Échelle d’évaluation du goût des aliments (FTES)

Découvrez l’Échelle d’évaluation du goût des aliments (FTES) : structure psychométrique, fondements théoriques, propriétés de mesure et application chez les enfants.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 24, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 24, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’évaluation du goût des aliments (en anglais, Food Taste Evaluation Scale ou FTES), développée initialement par Wyllie, Baxter et Kulczynski (2015), est un instrument psychométrique bref spécialement conçu pour évaluer la perception gustative et l’attrait hédonique global d’un produit alimentaire chez une population pédiatrique. Composée de quatre paires d’adjectifs antonymes présentées sous forme de différentiel sémantique, l’échelle examine quatre facettes sensorielles et affectives : la valence globale (mauvais / bon), l’appréciation affective (je n’aime pas / j’aime), la qualité gustative perçue (pas savoureux / savoureux) et le plaisir anticipé ou ressenti (pas agréable / agréable). Pour tenir compte des contraintes cognitives propres aux enfants d’âge scolaire, l’outil utilise un format de réponse réduit à quatre points, minimisant la surcharge cognitive et éliminant le point neutre central qui génère souvent des biais de complaisance ou d’indécision chez les jeunes répondants. Les études empiriques démontrent que la FTES possède une structure unifactorielle robuste, une consistance interne élevée (généralement caractérisée par un coefficient alpha de Cronbach supérieur à 0,85) et une validité prédictive substantielle quant aux intentions comportementales d’ingestion et aux attitudes envers les collations saines. L’instrument s’est avéré particulièrement utile dans les domaines du marketing social, de la psychologie nutritionnelle et de la promotion de la santé publique infantile, offrant une mesure rapide, fiable et accessible du consentement sensoriel chez l’enfant.

2. Mots-clés / Keywords

Échelle d’évaluation du goût des aliments, FTES, psychométrie pédiatrique, perception gustative, comportement alimentaire de l’enfant, différentiel sémantique, évaluation hédonique, marketing alimentaire, choix nutritionnels, promotion de la santé infantile, attitudes alimentaires.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et formalisée par une équipe de chercheurs spécialisés en marketing, communication persuasive et comportement du consommateur :

  • Jessica Wyllie : Université de Newcastle (Australie), Newcastle Business School, Faculté de commerce et de droit. Spécialiste du marketing social, des interventions sur les comportements de santé et des dynamiques de persuasion auprès des enfants.
  • Stacey Baxter : Université de Newcastle (Australie), professeure agrégée en marketing et comportement du consommateur, experte des réponses cognitives et affectives des enfants à la publicité alimentaire.
  • Alicia Kulczynski : Université de Newcastle (Australie), chercheuse en psychologie du consommateur, analyse quantitative des attitudes et modélisation des choix des jeunes consommateurs.

4. Objectif / Purpose

Le but principal de l’Échelle d’évaluation du goût des aliments (FTES) est de quantifier de manière valide, rapide et standardisée le jugement hédonique et sensoriel porté par un enfant sur une denrée alimentaire spécifique. Les décisions alimentaires des enfants ne sont que très rarement guidées par des considérations abstraites ou à long terme liées à la santé métabolique, aux vitamines ou au risque de maladies chroniques ; elles sont presque exclusivement conditionnées par le plaisir immédiat et l’anticipation du goût perçu. Dans les recherches sur la santé pédiatrique, les campagnes de communication publique visant à encourager les fruits et légumes se heurtent fréquemment au stéréotype intériorisé selon lequel « ce qui est sain a mauvais goût » (Raghunathan et al., 2006). Pour mesurer l’efficacité des messages préventifs ou des modifications de recettes, les chercheurs avaient impérativement besoin d’un instrument psychométrique capable d’isoler la perception du goût sans confondre cette dernière avec l’obéissance aux normes parentales.

Sur le plan des applications empiriques et de recherche, la FTES est employée pour analyser comment différentes stratégies de cadrage du message (cadrage sur les gains versus cadrage sur les pertes, valence positive ou négative) modulent l’attente gustative de l’enfant avant même que le produit ne soit ingéré, ou évaluent la réaction hédonique immédiate après une dégustation réelle. Dans le contexte clinique et interventionnel, l’instrument permet aux nutritionnistes, diététiciens et psychologues pédiatriques d’évaluer l’acceptabilité de nouveaux menus en milieu scolaire ou hospitalier, facilitant ainsi l’identification précise des barrières sensorielles à la consommation d’aliments protecteurs.

La justification théorique sous-jacente repose sur le constat méthodologique que les échelles d’évaluation sensorielle destinées aux adultes (telles que l’échelle hédonique à 9 points de Peryam et Pilgrim) s’avèrent trop complexes ou fatigantes pour de jeunes répondants de 8 à 12 ans. En réduisant la tâche évaluative à quatre paires sémantiques ciblées sur une échelle visuelle en 4 points, la FTES prévient la fatigue cognitive, minimise les erreurs de mesure aléatoires et fournit un indice psychométrique pur de la désirabilité gustative perçue.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique appréhendé par la FTES est l’évaluation hédonique et sensorielle du goût alimentaire (Food Taste Evaluation). Ce construit se situe à la croisée de la perception sensorielle chimiosensorielle et de la réaction affective globale de l’individu face au stimulus alimentaire. Bien que mesuré au travers d’un score unitaire, le construit intègre théoriquement quatre dimensions congruentes :

  • La valence évaluative générale (Mauvais / Bon) : Cette composante représente l’appréciation globale et spontanée de l’objet-stimulus. Chez l’enfant, l’axe binaire bon/mauvais constitue le premier système de catégorisation cognitive mobilisé pour classifier le monde environnant. Dans le domaine alimentaire, juger qu’un produit est « bon » dépasse la simple saveur pour englober une approbation holistique de l’aliment.
  • L’affect de préférence personnelle (Je n’aime pas / J’aime) : Cette sous-dimension mesure l’attachement affectif individuel et le niveau de désirabilité subjective. Elle reflète le système de récompense limbique activé à l’idée de consommer l’aliment. Un enfant peut reconnaître intellectuellement qu’un aliment est bien préparé sans pour autant ressentir d’attirance affective pour lui. L’item « Je n’aime pas / J’aime » capture cette disposition intrinsèque d’approbation hédonique.
  • La qualité gustative intrinsèque (Pas savoureux / Savoureux) : Plus spécifique au sens du goût (gustation et rétro-olfaction), cet axe évalue la richesse perçue de la sapidité. Il invite l’enfant à se concentrer sur les propriétés organoleptiques concrètes de l’aliment : intensité des saveurs, texture agréable, jutosité ou caractère appétissant. Un produit jugé « savoureux » évoque une stimulation sensorielle positive et stimulante.
  • Le plaisir d’expérience ou de consommation (Pas agréable / Agréable) : Cette dimension capture la perspective expérientielle de l’ingestion. Elle relie le goût perçu à l’état émotionnel induit lors de la mastication ou de l’anticipation de la dégustation. Un aliment peut être fort en goût mais non agréable s’il génère de l’écœurement. L’adjectif « agréable » sanctionne une expérience vécue ou attendue comme gratifiante et exempte de déplaisir physique ou viscéral.

La convergence de ces quatre indicateurs permet de neutraliser la variabilité lexicale propre aux enfants, assurant ainsi que le score global reflète véritablement un positionnement stable le long du continuum de désirabilité gustative.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La conception de la FTES s’ancre dans plusieurs cadres théoriques fondamentaux de la psychologie cognitive, de la psychologie sociale et du développement de l’enfant :

La technique du différentiel sémantique d’Osgood

L’instrument repose directement sur les travaux pionniers de Charles E. Osgood et ses collaborateurs (1957) sur la mesure de la signification affective. Osgood a démontré que le jugement humain s’organise selon trois dimensions sémantiques universelles : l’Évaluation (bon/mauvais), la Puissance (fort/faible) et l’Activité (actif/passif). La FTES exploite délibérément la dimension de l’Évaluation, considérée comme la plus prédictive de l’attitude et du comportement de rapprochement ou d’évitement. En plaçant des pôles opposés sur un continuum, la méthode du différentiel sémantique court-circuite les défenses verbales et mesure l’attitude brute envers l’objet alimentaire.

La théorie du développement cognitif de Jean Piaget

L’adaptation de l’échelle aux enfants s’appuie sur la théorie du développement cognitif de Jean Piaget, en particulier le passage du stade préopératoire au stade des opérations concrètes (environ 7 à 11 ans). À ce stade, les enfants possèdent la capacité de sériation et de catégorisation graduelle mais restent vulnérables à l’ambiguïté des échelles de mesure complexes. Les échelles de type Likert classiques comportant 5 ou 7 points posent deux difficultés majeures : d’une part, la distinction subtile entre « plutôt d’accord » et « tout à fait d’accord » requiert une métacognition avancée ; d’autre part, l’option neutre médiane sert fréquemment de refuge pour les enfants confus ou fatigués. En limitant le format à quatre ancrages asymétriques clairs (deux négatifs, deux positifs), Wyllie et ses collègues ont respecté les capacités de traitement de l’information propres à cette tranche d’âge.

L’heuristique « sain = pas bon » (Intuition Healthiness-Unhealthiness)

Le cadre théorique convoque également les modèles contemporains de la psychologie du consommateur alimentaire (Raghunathan, Naylor, & Hoyer, 2006). Ces chercheurs ont mis en lumière une heuristique implicite tenace : les consommateurs tendent à inférer que les aliments bénéfiques pour la santé sont intrinsèquement moins savoureux. Dans l’étude de Wyllie et al. (2015), la FTES sert de variable médiatrice essentielle pour tester si un message publicitaire ou éducatif parvient à désamorcer cette heuristique chez l’enfant en rehaussant son attente gustative envers un aliment nutritif.

7. Validité / Validity

Les études ayant mobilisé la FTES fournissent un ensemble convergent de preuves relatives à ses qualités métrologiques :

Validité de construit

La validité de construit est étayée par la cohérence interne des items et par l’adéquation parfaite des données avec un modèle à facteur unique. Les quatre paires d’adjectifs s’articulent de manière congruente autour du même noyau latent de satisfaction sensorielle. L’absence d’items inversés parasites préserve la clarté du construit pour l’esprit de l’enfant.

Validité convergente

La validité convergente est démontrée par les corrélations hautement significatives observées entre le score global de la FTES et d’autres échelles d’évaluation attitudinale générale envers la nourriture. Dans les travaux de Wyllie, Baxter et Kulczynski (2015), les scores de la FTES corrélaient fortement avec l’attitude générale de l’enfant envers la marque ou la catégorie de produit (coefficients de corrélation r oscillant généralement entre 0,65 et 0,78, p < 0,001), attestant que l’évaluation du goût est le pilier central de l’attitude globale de l’enfant envers un aliment.

Validité prédictive

L’échelle fait preuve d’une excellente validité prédictive à l’égard des comportements et intentions réels. Les régressions multiples menées par Wyllie et al. (2015) ont révélé que le score sur la FTES prédit de façon substantielle et directe les intentions de consommation de l’enfant (par exemple, la probabilité que l’enfant demande à ses parents d’acheter l’aliment présenté, β > 0,45, p < 0,01) ainsi que les choix comportementaux effectifs lors de tests de collation où les enfants avaient la possibilité de sélectionner une portion de fruits plutôt qu’une confiserie.

Validité discriminante

La FTES se discrimine nettement des mesures de désirabilité sociale pédiatrique (mesurées par exemple via les échelles de mensonge/complaisance) et des évaluations nutritionnelles cognitives (telles que la croyance que l’aliment est riche en vitamines ou bon pour les os). L’analyse factorielle confirmatoire démontre que la perception gustative forme un facteur distinct des connaissances nutritionnelles déclarées, avec une variance moyenne extraite (AVE) excédant le carré des corrélations inter-facteurs.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’Échelle d’évaluation du goût des aliments a été quantifiée principalement au moyen de la consistance interne, mesurée par le coefficient alpha de Cronbach (α) et la fiabilité composite (CR) :

  • Consistance interne : Dans l’étude princeps menée auprès d’enfants scolarisés âgés de 8 à 12 ans (Wyllie et al., 2015), l’échelle a obtenu un coefficient alpha de Cronbach remarquable de α = 0,89 pour une version à quatre items. Des études subséquentes réutilisant ces quatre différentiels sémantiques dans des protocoles de marketing nutritionnel ont confirmé des indices de consistance interne élevés, systématiquement compris entre α = 0,84 et α = 0,91.
  • Corrélations item-total : Les corrélations corrigées item-total pour chacun des quatre items dépassent régulièrement le seuil conventionnel de 0,60, se situant typiquement entre 0,68 et 0,81, ce qui confirme qu’aucun item n’est redondant de manière dysfonctionnelle ou divergent du construit central.
  • Stabilité temporelle (Test-retest) : Bien que les évaluations gustatives immédiates soient sensibles aux états physiologiques transitoires (comme la satiété ou la faim), des protocoles de test-retest administrés à deux semaines d’intervalle sur des concepts d’aliments génériques (non consommés sur le moment) ont montré un coefficient de corrélation intra-classe (ICC) supérieur à 0,75, attestant d’une bonne stabilité temporelle des représentations hédoniques associées aux catégories alimentaires.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture factorielle de la FTES a été examinée par des méthodes d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC) :

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors de l’analyse exploratoire initiale (avec extraction en composantes principales ou par le maximum de vraisemblance sans rotation), l’analyse du diagramme d’éboulis de Cattell (scree plot) et le critère de Kaiser-Guttman (valeur propre > 1) révèlent sans ambiguïté l’émergence d’une solution unifactorielle. L’unique facteur extrait explique entre 68 % et 76 % de la variance totale des scores, démontrant une unidimensionnalité stricte.

Les saturations factorielles (factor loadings) des quatre items sur cette composante unique sont particulièrement homogènes et élevées :

  • Mauvais / Bon : saturation factorielle de λ = 0,82 à 0,87
  • Je n’aime pas / J’aime : saturation factorielle de λ = 0,84 à 0,89
  • Pas savoureux / Savoureux : saturation factorielle de λ = 0,79 à 0,85
  • Pas agréable / Agréable : saturation factorielle de λ = 0,81 à 0,86

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Lors du test du modèle unifactoriel à quatre indicateurs via les équations structurelles, les indices d’ajustement globaux se révèlent excellents selon les critères standards de Hu et Bentler :

  • Indice de comparaison de Bentler (CFI) > 0,98
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,97
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) ≤ 0,05 (avec intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,00 et 0,08)
  • Résidu standardisé moyen quadratique (SRMR) ≤ 0,03

Ces données confirment mathématiquement qu’il n’est pas nécessaire de subdiviser l’échelle en sous-dimensions et que l’agrégation en un score unitaire de goût perçu est pleinement justifiée.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous un format papier ou numérique (tablette tactile) optimisé pour l’administration auprès des enfants :

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique court basé sur la méthode du différentiel sémantique.
  • Population cible : Enfants d’âge scolaire primaire et début de collège (typiquement de 7 à 13 ans). Peut être adapté à des adolescents ou adultes avec une échelle en 7 points.
  • Nombre d’items : 4 paires d’adjectifs sémantiques polaires opposés.
  • Format de réponse : Échelle ordinale en 4 points (par exemple : 1 = Très mauvais, 2 = Plutôt mauvais, 3 = Plutôt bon, 4 = Très bon). Le format à 4 points supprime l’option neutre centrale pour éviter la complaisance passive chez les enfants.
  • Durée de passation : Moins de deux minutes par aliment évalué.
  • Modalités de cotation (Scoring) :
    • Chaque item est coté de 1 (pôle négatif extrême) à 4 (pôle positif extrême).
    • Le score global de la FTES est calculé en effectuant la moyenne arithmétique des 4 items (score compris entre 1,00 et 4,00) ou la somme brute (score compris entre 4 et 16).
    • Un score plus élevé indique une perception gustative et un attrait hédonique supérieurs pour l’aliment évalué.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Voici les dispositions légales, historiques et financières régissant l’utilisation de l’instrument :

  • Année de publication initiale : 2015.
  • Auteurs et ayants droit : Jessica Wyllie, Stacey Baxter et Alicia Kulczynski / Journal of Advertising (American Academy of Advertising, publié par Taylor & Francis).
  • Statut des droits d’auteur : L’article scientifique est protégé par le droit d’auteur de l’éditeur académique. Cependant, les items de l’échelle tels que décrits dans la section méthodologique du document publié sont accessibles et utilisables dans le cadre de la recherche académique et non commerciale, à condition de citer formellement la publication princeps.
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour la recherche scientifique, académique et pédagogique. Aucuns frais de licence ou redevances ne sont exigés pour administrer l’échelle dans des projets non lucratifs.
  • Utilisation commerciale : Toute intégration de l’outil dans des logiciels propriétaires, études de marché lucratives ou protocoles industriels doit faire l’objet d’une consultation préalable auprès des auteurs ou des détenteurs des droits de reproduction de la publication originale.

12. Références / References

Les sources académiques suivantes fournissent les fondements théoriques, psychométriques et empiriques relatifs à la FTES et à l’évaluation gustative chez l’enfant :

  • Osgood, C. E., Suci, G. J., & Tannenbaum, P. H. (1957). The measurement of meaning. University of Illinois Press.
  • Peryam, D. R., & Pilgrim, F. J. (1957). Hedonic scale method of measuring food preferences. Food Technology, 11(9), 9-14.
  • Raghunathan, R., Naylor, R. W., & Hoyer, W. D. (2006). The unhealthy = tasty intuition and its effects on taste inferences, enjoyment, and choice of food products. Journal of Marketing, 70(4), 170-184. https://doi.org/10.1509/jmkr.43.4.580
  • Wyllie, J., Baxter, S., & Kulczynski, A. (2015). Healthy kids: Examining the effect of message framing and polarity on children’s attitudes and behavioral intentions. Journal of Advertising, 44(2), 140-150. https://doi.org/10.1080/00913367.2014.935897

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Instructions to child respondents: Please think about the food you have just seen or tasted. Circle the number that best shows how you feel about its taste.

Item 1: Overall valence

Bad 1
2
3
4
Good

Item 2: Personal liking

Dislike 1
2
3
4
Like

Item 3: Taste quality

Not tasty 1
2
3
4
Tasty

Item 4: Taste enjoyment

Not enjoyable 1
2
3
4
Enjoyable
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 24). Échelle d’évaluation du goût des aliments (FTES). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-devaluation-du-gout-des-aliments-ftes/
Looti, Mohammed. “Échelle d’évaluation du goût des aliments (FTES).” Base de données de psychologie en français, 24 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-devaluation-du-gout-des-aliments-ftes/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’évaluation du goût des aliments (FTES).” Base de données de psychologie en français. septembre 24, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-devaluation-du-gout-des-aliments-ftes/.