Échelle d’évaluation de l’effort perçu de Borg

L’Échelle d’évaluation de l’effort perçu de Borg (RPE 6-20) est un instrument psychométrique et psychophysiologique validé évaluant l’effort physique subjectif en réadaptation cardiaque, pneumologie et neurologie.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 24, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 24, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’évaluation de l’effort perçu de Borg (couramment désignée sous l’acronyme anglophone Borg Rating of Perceived Exertion [RPE] Scale) est un instrument psychométrique et psychophysiologique développé au début des années 1970 par le psychologue et physiologiste suédois Gunnar Borg. Conçue initialement comme une échelle de catégorie à 15 niveaux s’étendant de 6 à 20, elle a été spécifiquement étalonnée pour refléter de manière linéaire l’augmentation de la fréquence cardiaque au cours d’un exercice dynamique aérobie chez des adultes sains non médicamentés (la valeur RPE multipliée par 10 approchant approximativement le rythme cardiaque en battements par minute). Cet outil quantifie l’effort global ressenti, intégrant les afférences sensorielles périphériques (tension musculaire, fatigue des quadriceps, sensation de charge articulaire) et centrales (fréquence respiratoire, dyspnée, ventilation pulmonaire, rythme cardiaque).

Sur le plan psychométrique, l’échelle RPE de Borg présente des coefficients de validité convergente remarquables, avec des corrélations variant fréquemment entre r = 0,80 et r = 0,90 vis-à-vis de biomarqueurs physiologiques objectifs tels que la consommation maximale d’oxygène (VO₂ max), la concentration sanguine en lactate et la fréquence cardiaque. Sa fidélité test-retest se révèle hautement satisfaisante (coefficients de corrélation intraclasse généralement compris entre 0,85 et 0,95). Cet instrument constitue un pilier de la physiologie de l’exercice, de l’ergonomie, de la kinésithérapie, de la réadaptation cardiaque et respiratoire, ainsi que de l’accompagnement de pathologies neurodégénératives à l’instar de la maladie de Parkinson.

2. Mots-clés / Keywords

Échelle de Borg, effort perçu, RPE, psychophysique, ergométrie, réadaptation cardiaque, fréquence cardiaque, fatigue musculaire, dyspnée, réhabilitation respiratoire, maladie de Parkinson, prescription d’exercice.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et formalisée par :

  • Gunnar A. V. Borg, Ph.D., M.D.hc (1927–2020) : Professeur émérite de psychométrie et de psychophysique à l’Université de Stockholm (Département de psychologie), Suède. Il est reconnu internationalement comme le pionnier de l’étude des perceptions de l’effort physique et des sensations somatiques quantifiées.
  • Adaptation clinique néerlandaise (Hartrevalidatie) : Société Royale Néerlandaise de Physiothérapie (Koninklijk Nederlands Genootschap voor Fysiotherapie – KNGF), 2011, responsable de l’intégration formelle et des guides de pratique clinique en rééducation cardiovasculaire et neurologique (notamment pour la maladie de Parkinson).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle RPE de Borg est de traduire une expérience subjective éminemment complexe — la pénibilité de l’effort physique et la fatigue progressive — en une valeur métrique standardisée, fiable et reproductible. Alors que la physiologie classique s’est historiquement concentrée sur les mesures instrumentées objectives (électrocardiogramme, gaz du sang, spirométrie, lactatémie), Gunnar Borg a démontré que le système nerveux central agit comme un intégrateur suprême, capable de calibrer et de pondérer de multiples entrées intéroceptives et extéroceptives en une appréciation unifiée de la contrainte physique.

Dans les contextes cliniques, l’échelle de Borg répond à des impératifs diagnostiques, thérapeutiques et pronostiques :

  • Prescription et autorégulation de l’intensité d’exercice en réadaptation cardiaque : Chez les patients coronariens ou insuffisants cardiaques sous traitement pharmacologique chronotrope négatif (particulièrement les bêtabloquants), la fréquence cardiaque perd sa pertinence linéaire en tant que repère d’intensité. L’échelle RPE devient le biomarqueur décisionnel de référence pour sécuriser l’entraînement entre des seuils précis (souvent entre 11 et 14 sur l’échelle 6-20).
  • Évaluation de la tolérance fonctionnelle à l’effort : Utilisée conjointement avec le test de marche de six minutes (6MWT) ou l’épreuve d’effort cardiorespiratoire (EFCR), elle permet d’identifier l’apparition des limitations symptomatiques (angine de poitrine, claudication, dyspnée invalidante).
  • Neurologie et maladie de Parkinson : Les versions spécifiques adaptées (notamment celles issues des recommandations KNGF) permettent d’ajuster l’effort physique chez des sujets présentant des altérations proprioceptives, de l’akinésie ou une fatigue centrale exacerbée, prévenant l’épuisement tout en maximisant la neuroplasticité induite par le mouvement.
  • Recherche en ergonomie et médecine du travail : Détermination des charges maximales admissibles au cours de postes de travail physiques, prévention des troubles musculosquelettiques (TMS) et gestion des cadences de travail.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’échelle de Borg est l’effort perçu (perceived exertion), défini d’un point de vue psychophysique comme la configuration totale des sensations de contrainte, d’inconfort et de fatigue éprouvées durant un travail physique. Ce construit n’est pas un simple sentiment diffus d’épuisement ; il résulte de la sommation et du traitement corticaux de rétroactions physiologiques distinctes.

1. Signaux d’effort périphérique (locaux)

Ces signaux émanent des mécanorécepteurs, des nocicepteurs et des chémorécepteurs situés dans les muscles squelettiques en activité, les tendons, les fascias et les articulations. Ils informent le système nerveux central de l’épuisement des réserves énergétiques locales (glycogène), de l’acidose métabolique intracellulaire (accumulation d’ions H⁺ et de phosphate inorganique) et de la tension intramusculaire requise pour générer la force mécanique. Par exemple, lors d’un test sur cycloergomètre, le patient identifie une composante locale prédominante sous la forme d’une brûlure ou d’une lourdeur extrême des quadriceps.

2. Signaux d’effort central (cardiorespiratoire)

Cette composante découle de la demande métabolique systémique. Elle est médiée par les afférences issues des mécanorécepteurs bronchopulmonaires, des barorécepteurs vasculaires et des récepteurs des voies aériennes supérieures. Elle se manifeste subjectivement par la tachypnée, l’essoufflement (dyspnée) et la perception consciente du travail myocardique (battements cardiaques violents ou rapides). Lors d’une marche rapide ou d’une course, ces signaux cardiorespiratoires deviennent prépondérants dans la fixation du score global.

3. Intégration neuro-psychologique et signaux d’afférence corollaire

Selon les modèles neuroscientifiques contemporains (notamment le modèle de décharge corollaire), la perception de l’effort ne repose pas exclusivement sur les signaux périphériques afférents. Le cortex moteur envoie une copie de son signal d’activation (la décharge corollaire) directement aux aires corticales somatosensorielles et insulaires. Par conséquent, la perception de l’effort reflète également l’intensité de la commande motrice centrale volontaire : plus le cerveau doit commander activement les motoneurones pour vaincre la fatigue périphérique, plus le score RPE rapporté par le sujet s’élève.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’échelle RPE de Borg s’enracine dans la psychophysique classique et moderne, discipline initiée par Gustav Fechner et prolongée par S. S. Stevens. Stevens a postulé que l’intensité subjective d’une sensation ($S$) suit une fonction de puissance par rapport à l’intensité physique du stimulus ($I$), relation formalisée sous la loi :

S = k · In

Gunnar Borg a étendu cette formulation aux réponses somatiques de l’organisme humain lors de l’effort physique. Il a remarqué que la perception de nombreuses grandeurs physiques (force exercée, résistance perçue) évolue selon un exposant $n$ proche de 1,6 à 2,0. Cependant, pour faciliter l’utilisation clinique de son instrument, Borg a cherché à créer une échelle d’intervalle ordonnée dont la dynamique de croissance coïnciderait étroitement avec un paramètre végétatif majeur : la fréquence cardiaque.

Chez un jeune adulte moyen en bonne santé, la fréquence cardiaque minimale au repos est de l’ordre de 60 battements par minute (bpm), tandis que la fréquence cardiaque maximale théorique plafonne autour de 200 bpm. Borg a donc conçu une échelle s’étendant de 6 à 20 :

Fréquence Cardiaque Estimée (bpm) ≈ Score RPE × 10

Cette linéarité construite permet d’ancrer le versant psychologique subjectif sur un substrat biologique rigoureux. Par ailleurs, Borg a intégré le principe du Category-Ratio Scaling, assurant que les qualificatifs verbaux placés sur l’échelle (ex. : « Léger », « Dur », « Extrêmement dur ») ne soient pas répartis de manière aléatoire, mais positionnés précisément là où les intervalles perçus correspondent à des incréments psychologiques égaux.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques et la validité de l’échelle de Borg ont fait l’objet de centaines d’études empiriques réparties sur plus de cinq décennies :

Validité de construit et validité convergente

De nombreuses méta-analyses, dont la revue de référence conduite par Chen, Fan et Moe (2002), ont démontré des corrélations robustes entre le score RPE de Borg et les indicateurs physiologiques cardiorespiratoires et biochimiques :

  • Fréquence cardiaque : Corrélations de l’ordre de r = 0,80 à 0,93 au cours d’épreuves d’effort progressives à charges croissantes sur tapis roulant ou cycloergomètre.
  • Consommation d’oxygène (%VO₂ max) : Coefficients de corrélation oscillant entre r = 0,78 et r = 0,89, confirmant que le score RPE reflète fidèlement la dépense métabolique réelle de l’organisme.
  • Lactate sanguin et seuil ventilatoire : L’inflexion du score de Borg correspond rigoureusement à la transition aérobie-anaérobie. Le seuil d’accumulation des lactates sanguins (4 mmol/L) est très généralement associé à un score Borg situé entre 14 et 16 (« Un peu dur » à « Dur »).

Validité discriminante et sensible aux interventions

L’échelle discrimine parfaitement les niveaux d’effort sous différentes conditions environnementales ou pharmacologiques :

  • Lors de l’exercice en état de déplétion glycogénique ou sous chaleur extrême, le score RPE augmente plus rapidement pour une même charge physique absolue, traduisant fidèlement la contrainte homéostatique accrue.
  • L’administration de bêtabloquants dissocie la fréquence cardiaque réelle de l’effort ressenti : alors que la fréquence cardiaque reste artificiellement basse, le score de Borg s’élève en adéquation avec la charge métabolique relative et l’acidose musculaire, démontrant sa supériorité comme biomarqueur d’effort chez le patient traité.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle de Borg a été minutieusement évaluée à travers différents protocoles expérimentaux et cliniques :

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle des scores RPE est excellente chez des sujets sains comme chez des patients en réadaptation cardiorespiratoire lorsque le protocole expérimental et les conditions de charge sont répliqués à l’identique. Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) s’échelonnent régulièrement entre 0,85 et 0,95. Les écarts types moyens intra-individuels ne dépassent généralement pas 1 point sur l’échelle 6-20 pour un même palier de puissance sous-maximale.

Fidélité inter-évaluateurs et consistance de mode d’administration

Que l’échelle soit administrée par un cardiologue, un kinésithérapeute ou un éducateur en activité physique adaptée, la fidélité inter-observateur est quasi parfaite (CCI > 0,90), pourvu que la consigne standardisée de passation (« Que ressentez-vous globalement en termes de fatigue et d’effort ? ») soit énoncée sans reformulation biaisante ou incitation verbale asymétrique.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’échelle RPE de Borg est traditionnellement employée comme un instrument unidimensionnel global. Cependant, les investigations psychométriques structurelles s’intéressant à la multidimensionnalité des signaux d’effort (par exemple Robertson et al., ou Noble et Robertson) ont apporté des éclairages empiriques majeurs :

Structure unifactorielle vs bifactorielle

Les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) appliquées aux protocoles évaluant simultanément le RPE global, le RPE périphérique (muscles moteurs sollicités) et le RPE central (respiration et thorax) confirment l’existence :

  • D’un facteur général prédominant de perception globale de la contrainte, qui absorbe entre 70 % et 85 % de la variance totale des scores.
  • De deux facteurs secondaires spécifiques : le facteur d’effort pulmonaire/respiratoire (fortement corrélé au volume minute respiratoire $V_E$ et à la dyspnée) et le facteur d’effort musculaire périphérique (fortement corrélé au couple de force, à la fatigue électromyographique et aux ions $H^+$).

Les saturations factorielles de l’item unique global sur le facteur latent de contrainte physiologique générale dépassent constamment λ = 0,85, confirmant sa validité en tant qu’indice composite autonome et parcimonieux dans la pratique clinique quotidienne.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument de mesure présente une structure standardisée définie par Gunnar Borg :

  • Type d’évaluation : Auto-évaluation verbale ou visuelle ordinale (échelle de catégorie psychophysique standardisée).
  • Format : Échelle graduée de 6 à 20, comprenant des ancrages textuels descriptifs placés à intervalles asymétriques calculés psychophysiquement.
  • Nombre d’items : 1 item d’évaluation synthétique globale (pouvant être subdivisé en cotation centrale respiratoire et périphérique musculaire si le protocole le demande).
  • Modalités de passation : Présentation visuelle de l’échelle sur un panneau clair ou une feuille standardisée placée directement devant le sujet en cours d’effort (ex. : sur le guidon du vélo ou devant le tapis de marche), pour permettre une réponse par désignation du doigt si la respiration empêche l’élocution.
  • Cotation et interprétation :
    • 6 : Aucun effort perçu (état de repos complet).
    • 7 à 8 : Effort extrêmement léger (début d’échauffement ou marche très lente).
    • 9 à 10 : Effort très léger.
    • 11 à 12 : Effort léger (allure de confort, zone d’endurance de base).
    • 13 à 14 : Effort un peu dur (zone de réhabilitation optimale recommandée chez les cardiaques, présence d’une ventilation accrue mais conversation encore possible).
    • 15 à 16 : Effort dur (travail intensif, proche du seuil anaérobie).
    • 17 à 18 : Effort très dur (très pénible, essoufflement marqué).
    • 19 : Effort extrêmement dur (épuisement imminent, intenable plus de quelques secondes).
    • 20 : Épuisement maximal absolu (impossible de poursuivre l’effort).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de création originelle : 1970 (version princeps 6-20 publiée formellement en 1973 ; versions ultérieures et raffinements en 1982 et 1998).
  • Propriété intellectuelle et droits d’auteur : La méthodologie, la disposition graphique et les formulations verbales calibrées de l’échelle RPE originale sont la propriété intellectuelle de Gunnar Borg et de Borg Perception AB (Suède).
  • Conditions d’utilisation et tarifs :
    • L’utilisation clinique courante au chevet du patient ou dans les cabinets de kinésithérapie est largement tolérée et intégrée dans les recommandations internationales de sociétés savantes (KNGF, ESC, AHA, ACSM) sans frais spécifiques.
    • Toute reproduction commerciale, intégration logicielle industrielle, intégration dans des moniteurs d’entraînement connectés propriétaires ou réimpression dans des manuels requiert une autorisation préalable et l’obtention d’une licence payante auprès de Borg Perception AB (www.borgperception.se).

12. Références / References

Les publications fondatrices et validations métrologiques ci-dessous constituent le socle de l’utilisation clinique et scientifique de l’échelle :

  • Borg, G. A. (1970). Perceived exertion as a parameter by physiological stimulation. Acta Cardiologica, 25(2), 17–23.
  • Borg, G. A. (1973). Perceived exertion: A note on « history » and methods. Medicine and Science in Sports, 5(2), 90–93. https://doi.org/10.1249/00005768-197300520-00017
  • Borg, G. A. (1982). Psychophysical bases of perceived exertion. Medicine and Science in Sports and Exercise, 14(5), 377–381. https://doi.org/10.1249/00005768-198205000-00012
  • Borg, G. (1998). Borg’s Perceived Exertion and Pain Scales. Human Kinetics.
  • Chen, M. J., Fan, X., & Moe, S. T. (2002). Criterion-related validity of the Borg ratings of perceived exertion scale in healthy individuals: A meta-analysis. Journal of Sports Sciences, 20(11), 873–899. https://doi.org/10.1080/026404102320761787
  • Koninklijk Nederlands Genootschap voor Fysiotherapie (KNGF). (2011). KNGF-richtlijn Hartrevalidatie. Nederlands Tijdschrift voor Fysiotherapie, Suppl. Richtlijn Hartrevalidatie. https://www.kngf.nl/
  • Noble, B. J., & Robertson, R. J. (1996). Perceived Exertion. Human Kinetics Publishers.
  • Scherr, J., Wolfarth, B., Christle, J. W., Pressler, A., Wagenpfeil, S., & Halle, M. (2013). Associations between Borg’s rating of perceived exertion and physiological measures of exercise intensity. European Journal of Applied Physiology, 113(1), 147–155. https://doi.org/10.1007/s00421-012-2421-x

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please indicate on the scale the number that best describes your overall feeling of exertion. Consider your total feeling of exertion, combining all sensations and feelings of physical stress, effort, and fatigue. Don't concern yourself with any one factor such as leg pain or shortness of breath, but try to focus on your total inner feeling of exertion.
Response Scale: 15-point category scale from 6 to 20 with verbal anchors
1

Rating of Perceived Exertion (RPE):
2

6 – No exertion at all
3

7 – Extremely light
4

8
5

9 – Very light
6

10
7

11 – Light
8

12
9

13 – Somewhat hard
10

14
11

15 – Hard (heavy)
12

16
13

17 – Very hard
14

18
15

19 – Extremely hard
16

20 – Maximal exertion
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 24). Échelle d’évaluation de l’effort perçu de Borg. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-devaluation-de-leffort-percu-de-borg/
Looti, Mohammed. “Échelle d’évaluation de l’effort perçu de Borg.” Base de données de psychologie en français, 24 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-devaluation-de-leffort-percu-de-borg/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’évaluation de l’effort perçu de Borg.” Base de données de psychologie en français. septembre 24, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-devaluation-de-leffort-percu-de-borg/.