Échelle des valeurs asiatiques (AVS)

L’Échelle des valeurs asiatiques (Asian Values Scale, AVS), développée par Kim, Atkinson et Yang (1999), est un instrument psychométrique de 36 items mesurant l’adhésion aux valeurs traditionnelles asiatiques à travers six dimensions fondamentales.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle des valeurs asiatiques (Asian Values Scale, AVS), développée en 1999 par Bryan S. K. Kim, Donald R. Atkinson et Peggy Yang, constitue un instrument psychométrique de référence conçu pour mesurer le degré d’adhésion aux valeurs culturelles asiatiques traditionnelles chez les individus d’origine asiatique vivant en contexte occidental, particulièrement les Américains d’origine asiatique. L’échelle a été élaborée pour combler une lacune théorique et empirique majeure : la tendance fréquente dans la littérature psychologique à homogénéiser les populations asiatiques ou à évaluer l’acculturation uniquement sous l’angle comportemental (comme la maîtrise de la langue, le régime alimentaire ou les réseaux sociaux) sans capturer l’enculturation au niveau des normes et des valeurs internes.

L’instrument se compose de 36 items structurés selon une échelle de réponse de type Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly disagree) à 7 (« Tout à fait d’accord » / Strongly agree). Huit items spécifiques sont inversés pour neutraliser les biais d’acquiescement. L’AVS évalue six dimensions fondamentales sous-jacentes : le Collectivisme (Collectivism), la Conformité aux normes (Conformity to Norms), la Maîtrise de soi émotionnelle (Emotional Self-Control), la Reconnaissance familiale par la réussite (Family Recognition Through Achievement), la Piété filiale (Filial Piety) et l’Humilité (Humility).

Sur le plan psychométrique, l’AVS présente une consistance interne robuste, établie par un coefficient alpha de Cronbach global oscillant entre 0,81 et 0,82 dans les échantillons de validation initiaux, ainsi qu’une fidélité test-retest à deux semaines de 0,83, attestant d’une excellente stabilité temporelle. La validité de construit est étayée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, ainsi que par une validité convergente et discriminante bien démontrée : l’échelle corrèle significativement avec des mesures d’identité ethnique et de collectivisme culturel, tout en se distinguant nettement des échelles de désirabilité sociale et d’acculturation exclusivement comportementale. L’AVS est devenue un outil incontournable en psychologie interculturelle, en psychologie du conseil (counseling) et en santé mentale pour appréhender les processus d’adaptation, les attitudes de recherche d’aide psychologique et l’efficacité des interventions psychothérapeutiques culturellement adaptées.

2. Mots-clés / Keywords

Échelle des valeurs asiatiques, AVS, Bryan S. K. Kim, acculturation, enculturation, psychologie interculturelle, collectivisme, piété filiale, maîtrise émotionnelle, psychométrie, counseling multiculturel, valeurs culturelles, santé mentale asiatique-américaine.

3. Auteurs / Authors

L’Échelle des valeurs asiatiques a été conçue et validée par une équipe de chercheurs éminents en psychologie du conseil et en psychologie interculturelle de l’Université de Californie à Santa Barbara :

  • Bryan S. K. Kim, Ph.D. : Professeur titulaire de psychologie à l’Université de Hawaï à Hilo (Department of Psychology, University of Hawaiʻi at Hilo). Figure de proue mondiale de la psychologie multiculturelle et du conseil adapté aux minorités ethniques, le Dr Kim est l’auteur principal de l’AVS ainsi que de ses révisions ultérieures (AVS-R, AVS-BS). (Courriel institutionnel : [email protected]).
  • Donald R. Atkinson, Ph.D. : Professeur émérite en psychologie de l’éducation et psychologie du conseil à la Gevirtz Graduate School of Education, University of California, Santa Barbara (UCSB). Le Dr Atkinson est internationalement reconnu pour ses modèles théoriques sur les attitudes des minorités face aux services psychologiques.
  • Peggy Yang, Ph.D. : Chercheuse et praticienne en psychologie clinique et scolaire, affiliée à l’époque de la conception à la Gevirtz Graduate School of Education, University of California, Santa Barbara.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle des valeurs asiatiques (AVS) est d’offrir une quantification psychométriquement rigoureuse de l’adhésion d’un individu aux valeurs culturelles traditionnelles d’Asie de l’Est et du Sud-Est. Durant plusieurs décennies, la recherche clinique et sociologique portant sur les populations d’origine asiatique immigrées dans les pays occidentaux s’est heurtée à des limites conceptuelles majeures. Le processus d’adaptation transculturelle était souvent abordé selon un modèle unidimensionnel d’assimilation linéaire, supposant qu’à mesure qu’un individu adopte la culture dominante euro-américaine, il abandonne nécessairement et symétriquement son héritage culturel d’origine.

En réaction à cette vision réductrice, des théoriciens ont promu un modèle bidimensionnel ou orthogonal distinguant explicitement l’acculturation (l’adoption de la culture d’accueil) de l’enculturation (le maintien et l’intériorisation de sa culture d’origine). Alors que l’acculturation externe s’observe aisément à travers des variables linguistiques, alimentaires ou vestimentaires, l’enculturation renvoie à des matrices de croyances, d’obligations relationnelles et de valeurs éthiques profondément ancrées. L’AVS a été construite dans le but spécifique d’isoler et de mesurer cette dimension axiologique interne, permettant d’identifier avec précision le degré d’attachement aux normes culturelles asiatiques, indépendamment du niveau de compétence linguistique ou de la maîtrise des codes occidentaux.

Les applications cliniques de l’AVS sont particulièrement riches. En psychothérapie et en psychologie du conseil, l’évaluation du profil de valeurs d’un patient permet au thérapeute d’adapter ses interventions et d’éviter les ruptures d’alliance thérapeutique. Par exemple, un patient adhérant fortement à la maîtrise émotionnelle et à la piété filiale percevra souvent les injonctions thérapeutiques occidentales axées sur la confrontation verbale directe des parents ou la libération cathartique débridée des émotions comme culturellement dissonantes, inappropriées, voire pathologiques. L’AVS permet au clinicien de comprendre le cadre de référence du client, de naviguer dans les conflits intergénérationnels fréquents entre parents immigrés et enfants nés en Occident, et d’ajuster le style thérapeutique vers des approches plus collaboratives, respectueuses des hiérarchies familiales et valorisant les devoirs interpersonnels.

En recherche, l’AVS sert d’instrument central pour étudier les facteurs prédictifs de l’attitude envers la recherche d’aide psychologique, l’expression somatique de la détresse psychique, le stress d’acculturation, l’estime de soi relationnelle, ainsi que l’efficacité différentielle des styles de communication des conseillers selon le degré d’enculturation des consultants.

5. Construit psychologique / Construct

L’AVS opérationnalise un construit multidimensionnel complexe articulé autour de six valeurs fondamentales, issues de traditions philosophiques et éthiques prévalentes en Asie, notamment le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme :

1. Le Collectivisme (Collectivism)

Cette dimension renvoie à la primauté du groupe (la famille, le clan, la communauté) sur l’individu. Contrairement à l’individualisme occidental, où l’individu est conçu comme une entité autonome dotée de droits inaliénables orientés vers la réalisation personnelle, le collectivisme asiatique postule un soi interdépendant (interdependent self-construal). Les décisions majeures concernant l’éducation, le mariage ou la carrière doivent être subordonnées aux intérêts collectifs. Les accomplissements personnels ne sont jamais considérés comme purement individuels, mais sont perçus comme le fruit des sacrifices familiaux et doivent rejaillir sur l’ensemble de la lignée.

2. La Conformité aux normes (Conformity to Norms)

La conformité aux normes sociales et familiales préserve l’ordre, la prévisibilité et l’harmonie des interactions sociales. Cette dimension valorise le respect strict des rôles assignés par la société et la hiérarchie familiale, en fonction de l’âge, du statut et du genre. S’écarter des attentes du groupe ou contester publiquement les conventions est perçu comme une perturbation grave de l’équilibre social, susceptible de provoquer des conflits et une désapprobation communautaire sévère.

3. La Maîtrise de soi émotionnelle (Emotional Self-Control)

Cette valeur prône la régulation interne rigoureuse, la retenue et la discrétion dans l’expression affective. L’étalage public des émotions intenses, qu’il s’agisse de la colère, de la peine ou même d’une joie exubérante, est considéré comme une faiblesse de caractère et un manque de considération pour autrui, pouvant perturber la tranquillité d’autrui ou créer un malaise interpersonnel. La capacité à contenir ses désirs émotionnels et à surmonter les difficultés avec résilience intérieure et stoïcisme est perçue comme un signe supérieur de maturité et de force morale.

4. La Reconnaissance familiale par la réussite (Family Recognition Through Achievement)

Dans les cultures asiatiques traditionnelles, l’excellence académique et la réussite professionnelle ne sont pas des fins purement égoïstes. Elles constituent le vecteur principal par lequel un individu honore ses parents et ses ancêtres. Inversement, l’échec scolaire ou l’inconduite professionnelle n’impacte pas seulement la trajectoire individuelle du sujet : elle jette l’opprobre et la honte (loss of face) sur l’ensemble de la famille et de sa réputation communautaire. La réussite est donc vécue comme un devoir moral et une dette de gratitude envers la cellule familiale.

5. La Piété filiale (Filial Piety)

Pilier éthique dérivé du confucianisme (xiao), la piété filiale implique un respect absolu, une obéissance et une dévotion indéfectible envers les parents, les aînés et les ancêtres. Elle prescrit des obligations d’assistance concrètes tout au long de la vie, en particulier le devoir de s’occuper personnellement de ses parents âgés au sein du foyer familial plutôt que de les déléguer à des institutions de retraite. La piété filiale proscrit toute confrontation directe avec les aînés ou remise en cause de leur autorité.

6. L’Humilité (Humility)

L’humilité implique une auto-dépréciation délibérée de ses propres accomplissements et la modération du comportement. Se vanter de ses succès ou chercher à attirer l’attention sur soi est vivement découragé car perçu comme une menace pour la cohésion et l’harmonie du groupe. L’individu humble minimise publiquement ses mérites personnels, attribuant ses accomplissements au soutien de ses pairs, de ses professeurs ou de sa famille, préservant ainsi la modestie requise dans les relations interpersonnelles.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique de l’AVS s’inscrit au carrefour de la psychologie culturelle, des théories du soi et de l’axiologie transculturelle. Les fondements conceptuels majeurs reposent sur les travaux fondamentaux de Hazel Rose Markus et Shinobu Kitayama (1991) concernant les conceptions du soi indépendant versus interdépendant. Selon ce paradigme, tandis que les cultures occidentales individualistes encouragent un soi indépendant axé sur l’expression des désirs internes et l’unicité, les cultures orientales socialisent les individus dans un soi interdépendant, où l’identité n’a de sens que dans et par le réseau des relations sociales et des devoirs mutuels.

Sur le plan des taxonomies de valeurs universelles, l’AVS dialogue étroitement avec les théories de Geert Hofstede (1980) et de Shalom H. Schwartz (1992). Hofstede a mis en lumière les dimensions d’individualisme versus collectivisme et de distance hiérarchique élevée caractéristiques des sociétés asiatiques. Schwartz, quant à lui, a identifié les pôles de « Conservation » (sécurité, conformité, tradition) en opposition à l’« Ouverture au changement », ainsi que l’« Affirmation de soi » face au « Dépassement de soi ». L’AVS capture précisément cette configuration où la conservation, la hiérarchie et l’harmonie du groupe prévalent sur l’autonomie hédoniste individuelle.

Enfin, le modèle d’acculturation et d’enculturation formulé par Berry (1980) constitue le socle méthodologique justifiant l’AVS. John W. Berry a démontré que l’immersion dans une société pluriculturelle n’aboutit pas à une assimilation unilatérale, mais à des stratégies d’acculturation différenciées (intégration, assimilation, séparation, marginalisation). Kim, Atkinson et Yang ont opérationnalisé l’enculturation comme la rétention des normes axiologiques fondamentales d’origine, permettant de concevoir qu’un individu puisse être totalement acculturé sur le plan comportemental (bilinguisme parfait, réussite dans le système universitaire américain) tout en demeurant profondément enculturé sur le plan des valeurs asiatiques intériorisées.

7. Validité / Validity

La validité de l’AVS a été rigoureusement démontrée à travers une série d’études psychométriques publiées lors de son développement et dans des réplications ultérieures :

  • Validité de construit et de contenu : Les 36 items originaux ont été sélectionnés à partir d’un pool initial de plus de 110 items générés par une revue extensive de la littérature anthropologique, philosophique et psychologique asiatique, puis évalués par un panel d’experts en psychologie multiculturelle pour en confirmer la pertinence culturelle et la clarté linguistique.
  • Validité convergente : L’AVS a démontré des corrélations positives statistiquement significatives avec des mesures établies de l’interdépendance et du collectivisme, notamment l’échelle Self-Construal Scale (SCS) de Singelis (r = 0,39, p < 0,001 pour le soi interdépendant), ainsi qu’avec des échelles d’identité ethnique comme la Multigroup Ethnic Identity Measure (MEIM) de Phinney (r = 0,31 à 0,36, p < 0,01).
  • Validité discriminante : L’échelle présente une corrélation non significative ou négligeable avec la désirabilité sociale évaluée par la Marlowe-Crowne Social Desirability Scale (r = -0,08, non significatif), prouvant que les réponses ne reflètent pas un simple biais de conformisme social bienveillant. De plus, l’AVS ne corrèle que très faiblement avec les échelles d’acculturation purement comportementales (comme la Suinn-Lew Asian Self-Identity Acculturation Scale, SL-ASIA), confirmant que l’enculturation des valeurs est une dimension psychologique distincte des pratiques quotidiennes visibles.
  • Validité de critère et prédictive : Les recherches ont démontré que les scores élevés à l’AVS prédisent significativement une préférence marquée pour des conseillers psychologiques adoptant une posture directive et structurée plutôt qu’une posture non-directive rogérienne (Kim et al., 2001). Les scores prédisent également des attitudes plus réservées face à la recherche d’aide psychologique professionnelle conventionnelle, en raison de la crainte d’apporter de la honte à la famille ou de наруcher l’impératif de maîtrise de soi émotionnelle.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité de l’AVS ont été documentées de manière exhaustive :

  • Consistance interne (Alpha de Cronbach) : Lors de l’étude princeps menée par Kim, Atkinson et Yang (1999) auprès de 262 participants américains d’origine asiatique, le coefficient alpha de Cronbach pour l’échelle globale de 36 items s’est élevé à 0,81. Dans un second échantillon de confirmation indépendant de 198 étudiants asiatiques-américains, l’alpha global a atteint 0,82. Ces valeurs démontrent une homogénéité interne très satisfaisante pour un construit multidimensionnel large. Les sous-échelles individuelles présentent des coefficients alpha variant généralement entre 0,65 et 0,78 selon les échantillons, ce qui est conforme aux standards psychométriques pour des sous-dimensions composées d’un nombre restreint d’items.
  • Stabilité temporelle (Fidélité test-retest) : Une évaluation de la stabilité temporelle a été réalisée sur un sous-échantillon de participants réévalués après un intervalle de deux semaines. Le coefficient de corrélation test-retest de Pearson s’est élevé à r = 0,83 (p < 0,001), attestant que l’AVS capture des dispositions axiologiques stables et pérennes plutôt que des états affectifs transitoires ou des fluctuations d’humeur.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture factorielle de l’AVS a été établie via des démarches analytiques rigoureuses combinant analyses exploratoires et confirmatoires :

Dans l’étude originale (Kim et al., 1999), une Analyse Factorielle Exploratoire (AFE) en composantes principales avec rotation oblique (Promax) a été réalisée sur les données d’étudiants asiatiques-américains. L’examen du graphique des valeurs propres (scree plot de Cattell) et le critère de Kaiser ont convergé vers une solution claire à six facteurs expliquant une proportion substantielle de la variance totale :

  • Facteur 1 : Collectivisme (Collectivism) — Les items décrivent l’obligation de faire passer les besoins du groupe avant les siens et de concevoir ses réalisations comme collectives (ex. item 14, 36).
  • Facteur 2 : Conformité aux normes (Conformity to Norms) — Les items reflètent l’adhésion aux attentes familiales et sociétales et le refus de s’en écarter (ex. item 2, 21).
  • Facteur 3 : Maîtrise de soi émotionnelle (Emotional Self-Control) — Items saturant sur la capacité à contenir ses émotions, à ne pas afficher publiquement ses sentiments et à résoudre intérieurement ses difficultés (ex. item 25, 27, 35).
  • Facteur 4 : Reconnaissance familiale par la réussite (Family Recognition Through Achievement) — Items mesurant l’impact de la réussite ou de l’échec académique et professionnel sur l’honneur ou la honte de la famille (ex. item 1, 18, 28, 31).
  • Facteur 5 : Piété filiale (Filial Piety) — Items centrés sur le respect des aînés, la prise en charge des parents âgés et l’interdiction de les placer en institution (ex. item 3, 26, 32).
  • Facteur 6 : Humilité (Humility) — Items insistant sur la retenue verbale, la modestie et l’interdiction de se vanter de ses succès (ex. item 5, 6, 22).

Des Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC) conduites ultérieurement ont démontré que le modèle hiérarchique de second ordre (où les six facteurs de premier ordre se rattachent à un facteur global d’adhésion aux valeurs asiatiques) présentait des indices d’ajustement acceptables (CFI > 0,90, RMSEA < 0,06), justifiant à la fois l’utilisation d’un score total global et l’analyse spécifique par sous-échelles dans les profils de recherche avancée.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique et transculturelle (self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou version informatisée/en ligne.
  • Nombre d’items : 36 items formulés sous la forme d’affirmations axiologiques et normatives.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert authentique en 7 points :
    1 = Strongly disagree (Pas du tout d’accord)
    2 = Moderately disagree (Modérément pas d’accord)
    3 = Mildly disagree (Légèrement pas d’accord)
    4 = Neither agree nor disagree (Ni d’accord ni pas d’accord)
    5 = Mildly agree (Légèrement d’accord)
    6 = Moderately agree (Modérément d’accord)
    7 = Strongly agree (Tout à fait d’accord)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Items inversés : Les 8 items suivants doivent obligatoirement être inversés avant le calcul (7 devient 1, 6 devient 2, 5 devient 3, 4 reste 4, 3 devient 5, 2 devient 6, 1 devient 7) : Items 1, 4, 11, 16, 17, 23, 29 et 34.
    • Score total : Le score total correspond à la moyenne arithmétique de l’ensemble des 36 items (allant de 1 à 7) ou à la somme brute (allant de 36 à 252). Un score plus élevé indique une adhésion plus forte aux valeurs culturelles traditionnelles asiatiques.
    • Scores des sous-échelles : Calculés en faisant la moyenne des items constitutifs de chacune des six dimensions (Collectivisme, Conformité aux normes, Maîtrise de soi émotionnelle, Reconnaissance familiale par la réussite, Piété filiale, Humilité).
  • Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes.
  • Population cible : Adolescents et adultes d’origine asiatique (immigrés de première génération, deuxième génération ou générations ultérieures) ainsi que populations comparatives en recherche interculturelle.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1999 (Journal of Counseling Psychology, American Psychological Association).
  • Détenteurs des droits : Bryan S. K. Kim, Donald R. Atkinson, Peggy Yang et l’American Psychological Association (APA).
  • Conditions d’utilisation et permissions : L’instrument est protégé par le droit d’auteur. Selon la notice explicite des auteurs, l’autorisation formelle d’utilisation de l’Échelle des valeurs asiatiques (AVS) à des fins de recherche académique, de thèse ou d’études non commerciales doit être sollicitée directement auprès de l’auteur principal, le Dr Bryan S. K. Kim ([email protected]).
  • Tarifs d’accès : L’utilisation dans le cadre de recherches universitaires à but non lucratif est généralement accordée à titre gracieux sur simple demande d’autorisation formelle auprès des auteurs. Toute utilisation commerciale, d’entreprise ou d’édition logicielle nécessite une licence contractuelle expresse de l’APA.

12. Références / References

Les références ci-dessous sont présentées selon les normes de l’American Psychological Association (APA 7e édition) :

  • Berry, J. W. (1980). Acculturation as varieties of adaptation. In A. M. Padilla (Ed.), Acculturation: Theory, models and some new findings (pp. 9–25). Westview Press.
  • Hofstede, G. (1980). Culture’s consequences: International differences in work-related values. Sage Publications.
  • Kim, B. S. K., Atkinson, D. R., & Yang, P. H. (1999). The Asian Values Scale: Development, factor analysis, validation, and reliability. Journal of Counseling Psychology, 46(3), 342–352. https://doi.org/10.1037/0022-0167.46.3.342
  • Kim, B. S. K., Li, L. C., & Liang, C. T. H. (2002). Effects of Asian American client adherence to Asian cultural values, counselor expression of cultural values, and counselor ethnicity on client impressions of counselor. Journal of Counseling Psychology, 49(1), 3–13. https://doi.org/10.1037/0022-0167.49.1.3
  • Kim, B. S. K., & Omizo, M. M. (2003). Asian cultural values, attitudes toward seeking professional psychological help, and willingness to see a counselor. The Counseling Psychologist, 31(3), 343–361. https://doi.org/10.1177/0011000003031003008
  • Kim, B. S. K., & Hong, S. (2004). A psychometric revision of the Asian Values Scale using the Rasch model. Measurement and Evaluation in Counseling and Development, 37(1), 15–27. https://doi.org/10.1080/07481756.2004.11909748
  • Markus, H. R., & Kitayama, S. (1991). Culture and the self: Implications for cognition, emotion, and motivation. Psychological Review, 98(2), 224–253. https://doi.org/10.1037/0033-295X.98.2.224
  • Schwartz, S. H. (1992). Universals in the content and structure of values: Theoretical advances and empirical tests in 20 countries. Advances in Experimental Social Psychology, 25, 1–65. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60281-6

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

7-point Likert scale:
1 = Strongly disagree
2 = Moderately disagree
3 = Mildly disagree
4 = Neither agree nor disagree
5 = Mildly agree
6 = Moderately agree
7 = Strongly agree

Note: Items 1, 4, 11, 16, 17, 23, 29, and 34 are reverse-scored.

  1. Educational failure does not bring shame to the family.
  2. One should not deviate from familial and social norms.
  3. Children should not place their parents in retirement homes.
  4. One need not focus all energies on one’s studies.
  5. One should be discouraged from talking about one’s accomplishments.
  6. One should not be boastful.
  7. Younger persons should be able to confront their elders.
  8. When one receives a gift, one should reciprocate with a gift of equal value.
  9. One should not make waves and keep peace.
  10. One should be able to question a person in authority.
  11. Modesty and humility are not important virtues.
  12. One’s familial and social reputation should not be tainted by failure.
  13. One should be able to express one’s self verbally.
  14. One should not express love for one’s parents verbally.
  15. Extended family members (e.g., uncles, aunts, grandparents) should be consulted before making a major decision.
  16. One should not worry about making a good impression on one’s peers.
  17. One should be able to open up to someone with whom one is not familiar.
  18. The worst thing one can do is to bring disgrace to one’s family reputation.
  19. One should avoid arguing with persons in authority.
  20. One should maintain harmony within the family.
  21. One should follow the role expectations (gender, family hierarchy) of one’s family.
  22. One should be humble and modest.
  23. One should overcome fear through personal effort.
  24. One’s accomplishments are not solely one’s own.
  25. It is acceptable to display emotions in public.
  26. Children should take care of their parents in old age.
  27. One should avoid expressing one’s feelings openly.
  28. Academic success should be a priority in one’s life.
  29. One should be proud of one’s personal achievements.
  30. One should not cause problems for others.
  31. One’s behaviors are a reflection of one’s family.
  32. One should not question the wisdom of elders.
  33. One should avoid bringing attention to oneself.
  34. One’s family should have very little to do with one’s choice of career.
  35. One should be able to control one’s emotional desires.
  36. One should defer to the needs of the group over oneself.
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Looti, M. (2026, octobre 1). Échelle des valeurs asiatiques (AVS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-valeurs-asiatiques-avs/
Looti, Mohammed. “Échelle des valeurs asiatiques (AVS).” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-valeurs-asiatiques-avs/.
Looti, Mohammed. “Échelle des valeurs asiatiques (AVS).” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-valeurs-asiatiques-avs/.