Échelle d’estime de soi de Hare (HSS)

L’Échelle d’estime de soi de Hare (HSS) est un instrument psychométrique multidimensionnel de 30 items évaluant l’auto-évaluation des adolescents dans trois sphères clés : les pairs, la famille et l’école.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 8, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 8, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’Échelle d’estime de soi de Hare (Hare Self-Esteem Scale, HSS), élaborée par le sociologue et psychologue américain Bruce R. Hare en 1975, constitue un instrument psychométrique multidimensionnel conçu pour évaluer l’auto-évaluation globale et contextualisée chez les enfants et adolescents âgés de 10 à 18 ans (généralement du CM2 à la classe de terminale). Contrairement aux échelles unidimensionnelles classiques telles que l’Échelle d’estime de soi de Rosenberg (RSES), la HSS repose sur le postulat théorique selon lequel l’estime de soi chez le sujet en développement s’articule autour de trois arènes de socialisation fondamentales : les pairs (Peer Self-Esteem), la famille (Home Self-Esteem) et l’institution scolaire (School Self-Esteem).

L’instrument se compose de 30 items répartis de façon strictement égale entre ces trois sous-échelles de 10 items chacune. Les participants répondent à l’aide d’une échelle de type Likert en 4 points (1 = Fortement d’accord, 2 = Pas d’accord, 3 = D’accord, 4 = Fortement d’accord), assortie d’une règle d’inversion pour les énoncés formulés négativement. Les propriétés psychométriques de la HSS ont été documentées par Hare (1975, 1980, 1985) ainsi que par Shoemaker (1980). Les coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach) oscillent généralement entre 0,75 et 0,85 pour l’échelle globale et entre 0,65 et 0,83 pour les sous-échelles individuelles. La stabilité temporelle test-retest sur des intervalles de trois mois présente des corrélations variant de 0,60 à 0,74. Les analyses factorielles confirmatoires corroborent l’existence d’une structure à trois facteurs interdépendants mais distincts, ce qui confère à l’instrument une sensibilité différentielle remarquable pour détecter des déficits d’estime de soi cantonnés à un domaine précis sans altération globale perceptible.

2. Mots-clés

Échelle d’estime de soi de Hare, HSS, estime de soi multidimensionnelle, psychométrie de l’adolescent, estime de soi scolaire, estime de soi familiale, relations entre pairs, auto-évaluation, psychologie du développement, Bruce R. Hare, validation psychométrique, interactionnisme symbolique.

3. Auteurs

L’échelle a été conçue et standardisée par :

  • Bruce R. Hare, Ph.D. : Professeur émérite de sociologie et d’études afro-américaines au département de sociologie de l’Université de Syracuse (Syracuse University, Syracuse, New York, États-Unis). Antérieurement affilié à l’Université d’État de New York à Stony Brook (SUNY Stony Brook) et diplômé de l’Université de Chicago (Doctorat en sociologie du développement, 1975). Ses recherches pionnières se concentrent sur la sociologie de l’éducation, les disparités raciales et socio-économiques, l’impact de la déségrégation scolaire sur les perceptions de soi des minorités et le développement psycho-social des enfants et adolescents. Contact académique : Syracuse University, Maxwell School of Citizenship and Public Affairs.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’Échelle d’estime de soi de Hare est de fournir une mesure psychométrique rigoureuse, standardisée et sensible au contexte de l’évaluation de soi chez les jeunes scolarisés. Dans les années 1970, la majorité des instruments disponibles pour mesurer l’estime de soi, tels que l’inventaire de Coopersmith (SEI) ou l’échelle de Rosenberg (RSES), traitaient l’estime de soi comme un construit unitaire et décontextualisé. Bruce R. Hare a identifié une lacune théorique et empirique majeure : un individu peut simultanément éprouver un sentiment de compétence et de valeur profonde au sein de son groupe de pairs, tout en subissant un sentiment d’inadéquation ou de dévalorisation chronique dans le cadre académique ou familial.

L’objectif de la HSS est donc double :

  1. Différenciation contextuelle : Permettre aux chercheurs et cliniciens d’isoler l’impact différentiel des trois microcosmes relationnels les plus déterminants de l’enfance et de l’adolescence : le foyer parental, le groupe d’égaux (pairs) et l’école (enseignants et dynamique de classe).
  2. Indice global composite : Offrir la possibilité d’agréger ces trois dimensions pour obtenir un score global d’estime de soi, servant d’indicateur synthétique de l’adaptation psychologique de l’adolescent.

Dans les applications de recherche, la HSS a été largement utilisée pour évaluer l’impact des environnements éducatifs intégrés ou déségrégués, les corrélats socioculturels de la réussite scolaire, la résilience psychologique des populations marginalisées, ainsi que les liens entre le statut socio-économique, l’appartenance ethnique et l’image de soi. En milieu clinique et psycho-éducatif, l’outil s’avère précieux pour le dépistage ciblé des difficultés d’adaptation : il permet de déterminer précisément si une faible estime de soi découle de conflits intrafamiliaux, de rejet ou de harcèlement par les pairs, ou de difficultés d’apprentissage et de perception négative de l’autorité enseignante. Cette finesse diagnostique guide directement les interventions psychothérapeutiques et éducatives, orientant l’action vers des thérapies familiales systémiques, des programmes d’entraînement aux compétences sociales ou un accompagnement psycho-pédagogique individualisé.

5. Construit psychologique

Le construit psychologique mesuré par l’Échelle d’estime de soi de Hare est l’estime de soi contextualisée, définie comme la composante évaluative et affective du concept de soi qu’un individu formule à l’égard de sa propre valeur au sein de domaines de vie spécifiques. Alors que le concept de soi renvoie à l’ensemble descriptif des représentations que le sujet possède sur lui-même (« je suis sportif », « je suis sociable »), l’estime de soi représente le jugement de valeur porté sur ces caractéristiques (« je suis fier de mes compétences », « j’ai de la valeur en tant que membre de cette famille »). La HSS postule que l’estime de soi est une structure hiérarchique et tripartite comprenant trois dimensions opérationnalisées distinctes :

1. L’estime de soi liée aux pairs (Peer Self-Esteem)

Cette dimension évalue le sentiment d’acceptation sociale, de compétence relationnelle, de popularité et d’attrait interpersonnel au sein du groupe de référence constitué par les personnes du même âge. Les items de cette sous-échelle ciblent des manifestations comportementales et subjectives telles que le nombre perçu d’amis (« I have at least as many friends as other people my age »), le statut perçu dans le groupe (« If my group of friends decided to vote for leaders… »), la victimisation ou le harcèlement (« People my age often pick on me »), et la perception de son agréabilité relationnelle (« Other people think I am a lot of fun to be with »). Une estime de soi élevée dans ce domaine indique un sentiment robuste d’appartenance et de validation par les pairs, tandis qu’un score faible dénote un sentiment d’isolement social, de marginalisation ou de déviance par rapport aux normes du groupe.

2. L’estime de soi liée au foyer (Home Self-Esteem)

La sous-échelle familiale mesure le sentiment d’être aimé, valorisé, soutenu et compris par les figures parentales ou les tuteurs au sein du foyer domestique. Elle reflète la sécurité de l’attachement et la qualité du climat familial. Les énoncés explorent la fierté parentale (« My parents are proud of the kind of person I am »), le sentiment d’utilité et de fiabilité au sein du foyer (« My parents feel that I can be depended on »), ainsi que des indicateurs de rejet familial perçu ou de détresse intrafamiliale (« I often feel that if they could, my parents would trade me in for another child », « I often feel unwanted at home »). Un score déficitaire sur cette composante est fréquemment associé à des dynamiques de négligence émotionnelle, des conflits d’autorité sévères ou un sentiment de ne pas répondre aux exigences démesurées des parents.

3. L’estime de soi liée à l’école (School Self-Esteem)

Cette sous-échelle évalue l’auto-évaluation du jeune quant à ses compétences scolaires, son intégration académique et la nature de ses relations avec le corps enseignant. Il ne s’agit pas d’une mesure objective du quotient intellectuel ou des notes réelles, mais de l’impact psychologique et subjectif de l’expérience d’apprentissage. Les items portent sur l’adéquation perçue par rapport aux camarades de classe (« In the kinds of things we do in school, I am at least as good as other people in my class »), la valorisation par les enseignants (« My teachers are usually happy with the kind of work I do »), le sentiment d’injustice face aux évaluations (« …I never get the grades I deserve ») et le sentiment général d’inutilité ou d’impuissance en classe (« I often feel worthless in school »).

6. Cadre théorique

Le fondement épistémologique de l’Échelle de Hare s’enracine au croisement de l’interactionnisme symbolique, de la théorie du développement psychosocial et de la théorie de la comparaison sociale. Deux courants majeurs sous-tendent sa conception :

L’héritage de l’interactionnisme symbolique : Cooley et Mead

Selon la théorie du « soi en miroir » (looking-glass self) formulée par Charles Horton Cooley (1902) et développée par George Herbert Mead (1934), l’individu ne construit pas son identité et son estime de lui-même dans un vacuum cognitif isolé. L’auto-évaluation procède de l’intériorisation des attitudes, des jugements et des rétroactions émis par les « autruis significatifs » (significant others). Bruce Hare a soutenu que pour l’enfant et l’adolescent, ces autruis significatifs ne sont pas homogènes : ils se scindent en trois sphères sociales aux normes et exigences distinctes :

  • Les parents et la famille, qui représentent la source originelle d’acceptation inconditionnelle ou de rejet fondamental.
  • Les enseignants, qui incarnent l’institution sociétale, la méritocratie formelle et l’évaluation normative de la compétence intellectuelle.
  • Les pairs, qui constituent le groupe d’égaux régulant l’acceptation affective horizontale, le statut social et l’appartenance collective.

La théorie de la comparaison sociale de Festinger

La théorie de la comparaison sociale de Leon Festinger (1954) éclaire la manière dont les adolescents évaluent leurs compétences. En l’absence de critères objectifs absolus, les individus se comparent à leurs semblables. Plusieurs items de la sous-échelle des pairs et de l’école intègrent directement ce mécanisme de comparaison relative (« as many friends as other people my age », « School is harder for me than most other people »). Hare démontre que le cadre de référence (la classe spécifique, le groupe d’amis du quartier) détermine l’issue de cette comparaison, générant des variations considérables de l’estime de soi d’un milieu à un autre.

Le modèle développemental de Susan Harter et Morris Rosenberg

Alors que Morris Rosenberg privilégiait une vision globale et affective du soi, Susan Harter a ultérieurement formalisé le modèle multidimensionnel de la perception de compétence chez l’enfant. Les travaux de Bruce Hare (1975, 1980) ont constitué l’une des toutes premières tentatives sociologiques et psychométriques validées pour opérationnaliser la multidimensionnalité du concept de soi bien avant la popularisation des profils de Harter. Hare a démontré empiriquement que les corrélations entre l’estime de soi scolaire et les résultats académiques étaient bien plus robustes que celles observées entre l’estime de soi globale et les résultats scolaires, validant ainsi la primauté des construits spécifiques aux domaines pour la prédiction des comportements.

7. Validité

Les propriétés métrologiques de la HSS ont fait l’objet de multiples vérifications empiriques, tant par l’auteur original que par des chercheurs indépendants, notamment dans le cadre de l’évaluation de la validité de construit, de la validité convergente et de la validité discriminante.

Validité de construit

La validité de construit a été analysée de manière exhaustive par Shoemaker (1980) dans une étude de référence publiée dans Educational and Psychological Measurement. Shoemaker a examiné la structure interne de l’instrument sur des cohortes d’élèves et a confirmé que les trois sous-échelles mesuraient des domaines empiriquement discernables. L’analyse a révélé que les corrélations inter-sous-échelles étaient modérées (variant typiquement entre r = 0,25 et r = 0,45), démontrant que bien que ces sphères partagent une variance commune rattachée à l’affectivité globale de l’individu, chacune capture une proportion substantielle de variance unique attribuable au contexte spécifique de vie.

Validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des corrélations positives statistiquement significatives entre l’échelle globale de Hare (HSS Total) et d’autres échelles de renommée internationale :

  • Avec l’Échelle d’estime de soi de Rosenberg (RSES), les corrélations se situent régulièrement entre r = 0,55 et r = 0,68 (p < 0,001), ce qui atteste que la HSS évalue adéquatement le construit d’estime de soi générale.
  • Avec le Coopersmith Self-Esteem Inventory (SEI), des corrélations oscillant entre r = 0,60 et r = 0,72 ont été répertoriées, confirmant l’alignement de la HSS avec les instruments traditionnels de référence.

Validité discriminante et prédictive

La force cardinale de la HSS réside dans sa validité discriminante contextuelle :

  • Prédiction des performances scolaires : Hare (1980) a mis en évidence que la sous-échelle School Self-Esteem présente des corrélations substantielles avec les résultats à des tests standardisés de rendement scolaire (ex. Stanford Achievement Test, California Achievement Test) de l’ordre de r = 0,35 à 0,48, alors que les sous-échelles Peer et Home présentent des corrélations quasi nulles avec le rendement académique (r < 0,10, non significatif).
  • Climat familial et comportement parental : L’échelle Home Self-Esteem corrèle significativement avec des inventaires de perception des pratiques parentales et du soutien familial perçu, tout en étant dissociée des compétences sportives ou de la popularité auprès des pairs.
  • Popularité sociométrique : L’échelle Peer Self-Esteem corrèle fortement avec les nominations sociométriques positives en classe et la participation à des activités extrascolaires, validant la spécificité écologique de chaque facette.

8. Fidélité

La fidélité de l’Échelle d’estime de soi de Hare a été quantifiée à travers l’évaluation de sa consistance interne et de sa stabilité temporelle.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Dans les échantillons normatifs initiaux de Hare (1975, 1980), constitués d’élèves de CM2 et de classes de collège (cinquième, quatrième) issus de divers milieux sociodémographiques :

  • Échelle totale (HSS – 30 items) : α = 0,82 à 0,86. Ce niveau élevé indique une excellente homogénéité du score global composite.
  • Sous-échelle Pairs (10 items) : α = 0,72 à 0,78.
  • Sous-échelle Foyer (10 items) : α = 0,75 à 0,81.
  • Sous-échelle École (10 items) : α = 0,74 à 0,82.

Ces coefficients dépassent le seuil psychométrique usuel de 0,70 recommandé par Nunnally pour la recherche en sciences sociales. Des réplications indépendantes menées sur des populations adolescentes plus âgées (Shoemaker, 1980) ont retrouvé des valeurs d’alpha comparables, oscillant entre 0,70 et 0,84 selon les sous-échelles.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

La fidélité test-retest a été documentée sur un intervalle temporel de trois mois par Bruce Hare lors de ses travaux initiaux :

  • Foyer (Home) : r = 0,74 (indiquant une grande stabilité de l’environnement parental et de son intériorisation).
  • École (School) : r = 0,63 (reflétant une fluctuation modérée liée aux périodes d’évaluation scolaire).
  • Pairs (Peer) : r = 0,56 à 0,65 (la dynamique relationnelle entre pairs étant sujette à des évolutions et restructurations relationnelles rapides à l’adolescence).
  • Score global composite : r = 0,70.

Ces données confirment que la HSS possède une stabilité suffisante pour une utilisation en recherche longitudinale, tout en conservant la sensibilité nécessaire pour enregistrer les changements induits par des interventions éducatives ou thérapeutiques ciblées.

9. Analyse factorielle

La structure factorielle de la HSS a été scrutée au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) avec rotation varimax et oblimin, ainsi que d’analyses factorielles confirmatoires (AFC).

Structure tridimensionnelle

Dans l’étude fondamentale de Shoemaker (1980), l’analyse en composantes principales suivie d’une rotation orthogonale a mis en évidence trois facteurs prédominants correspondant précisément aux trois sous-échelles postulées a priori par Bruce Hare :

  • Facteur 1 (Estime de soi scolaire) : Les items 1 à 10 de la section École saturent principalement sur ce facteur avec des saturations factorielles comprises entre 0,42 et 0,76. Les items négatifs inversés (ex. « I often feel worthless in school ») présentent des saturations particulièrement nettes.
  • Facteur 2 (Estime de soi familiale) : Les items relatifs aux parents et au foyer saturent sur un axe distinct (saturations de 0,40 à 0,79), sans contamination notable par les items scolaires ou sociaux.
  • Facteur 3 (Estime de soi liée aux pairs) : Les énoncés traitant de la popularité, du nombre d’amis et de la victimisation forment le troisième axe (saturations de 0,38 à 0,71).

Modélisation confirmatoire (AFC)

Les modélisations contemporaines par équations structurelles testant l’architecture de la HSS comparent généralement trois modèles :

  1. Un modèle unidimensionnel (où l’ensemble des 30 items sature sur un facteur unique d’estime de soi). Ce modèle présente systématiquement de mauvais indices d’ajustement (ex. RMSEA > 0,10, CFI < 0,75).
  2. Un modèle à trois facteurs orthogonaux indépendants, rejeté en raison des corrélations non nulles entre contextes de vie.
  3. Un modèle à trois facteurs corrélés (obliques) ou un modèle bifactoriel (un facteur général g d’estime de soi et trois facteurs de domaine spécifiques). Le modèle à trois facteurs corrélés offre d’excellents indices d’ajustement (RMSEA ≈ 0,05, CFI > 0,90, TLI > 0,89), confirmant la pertinence de calculer à la fois des scores de sous-échelles indépendants et un score total agrégé.

10. Instrument de mesure

L’Échelle d’estime de soi de Hare est un auto-questionnaire papier-crayon ou administrable par voie électronique.

  • Type d’évaluation : Auto-évaluation (self-report inventory).
  • Population cible : Enfants et adolescents (approximativement de 10 à 18 ans ; adapté du niveau primaire supérieur au lycée).
  • Nombre total d’items : 30 énoncés répartis en trois sous-échelles distinctes de 10 items :
    • Sous-échelle des Pairs (Peer Subscale) : 10 items.
    • Sous-échelle du Foyer (Home Subscale) : 10 items.
    • Sous-échelle de l’École (School Subscale) : 10 items.
  • Format de réponse : Échelle de type Likert en 4 points ordonnée de la manière suivante :
    • 1 = Strongly Agree (Fortement d’accord)
    • 2 = Disagree (Pas d’accord)
    • 3 = Agree (D’accord)
    • 4 = Strongly Agree (Fortement d’accord)
  • Temps de passation : Environ 10 à 15 minutes.
  • Cotation et calcul des scores :
    • L’instrument comporte des items formulés positivement et des items formulés négativement.
    • Les items formulés négativement doivent impérativement être inversés avant le calcul des totaux, de sorte qu’une valeur numérique plus élevée traduise invariablement un niveau d’estime de soi plus favorable.
    • Pour chaque sous-échelle de 10 items, le score brut varie de 10 à 40 points.
    • Le Score Total HSS s’obtient en sommant les scores des trois sous-échelles, générant un score global compris entre 30 et 120 points.
    • Un score élevé reflète une estime de soi saine et robuste, tandis qu’un score bas indique un sentiment prononcé de dévalorisation ou d’incompétence.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de développement initial : 1975 (Thèse de doctorat de Bruce R. Hare, Université de Chicago ; diffusée via les rapports ERIC ED124641).
  • Publications scientifiques de référence : 1980 (American Journal of Psychiatry), 1985 (inclusion dans des ouvrages de référence clinique).
  • Statut des droits d’auteur et permissions : L’Échelle d’estime de soi de Hare appartient au domaine de la recherche académique ouverte. Le Dr Bruce R. Hare a mis l’instrument à la disposition des chercheurs, cliniciens et enseignants sans redevance commerciale, à des fins d’utilisation non lucrative, pédagogique et scientifique.
  • Tarif d’utilisation : Gratuit pour la recherche scientifique et la pratique clinique non commerciale (libre de droits d’utilisation avec obligation de citation des sources princeps).
  • Accès et diffusion : L’échelle intégrale et ses consignes de cotation sont reproduites dans le recueil méthodologique de Fischer et Corcoran (Measures for Clinical Practice and Research: A Sourcebook, Oxford University Press, 2007, Vol. 1, p. 537-539).

12. Références

Les travaux scientifiques et psychométriques fondateurs relatifs à l’Échelle d’estime de soi de Hare comprennent :

  • Cooley, C. H. (1902). Human nature and the social order. Charles Scribner’s Sons.
  • Festinger, L. (1954). A theory of social comparison processes. Human Relations, 7(2), 117-140. https://doi.org/10.1177/001872675400700202
  • Fischer, J., & Corcoran, K. J. (2007). Measures for clinical practice and research: A sourcebook (4th ed., Vol. 1, pp. 537-539). Oxford University Press.
  • Hare, B. R. (1975). The relationship of social background to the dimensions of self-concept (Doctoral dissertation, University of Chicago). ERIC Document Reproduction Service No. ED124641. https://eric.ed.gov/?id=ED124641
  • Hare, B. R. (1975). The HARE general and area-specific (school, peer, and home) self-esteem scale (Unpublished manuscript). Department of Sociology, SUNY Stony Brook, Stony Brook, New York.
  • Hare, B. R. (1980). Self-perception and academic achievement variations in a desegregated setting. American Journal of Psychiatry, 137(6), 683-689. https://doi.org/10.1176/ajp.137.6.683
  • Hare, B. R. (1985). Hare Self-Esteem Scale (HSS). In J. Fischer & K. J. Corcoran (Eds.), Measures for clinical practice and research: A sourcebook (pp. 537-539). Oxford University Press.
  • Mead, G. H. (1934). Mind, self and society from the standpoint of a social behaviorist. University of Chicago Press.
  • Shoemaker, A. L. (1980). Construct validity of area specific self-esteem: The Hare Self-Esteem Scale. Educational and Psychological Measurement, 40(2), 495-501. https://doi.org/10.1177/001316448004000233

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I have at least as many friends as other people my age.
2

I am not as popular as other people my age.
3

In the kinds of things that people my age like to do‚ I am at least as good as most other people.
4

People my age often pick on me.
5

Other people think I am a lot of fun to be with.
6

I usually keep to myself because I am not like other people my age.
7

Other people wish that they were like me.
8

I wish I were a different kind of person because I’d have more friends.
9

If my group of friends decided to vote for leaders of their group I’d be elected to a high position.
10

When things get tough‚ I am not a person that other people my age would turn to for help.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 8). Échelle d’estime de soi de Hare (HSS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-destime-de-soi-de-hare-hss/
Looti, Mohammed. “Échelle d’estime de soi de Hare (HSS).” Base de données de psychologie en français, 8 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-destime-de-soi-de-hare-hss/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’estime de soi de Hare (HSS).” Base de données de psychologie en français. octobre 8, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-destime-de-soi-de-hare-hss/.