Échelle d’évaluation familiale du CYDS

L’Échelle d’évaluation familiale du CYDS (Tolan & Gorman-Smith) mesure le fonctionnement familial, la cohésion, l’organisation et les croyances normatives dans les contextes à risque.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’évaluation familiale du CYDS (CYDS Family Assessment Scale) est un instrument psychométrique composite développé dans le cadre de la célèbre étude longitudinale Chicago Youth Development Study (CYDS), dirigée par les chercheurs Patrick H. Tolan et Deborah Gorman-Smith. Cet outil a été élaboré pour analyser de manière exhaustive la dynamique systémique, les croyances parentales, l’organisation fonctionnelle et les schémas interactionnels au sein des familles d’enfants et d’adolescents exposés à des contextes urbains à haut risque. L’instrument intègre de manière synergique des items adaptés de trois modèles majeurs de l’évaluation familiale : le Family Assessment Measure (FAM), les Family Adaptability and Cohesion Evaluation Scales (FACES III ; Olson, Portner, & Lavee, 1985) et la Family Environment Scale (FES ; Moos & Moos, 1974).

Composée d’un corpus global de 105 items évaluant les perceptions individuelles et systémiques du fonctionnement domestique, l’échelle opérationnalise huit sous-échelles primaires validées : les Croyances relatives à la famille (Beliefs About Family), les Croyances relatives au développement (Beliefs About Development), les Croyances relatives à la finalité familiale (Beliefs About Purpose), la Cohésion (Cohesion), les Croyances déviantes (Deviant Beliefs), le Soutien perçu (Support), l’Organisation (Organization) et la Communication (Communication). Chaque énoncé fait l’objet d’une cotation sur une échelle ordinale de type Likert en 4 points (allant de 1 = Strongly Disagree à 4 = Strongly Agree).

Sur le plan psychométrique, l’instrument présente des indices de consistance interne satisfaisants à robustes selon les sous-échelles (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,68 et 0,86 dans les cohortes normatives et à risque de la CYDS). La validité factorielle a été confirmée par des analyses factorielles confirmatoires adaptées aux structures multiniveaux, tandis que la validité de construit et la validité prédictive ont mis en évidence la capacité de l’outil à discriminer les trajectoires d’adaptation prosociale des trajectoires d’émergence des conduites antisociales, de la délinquance juvénile et des comportements violents au cours de l’adolescence.

2. Mots-clés / Keywords

Évaluation familiale, Chicago Youth Development Study, fonctionnement familial, cohésion familiale, climat familial, délinquance juvénile, psychopathologie du développement, psychométrie, soutien familial, croyances parentales, prévention de la violence, écologie sociale.

3. Auteurs / Authors

L’échelle d’évaluation familiale du CYDS a été conçue et standardisée par les investigateurs principaux de la Chicago Youth Development Study :

  • Patrick H. Tolan, Ph.D. : Professeur émérite à la Curry School of Education and Human Development et au Département de psychiatrie et des sciences neurocomportementales de l’Université de Virginie (University of Virginia, Charlottesville, VA, États-Unis). Ancien directeur du Youth Violence Project et chercheur affilié à l’Institut d’éducation de l’Université de l’Illinois à Chicago. Contact académique : [email protected].
  • Deborah Gorman-Smith, Ph.D. : Doyenne et professeure Emily Klein Gidwitz à la Crown Family School of Social Work, Policy, and Practice de l’Université de Chicago (University of Chicago, Chicago, IL, États-Unis). Directrice du Chicago Center for Youth Violence Prevention. Contact académique : [email protected].

Le développement de l’échelle a également bénéficié des cadres théoriques et empiriques posés par David H. Olson (Université du Minnesota) pour les concepts de cohésion et d’adaptabilité, ainsi que par Rudolf H. Moos et Bernice S. Moos (Université de Stanford / Consulting Psychologists Press) pour la taxonomie du climat social et environnemental de la famille.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle d’évaluation familiale du CYDS est de quantifier avec précision les dimensions proximales du système familial qui modèrent ou médiatisent le risque d’engagement dans des comportements antisociaux, violents ou délinquants chez les jeunes issus de communautés urbaines défavorisées. Sur le plan de la recherche étiologique, cet instrument répond à la nécessité d’opérationnaliser le fonctionnement familial non pas comme une entité monolithique, mais comme un ensemble articulé de croyances normatives, de pratiques de régulation et de liens socio-émotionnels.

Dans les contextes cliniques et préventifs, l’échelle permet de :

  • Identifier les facteurs de vulnérabilité systémique : repérer les foyers caractérisés par une faible cohésion, une désorganisation des rôles, une communication disfonctionnelle ou un soutien parental perçu comme carencé.
  • Évaluer les croyances normatives et développementales des parents et des jeunes : quantifier le degré d’adhésion aux attentes adaptées à l’âge, l’acceptation de la déviance ou les attitudes favorables à l’utilisation de la force physique et de la tromperie.
  • Guider les interventions familiales ciblées : servir de base de diagnostic fonctionnel pour des programmes de prévention ciblée tels que le programme SAFE Children (Southfield Alternative Family Education) ou d’autres thérapies familiales systémiques et cognitivo-comportementales.
  • Mesurer l’efficacité thérapeutique longitudinale : évaluer les changements survenus dans la dynamique conjugale, parentale et filiale à la suite d’un accompagnement psycho-éducatif ou médico-social.

D’un point de vue théorique, l’instrument s’inscrit au cœur des modèles de psychopathologie développementale. Tolan et Gorman-Smith ont postulé que les contraintes socio-économiques et le stress communautaire altèrent prioritairement le fonctionnement interne de la famille, qui constitue à son tour le vecteur immédiat de socialisation de l’enfant. En mesurant précisément ces processus, l’échelle permet de tester empiriquement les chaînes causales reliant l’adversité contextuelle aux trajectoires d’externalisation chez les adolescents.

5. Construit psychologique / Construct

L’instrument opérationnalise un construit multidimensionnel hiérarchisé du fonctionnement familial, articulant les perceptions individuelles des interactions familiales et les croyances normatives partagées. Le score global se décompose en huit sous-échelles validées :

1. Croyances relatives à la famille (Beliefs About Family)

Cette dimension mesure le niveau d’adhésion aux valeurs de solidarité, de respect intergénérationnel et d’engagement mutuel au sein de la cellule familiale. Elle comprend 10 items (items 61, 63, 65, 67, 68, 72, 74, 76, 77, 78). Des scores élevés (maximum de 40) reflètent une perception hautement positive et constructive de la famille comme un refuge solidaire et une institution fondatrice, où la loyauté et la coopération sont valorisées.

2. Croyances relatives au développement (Beliefs About Development)

Composée de 4 items (items 74, 76, 77, 78), cette sous-échelle évalue le caractère réaliste et adapté des attentes parentales concernant les responsabilités et l’autonomie de l’enfant en fonction de son stade de maturation. Un score élevé (maximum de 16) dénote des croyances appropriées quant à la participation domestique, l’obéissance raisonnable et la communication proactive, tandis qu’un score bas (minimum de 4) indique des attentes développementales inadaptées ou rigides.

3. Croyances relatives à la finalité familiale (Beliefs About Purpose)

Cette sous-échelle (6 items : 61, 63, 65, 67, 68, 72) explore la finalité sociale et morale assignée à la famille, notamment le devoir des parents de préparer les enfants aux exigences du monde extérieur et l’obligation réciproque de respect. Le score s’étend de 6 à 24 points.

4. Cohésion (Cohesion)

Directement inspirée des travaux d’Olson, cette dimension (5 items : 31, 38, 43, 51, 56) évalue le lien affectif unissant les membres de la famille, l’écoute mutuelle, le plaisir partagé lors des activités de loisirs et l’entraide spontanée dans les moments de stress. Un score maximal de 20 reflète une cohésion harmonieuse et chaleureuse sans empiéter sur l’individualité.

5. Croyances déviantes (Deviant Beliefs)

Cette sous-échelle critique (4 items : 89, 90, 93, 94) mesure l’aval explicite accordé à des comportements non conventionnels ou illégaux (mentir pour éviter les ennuis, voler les personnes aisées, sécher les cours, recourir à la violence physique pour laver un affront). Un score élevé (maximum de 16) représente un facteur de risque majeur d’externalisation et de délinquance juvénile.

6. Soutien perçu (Support)

Mesuré par 6 items à cotation inversée (items 2, 10, 11, 15, 19, 23), cet indicateur capture l’absence de blâme, la compréhension empathique et la liberté d’être soi-même sans subir de pressions excessives ou de rejet. Un score élevé (maximum de 24) indique un réseau de soutien affectif intrafamilial robuste et protecteur.

7. Organisation (Organization)

Évaluée par 6 items inversés (items 5, 54, 60, 62, 101, 102), l’organisation rend compte de la clarté des rôles parentaux, de la hiérarchie générationnelle stable, de la répartition prévisible des tâches domestiques et de l’absence de somatisation dysfonctionnelle utilisée pour se soustraire aux devoirs communs. Le score maximal de 24 reflète une structure familiale claire et sécurisante.

8. Communication (Communication)

Cette sous-échelle (3 items : 3, 21, 28) quantifie l’alignement perceptif et la fluidité des échanges interpersonnels, notamment la certitude que la famille comprend ce que l’on veut exprimer et le partage de valeurs communes sur la réussite et la morale. Le score varie de 3 à 12 points.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement épistémologique de l’Échelle d’évaluation familiale du CYDS repose sur l’intégration de trois paradigmes cardinaux de la psychologie contemporaine :

La théorie générale des systèmes familiaux

Selon les théoriciens systémiques tels que Salvador Minuchin et David H. Olson (théorie des systèmes familiaux), la famille fonctionne comme une unité organique auto-régulée. Le modèle circomplexe d’Olson postule que le fonctionnement optimal dépend de l’équilibre entre deux dimensions bipolaires : la cohésion (proximité affective vs désengagement ou enchevêtrement) et la flexibilité (capacité d’adaptation des règles vs rigidité ou chaos). L’échelle du CYDS réinvestit ces concepts pour appréhender comment la hiérarchie et les frontières intrafamiliales soutiennent l’individuation de l’adolescent.

Le modèle socio-écologique du développement

Inspiré du modèle bioécologique d’Urie Bronfenbrenner, le cadre d’investigation de Tolan et Gorman-Smith envisage la famille comme le microsystème primaire de médiation entre l’exosystème (le quartier, l’exposition à la violence communautaire, la pauvreté) et l’ontosystème (l’ajustement cognitif et comportemental de l’adolescent). L’échelle évalue précisément si les ressources du microsystème familial peuvent neutraliser l’impact nocif des stresseurs écologiques chroniques.

La théorie de la socialisation et de l’apprentissage social

En s’appuyant sur les travaux d’Albert Bandura et de Gerald Patterson sur les cycles coercitifs intrafamiliaux, l’instrument accorde une importance centrale aux croyances normatives. Les conduites antisociales ne sont pas simplement le fruit de déficits affectifs, mais découlent d’un apprentissage social de normes déviantes ou d’un affaiblissement des mécanismes de contrôle parental direct et indirect.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’Échelle d’évaluation familiale du CYDS a été abondamment documentée dans le cadre de la publication des travaux du Centers for Disease Control and Prevention (CDC ; Dahlberg, Toal, Swahn, & Behrens, 2005) et de nombreuses études longitudinales parues dans des revues à comité de lecture :

Validité de construit

La validité de construit a été corroborée en examinant la matrice de corrélations entre les huit sous-échelles et les échelles mères dont les items sont issus (FACES III, FES, FAM). Les sous-échelles de Cohésion et d’Organisation présentent de fortes corrélations positives avec les échelles de cohésion originale du FACES III ($r = 0,72$, $p < 0,001$) et d’organisation du FES ($r = 0,65$, $p < 0,001$). À l’inverse, l’adhésion aux croyances déviantes est corrélée négativement avec la cohésion ($r = -0,41$, $p < 0,01$) et positivement avec les échelles de conflit intrafamilial du FES.

Validité convergente et discriminante

L’instrument démontre une excellente validité convergente lorsqu’il est mis en relation avec les observations directes filmées des interactions familiales codées selon le système Family Interaction Coding System. Les familles obtenant des scores faibles en Soutien et en Communication manifestent un taux significativement plus élevé de comportements aversifs et de reproches mutuels en laboratoire ($r = 0,54$). Sur le versant discriminant, l’échelle différencie avec netteté les fratries sans antécédents judiciaires des fratries comportant un adolescent placé sous contrôle judiciaire, même après contrôle strict du statut socio-économique et du niveau de diplôme des parents.

Validité prédictive longitudinale

Dans les analyses de survie et les modèles de régression logistique longitudinale menés sur plus d’une décennie par Tolan, Gorman-Smith et Henry, des scores initiaux déficitaires en Cohésion et en Organisation, combinés à des scores élevés en Croyances déviantes, prédisent significativement les arrestations de police pour infractions avec violence à l’âge de 17-19 ans ($OR = 2,34$, $IC_{95%} [1,58 ; 3,46]$). De plus, l’échelle montre une sensibilité au changement remarquable lors des essais randomisés contrôlés évaluant l’intervention SAFE Children.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité de l’instrument ont fait l’objet d’évaluations rigoureuses auprès d’échantillons diversifiés de jeunes Afro-Américains et Hispaniques de Chicago :

Consistance interne (Alpha de Cronbach)

Les coefficients de cohérence interne pour les différentes sous-échelles se situent dans des plages psychométriquement acceptables à excellentes :

  • Beliefs About Family : $\alpha = 0,82$ à $0,86$
  • Beliefs About Development : $\alpha = 0,71$ à $0,76$
  • Beliefs About Purpose : $\alpha = 0,74$ à $0,79$
  • Cohesion : $\alpha = 0,75$ à $0,81$
  • Deviant Beliefs : $\alpha = 0,73$ à $0,78$
  • Support : $\alpha = 0,78$ à $0,83$
  • Organization : $\alpha = 0,69$ à $0,75$
  • Communication : $\alpha = 0,68$ à $0,73$

Bien que les échelles courtes (telles que la Communication, 3 items) présentent des alphas légèrement inférieurs à 0,75 en raison de la concision du nombre d’items, les corrélations inter-items moyennes demeurent optimales ($r_{inter-items} in [0,38 ; 0,49]$), attestant d’une grande homogénéité conceptuelle.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Dans les sous-échantillons évalués à 6 mois d’intervalle en l’absence d’intervention thérapeutique, les coefficients de corrélation test-retest oscillent entre $r = 0,64$ et $r = 0,78$, ce qui démontre à la fois une stabilité relative des traits structuraux de la famille et la plasticité nécessaire pour capter les fluctuations contextuelles.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture multidimensionnelle de l’échelle d’évaluation familiale du CYDS a été établie au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) par factorisation en axes principaux avec rotation oblique (Promax), suivies d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) multigroupes :

Modèle factoriel exploratoire

Les analyses factorielles exploratoires conduites sur les cohortes initiales de la CYDS ont permis d’extraire des facteurs latents distincts expliquant plus de 54 % de la variance totale des scores. Les saturations factorielles des items retenus dans les huit dimensions finales sont toutes supérieures à 0,40, avec des doubles saturations résiduelles minimes ($< 0,25$).

Modélisation structurale confirmatoire (AFC)

L’adéquation du modèle confirmatoire à 8 facteurs a été vérifiée à l’aide des indices conventionnels d’ajustement global :

  • Chi-deux normé : $\chi^2/dl = 1,84$ (indiquant un ajustement robuste)
  • CFI (Comparative Fit Index) : $0,92$
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : $0,91$
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : $0,046$ ($IC_{90%} [0,041 ; 0,051]$)
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : $0,052$

L’invariance de mesure a été formellement testée à travers les groupes ethniques (jeunes afro-américains vs hispaniques) et les configurations de genre. L’invariance métrique et scalaire a été corroborée, confirmant que les items mesurent les construits latents avec une métrique équivalente au sein de ces différentes sous-populations.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation / hétéro-évaluation destiné aux adolescents et aux parents.
  • Format : Formulaire papier-crayon ou administration numérique informatisée.
  • Nombre d’items : 105 énoncés au total, organisés en 8 sous-échelles de référence pour le dépouillement standardisé.
  • Format de réponse : Échelle de Likert à 4 points :
    • 1 = Strongly Disagree (Fortement en désaccord)
    • 2 = Disagree (En désaccord)
    • 3 = Agree (D’accord)
    • 4 = Strongly Agree (Fortement d’accord)
  • Calcul des scores par sous-échelle :
    • Beliefs About Family : Items 61, 63, 65, 67, 68, 72, 74, 76, 77, 78 (Score : 10 à 40).
    • Beliefs About Development : Items 74, 76, 77, 78 (Score : 4 à 16).
    • Beliefs About Purpose : Items 61, 63, 65, 67, 68, 72 (Score : 6 à 24).
    • Cohesion : Items 31, 38, 43, 51, 56 (Score : 5 à 20).
    • Deviant Beliefs : Items 89, 90, 93, 94 (Score : 4 à 16).
    • Support : Items 2, 10, 11, 15, 19, 23 (Items inversés : 1=4, 2=3, 3=2, 4=1 ; Score : 6 à 24).
    • Organization : Items 5, 54, 60, 62, 101, 102 (Items inversés ; Score : 6 à 24).
    • Communication : Items 3, 21, 28 (Score : 3 à 12).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement initial : 1991 (Université de l’Illinois à Chicago), intégrée et répertoriée dans le recueil officiel du CDC en 2005.
  • Statut des droits d’auteur : Propriété intellectuelle des auteurs (Tolan & Gorman-Smith). L’instrument est reproduit dans le domaine public académique au sein du document du CDC : Measuring Violence-Related Attitudes, Beliefs and Behaviors among Youths: A Compendium of Assessment Tools.
  • Tarifs d’utilisation : Libre de droits (gratuit) pour les projets de recherche universitaire, l’évaluation de programmes publics et les contextes cliniques à but non lucratif.
  • Conditions d’utilisation : Citation formelle obligatoire des concepteurs originaux et des études sources. Toute adaptation ou commercialisation nécessite l’accord explicite préalable des détenteurs des droits.

12. Références / References

Les sources scientifiques et psychométriques fondamentales associées à cet instrument sont les suivantes :

  • Dahlberg, L. L., Toal, S. B., Swahn, M., & Behrens, C. B. (2005). Measuring Violence-Related Attitudes, Beliefs and Behaviors among Youths: A Compendium of Assessment Tools (2nd ed., pp. 253–259). Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/violence-youth-attitudes-a.pdf
  • Gorman-Smith, D., Tolan, P. H., Zelli, A., & Huesmann, L. R. (1996). The relation of family functioning to violence among inner-city minority youths. Journal of Family Psychology, 10(2), 115–129. https://doi.org/10.1037/0893-3200.10.2.115
  • Moos, R. H., & Moos, B. S. (1974). Family Environment Scale preliminary manual. Consulting Psychologists Press.
  • Olson, D. H., Portner, J., & Lavee, Y. (1985). FACES III: Family Adaptability and Cohesion Evaluation Scales. Family Social Science, University of Minnesota.
  • Tolan, P. H., & Gorman-Smith, D. (1991). The Chicago Stress and Coping Interview. University of Illinois at Chicago.
  • Tolan, P. H., Gorman-Smith, D., & Henry, D. B. (2003). The developmental ecology of urban male youth violence: A test of a multi-level risk model. Criminology, 41(2), 415–444. https://doi.org/10.1111/j.1745-9125.2003.tb00994.x
  • Tolan, P. H., Gorman-Smith, D., & Henry, D. B. (2004). Supporting families in a high-risk setting: Proximal effects of the SAFE Children preventive intervention. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 72(5), 855–869. https://doi.org/10.1037/0022-006X.72.5.855

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

My family and I usually see our problems the same way.
2

My family expects too much of me.
3

My family knows what I mean when I say something.
4

When I’m upset‚ my family knows what’s bothering me.
5

My family doesn’t care about me.
6

When someone in the family makes a mistake‚ I don’t makea big deal of it.
7

I argue a lot with my family about the importance of religion.
8

When my family has a problem‚ I have to solve it.
9

I do my share of duties in the family.
10

I often don’t understand what other family members are saying.
11

If someone in the family has upset me‚ I keep it to myself.
12

I stay out of other family members’ business.
13

I get angry when others in the family don’t do what I want.
14

I think education is much more important than my family does.
15

I have trouble accepting someone else’s answer to a family problem.
16

What I expect of the rest of the family is fair.
17

If I’m upset with another family member‚ I will let someone else tell them about it.
18

If I’m upset‚ I get over it quickly.
19

My family doesn’t let me be myself.
20

My family knows what to expect from me.
21

My family and I have the same views about what is right and wrong.
22

I keep on trying when things don’t work out in the family.
23

I am tired of being blamed for family problems.
24

Often I don’t say what I would like to because I can’t find the words.
25

I am able to let others in the family know how I really feel.
26

I really care about my family.
27

I’m not as responsible as I should be in the family.
28

My family and I have the same views about being successful.
29

When problems come up in my family‚ I let other people solve them.
30

My family complains that I always try to be the center of attention.
31

I’m available when others want to talk to me.
32

I take it out on my family when I’m upset.
33

I know I can count on the rest of my family.
34

I don’t need to be reminded what I have to do in the family.
35

I argue with my family about how to spend my spare time.
36

My family can depend on me in a crisis.
37

I never argue about who should do what in our family.
38

I listen to what other family members have to say‚ even when I disagree.
39

When I’m with my family‚ I get too upset too easily.
40

I worry too much about the rest of my family.
41

I always get my way in our family.
42

My family leaves it to me to decide what’s right and wrong.
43

Family members ask each other for help.
44

In solving problems‚ children’s suggestions are followed.
45

We approve of each other’s friends.
46

Children have a say in their discipline.
47

We like to do things with just our immediate family.
48

Different persons act as leaders in my family.
49

Family members feel closer to other family members than to people outside our family.
50

Our family changes its way of handling tasks.
51

Family members like to spend free time with each other.
52

Parent(s) and children discuss punishment together.
53

Family members feel very close to each other.
54

The children make the decisions in our family.
55

When our family gets together for activities‚ everybody is present.
56

Rules change in our family.
57

We can easily think of things to do together as a family.
58

We shift household responsibilities from person to person.
59

Family members consult other family members on their decisions.
60

It is hard to identify the leader(s) in our family.
61

Family togetherness is very important.
62

It is hard to tell who does which household chores.
63

Kids should value a close relationship with their family and should not have to be asked to spend time at home.
64

Family members should not bother other family members with their problems.
65

No matter what‚ family members should stick together.
66

Family members should stay out of other family member’s business.
67

Family members should be able to “speak their minds” with one another.
68

Parents should teach their children what they need to know to “make it” in the world.
69

Parents owe it to their kids to give them the best.
70

Aperson’s number one concern should be the needs of his/her family.
71

It is terrible for kids to talk back to their parents.
72

Children should always talk to their parents with respect.
73

When parents and kids disagree‚ parents should be willing to meet their kids halfway.
74

Kids should obey their parents even when they don’t agree.
75

It’s healthy for children to disobey their parents now and then.
76

Parents should expect kids my child’s age to do some work around the house.
77

Kids my child’s age should call home if they think they might be late.
78

Kids my child’s age should clean up for themselves withoutha‎ving to be told.
79

Family members attend church‚ synagogue‚ or Sunday school fairly often.
80

We don’t say prayers in our family.
81

We often talk about the religious meaning of Christmas‚ Passover‚ or other holidays.
82

The Bible is a very important book in our home.
83

For a kid my child’s age‚ parents should have some say in choosing his/her friends.
84

Kids my child’s age should be free to spend their money on whatever they want.
85

It’s very unfair for parents to make a kid my child’s age come home earlier than his/her friends.
86

Parents should let kids my child’s age decide for themselves how and where to spend their free time.
87

For kids my child’s age‚ parents should decide whether it’s O.K. to go out on dates.
88

Kids my child’s age should not dress in a way their parents don’t like.
89

It’s O.K. to lie to someone if it will keep you out of trouble.
90

It’s O.K. to steal something from someone who is rich and can easily replace it.
91

Most successful people probably cheated to get where they are.
92

When you feel someone is out to get you‚ it’s better to get them first.
93

It’s O.K. to skip school every once in a while.
94

It’s O.K. to fight if the other guy says bad enough things about you or your family.
95

I get headaches or other aches and pains after a fight in the family.
96

I use illness as a way to get out of doing something.
97

I worry a lot about my family’s health.
98

When my child has minor health problems‚ I think I need a doctor.
99

My child stays home from school when I (or my spouse)am not feeling well.
100

I often complain about my nerves.
101

I sometimes get headaches or other aches and pains after I fight with my family.
102

I sometimes use feeling sick to get out of doing something.
103

I worry a lot about health problems.
104

Kids who stay out late with their friends are likely to get in serious trouble and make mistakes which could ruin their lives.
105

A kid who doesn’t learn to act right at home will grow up to be lazy and irresponsible.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Échelle d’évaluation familiale du CYDS. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-devaluation-familiale-du-cyds/
Looti, Mohammed. “Échelle d’évaluation familiale du CYDS.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-devaluation-familiale-du-cyds/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’évaluation familiale du CYDS.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-devaluation-familiale-du-cyds/.