1. Résumé / Abstract
L’Échelle des sphères de contrôle (Spheres of Control Scale, SOCS), développée initialement par le psychologue canadien Delroy L. Paulhus en 1983, constitue une avancée majeure dans la modélisation et l’évaluation psychométrique du lieu de maîtrise (locus of control). Alors que les conceptualisations classiques héritées des travaux pionniers de Julian B. Rotter appréhendaient le sentiment de contrôle sous un angle unidimensionnel et global, Paulhus a postulé une différenciation écologique et fonctionnelle de l’agentivité humaine. L’instrument est conçu pour mesurer les attentes d’efficacité et de contrôle personnel à travers trois domaines distincts et fondamentaux de l’existence : l’efficacité personnelle (Personal Control ou Personal Efficacy), le contrôle interpersonnel (Interpersonal Control) et le contrôle sociopolitique (Sociopolitical Control).
Dans sa version princeps tripartite, l’échelle comporte 30 items (10 items par sous-échelle), auxquels s’ajoutent des versions réduites ou adaptées à 20 items se focalisant préférentiellement sur la sphère personnelle et la sphère interpersonnelle. Les participants évaluent leur degré d’accord avec chaque énoncé à l’aide d’une échelle de Likert en 7 points, allant de 1 (« fortement en désaccord ») à 7 (« fortement en accord »). Les études psychométriques démontrent que la SOCS possède une structure factorielle stable et robuste, caractérisée par une nette indépendance relative de ses sous-échelles. Les coefficients de consistance interne (alpha de Cronbach) oscillent généralement entre 0,75 et 0,85 selon les sous-échelles et les échantillons, avec une stabilité temporelle satisfaisante lors des évaluations en test-retest. La SOCS offre une validité différentielle nettement supérieure à celle des mesures unidimensionnelles pour prédire des comportements spécifiques, tels que la réussite académique, les dynamiques d’affirmation de soi, le leadership informel et l’engagement civique.
2. Mots-clés / Keywords
Lieu de maîtrise, Locus of control, Sphères de contrôle, Delroy L. Paulhus, Efficacité personnelle, Contrôle interpersonnel, Contrôle sociopolitique, Psychométrie, Agentivité humaine, Échelle de Likert, Évaluation de la personnalité, Théorie de l’apprentissage social, Autoefficacité.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu et validé par Delroy L. Paulhus, professeur émérite de psychologie à l’Université de Colombie-Britannique (University of British Columbia, Vancouver, Canada). Delroy L. Paulhus est une figure prééminente de la psychologie de la personnalité et de la psychométrie contemporaine, internationalement reconnu pour ses travaux novateurs sur la désirabilité sociale, la gestion des impressions et la modélisation de la « Triade Sombre » (Dark Triad).
Coordonnées académiques institutionnelles :
- Institution : Department of Psychology, University of British Columbia, 2136 West Mall, Vancouver, BC, V6T 1Z4, Canada.
- Courriel institutionnel : [email protected]
- Profil académique : Laboratoire de recherche sur la personnalité et les processus d’auto-présentation (UBC Personality and Social Dynamics Lab).
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’Échelle des sphères de contrôle est de surmonter les limites conceptuelles et prédictives inhérentes aux mesures traditionnelles et globales du lieu de maîtrise. Depuis la formulation initiale de la théorie de l’apprentissage social par Julian Rotter en 1966, la recherche en psychologie utilisait massivement l’échelle unidimensionnelle I-E (Internal-External Locus of Control Scale). Bien que novatrice, cette approche agrégeait artificiellement les croyances de contrôle s’exerçant sur l’environnement physique immédiat, les relations interpersonnelles dyadiques et les forces macro-institutionnelles au sein d’un score unique composite. De ce fait, les corrélations entre le score d’internalité générale et des conduites spécifiques demeuraient souvent faibles ou contradictoires.
Paulhus a conçu la SOCS afin d’introduire un niveau de spécificité intermédiaire (ni trop généralisé ni excessivement contextualisé à une seule tâche), permettant d’appréhender le sentiment de contrôle dans des « sphères de vie » comportementalement et psychologiquement étanches. Le but est de permettre aux chercheurs et praticiens de :
- Différencier l’agentivité instrumentale et relationnelle : Un individu peut posséder un sentiment très élevé d’efficacité personnelle vis-à-vis d’objectifs académiques, techniques ou sportifs, tout en éprouvant un sentiment d’impuissance chronique face aux interactions sociales et aux négociations interpersonnelles. L’échelle isole précisément ces profils asymétriques.
- Améliorer la validité prédictive des conduites : En alignant la sphère de mesure avec le domaine de comportement visé (par exemple, relier le contrôle personnel aux habitudes d’étude ou à la persévérance au travail, et le contrôle interpersonnel à l’aisance dans la prise de parole en public ou au leadership de groupe), la SOCS optimise la variance expliquée comparativement aux échelles unidimensionnelles.
- Servir d’outil diagnostique et d’évaluation clinique : En psychologie clinique et en thérapie comportementale et cognitive (TCC), la SOCS facilite l’identification précise des schémas d’impuissance acquise (learned helplessness). Cela permet au clinicien d’orienter les restructurations cognitives vers le domaine spécifique où le sentiment de contrôle est défaillant (ex. déficit en compétences sociales versus résignation face aux tâches solitaires de résolution de problèmes).
- Explorer les dynamiques sociopolitiques et organisationnelles : La mesure offre une lentille critique pour analyser comment le cynisme politique, l’aliénation au travail ou l’activisme social émergent de la divergence entre le sentiment de compétence personnelle et l’illusion ou la désillusion quant au fonctionnement institutionnel macroscopique.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit théorique au cœur de l’instrument repose sur la partition tripartite de l’espace vital en trois sphères d’interaction entre l’individu et son environnement matériel et social :
1. Contrôle personnel (Personal Control / Personal Efficacy)
Cette dimension renvoie aux croyances d’un individu quant à sa capacité à maîtriser le monde physique non social et à surmonter les obstacles matériels, cognitifs ou techniques par le travail acharné, l’effort soutenu et l’exercice de compétences directes. L’individu interne dans cette sphère conçoit le succès ou l’échec d’une entreprise solitaire (apprendre une langue étrangère, programmer un logiciel, réussir un examen technique, accomplir une tâche manuelle) comme la résultante exclusive de ses aptitudes et de sa persévérance. À l’inverse, l’individu externe dans ce domaine attribue ses échecs à la malchance, au hasard ou à la fatalité des lois physiques.
Exemple clinique/comportemental : Un étudiant confronté à un problème mathématique ardu continuera à essayer différentes méthodes s’il possède un contrôle personnel élevé, considérant que la difficulté relève d’un manque temporaire de pratique. S’il est externe sur cette dimension, il abandonnera rapidement en estimant que le problème est fondamentalement insoluble ou que le hasard ne lui est pas favorable.
2. Contrôle interpersonnel (Interpersonal Control)
Cette dimension mesure la perception de compétence dans la gestion des relations dyadiques et des dynamiques de groupe. Elle quantifie le degré auquel une personne s’estime capable d’influencer autrui, d’amorcer et de maintenir des amitiés significatives, de diriger le cours d’une conversation, de résoudre des conflits relationnels et de mobiliser l’aide de ses pairs. Contrairement au contrôle personnel qui opère dans une relation sujet-objet, le contrôle interpersonnel s’exerce dans un réseau d’interactions symétriques et asymétriques sujet-sujet.
Exemple clinique/comportemental : Lors d’une réunion professionnelle où un désaccord émerge, un gestionnaire doté d’un contrôle interpersonnel élevé cherchera activement à négocier, reformuler les points de vue et guider l’échange vers un consensus. Un individu externe dans cette sphère se sentira submergé par la volonté d’autrui, craignant que toute intervention n’aggrave le différend ou que ses interlocuteurs ne monopolisent arbitrairement l’interaction.
3. Contrôle sociopolitique (Sociopolitical Control)
Bien que certains protocoles restreignent l’évaluation aux deux premières dimensions, le modèle original de Paulhus intègre une troisième sphère : la capacité perçue d’avoir un impact sur l’ordre social étendu, le système politique, les bureaucraties institutionnelles et les événements sociétaux à grande échelle. Cette dimension examine si l’individu pense que le citoyen ordinaire peut faire entendre sa voix, modifier les politiques publiques, lutter contre la corruption ou influencer la gouvernance d’une grande organisation, par opposition au sentiment d’aliénation politique où les décisions sont perçues comme étant prises par des élites impénétrables ou des forces systémiques incontrôlables.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement épistémologique de la SOCS s’enracine dans la convergence de deux grands paradigmes de la psychologie contemporaine : la théorie de l’apprentissage social de Julian B. Rotter et la théorie sociocognitive de Albert Bandura.
Le passage du modèle unidimensionnel au modèle multidimensionnel
Rotter (1954, 1966) a introduit le concept d’attentes généralisées de renforcement, postulant que les individus développent des croyances stables quant au lien causal unissant leurs comportements (actions) aux renforcements consécutifs (récompenses ou punitions). Bien que novateur, ce modèle présentait le biais de postuler une dimension bipolaire universelle : d’un côté l’internalité (croyance que les événements dépendent de soi), de l’autre l’externalité (croyance que les événements dépendent du destin, de la chance ou d’autrui). Dès les années 1970, des auteurs comme Hanna Levenson (1974) ont fragmenté l’externalité en deux sous-dimensions (le « Hasard » et les « Autres tout-puissants » / Powerful Others), tout en conservant une vision globale de l’internalité.
L’apport écologique de Paulhus
Delroy L. Paulhus a franchi une étape supplémentaire en restructurant le construit non pas selon la nature des attributions causales (soi vs hasard vs autrui), mais selon l’arène écologique de l’action. Inspiré par les travaux de Bandura (1977) sur l’auto-efficacité (le sentiment d’efficacité personnelle lié à des domaines d’action spécifiques), Paulhus soutient que la psyché humaine ne fonctionne pas avec une croyance d’internalité indifférenciée. L’action humaine s’exerce à des niveaux écologiques croissants :
- L’individu face à son environnement physique direct (niveau instrumental/personnel).
- L’individu face aux partenaires sociaux immédiats (niveau dyadique et groupal).
- L’individu face à la structure sociale globale (niveau macro-systémique).
Ce cadre théorique postule que ces sphères sont psychologiquement quasi-orthogonales : le renforcement positif accumulé dans la sphère instrumentale (ex. être un chercheur brillant ou un athlète d’élite) ne garantit aucunement un sentiment d’efficacité dans la sphère relationnelle (séduire un partenaire, s’imposer en société) ou dans la sphère sociopolitique (croire en sa capacité à réformer une institution).
7. Validité / Validity
Les propriétés métrologiques relatives à la validité de l’Échelle des sphères de contrôle ont fait l’objet de nombreuses investigations empiriques rigoureuses, tant dans les publications fondatrices de Paulhus (1983) que dans des réplications indépendantes ultérieures.
Validité convergente
La validité convergente de la SOCS est attestée par des corrélations modérées à fortes avec des instruments théoriquement apparentés, tout en préservant la spécificité de chaque sous-échelle :
- La sous-échelle de Contrôle personnel corrèle positivement avec l’Échelle d’auto-efficacité générale de Sherer et al. (r ≈ 0,55 à 0,65) et avec les scores d’internalité de l’échelle I-E de Rotter (r ≈ 0,35 à 0,45). Elle est également associée de manière positive à l’estime de soi globale mesurée par l’échelle de Rosenberg (r ≈ 0,40).
- La sous-échelle de Contrôle interpersonnel montre des corrélations positives significatives avec les mesures d’assertivité sociale de Rathus (r ≈ 0,52), les inventaires de compétences sociales et d’extraversion du Big Five (r ≈ 0,38 à 0,48), et des corrélations négatives marquées avec l’anxiété sociale et la timidité (r ≈ -0,45 à -0,55).
- La sous-échelle de Contrôle sociopolitique corrèle positivement avec les échelles d’efficacité politique (Political Efficacy) de Campbell et al. (r ≈ 0,50) et négativement avec les indices d’aliénation sociale.
Validité discriminante
La validité discriminante a été établie en démontrant que les sous-échelles ne corrèlent que faiblement entre elles (généralement entre r = 0,15 et r = 0,30), confirmant qu’elles capturent des facettes distinctes du soi et non une variance commune redondante. De surcroît, les corrélations avec les mesures d’intelligence générale (QI) sont quasi nulles (r < 0,10), démontrant que le sentiment de contrôle ne se confond pas avec les aptitudes cognitives brutes. De même, Paulhus a démontré que la corrélation avec les échelles de désirabilité sociale (comme le Balanced Inventory of Desirable Responding, BIDR) demeure modérée (r < 0,25), indiquant que les réponses ne constituent pas un simple artefact de présentation de soi favorable.
Validité prédictive et de critère
La supériorité de la SOCS sur l’échelle classique de Rotter réside dans sa capacité de prédiction comportementale à double dissociation :
- Le Contrôle personnel prédit significativement la performance académique objective (moyenne générale universitaire, temps passé à l’étude en bibliothèque) et le succès dans les programmes de sevrage tabagique ou de réadaptation motrice, alors que le contrôle interpersonnel n’explique aucune variance significative dans ces contextes.
- Le Contrôle interpersonnel prédit l’émergence du leadership dans des groupes sans structure hiérarchique préalable, le nombre de prises de parole spontanées lors de débats dyadiques filmés et le taux de participation à des activités associatives, critères sur lesquels le contrôle personnel n’exerce aucun pouvoir prédictif.
8. Fidélité / Reliability
Les investigations psychométriques longitudinales et transversales démontrent une fidélité solide pour l’ensemble des dimensions de l’instrument.
Consistance interne
Dans l’étude princeps de Paulhus (1983) menée auprès d’étudiants de premier cycle universitaire, les indices de consistance interne calculés via le coefficient alpha de Cronbach étaient les suivants :
- Contrôle personnel : α = 0,75 à 0,80 selon les cohortes.
- Contrôle interpersonnel : α = 0,77 à 0,82.
- Contrôle sociopolitique : α = 0,79 à 0,84.
Ces résultats ont été confirmés dans des versions révisées ultérieures (comme le SOC-3 de Paulhus et Van Selst, 1990), où les coefficients alpha atteignent régulièrement 0,80 à 0,85 grâce au raffinement sémantique de certains énoncés. Les corrélations item-total corrigées dépassent généralement 0,35 pour chaque item avec sa sous-échelle respective, confirmant l’homogénéité interne des dimensions.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
L’évaluation de la stabilité temporelle par la méthode du test-retest à des intervalles de quatre à six semaines a rapporté des coefficients de corrélation de Pearson de :
- r = 0,70 pour le Contrôle personnel,
- r = 0,74 pour le Contrôle interpersonnel,
- r = 0,78 pour le Contrôle sociopolitique.
Ces coefficients témoignent d’une remarquable stabilité temporelle du construit, attestant que l’échelle mesure des dispositions de personnalité durables (traits ou styles cognitifs stables) plutôt que de simples fluctuations d’humeur ou des états émotionnels transitoires.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structuration factorielle de l’Échelle des sphères de contrôle a été minutieusement établie dès sa conception par des analyses factorielles exploratoires (AFE), puis corroborée par des analyses factorielles confirmatoires (AFC).
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors des analyses exploratoires menées par Paulhus (1983) avec extraction en composantes principales suivie d’une rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Promax), les résultats ont systématiquement fait émerger une solution à trois facteurs majeurs satisfaisant au critère de Kaiser (valeurs propres > 1,0) et au test du coude de Cattell (scree test) :
- Facteur 1 (Contrôle interpersonnel) : Rend compte de la plus grande part de variance dans les contextes relationnels. Les items mesurant l’aisance conversationnelle, la résolution de conflits et l’influence dyadique présentent des saturations primaires élevées (saturations comprises entre 0,45 et 0,72) et des saturations croisées négligeables (< 0,20) sur les deux autres facteurs.
- Facteur 2 (Contrôle personnel) : Regroupe les items liés à la persévérance solitaire, au rejet du fatalisme et à l’accomplissement par le travail personnel. Les saturations factorielles s’échelonnent de 0,40 à 0,68.
- Facteur 3 (Contrôle sociopolitique) : Isole parfaitement les énoncés relatifs à l’influence sur le gouvernement, la société et les organisations complexes, avec des saturations factorielles allant de 0,50 à 0,75.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les modélisations par équations structurelles menées dans des travaux ultérieurs ont comparé un modèle unifactoriel (locus de contrôle global), un modèle bifactoriel (personnel vs social) et le modèle trifactoriel de Paulhus. Les indices d’ajustement soutiennent nettement le modèle trifactoriel oblique :
- Le ratio χ²/dl est inférieur à 2,5.
- L’indice de comparabilité de Bentler (CFI) et l’indice de Tucker-Lewis (TLI) dépassent régulièrement le seuil de 0,90.
- L’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) se situe de manière satisfaisante entre 0,045 et 0,058.
Ces données confirment l’adéquation empirique de la décomposition tripartite de la structure du locus de contrôle.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’instrument : Spheres of Control Scale (SOCS) / Échelle des sphères de contrôle.
- Format d’administration : Questionnaire d’auto-évaluation papier-crayon ou informatisé/en ligne.
- Nombre d’items :
- Version tripartite originale complète : 30 items (10 items par dimension).
- Version focalisée (présentée ici) : 20 items (10 items de Contrôle personnel et 10 items de Contrôle interpersonnel).
- Échelle de réponse : Échelle de Likert à 7 points :
- 1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
- 2 = En désaccord (Disagree)
- 3 = Légèrement en désaccord (Slightly disagree)
- 4 = Neutre / Ni en accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree)
- 5 = Légèrement en accord (Slightly agree)
- 6 = En accord (Agree)
- 7 = Fortement en accord (Strongly agree)
- Modalités de cotation et calcul des scores :
- L’instrument intègre des items formulés de manière positive (orientés vers l’internalité) et des items inversés (orientés vers l’externalité/la passivité).
- Les items inversés doivent être recodés préalablement selon la formule standard :
Item_Recodé = 8 - Score_Observé. - Pour chaque sous-échelle, on calcule la somme arithmétique ou la moyenne des 10 items correspondants. Un score élevé reflète un sentiment accru de contrôle et d’efficacité dans la sphère concernée.
- Durée approximative de passation : Entre 5 et 10 minutes.
- Population cible : Adultes et adolescents (dès 16 ans), populations étudiantes, cadres organisationnels ou patients en réhabilitation cognitive.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de conception originale : 1983 (avec révisions méthodologiques majeures publiées en 1990 et 1991).
- Statut des droits d’auteur : Propriété intellectuelle de Delroy L. Paulhus et de l’American Psychological Association (APA).
- Conditions d’utilisation et tarifs : L’Échelle des sphères de contrôle est accessible gratuitement à des fins de recherche académique pure, d’enseignement universitaire et de thèses doctorales ou mémoires d’études, sous réserve d’une citation bibliographique formelle de la publication de référence de 1983.
- Utilisation commerciale ou clinique sous mandat : Toute intégration de l’échelle au sein de plateformes d’évaluation commerciale, de logiciels RH à but lucratif ou d’outils de sélection professionnelle requiert l’autorisation explicite préalable de l’auteur.
12. Références / References
- Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
- Levenson, H. (1974). Activism and powerful others: Distinctions within the concept of internal-external control. Journal of Personality Assessment, 38(4), 377–383. https://doi.org/10.1080/00223891.1974.10119988
- Paulhus, D. L. (1983). Sphere-specific measures of control: An alternative to the single-scale approach. Journal of Personality and Social Psychology, 44(6), 1253–1265. https://doi.org/10.1037/0022-3514.44.6.1253
- Paulhus, D. L., & Van Selst, M. (1990). The Spheres of Control scale: 10 yrs of research. Personality and Individual Differences, 11(10), 1029–1036. https://doi.org/10.1016/0191-8869(90)90130-J
- Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1–28. https://doi.org/10.1037/h0092976
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions to respondents:
Use the following scale to indicate how much you agree or disagree with the following statements.
1 = Strongly disagree
2 = Disagree
3 = Slightly disagree
4 = Neither agree nor disagree
5 = Slightly agree
6 = Agree
7 = Strongly agree
Personal Control
- I can usually achieve what I want if I work hard for it.
- Once I make plans, I am almost certain to make them work.
- I prefer games involving some luck over games requiring pure skill.
- I can learn almost anything if I set my mind to it.
- My major accomplishments are entirely due to my hard work and ability.
- I usually do not set goals because I have a hard time following through on them.
- Bad luck has sometimes prevented me from achieving things.
- Almost anything is possible for me if I really want it.
- Most of what happens in my career is beyond my control.
- I find it pointless to keep working on something that’s too difficult for me.
Interpersonal Control
- In my personal relationships, the other person usually has more control than I do.
- I have no trouble making and keeping friends.
- I’m not good at guiding the course of a conversation with several others.
- I can usually develop a personal relationship with someone I find appealing.
- I can usually steer a conversation toward the topics I want to talk about.
- When I need assistance with something, I often find it difficult to get others to help.
- If there’s someone I want to meet, I can usually arrange it.
- I often find it hard to get my point of view across to others.
- In attempting to smooth over a disagreement, I sometimes make it worse.
- I find it easy to play an important part in most group situations.