General and Applied sous l’égide de l’American Psychological Association).
  • Droits et permissions : En raison de son ancienneté et de sa publication originale en 1952 dans une revue académique sans renouvellement de copyright restrictif spécifique, l’instrument relève du domaine public à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement universitaire. Les chercheurs peuvent utiliser, reproduire et adapter les items sous réserve de citer scrupuleusement la source bibliographique d’origine (Helfant, 1952) et les travaux méthodologiques associés (ex. Yatani, 1982).
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit (aucun coût de licence ni redevance commerciale requise).
  • Accès aux archives institutionnelles : Le texte et son intégration dans des études sur la participation politique sont consultables publiquement dans les dépôts universitaires ouverts, notamment à l’Oregon State University (Oregon State University ScholarsArchive).

12. Références / References

  • Adorno, T. W., Frenkel-Brunswik, E., Levinson, D. J., & Sanford, R. N. (1950). The Authoritarian Personality. Harper & Brothers.
  • Helfant, K. (1952). Parents’ attitudes versus adolescent sociopolitical attitudes. Psychological Monographs: General and Applied, 66(13), 1–23. https://doi.org/10.1037/h0093630
  • Robinson, J. P., Rusk, J. G., & Head, K. B. (1968). Measures of Political Attitudes. Institute for Social Research, University of Michigan.
  • Shaw, M. E., & Wright, J. M. (1967). Scales for the Measurement of Attitudes. McGraw-Hill.
  • Yatani, C. (1982). Attitudes toward political participation and preference for violence (Master’s thesis, Oregon State University). ScholarsArchive@OSU. http://ir.library.oregonstate.edu/xmlui/handle/1957/41865

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Options:

Strongly Agree
Agree
Don’t know
Disagree
Strongly Disagree
  1. In my opinion‚ the United States should give up trying to be on friendly terms with other countries.
  2. I think that if the United States is friendly toward other countries they are not as likely to be aggressive toward us.
  3. In my opinion‚ only foolish dreamers believe that international friendliness can accomplish anything in the modern world.
  4. I feel that in international relations it is just plain common sense to « love thy neighbor as they self. »
  5. I believe that the U.S. should send food and materials to any country that needs them.
  6. In my opinion‚ we shouldn’t risk our happiness and well-being by getting involved with other countries.
  7. I think that helping foreign countries is a waste of money.
  8. In my opinion‚ international good will is essential to the welfare of the United States.
  9. It is my belief that we should get even with any country that tries to take advantage of the United States.
  10. I feel that we can’t have « peace on earth‚ good will to men‚ » because other nations are not of good will.
  11. I think that being friendly with other countries will do more good than harm.
  12. It is my feeling that we should try to help all nations‚ whether we get anything special out of it or not.
  13. I think that other countries are always getting us into wars.
  14. I think that being friendly with other nations is a real help in solving international problems.
  15. It is my belief that other nations are often plotting against us.
  16. In my opinion‚ all sensible people believe in trying to be friendly with other countries.
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Looti, M. (2026, octobre 1). Échelle d’hostilité dans les relations internationales de Helfant. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-dhostilite-dans-les-relations-internationales-de-helfant/
Looti, Mohammed. “Échelle d’hostilité dans les relations internationales de Helfant.” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-dhostilite-dans-les-relations-internationales-de-helfant/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’hostilité dans les relations internationales de Helfant.” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-dhostilite-dans-les-relations-internationales-de-helfant/.