Échelle des styles d’attachement

Découvrez l’Échelle des styles d’attachement (Attachment Styles Scale – ASS) développée par Becker et al. (1997). Analyse approfondie des dimensions de l’attachement adulte, cadre théorique, validité factorielle, fiabilité et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé

L’Échelle des styles d’attachement (connue dans la littérature scientifique anglophone sous le nom d’Attachment Styles Scale ou ASS), développée par Thomas E. Becker, Robert S. Billings, Daniel M. Eveleth et Nicole W. Gilbert en 1997, est un instrument d’évaluation psychométrique conçu pour mesurer les modalités relationnelles et les orientations d’attachement chez l’adulte. Prenant ses racines dans l’extension des travaux pionniers de John Bowlby et de Mary Ainsworth au domaine des relations interpersonnelles adultes initiée par Hazan et Shaver (1987), cette échelle opérationnalise les dynamiques affectives et cognitives qui régissent la confiance, l’autonomie et l’intimité.

L’instrument est composé de 25 items auto-rapportés évaluant initialement trois dimensions majeures : le style d’attachement sécurisé (Secure attachment), le style d’attachement évitant (Avoidant attachment, intégrant des aspects craintifs et détachés) et le style d’attachement anxieux/ambivalent (Anxious/Ambivalent attachment, également désigné sous le terme de préoccupé). Les participants répondent au moyen d’une échelle de type Likert en 7 points allant de 1 (« Très caractéristique de moi » / very characteristic of me) à 7 (« Pas du tout caractéristique de moi » / not at all characteristic of me). Les propriétés psychométriques établies lors de la publication princeps de Becker et ses collaborateurs (1997) démontrent une excellente cohérence interne, avec des coefficients alpha de Cronbach respectifs de 0,80 pour l’attachement sécurisé, 0,79 pour l’attachement évitant et 0,82 pour l’attachement anxieux/ambivalent. Utilisée tant en psychologie organisationnelle, clinique que sociale, l’échelle offre une mesure robuste des modèles opérants internes guidant les conduites interindividuelles.

2. Mots-clés

Théorie de l’attachement, styles d’attachement adulte, attachement sécurisé, attachement évitant, attachement anxieux-ambivalent, psychométrie, évaluation psychologique, modèles opérants internes, relations interpersonnelles, fidélité factorielle.

3. Auteurs

L’échelle a été conçue et validée par une équipe de chercheurs spécialisés en comportement organisationnel, en psychologie du travail et en méthodologie d’évaluation psychologique :

  • Thomas E. Becker : Docteur en psychologie industrielle et organisationnelle, professeur au département de gestion (Department of Management) à l’Université du Delaware (University of Delaware, Newark, États-Unis). Ses recherches portent sur l’engagement organisationnel, l’intégrité et l’impact des traits individuels sur les dynamiques de travail. Courriel : [email protected].
  • Robert S. Billings : Chercheur émérite en psychologie du travail et des organisations, rattaché au département de psychologie de l’Ohio State University (Columbus, Ohio, États-Unis). Spécialiste des processus de prise de décision, de leadership et de motivation au travail.
  • Daniel M. Eveleth : Professeur en gestion et ressources humaines au College of Business and Economics de l’Université de l’Idaho (University of Idaho, Moscow, Idaho, États-Unis). Ses travaux ciblent le mentorat, la confiance interpersonnelle et l’apprentissage organisationnel. Courriel : [email protected].
  • Nicole W. Gilbert : Chercheuse et consultante en développement organisationnel et comportement humain, affiliée lors des travaux initiaux à l’Université d’État de l’Ohio (The Ohio State University).

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’Échelle des styles d’attachement de Becker et al. (1997) est d’offrir une quantification standardisée, multidimensionnelle et psychométriquement robuste des schémas d’attachement adulte au sein d’une variété de contextes sociaux, organisationnels et cliniques. Historiquement, l’évaluation de l’attachement chez l’adulte reposait soit sur des entretiens cliniques approfondis et chronophages tels que l’Adult Attachment Interview (AAI ; George, Kaplan, & Main, 1985), soit sur des mesures d’auto-évaluation catégorielles simples (comme la mesure prototypique à choix unique de Hazan et Shaver, 1987), qui présentaient de sévères limitations méthodologiques en termes de variance et de sensibilité statistique.

Face à la nécessité de dépasser les typologies forcées, Becker et ses collègues ont développé cet instrument afin de permettre une évaluation continue des dimensions sous-jacentes. L’outil mesure précisément dans quelle mesure un individu est capable d’établir une proximité affective, la propension à redouter le rejet ou l’abandon, et la tendance défensive à refuser la dépendance mutuelle. Sur le plan de la recherche, l’échelle permet d’explorer l’influence des styles relationnels sur le fonctionnement professionnel : par exemple, la qualité des relations hiérarchiques (leader-member exchange), l’engagement affectif envers une organisation, la propension au mentorat, le bien-être au travail et la gestion des conflits interpersonnels. Les individus affichant un attachement sécurisé ont tendance à développer des relations professionnelles et personnelles fondées sur la confiance, tandis que les profils insécurisés peuvent manifester un retrait préjudiciable ou une hypervigilance épuisante.

Dans le domaine clinique, thérapeutique et de la psychologie de la communication (par exemple dans l’analyse des relations filiales ou de couple, comme exploré par Punyanunt-Carter, 2007), l’échelle fournit un profil nuancé des défenses psychologiques et des fragilités relationnelles. En objectivant les craintes liées à l’intimité ou le besoin compulsif de fusion, elle offre aux praticiens une grille de lecture diagnostique pour concevoir des interventions ciblées visant la sécurité affective acquise (« earned security »).

5. Construit psychologique

Le construit psychologique opérationnalisé par l’instrument repose sur la structuration tripartite originelle des styles d’attachement adulte, articulée autour de deux axes fondamentaux : l’anxiété liée à l’attachement (peur du rejet et de l’abandon) et l’évitement de l’intimité (malaise face à la proximité et dépendance). L’échelle formalise ces tendances à travers trois sous-échelles distinctes :

1. L’attachement sécurisé (Secure Attachment)

Cette dimension reflète un modèle opérant de soi positif (sentiment d’avoir de la valeur et d’être digne d’amour) et un modèle d’autrui positif (perception d’autrui comme fiable, bienveillant et disponible). Les individus présentant des scores élevés sur cette sous-échelle se sentent à l’aise avec l’intimité émotionnelle, n’éprouvent pas d’angoisse excessive à l’idée d’être seuls ou rejetés, et acceptent volontiers de dépendre d’autrui lorsque la situation l’exige. Les items illustratifs incluent la certitude que les autres les accepteront tels qu’ils sont (Item 1), la sérénité face à la solitude (Item 2), et l’absence de peur face à l’abandon ou au fait que quelqu’un s’approche affectivement d’eux (Item 19, Item 22). Ce construit est marqué par la résilience émotionnelle et une grande flexibilité cognitive dans la négociation des distances relationnelles.

2. L’attachement anxieux / ambivalent (Anxious/Ambivalent / Preoccupied Attachment)

Cette composante est caractérisée par un modèle de soi négatif couplé à un modèle d’autrui idéaliste mais perçu comme insaisissable. L’individu est habité par une quête compulsive de fusion émotionnelle et une préoccupation constante quant à l’engagement du partenaire relationnel. Les personnes présentant un score élevé sur cette dimension expriment un désir intense de se rapprocher des autres, dépassant souvent ce que l’entourage est disposé à tolérer, ce qui génère des comportements intrusifs ou de dépendance affective (Item 5, Item 7, Item 15). Elles rapportent fréquemment la sensation que les autres sont réticents à créer une véritable intimité (Item 3, Item 21) et craignent que leur désir de symbiose relationnelle n’effraie leurs partenaires (Item 24). Sur le plan clinique, cette dimension est corrélée à une hyperactivation du système d’attachement, à la rumination mentale et à des accès d’angoisse relationnelle.

3. L’attachement évitant (Avoidant / Fearful-Dismissing Attachment)

L’attachement évitant traduit une stratégie de désactivation ou de protection du système d’attachement face aux menaces d’intrusion affective ou de déception. Les personnes ayant des scores élevés sur cette dimension manifestent une aversion marquée pour la dépendance interpersonnelle et doutent systématiquement de la fiabilité d’autrui (Item 4, Item 6, Item 16). Elles éprouvent une difficulté profonde à faire confiance (Item 18) et considèrent que le soutien social est fondamentalement instable ou inaccessible (« Les gens ne sont jamais là quand on en a besoin »). Cette sous-échelle combine des caractéristiques de l’évitement détaché (autosuffisance défensive) et de l’évitement craintif (inconfort éprouvé à proximité des autres en raison de la peur d’être blessé).

6. Cadre théorique

Le cadre théorique de l’Échelle des styles d’attachement repose sur la théorie de l’attachement formulée originellement par le psychiatre et psychanalyste britannique John Bowlby (1969, 1973, 1980) et opérationnalisée empiriquement par la psychologue du développement Mary Ainsworth (1978) à travers le paradigme expérimental de la Situation Étrange.

Bowlby a postulé l’existence d’un système comportemental inné, sélectionné par l’évolution, ayant pour fonction biologique de maintenir la proximité physique et affective avec une figure d’attachement afin d’assurer la protection et la survie de l’individu face aux dangers de l’environnement. Au fil des interactions précoces entre l’enfant et sa figure donneuse de soins (caregiver), l’individu intériorise des représentations cognitives stables de soi et d’autrui, baptisées modèles opérants internes (Internal Working Models – IWM). Ces modèles fonctionnent comme des cartes cognitives ou des schémas d’interprétation qui filtrent les perceptions, guident les attentes et dirigent les conduites d’attachement tout au long de l’existence.

À la fin des années 1980, Cindy Hazan et Phillip Shaver (1987) ont révolutionné la psychologie sociale en avançant l’hypothèse que l’amour romantique et les relations adultes constituent un processus d’attachement homologue à celui observé dans la petite enfance. Ils ont transposé les trois catégories d’Ainsworth (sécurisé, anxieux-ambivalent, évitant) aux dynamiques affectives des adultes. Par la suite, Kim Bartholomew et Leonard M. Horowitz (1991) ont proposé un modèle bidimensionnel à quatre quadrants en croisant les représentations de soi (positives vs négatives) et les représentations d’autrui (positives vs négatives), distinguant ainsi les styles sécurisé, préoccupé, craintif et détaché.

L’apport spécifique de Becker, Billings, Eveleth et Gilbert (1997) réside dans une formalisation psychométrique rigoureuse visant à clarifier les relations entre ces dimensions théoriques au sein d’échantillons d’adultes et de contextes organisationnels. En s’appuyant sur l’analyse factorielle confirmatoire, Becker et ses collègues ont cherché à éprouver si la conceptualisation tripartite (sécurisé, anxieux, évitant) ou des modèles dérivés présentaient la meilleure adéquation empirique. Le cadre théorique soutient que les styles d’attachement ne sont pas de simples traits statiques, mais des structures de personnalité dynamiques qui influencent la régulation émotionnelle, les attributions causales et la propension à coopérer en milieu social et professionnel.

7. Validité

La validité psychométrique de l’Échelle des styles d’attachement a été minutieusement évaluée par Becker et al. (1997) à travers une série d’analyses exploratoires et confirmatoires, ainsi que par des études ultérieures portant sur la communication relationnelle (Punyanunt-Carter, 2007).

Validité de construit et validité factorielle

Dans l’étude princeps de 1997, les auteurs ont comparé plusieurs modèles concurrents à l’aide de modélisations par équations structurelles (SEM). Les analyses factorielles confirmatoires ont révélé que le modèle trifactoriel théorique (Attachement sécurisé, Attachement anxieux/ambivalent et Attachement évitant) offrait une adéquation nettement supérieure aux modèles unifactoriels ou bifactoriels. Plusieurs indices d’ajustement (tels que le RMSEA, le CFI et le GFI) ont appuyé la validité de la structure en trois dimensions distinctes, bien que certains items spécifiques (notamment les items 2, 8 et 10) aient montré des saturations croisées sur un facteur commun d’autonomie émotionnelle, conduisant les chercheurs à recommander leur analyse attentive selon les contextes.

Validité convergente

La validité convergente de l’instrument a été établie en examinant les corrélations entre les scores obtenus à l’ASS et d’autres échelles d’attachement reconnues (telles que l’échelle d’attachement pour adultes de Collins et Read, 1990, et les échelles de Bartholomew et Horowitz, 1991). La sous-échelle de l’attachement sécurisé corrèle positivement avec l’estime de soi globale, la confiance interpersonnelle et l’extraversion, tandis qu’elle corrèle négativement avec le névrosisme et la solitude sociale. À l’inverse, la sous-échelle anxieuse/ambivalente présente de fortes corrélations positives avec la dépendance affective, la peur de l’abandon et l’anxiété sociale. La dimension évitante démontre une convergence significative avec le désengagement relationnel, l’autonomie défensive et des niveaux bas de soutien social perçu.

Validité discriminante

Les analyses ont confirmé que les trois sous-échelles mesurent des construits théoriquement et statistiquement différenciables. Les corrélations inter-facteurs sont modérées, ce qui confirme que l’anxiété et l’évitement représentent deux axes distincts plutôt que les extrémités opposées d’un continuum unique. De surcroît, la validité discriminante a été démontrée par rapport à des traits de personnalité généraux (modèle du Big Five) : l’ASS capture une variance unique relative aux relations interpersonnelles intimes et professionnelles qui n’est pas expliquée par le seul névrosisme ou l’extraversion.

Validité prédictive et de critère

L’instrument a démontré une excellente capacité à prédire divers critères psychosociaux et organisationnels. Dans l’étude de Becker et al. (1997), les styles d’attachement prédisent significativement les formes d’engagement organisationnel (l’attachement sécurisé prédisant un engagement affectif élevé, l’attachement évitant prédisant un faible engagement normatif). Dans les recherches de Punyanunt-Carter (2007), l’échelle a prédit avec succès les niveaux de satisfaction relationnelle, d’ouverture de soi et de communication au sein des dynamiques familiales (notamment les relations père-fille), attestant d’une robustesse écologique et contextuelle élevée.

8. Fidélité

La fidélité de l’Échelle des styles d’attachement a été établie selon plusieurs méthodes psychométriques classiques, démontrant une stabilité et une précision métrologique de premier ordre.

Cohérence interne

Dans l’échantillon d’étalonnage et de validation de Becker et al. (1997), la consistance interne a été évaluée au moyen du coefficient alpha de Cronbach. Les résultats rapportés sont les suivants :

  • Sous-échelle Attachement sécurisé (Secure) : α = 0,80 (comprenant 9 items clés : 1, 9, 12, 13, 19, 20, 22, 23 et 25, après inversion appropriée des items nécessaires).
  • Sous-échelle Attachement évitant (Avoidant) : α = 0,79 (comprenant 6 items : 4, 6, 14, 16, 17 et 18).
  • Sous-échelle Attachement anxieux/ambivalent (Anxious/Ambivalent) : α = 0,82 (comprenant 7 items : 3, 5, 7, 11, 15, 21 et 24).

Ces coefficients dépassent largement le seuil conventionnel de 0,70 recommandé par Nunnally (1978) pour la recherche en sciences sociales, indiquant que les items de chaque dimension partagent une proportion élevée de variance commune.

Fidélité test-retest et stabilité temporelle

Les études longitudinales et les réplications sur plusieurs semaines ont mis en évidence des corrélations test-retest oscillant entre r = 0,72 et r = 0,81 pour des intervalles de 4 à 8 semaines. Ces données confirment la stabilité des modèles opérants internes chez l’adulte, tout en préservant la sensibilité de l’instrument aux changements développementaux majeurs ou aux interventions thérapeutiques de moyenne durée.

9. Analyse factorielle

Le programme de validation de Becker, Billings, Eveleth et Gilbert (1997) s’est articulé autour d’une démarche rigoureuse combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC).

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors des phases initiales d’extraction (en composantes principales avec rotation oblique Promax et rotation orthogonale Varimax), la structure de données des 25 items a fait émerger une répartition claire en trois facteurs dominants expliquant une proportion substantielle de la variance totale :

  • Facteur 1 (Attachement sécurisé) : Regroupe principalement les items évaluant le confort avec l’intimité, l’absence d’appréhension d’être blessé ou abandonné (notamment les items 1, 9*, 12*, 13*, 19, 20, 22, 23 et 25*). Les saturations factorielles sur ce facteur s’échelonnent typiquement entre 0,48 et 0,76.
  • Facteur 2 (Attachement anxieux / ambivalent) : Regroupe les items traduisant le désir de fusion totale, la peur que l’autre ne veuille pas se rapprocher autant que désiré, et l’inquiétude de faire fuir l’entourage (items 3, 5, 7, 11, 15, 21 et 24). Les saturations sur ce facteur oscillent entre 0,52 et 0,81.
  • Facteur 3 (Attachement évitant) : Sature fortement sur les items exprimant la méfiance envers les autres, l’inconfort à dépendre de quelqu’un et la conviction que personne n’est là en cas de besoin (items 4, 6, 14*, 16, 17* et 18). Les saturations factorielles varient entre 0,45 et 0,74.

Il est à noter que les items 2, 8 et 10 ont présenté des saturations transversales ou une charge particulièrement élevée sur un facteur isolé d’indépendance émotionnelle lors de certaines analyses préliminaires, amenant les auteurs à examiner leur rôle spécifique lors des modélisations confirmatoires.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

L’AFC a testé la robustesse du modèle structurel en comparant la solution trifactorielle à un modèle unidimensionnel général (d’attachement global) et à un modèle bidimensionnel (sécurité vs insécurité). Les indices de qualité d’ajustement ont sans équivoque privilégié la solution trifactorielle :

  • Le ratio chi-carré / degrés de liberté (χ²/ddl) s’est révélé inférieur au seuil critique de 3,0.
  • Le Comparative Fit Index (CFI) et le Tucker-Lewis Index (TLI) ont atteint des valeurs supérieures à 0,90.
  • Le Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) s’est situé en dessous de 0,06 (intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,048 et 0,068), confirmant une erreur d’approximation minimale dans la population.

Ces données confirment l’invariance structurelle de l’échelle à travers divers échantillons universitaires et professionnels.

10. Instrument de mesure

L’Échelle des styles d’attachement est un questionnaire psychométrique structuré conçu pour une passation rapide et standardisée.

  • Nom de l’instrument : Échelle des styles d’attachement (Attachment Styles Scale – ASS).
  • Auteurs : Thomas E. Becker, Robert S. Billings, Daniel M. Eveleth et Nicole W. Gilbert (1997).
  • Type de test : Questionnaire psychologique d’auto-évaluation (auto-rapporté).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation électronique / numérique.
  • Nombre total d’items : 25 items formulés sous la forme d’affirmations portant sur les relations avec autrui.
  • Format de réponse : Échelle de type Likert en 7 points : de 1 (« Très caractéristique de moi » / very characteristic of me) à 7 (« Pas du tout caractéristique de moi » / not at all characteristic of me).
  • Durée approximative de passation : Entre 5 et 10 minutes.
  • Items inversés : Sept items sont inversés dans la cotation (Items 9, 12, 13, 14, 17, 25). Note : le calcul des scores nécessite de recoder ces items au préalable (7 devenant 1, 6 devenant 2, etc.) afin d’aligner la direction du score.
  • Calcul des scores par sous-échelle :
    • Attachement sécurisé (Secure) : Items 1, 9*, 12*, 13*, 19, 20, 22, 23 et 25.
    • Attachement anxieux / ambivalent (Anxious/Ambivalent) : Items 3, 5, 7, 11, 15, 21 et 24.
    • Attachement évitant (Avoidant) : Items 4, 6, 14*, 16, 17* et 18.
    • (Items 2, 8 et 10 fournissent des données complémentaires sur l’indépendance et l’acceptation de soi).
  • Interprétation : Un score moyen (ou total) est calculé pour chaque dimension. Les praticiens et chercheurs obtiennent ainsi un profil continu indiquant les prédominances d’attachement de l’individu.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

L’Échelle des styles d’attachement a été publiée en 1997 dans la revue scientifique à comité de lecture Educational and Psychological Measurement (SAGE Publications).

  • Droits d’utilisation et licence : L’instrument a été mis à la disposition de la communauté académique dans le cadre d’un usage de recherche et d’enseignement non commercial. Les chercheurs et cliniciens sont autorisés à utiliser et reproduire les items pour des projets scientifiques, sous réserve de citer obligatoirement l’article de référence de Becker et al. (1997).
  • Tarification : L’accès aux items pour la recherche fondamentale est gratuit (domaine de l’accès académique / fair use). L’article original peut être soumis aux abonnements institutionnels de l’éditeur ou accessible via les dépôts institutionnels ouverts des universités de rattachement.
  • Utilisation commerciale : Toute intégration de l’échelle au sein d’une plateforme d’évaluation commerciale, d’un logiciel payant ou d’une application de recrutement nécessite l’obtention préalable d’une licence ou d’une autorisation auprès des auteurs et/ou de la maison d’édition propriétaire des droits de reproduction.

12. Références

Les sources et études fondamentales relatives à la conception, la validation et l’application de l’échelle comprennent les références suivantes :

  • Ainsworth, M. D. S., Blehar, M. C., Waters, E., & Wall, S. (1978). Patterns of attachment: A psychological study of the strange situation. Lawrence Erlbaum Associates.
  • Bartholomew, K., & Horowitz, L. M. (1991). Attachment styles among young adults: A test of a four-category model. Journal of Personality and Social Psychology, 61(2), 226–244. https://doi.org/10.1037/0022-3514.61.2.226
  • Becker, T. E., Billings, R. S., Eveleth, D. M., & Gilbert, N. W. (1997). Validity of scores on three attachment style scales: Exploratory and confirmatory evidence. Educational and Psychological Measurement, 57(3), 477–493. https://doi.org/10.1177/0013164497057003008
  • Bowlby, J. (1969). Attachment and loss: Vol. 1. Attachment. Basic Books.
  • Bowlby, J. (1973). Attachment and loss: Vol. 2. Separation: Anxiety and anger. Basic Books.
  • Bowlby, J. (1980). Attachment and loss: Vol. 3. Loss: Sadness and depression. Basic Books.
  • Collins, N. L., & Read, S. J. (1990). Adult attachment, working models, and relationship quality in dating couples. Journal of Personality and Social Psychology, 58(4), 644–663. https://doi.org/10.1037/0022-3514.58.4.644
  • George, C., Kaplan, N., & Main, M. (1985). Adult Attachment Interview (Manuscrit non publié). University of California, Berkeley.
  • Hazan, C., & Shaver, P. (1987). Romantic love conceptualized as an attachment process. Journal of Personality and Social Psychology, 52(3), 511–524. https://doi.org/10.1037/0022-3514.52.3.511
  • Punyanunt-Carter, N. M. (2007). Using attachment theory to study satisfaction in father-daughter relationships. Human Communication: A Publication of the Pacific and Asian Communication Association, 10(2), 103–120.

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 1 (very characteristic of me) to 7 (not at all characteristic of me)

  1. I am relatively confident that other people will accept me as I am.
  2. I do not worry about being alone.
  3. I find others are reluctant to get as close as I would like.
  4. I am not sure that I can always depend on others to be there when I need them.
  5. Sometimes people do not want to get close to me because I want so much to be close to them.
  6. I find it difficult to allow myself to depend on others.
  7. I want to merge completely with another person.
  8. I do not worry about having others not accept me.
  9. I am nervous when anyone gets too close. *
  10. It is easy for me to get emotionally close to others.
  11. I am uncomfortable being without close relationships, but I sometimes worry that others do not value me as much as I value them.
  12. I worry that I will be hurt if I allow myself to become too close to others.*
  13. I want emotionally close relationships, but I find it difficult to trust others completely.*
  14. I am comfortable depending on others.*
  15. I often want to get closer to others than they want to get to me.
  16. People are never there when you need them.
  17. I know that others will be there when I need them.*
  18. I find it difficult to trust others completely.
  19. I do not often worry about someone getting too close to me.
  20. I do not often worry about other people letting me down.
  21. I want to be completely emotionally intimate with others, but I often find that others are reluctant to get as close as I would like.
  22. I do not often worry about being abandoned.
  23. I find it relatively easy to get close to others.
  24. My desire to merge sometimes scares people away.
  25. I am somewhat uncomfortable being close to others.*

* These items were reverse scored.

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Échelle des styles d’attachement. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-styles-d-attachement/
Looti, Mohammed. “Échelle des styles d’attachement.” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-styles-d-attachement/.
Looti, Mohammed. “Échelle des styles d’attachement.” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-styles-d-attachement/.