1. Résumé / Abstract
L’Échelle de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne (Marlowe-Crowne Social Desirability Scale, MCSDS), conçue par Douglas P. Crowne et David Marlowe en 1960, constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents et les plus largement utilisés dans l’histoire de la psychologie différentielle, sociale et clinique. Élaborée à l’origine pour pallier les limites conceptuelles et empiriques de l’échelle de désirabilité sociale d’Allen Edwards (1957) — laquelle présentait une collinéarité excessive avec les indices de psychopathologie et d’inadaptation psychologique —, la MCSDS opérationnalise le construit du besoin d’approbation sociale (need for approval) à travers l’évaluation de comportements qui sont culturellement hautement valorisés mais statistiquement peu fréquents, combinés à des comportements mineurs socialement réprouvés mais universellement partagés.
L’instrument se compose dans sa version princeps de 33 items auto-administrés reposant sur un format de réponse dichotomique (Vrai / Faux). Sur le plan psychométrique, la MCSDS présente une cohérence interne robuste, documentée initialement par un coefficient de Kuder-Richardson 20 (KR-20) de 0,88 et une fidélité test-retest à un mois de 0,89. Si l’échelle a longtemps été traitée comme une mesure unidimensionnelle du style de réponse socialement désirable, des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires ultérieures ont mis en exergue une structure bidirectionnelle sous-jacente articulée autour de l’Attribution (l’affirmation de vertus personnelles improbables) et du Déni (la négation de faiblesses humaines universelles). Utilisée tant comme variable de contrôle méthodologique pour neutraliser les biais de réponse dans les protocoles d’auto-évaluation que comme variable de personnalité substantielle mesurant la dépendance évaluative et la conformité sociale, la MCSDS demeure la référence internationale incontestée dans l’étude des biais de validité des auto-questionnaires.
2. Mots-clés / Keywords
désirabilité sociale, Marlowe-Crowne, MCSDS, besoin d’approbation sociale, biais de réponse, gestion des impressions, auto-évaluation, psychométrie, fidélité test-retest, analyse factorielle, validité de construit, dépendance évaluative
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et validée par deux figures majeures de la recherche psychologique américaine rattachées au département de psychologie de l’Université d’État de l’Ohio (Ohio State University) :
- Douglas P. Crowne, Ph.D. : Psychologue clinicien et professeur émérite de psychologie, notamment affilié à l’Université de Waterloo (Ontario, Canada) après ses travaux pionniers à l’Ohio State University. Ses recherches ont porté sur la théorie de l’apprentissage social, les mécanismes de défense, la personnalité et la méthodologie psychométrique.
- David Marlowe, Ph.D. : Psychologue social et chercheur émérite, ayant également exercé au sein du Walter Reed Army Institute of Research et à l’Université de Californie à Santa Cruz. Ses travaux se sont focalisés sur la dynamique des petits groupes, la dépendance à l’approbation d’autrui et l’impact du stress social sur le comportement individuel.
4. Objectif / Purpose
Fondements et genèse de l’instrument
L’objectif fondamental de la création de l’Échelle de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne était de concevoir une mesure du biais de désirabilité sociale qui soit strictement indépendante de la psychopathologie. À la fin des années 1950, l’instrument dominant était l’échelle de désirabilité sociale d’Edwards (1957), issue du MMPI (Minnesota Multiphasic Personality Inventory). Cependant, Crowne et Marlowe (1960) ont démontré que les items d’Edwards présentaient une corrélation extrêmement élevée (souvent supérieure à r = -0,80) avec l’anxiété manifeste mesurée par la Taylor Manifest Anxiety Scale et avec les échelles cliniques de névrosisme. Par conséquent, il était impossible de déterminer si un score élevé à l’échelle d’Edwards reflétait une tentative délibérée de se présenter sous un jour favorable ou simplement une absence réelle de détresse psychologique et de symptômes psychiatriques.
Pour surmonter cette confusion conceptuelle, Crowne et Marlowe ont postulé qu’une mesure valide de la désirabilité sociale devait échantillonner des conduites ordinaires de la vie quotidienne pour lesquelles il existe une divergence nette entre ce qui est normativement approuvé et ce qui est empiriquement commun, sans que ces comportements ne relèvent d’une symptomatologie psychiatrique.
Applications dans la recherche fondamentale et appliquée
Dans la recherche contemporaine, la MCSDS remplit une double fonction épistémologique :
- Outil de contrôle méthodologique : La MCSDS est systématiquement intégrée dans les batteries de questionnaires pour détecter les répondants qui adoptent une posture de « faking good » (dissimulation positive ou survalorisation de soi). Elle permet de partialiser la variance liée à la désirabilité sociale lors de l’examen des relations entre variables prédictives et critères dans les modèles de régression multivariée.
- Variable de personnalité substantielle : Loin d’être réduite à une simple source d’erreur de mesure, la désirabilité sociale telle que mesurée par la MCSDS capture un trait de personnalité à part entière : le besoin d’approbation sociale (Crowne & Marlowe, 1964). Les individus obtenant des scores élevés présentent une susceptibilité accrue à l’influence sociale, une plus grande suggestibilité dans les situations de persuasion, une conformité comportementale renforcée et une tendance marquée à éviter le conflit interpersonnel.
Applications cliniques et organisationnelles
Dans les contextes de sélection du personnel, d’expertise médico-légale et de bilans psychologiques cliniques, la MCSDS offre aux praticiens un indice objectif de la sincérité du répondant. Dans les évaluations de recrutement pour des postes à forte responsabilité éthique ou sécuritaire, l’identification d’un score extrême à la MCSDS alerte le psychologue sur une gestion des impressions (impression management) potentiellement stratégique ou sur un déni rigide de la vulnérabilité psychologique.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par la MCSDS repose sur le besoin d’approbation sociale (need for social approval) et la tendance d’un individu à se décrire sous des traits culturellement sanctifiés, tout en rejetant les comportements universels jugés indésirables. Ce construit n’est pas réductible à un simple mensonge conscient ; il englobe un continuum allant de la manipulation intentionnelle de l’image de soi (la gestion des impressions) à des processus psychologiques inconscients de défense du moi et de protection de l’estime de soi (l’auto-illusion ou self-deceptive enhancement).
La dialectique Attribution vs Déni
Bien que Crowne et Marlowe aient initialement envisagé le construit comme un trait unitaire, la recherche psychométrique moderne (notamment Millham, 1974 ; Loo & Thorpe, 2000) a démontré que le construit se déploie à travers deux composantes psychologiques distinctes mais interconnectées :
- L’Attribution (Revendication de comportements pro-sociaux rares) : Cette facette mesure la propension active de l’individu à s’attribuer des comportements vertueux, altruistes ou rigoureusement scrupuleux que presque personne n’exécute de façon inconditionnelle. Par exemple, approuver l’item « Before voting I thoroughly investigate the qualifications of all the candidates » (Avant de voter, j’étudie à fond les compétences de tous les candidats) ou « I never hesitate to go out of my way to help someone in trouble » (Je n’hésite jamais à me déranger pour aider quelqu’un en difficulté) relève d’une attribution idéale de moralité civique et personnelle.
- Le Déni (Rejet de pulsions ou d’actes ordinaires réprouvés) : Cette composante quantifie le refus d’admettre des faiblesses, ressentiments ou comportements mineurs d’agression sociale qui sont statistiquement universels dans la condition humaine. Par exemple, rejeter l’item « I sometimes feel resentful when I don’t get my way » (J’éprouve parfois du ressentiment lorsque je n’obtiens pas ce que je veux) ou « I like to gossip at times » (J’aime parfois faire des commérages) traduit un mécanisme d’oblitération des aspects moins valorisants de la personnalité.
Les individus caractérisés par un niveau élevé sur ce construit présentent une structure du soi dépendante du regard d’autrui, articulant un idéal du moi rigide et une intolérance marquée à la déviation normative.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
La théorie de l’apprentissage social de Julian Rotter
Le développement de la MCSDS s’enracine directement dans la théorie de l’apprentissage social formulée par Julian Rotter (1954), sous la direction duquel Crowne et Marlowe ont développé leurs paradigmes de recherche. Selon le modèle de Rotter, le potentiel de comportement ($BP$) dans une situation donnée est fonction de l’attente ($E$) que ce comportement mène à un renforçateur spécifique, combinée à la valeur de renforcement ($RV$) de ce résultat :
BP = f(E, RV)
Crowne et Marlowe (1964) ont transposé cette équation à la dynamique de l’interaction sociale : pour les individus à fort besoin d’approbation, la valeur de renforcement attribuée à l’acceptation par les pairs ou les figures d’autorité est exceptionnellement élevée, tandis que l’anticipation d’une évaluation négative ou d’un rejet constitue une punition intolérable. Par conséquent, leur répertoire comportemental s’organise autour de stratégies d’évitement de la réprobation et de recherche active de validations évaluatives bienveillantes.
Le modèle de la dépendance évaluative
Dans leur monographie séminale de 1964 intitulée The Approval Motive: Studies in Evaluative Dependence, Crowne et Marlowe ont théorisé le besoin d’approbation comme une forme de dépendance évaluative. Ce cadre postule que :
- L’approbation sociale fonctionne comme un régulateur homéostatique de l’estime de soi chez les sujets présentant un moi vulnérable.
- La dépendance évaluative conduit l’individu à inhiber l’expression d’émotions négatives (colère, hostilité, envie) perçues comme destructrices pour le lien social.
- Dans les tâches expérimentales, les individus à score élevé à la MCSDS manifestent une plus grande vulnérabilité à l’effet de conditionnement verbal (expériences de Taffel), s’alignent plus volontiers sur les jugements du groupe majoritaire (paradigme de Asch) et maintiennent une persévérance disproportionnée dans des tâches monotones lorsqu’ils reçoivent des félicitations de l’expérimentateur.
7. Validité / Validity
Validité de contenu
La validité de contenu de la MCSDS a été garantie lors de sa construction par une procédure rigoureuse d’évaluation par les pairs. Crowne et Marlowe ont d’abord généré un pool initial de 50 items inspirés des inventaires de personnalité existants, mais soigneusement purgés de toute charge psychopathologique manifeste. Dix juges experts (enseignants et doctorants en psychologie clinique) ont évalué chaque item selon deux critères :
- Le comportement décrit devait posséder une valence sociale clairement identifiable (désirable vs indésirable) selon les normes de la culture américaine de l’époque.
- Le comportement ne devait pas impliquer d’ajustement névrotique ou psychotique franc.
Seuls les 33 items ayant obtenu un consensus absolu (100 % d’accord inter-juges) quant à la direction de la désirabilité sociale ont été conservés dans la version définitive.
Validité discriminante vis-à-vis de la psychopathologie
Le succès empirique majeur de la MCSDS réside dans sa dissociation démontrée d’avec les mesures d’inadaptation psychologique. Contrairement à l’échelle d’Edwards qui corrélait à r = -0,84 avec la Taylor Manifest Anxiety Scale (TMAS), Crowne et Marlowe (1960) ont établi que la MCSDS ne corrélait qu’à r = -0,40 avec la TMAS et montrait des corrélations faibles à modérées avec les échelles cliniques du MMPI (ne dépassant pas -0,35 avec la dépression ou l’hypocondrie). Cette rupture de collinéarité a confirmé que la MCSDS ne mesurait pas l’absence de pathologie mais bien un style défensif d’autovalorisation.
Validité convergente et concourante
La MCSDS présente des corrélations positives statistiquement significatives avec l’échelle Lie (L) du MMPI (r variant de 0,54 à 0,68 selon les échantillons) et l’échelle de mensonge de l’Eysenck Personality Inventory (EPI) (r ≈ 0,55-0,65), confirmant qu’elle capte bien la tendance à donner des réponses vertueuses invraisemblables. De plus, elle corrèle modérément avec la dimension de Gestion des Impressions (Impression Management) du Balanced Inventory of Desirable Responding (BIDR) de Paulhus (r ≈ 0,60-0,70).
Validité prédictive et comportementale
La validité prédictive de l’échelle a été attestée par une multitude d’études expérimentales montrant que les participants à score élevé :
- Se conforment de façon significative aux normes perçues du groupe lors d’épreuves de jugement perceptif.
- Évitent systématiquement de critiquer un pair ou un expérimentateur, même face à des provocations explicites.
- Dévaluent moins fréquemment leurs compétences après un échec lorsqu’ils sont observés publiquement.
8. Fidélité / Reliability
La métrologie de la MCSDS a fait l’objet d’évaluations exhaustives sur des dizaines d’échantillons d’étudiants, d’adultes en population générale et de populations cliniques.
Cohérence interne
Dans l’étude princeps de Crowne et Marlowe (1960), administrée à 76 étudiants de premier cycle en psychologie :
- Le coefficient de cohérence interne calculé via la formule 20 de Kuder-Richardson (KR-20, équivalent de l’alpha de Cronbach pour items dichotomiques) s’élevait à 0,88.
- Les études ultérieures de réplication ont généralement rapporté des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,73 et 0,88 dans les échantillons universitaires et communautaires (Crino et al., 1983 ; Paulhus, 1991).
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
La stabilité temporelle de la mesure est remarquablement solide sur des intervalles courts et moyens :
- Crowne et Marlowe (1960) ont administré l’instrument à un sous-échantillon de 47 étudiants à un intervalle d’un mois, obtenant un coefficient de corrélation test-retest de 0,89 (p < 0,001).
- Des études longitudinales sur 6 mois à 1 an ont documenté des coefficients de fidélité compris entre 0,70 et 0,82, attestant que le besoin d’approbation mesuré possède les attributs de stabilité d’un trait durable plutôt que d’un état émotionnel transitoire.
Formes abrégées et leurs caractéristiques
En réponse à la longueur des 33 items, plusieurs versions courtes ont été développées, notamment par Strahan et Gerbasi (1972) ainsi que par Reynolds (1982). L’échelle Reynolds Short Form C (13 items) présente une cohérence interne moyenne de 0,76 et une corrélation avec l’échelle complète de 0,93, offrant un ratio efficience-précision hautement apprécié dans les enquêtes d’envergure.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Le débat unidimensionnalité versus multidimensionnalité
Initialement traitée par Crowne et Marlowe comme un instrument unidimensionnel évaluant globalement le besoin d’approbation, la MCSDS a fait l’objet de vifs débats factoriels dès les années 1970 :
- Analyses factorielles exploratoires (AFE) : Les travaux pionniers de Millham (1974) puis de Ramanaiah et al. (1977) ont révélé de façon constante une solution à deux facteurs orthogonaux ou faiblement corrélés, reflétant la formulation des items : un facteur d’Attribution (composé majoritairement d’items formulés positivement où la réponse « Vrai » est cotée 1) et un facteur de Déni (composé d’items négatifs où la réponse « Faux » est cotée 1).
- Analyses factorielles confirmatoires (AFC) : Loo et Thorpe (2000) ont soumis la version complète de 33 items et les versions courtes à une modélisation par équations structurelles. Leurs résultats ont démontré qu’un modèle bidimensionnel (Attribution et Déni) offrait un ajustement statistique nettement supérieur au modèle unidimensionnel initial :
| Modèle testé | Indices d’ajustement typiques | Interprétation théorique |
|---|---|---|
| Unidimensionnel (1 facteur général) | CFI ≈ 0,72 | RMSEA > 0,08 | Ajustement médiocre ; occulte la valence directionnelle des items. |
| Bidimensionnel (Attribution & Déni) | CFI ≈ 0,89-0,92 | RMSEA ≈ 0,04-0,05 | Ajustement satisfaisant ; sépare l’affirmation de vertu du déni de transgression. |
Saturations factorielles et artefact de méthode
Les saturations factorielles des items sur leur facteur respectif oscillent généralement entre 0,30 et 0,65. Les chercheurs continuent toutefois de débattre pour savoir si cette scission factorielle représente deux construits psychologiques qualitativement distincts (recherche active d’éloges vs évitement du blâme) ou s’il s’agit d’un artefact de méthode attribuable à la formulation polaire des énoncés (acquiescement directionnel).
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’instrument : Marlowe-Crowne Social Desirability Scale (MCSDS)
- Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report inventory)
- Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée / en ligne
- Temps de passation : Environ 5 à 10 minutes pour la version complète de 33 items
- Nombre total d’items : 33 items dans la version intégrale standard
- Format de réponse : Échelle dichotomique forcée : True / False (Vrai / Faux)
- Règles de cotation (Scoring) :
- Chaque réponse orientée dans le sens de la désirabilité sociale reçoit 1 point. Les réponses inverses reçoivent 0 point.
- Items cotés 1 si la réponse est « True » (Attribution) : 1, 2, 4, 7, 8, 13, 16, 17, 21, 24, 25, 26, 27, 29, 31, 33.
- Items cotés 1 si la réponse est « False » (Déni) : 3, 5, 6, 9, 10, 11, 12, 14, 15, 18, 19, 20, 22, 23, 28, 30, 32.
- (Remarque technique : Selon le système de cotation consigné par les auteurs, les 18 items d’Attribution et les 15 items de Déni couvrent l’intégralité des 33 affirmations).
- Calcul du score total : Somme arithmétique des points, générant un score continu variant de 0 à 33.
- Interprétation des scores :
- Scores faibles (0 à 8) : Absence totale de préoccupation pour l’évaluation sociale, forte propension à admettre des faiblesses personnelles ou potentiel de non-conformisme radical.
- Scores moyens (9 à 19) : Équilibre normatif ; auto-évaluation réaliste reconnaissant les transgressions communes sans dévalorisation systématique.
- Scores élevés (20 à 33) : Fort besoin d’approbation sociale, conformisme élevé, recours probable à la gestion des impressions ou mécanisme rigide de défense par déni de toute vulnérabilité.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 1960 (article fondateur dans le Journal of Consulting Psychology) ; formalisation théorique complète en 1964 dans l’ouvrage The Approval Motive.
- Statut du droit d’auteur (Copyright) : L’échelle originale de 33 items a été publiée dans une revue académique de l’American Psychological Association (APA) et est tombée dans le domaine public académique pour un usage de recherche non commercial.
- Tarifs et redevances : L’accès est entièrement gratuit pour les chercheurs, les universitaires et les étudiants à des fins d’enseignement ou d’investigation scientifique.
- Conditions d’utilisation : Aucune autorisation formelle préalable n’est exigée pour l’administration dans le cadre de recherches académiques, sous réserve de citer scrupuleusement les publications originales de Crowne et Marlowe (1960, 1964). Une utilisation dans des contextes de conseil en entreprise ou d’édition logicielle commerciale propriétaire peut nécessiter la vérification des droits dérivés auprès des détenteurs légaux des fonds éditoriaux d’origine (John Wiley & Sons pour l’ouvrage de 1964).
12. Références / References
- Crowne, D. P., & Marlowe, D. (1960). A new scale of social desirability independent of psychopathology. Journal of Consulting Psychology, 24(4), 349–354. https://doi.org/10.1037/h0047358
- Crowne, D. P., & Marlowe, D. (1964). The approval motive: Studies in evaluative dependence. John Wiley & Sons.
- Edwards, A. L. (1957). The social desirability variable in personality assessment and research. Dryden Press.
- Loo, R., & Thorpe, K. (2000). Confirmatory factor analyses of the full and short versions of the Marlowe-Crowne Social Desirability Scale. The Journal of Social Psychology, 140(5), 628–635. https://doi.org/10.1080/00224540009600503
- Millham, J. (1974). Two components of need for approval: Defense and social desirability. Journal of Abnormal Psychology, 83(4), 378–385. https://doi.org/10.1037/h0036980
- Paulhus, D. L. (1991). Measurement and control of response bias. In J. P. Robinson, P. R. Shaver, & L. S. Wrightsman (Eds.), Measures of personality and social psychological attitudes (pp. 17–59). Academic Press. https://doi.org/10.1016/B978-0-12-594270-6.50006-X
- Ramanaiah, N. V., Schill, T., & Leung, L. S. (1977). A test of the hypothesis about the two-dimensional nature of the Marlowe-Crowne Social Desirability Scale. Journal of Research in Personality, 11(2), 251–259. https://doi.org/10.1016/0092-6566(77)90035-7
- Reynolds, W. M. (1982). Development of reliable and valid short forms of the Marlowe-Crowne Social Desirability Scale. Journal of Clinical Psychology, 38(1), 119–125. https://doi.org/10.1037/10788-000
- Strahan, R., & Gerbasi, K. C. (1972). Short, homogeneous versions of the Marlow-Crowne Social Desirability Scale. Journal of Clinical Psychology, 28(2), 191–193. Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :