1. Résumé / Abstract
L’Échelle des rôles de genre et des normes relationnelles (en anglais, Gender Role and Relationship Norms Scale ou GRRN) est un instrument psychométrique développé initialement par Harrison, O’Sullivan, Hoffman, Dolezal et Morrell (2006) afin d’évaluer les représentations normatives du genre, la dynamique de pouvoir, les scripts sexuels et les conduites de violence interpersonnelle au sein des relations intimes chez les jeunes adultes. Élaborée dans le contexte socio-épidémiologique spécifique de l’Afrique du Sud, marqué par une prévalence critique du VIH et des niveaux élevés de violences basées sur le genre, cette échelle capture les mécanismes par lesquels les constructions rigides de la masculinité hégémonique et de l’asymétrie relationnelle influencent directement les comportements sexuels à risque.
La structure factorielle multidimensionnelle du modèle comprend plusieurs sous-échelles conceptuelles complémentaires : la violence au sein des relations sexuelles (déclinée en versions adaptées selon le genre de l’enquêté), l’équité du pouvoir décisionnel (Power), les scripts sexuels égalitaires (Egalitarian Sex Roles), les scripts de dominance masculine (Male Dominant Sex Roles), la réciprocité relationnelle (Meaning in Relationships — Mutuality) et l’hyper-romantisme (Hyper-Romanticism). L’instrument emploie principalement un format de réponse de type Likert permettant de quantifier l’adhésion aux croyances normatives ainsi que la fréquence des comportements coercitifs.
Sur le plan métrologique, les études initiales et subséquentes confirment une consistance interne satisfaisante à excellente selon les sous-échelles (avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,68 et 0,86), ainsi qu’une validité de construit robuste démontrée par des analyses factorielles confirmatoires et des associations significatives avec les mesures d’utilisation du préservatif, de coercition sexuelle et de multipartenariat. L’échelle constitue un outil de référence incontournable en psychologie sociale, en santé publique et en études de genre.
2. Mots-clés / Keywords
Rôles de genre, normes relationnelles, violence conjugale, coercition sexuelle, scripts sexuels, masculinité, inégalités de genre, prévention du VIH, psychométrie, dynamique de pouvoir, santé reproductive, Afrique du Sud
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et validée par une équipe multidisciplinaire de chercheurs spécialistes des sciences comportementales, de l’épidémiologie sociale et des études de genre :
- Abigail Harrison, Ph.D., MPH : Département de santé publique et de pédiatrie, Brown University School of Public Health, Providence, Rhode Island, États-Unis. Spécialiste de la santé des adolescents et de la prévention du VIH en Afrique subsaharienne. Courriel : [email protected]
- Lucia F. O’Sullivan, Ph.D. : Département de psychologie, Université du Nouveau-Brunswick, Fredericton, Nouveau-Brunswick, Canada. Anciennement chercheuse au HIV Center for Clinical and Behavioral Studies, New York State Psychiatric Institute et Columbia University.
- Susie Hoffman, DrPH : Mailman School of Public Health, Columbia University et HIV Center for Clinical and Behavioral Studies, New York, États-Unis.
- Carina Dolezal, Ph.D. : Biostatisticienne, HIV Center for Clinical and Behavioral Studies, New York State Psychiatric Institute, New York, États-Unis.
- Robert Morrell, Ph.D. : Éminence dans le champ des études sur les masculinités, School of Education, University of KwaZulu-Natal, Durban, Afrique du Sud ; ultérieurement affilié à l’Université du Cap.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’Échelle des rôles de genre et des normes relationnelles (GRRN) est de formaliser une mesure empirique standardisée et sensible au contexte culturel des croyances normatives qui régissent les partenariats intimes hétérosexuels, et d’analyser la façon dont ces normes contraignent ou favorisent l’exposition au risque sexuel. Conçue initialement dans la province du KwaZulu-Natal en Afrique du Sud, l’échelle répond à un impératif épidémiologique : documenter les déterminants structurels et psychosociaux de la transmission du VIH et des grossesses précoces non planifiées chez les adolescents et jeunes adultes.
Historiquement, de nombreuses recherches en santé sexuelle et reproductive se limitaient à des évaluations individuelles centrées sur les connaissances, les attitudes individuelles et les compétences cognitives d’auto-efficacité, s’inscrivant dans le modèle des croyances relatives à la santé (Health Belief Model). Or, ces conceptualisations omettaient la dimension éminemment interpersonnelle et genrée des négociations sexuelles. La GRRN a été expressément conçue pour combler cette lacune en opérationnalisant la façon dont les rôles stéréotypés masculins et féminins façonnent les attentes relationnelles, l’autonomie corporelle et la légitimation de la contrainte physique ou émotionnelle.
Dans les applications de recherche fondamentale et épidémiologique, l’instrument permet :
- D’explorer les médiateurs et modérateurs cognitivo-normatifs situés entre l’adhésion aux idéologies patriarcales et la survenue de violences physiques ou sexuelles au sein du couple.
- De quantifier l’impact de l’asymétrie décisionnelle sur la capacité d’une partenaire à négocier systématiquement l’usage du préservatif masculin ou féminin.
- D’évaluer l’efficacité d’interventions de déconstruction des normes de genre, telles que les programmes de mobilisation communautaire visant la transformation des masculinités (par exemple, Stepping Stones ou Sonke Gender Justice).
Sur le plan clinique et communautaire, bien que l’outil ne soit pas initialement conçu comme une batterie diagnostique individuelle, les praticiens en santé mentale, thérapeutes de couple et éducateurs spécialisés l’utilisent comme support d’entretien ou d’auto-évaluation pour identifier les dynamiques d’emprise, la dépendance affective excessive (hyper-romantisme) et les précurseurs comportementaux de maltraitance conjugale.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par l’instrument repose sur une approche multidimensionnelle des rôles de genre et des dynamiques relationnelles. Loin d’être un trait de personnalité statique, le construit reflète un ensemble de schémas cognitifs, d’attentes socioculturelles intériorisées et de répertoires d’actions conjugales. L’architecture de l’échelle comprend six dimensions centrales :
1. Violence au sein des relations sexuelles (Violence in Sexual Relationships)
Cette dimension mesure l’occurrence, la menace ou la tolérance des comportements violents et coercitifs au sein du partenariat. L’instrument propose une déclinaison pour les femmes (mesurant la victimisation subie et la peur de représailles physiques) et pour les hommes (mesurant la perpétration déclarée de violences ou le sentiment d’avoir le droit d’imposer un contrôle punitif). Les items couvrent le contrôle coercitif des déplacements (« If my partner came to my home and I was not there, I would be in trouble »), la coercition sexuelle directe (« I have sometimes had sex with my partner when I did not want to »), ainsi que les agressions physiques motivées par la jalousie ou le non-respect des ordres du partenaire.
2. Pouvoir relationnel et prise de décision (Power)
Ce construit quantifie le degré d’équité ou d’asymétrie dans la gouvernance de la relation amoureuse. Il évalue si les décisions importantes sont concertées de manière paritaire ou si elles découlent d’une autorité masculine unilatérale. Les énoncés valorisent le droit de chaque membre du couple à participer aux choix quotidiens (« Both partners have a right to a say making decisions in a relationship ») et soutiennent le principe général des droits des femmes.
3. Scripts sexuels égalitaires (Egalitarian Sex Roles / Sexual Scripts)
Cette sous-échelle évalue l’adhésion à des normes sexuelles basées sur le consentement mutuel, l’initiation partagée de l’acte intime et la communication ouverte sur le plaisir et les limites personnelles. Un individu manifestant un score élevé sur cette dimension valide l’idée que la femme possède la légitimité d’exprimer ses désirs, de refuser une sollicitation sexuelle (« We are both free to say if we don’t want sex ») et d’initier les rapports au même titre que l’homme.
4. Rôles sexuels à dominance masculine (Male Dominant Sex Roles)
Ce volet conceptualise l’acceptation de la suprématie masculine et du double standard moral. Les items évaluent l’acceptation du multipartenariat masculin perçu comme un besoin biologique incontrôlable (« Men cannot live with just one girlfriend »), la stigmatisation du désir féminin (« Only a bad girl shows that she likes sex a lot »), et le déni du consentement (« If a woman refuses sex she usually doesn’t mean it »). Elle mesure également l’assignation asymétrique de la charge contraceptive sur les épaules des femmes.
5. Réciprocité et sens de la relation (Meaning in Relationships — Mutuality)
Cette dimension opérationnalise la dimension affective et constructive de la relation de couple. Elle capture l’engagement émotionnel positif, la communication empathique lors de la résolution de conflits (« It is most important for us to take time to talk about our problems ») et le respect mutuel. Un niveau élevé reflète un partenariat protecteur basé sur le soutien réciproque, agissant souvent comme un facteur modérateur face aux risques sanitaires.
6. Hyper-romantisme (Hyper-Romanticism)
Cette sous-échelle isole un schéma relationnel d’idéalisation extrême, de fusion dépendante et de dévotion inconditionnelle. Elle évalue l’intériorisation de l’idée selon laquelle l’individu ne peut exister de manière autonome sans un partenaire (« If I did not have a partner at all, I would not feel like a real person » ; « I would die for my love »). En psychologie sociale de la santé, l’hyper-romantisme s’est révélé particulièrement prédictif de la tolérance aux abus, les individus idéalisant leur lien au détriment de leur propre intégrité et de leur sécurité sexuelle.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de l’Échelle des rôles de genre et des normes relationnelles s’articule à l’intersection de trois théories majeures des sciences sociales et comportementales contemporaines :
La théorie des scripts sexuels (Sexual Script Theory)
Formulée à l’origine par John Gagnon et William Simon (1973), cette théorie postule que la sexualité humaine n’est pas simplement gouvernée par des pulsions biologiques spontanées, mais est guidée par des « scripts » cognitifs et culturels appris. Ces scripts opèrent à trois niveaux :
- Culturel/historique : Les normes sociétales collectives définissant qui peut faire quoi, quand et avec qui.
- Interpersonnel : L’adaptation mutuelle des acteurs en situation d’interaction intime.
- Intrapsychique : Les désirs, fantasmes et réinterprétations cognitives individuelles.
La GRRN formalise directement ces scripts en confrontant les scripts traditionnels coercitifs (dominance masculine, silence féminin, insistance masculine) aux scripts alternatifs égalitaires, démontrant que la négociation préventive (ex. l’usage du préservatif) nécessite une réécriture de ces scénarios appris.
La théorie du genre et du pouvoir (Theory of Gender and Power)
Développée par la sociologue Raewyn Connell (1987) et transposée en santé publique par Robert W. Blum et Maria W. Wingood, cette théorie identifie trois structures majeures maintenant les asymétries de genre :
- La division sexuelle du travail : Répartition différentielle des ressources économiques.
- La division sexuelle du pouvoir : Monopolisation de l’autorité, de la force physique et du droit de décision par les hommes.
- La structure du cathéchisme/des affects (symbolique) : Attentes affectives, contrôle moral de la virginité et de la sexualité féminine.
L’échelle opérationnalise fidèlement la structure du pouvoir et la structure affective en quantifiant comment l’exercice du pouvoir coercitif masculin prive les femmes de leur autonomie reproductive.
Le concept de masculinité hégémonique
Également théorisé par Connell et approfondi en contexte sud-africain par Robert Morrell, le concept de masculinité hégémonique désigne le modèle culturel dominant prescrivant aux hommes d’être stoïques, hétérosexuellement insatiables, émotionnellement distants et dominants. L’échelle GRRN a été expressément élaborée pour mesurer les manifestations de cette masculinité dans les sphères privées et son rôle dans la vulnérabilité épidémique des jeunes femmes.
7. Validité / Validity
Les propriétés métrologiques de la GRRN ont été rigoureusement analysées lors de son étude initiale auprès de 1 230 jeunes adultes (âgés de 17 à 25 ans) dans le KwaZulu-Natal, ainsi que dans le cadre de plusieurs études de réplication et d’adaptation interculturelle.
Validité de contenu et d’apparence
La création des items a émergé d’un protocole méthodologique mixte combinant des entretiens qualitatifs approfondis, des focus groups auprès de jeunes résidant en zones urbaines et rurales périurbaines, et des panels d’experts en santé reproductive. Ce processus a garanti que le libellé des énoncés reflète fidèlement les réalités linguistiques, les expressions idiomatiques et les dilemmes relationnels quotidiens des populations ciblées.
Validité de construit et validité convergente
La validité convergente a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives entre les sous-échelles de la GRRN et d’autres construits théoriquement liés :
- Les scores élevés à la sous-échelle Male Dominant Sex Roles et Violence in Sexual Relationships sont positivement corrélés avec le nombre de partenaires sexuels déclarés au cours de la vie ($r = 0,28, p < 0,001$) et avec la déclaration d’antécédents d’infections sexuellement transmissibles (IST).
- L’adhésion aux rôles dominants masculins est négativement corrélée avec la cohérence de l’utilisation du préservatif lors des derniers rapports sexuels ($r = -0,34, p < 0,001$).
- La sous-échelle Egalitarian Sex Roles corrèle positivement avec l’auto-efficacité perçue à refuser un rapport non protégé ($r = 0,41, p < 0,001$) et avec l’existence d’une communication dyadique ouverte au sein du couple.
Validité prédictive
Des analyses de régression logistique multivariée ont confirmé la forte validité prédictive de l’instrument. Chez les femmes, un score élevé de violence subie ou de soumission aux normes dominantes masculines augmente significativement la probabilité de rapporter des rapports sexuels non désirés et des épisodes de coercition (Odds Ratio ajusté = 2,45 ; IC 95% [1,78 – 3,38]). De surcroît, l’hyper-romantisme prédit une réduction de la probabilité de demander activement l’usage du préservatif, les jeunes femmes craignant que cette requête ne signale un manque de confiance envers leur partenaire amoureux.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’instrument a été éprouvée à travers des indices d’homogénéité interne et des procédures de stabilité temporelle :
Consistance interne
Dans l’échantillon princeps de Harrison et al. (2006), les coefficients alpha de Cronbach ($lpha$) des différentes sous-échelles ont démontré une cohérence interne satisfaisante pour des échelles de recherche en sciences sociales :
- Violence au sein des relations sexuelles (femmes) : $lpha = 0,81$ (6 items)
- Violence au sein des relations sexuelles (hommes) : $lpha = 0,79$ (6 items)
- Pouvoir relationnel (Power) : $lpha = 0,72$ (4 items)
- Scripts sexuels égalitaires : $lpha = 0,68$ (4 items)
- Rôles sexuels à dominance masculine : $lpha = 0,77$ (9 items)
- Réciprocité et sens de la relation : $lpha = 0,75$ (5 items)
- Hyper-romantisme : $lpha = 0,73$ (6 items)
Les corrélations inter-items moyennes se situent dans la fourchette recommandée de 0,20 à 0,45, confirmant que les énoncés au sein de chaque dimension capturent des facettes distinctes mais cohérentes du construit sans redondance sémantique excessive.
Fidélité test-retest
Dans des sous-échantillons d’évaluation méthodologique avec un intervalle de réévaluation de deux à quatre semaines, le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) pour les sous-échelles d’attitudes normatives (Power, Male Dominant, Egalitarian) a oscillé entre 0,71 et 0,84, témoignant d’une excellente stabilité temporelle des représentations idéologiques en l’absence d’interventions ciblées.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de la GRRN a été établie par une combinaison d’analyses factorielles exploratoires (AFE) initiales suivies d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) sur des échantillons scindés aléatoirement :
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
L’extraction initiale par analyse en composantes principales avec rotation oblique (Promax), justifiée par la corrélation théorique attendue entre les dimensions du pouvoir et de la violence, a mis en évidence une solution plurifactorielle cohérente. Les critères de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1,0) et l’examen du diagramme de Cattell (scree plot) ont corroboré l’existence de dimensions bien différenciées, expliquant plus de 52 % de la variance totale observée.
Les saturations factorielles des items sur leurs facteurs respectifs sont solides, la grande majorité dépassant le seuil conventionnel de 0,40, avec des saturations croisées minimes :
- Sous-échelle Violence : saturations factorielles s’échelonnant de 0,54 à 0,78 (notamment pour l’item relatif aux coups portés en cas de suspicion d’infidélité).
- Sous-échelle Male Dominant Sex Roles : saturations comprises entre 0,42 et 0,71.
- Sous-échelle Egalitarian Sex Roles : saturations comprises entre 0,45 et 0,69.
- Sous-échelle Hyper-Romanticism : saturations factorielles oscillant de 0,48 à 0,74 (saturation maximale pour l’item exprimant l’incapacité de survivre sans un partenaire).
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les modèles d’équations structurelles testés pour valider la structure à six facteurs ont démontré des indices d’adéquation robustes aux données empiriques :
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) $ge 0,91$
- Indice de conformité comparative (CFI) $ge 0,93$
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) = $0,046$ (IC 90% [0,041 – 0,052])
- Résidu standardisé quadratique moyen (SRMR) = $0,051$
Ces indices confirment que le modèle multidimensionnel reflète fidèlement l’organisation psychologique des normes et conduites relationnelles au sein de la population cible.
10. Instrument de mesure / Instrument
La structure globale et les modalités d’administration de l’instrument sont résumées ci-dessous :
- Type d’évaluation : Questionnaire auto-administré ou administré par un enquêteur formé (selon le niveau d’alphabétisation des populations participantes).
- Format d’administration : Papier-crayon ou questionnaire électronique assisté par ordinateur (CASI / CAPI).
- Temps de passation : Environ 15 à 20 minutes pour l’ensemble complet des modules.
- Nombre total d’items : L’inventaire complet comprend 40 items répartis dans les modules thématiques présentés ci-dessus (la section de violence comportant une version miroir de 6 items spécifique aux femmes et 6 items spécifique aux hommes).
- Échelle de réponse : Selon le module concerné, les participants répondent sur des échelles de type Likert ordonnées à 4 ou 5 points (par exemple : de 1 = Fortement en désaccord à 4 ou 5 = Fortement en accord pour les attitudes et croyances normatives ; ou une échelle de fréquence allant de Jamais à Fréquemment/Toujours pour les items comportementaux de violence).
- Procédure de cotation :
- Un score moyen ou sommatif est calculé séparément pour chaque sous-échelle.
- Les scores élevés dans les sous-échelles Male Dominant Sex Roles, Violence et Hyper-Romanticism dénotent une forte adhésion aux stéréotypes patriarcales, une exposition accrue à la coercition et une dépendance affective pathologique.
- Les scores élevés dans Power, Egalitarian Sex Roles et Mutuality reflètent des normes relationnelles équilibrées, protectrices et favorables au bien-être psychologique et sanitaire.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de conception et publication : 2006.
- Statut des droits d’auteur et accès : Instrument du domaine public académique (Open Access). L’article initial a été publié avec le soutien des National Institutes of Health (NIH) et est accessible gratuitement dans les archives biomédicales PubMed Central (PMC2430491).
- Compendium SVRI : L’instrument figure également aux pages 13-15 du recueil de référence Measures for the assessment of dimensions of violence against women: A compendium édité par le Dr Michael Flood et diffusé librement par la Sexual Violence Research Initiative (SVRI).
- Tarifs / Coûts d’utilisation : Aucun coût d’utilisation ou licence commerciale n’est requis. L’usage à des fins de recherche académique, de formation clinique ou d’évaluation d’interventions communautaires à but non lucratif est libre de droits, sous réserve de citer scrupuleusement la publication de référence de Harrison et al. (2006).
12. Références / References
- Connell, R. W. (1987). Gender and power: Society, the person and sexual politics. Stanford University Press. https://www.sup.org/
- Flood, M. (2008). Measures for the assessment of dimensions of violence against women: A compendium. Sexual Violence Research Initiative (SVRI), South African Medical Research Council. http://www.svri.org/measures.pdf
- Gagnon, J. H., & Simon, W. (1973). Sexual conduct: The social sources of human sexuality. Aldine Publishing Company. https://doi.org/10.4324/9780203788547
- Harrison, A., O’Sullivan, L., Hoffman, S., Dolezal, C., & Morrell, R. (2006). Gender role and relationship norms among young adults in South Africa: Measuring the context of masculinity and HIV risk. Journal of Urban Health, 83(4), 709–722. https://doi.org/10.1007/s11524-006-9080-6
- Jewkes, R., Morrell, R., Hearn, J., Lundqvist, E., Blackbeard, D., Lindegger, G., Quayle, M., Sikweyiya, Y., & Gottzén, L. (2015). Hegemonic masculinity: Combining theory and practice in gender interventions. Culture, Health & Sexuality, 17(sup2), 112–127. https://doi.org/10.1080/13691058.2015.1085094
- Pulerwitz, J., Gortmaker, S. L., & DeJong, W. (2000). Measuring sexual relationship power in HIV/STD research. Sex Roles, 42(7), 637–660. https://doi.org/10.1023/A:1007051506972
- Wingood, G. M., & DiClemente, R. J. (2000). Application of the theory of gender and power to examine HIV-related exposures, risk factors, and interventions for women. Health Education & Behavior, 27(5), 539–565. https://doi.org/10.1177/109019810002700502
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
- If my partner came to my home and I was not there‚ I would be in trouble
- I have sometimes had sex with my partner when I did not want to
- If he felt that I was with someone else‚ my partner would beat me
- My partner sometimes ends up forcing me to do something I don’t want to do
- My partner would beat me if I went somewhere without telling him
- My partner sometimes gets angry in such a way that he hits me
- If a boy tells a girl today that he loves her‚ she doesn’t wait very long to tell him that she loves him too
- If a woman refuses sex she usually doesn’t mean it
- It’s a woman’s job to bring up condom use before sex