1. Résumé / Abstract
L’Échelle des relations parasociales en ligne (Online Parasocial Relationship Scale, PSR) constitue un instrument psychométrique contemporain conçu pour quantifier l’attachement affectif unilatéral que les utilisateurs et consommateurs développent à l’égard de figures médiatiques au sein des écosystèmes numériques, notamment envers les créateurs de contenu et les influenceurs des réseaux sociaux. Développée et validée par Sheng, Kostyk et Chatzipanagiotou (2026), cette échelle répond aux limites conceptuelles et empiriques des instruments historiques calibrés pour les médias unidirectionnels traditionnels (tels que la télévision ou la radio), qui échouent à capturer la nature interactive, continue et quasi-réciproque des environnements numériques contemporains.
L’instrument comprend 12 items articulés autour de trois dimensions distinctes et interdépendantes :
- L’intimité perçue (Intimacy) (items 1 à 4) : mesure la proximité émotionnelle, la familiarité subjective et le sentiment de connaître la figure médiatique comme un ami proche ;
- Le maintien de la relation (Relationship Maintenance) (items 5 à 8) : évalue les comportements d’engagement proactif, la régularité du suivi et l’effort déployé par l’individu pour se tenir informé des activités du créateur ;
- L’intention de relation dans le monde réel (Real-Life Relationship Intention) (items 9 à 12) : quantifie le désir d’étendre ce lien virtuel vers une rencontre physique concrète ou une amitié hors ligne.
Les réponses sont recueillies sur une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »). Le score global ainsi que les scores factoriels s’obtiennent par la moyenne des items correspondants, sans inversion de cotation. Établi sur un protocole robuste comportant cinq études empiriques, l’instrument démontre d’excellentes qualités métrologiques, avec des coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach et fiabilité composée) systématiquement supérieurs à 0,85 pour chaque sous-échelle. L’analyse factorielle confirmatoire atteste d’une structure tridimensionnelle invariante, surclassant sur le plan de la validité convergente et du pouvoir prédictif les échelles pionnières de Rubin et al. (1985) et Rubin et Perse (1987), notamment pour prédire l’attitude envers les marques partenaires et l’intention d’achat.
2. Mots-clés / Keywords
Relations parasociales, psychométrie, médias sociaux, influenceurs numériques, attachement médiatique, intimité perçue, fidélité de l’échelle, validité de construit, comportement du consommateur, maintien de la relation.
3. Auteurs / Authors
L’Échelle des relations parasociales en ligne a été formalisée, calibrée et publiée par une équipe internationale de chercheurs spécialisés en marketing comportemental et en psychologie des technologies :
- Jie Sheng — Département de Marketing, Chercheur principal associé aux protocoles expérimentaux d’analyse des comportements numériques ;
- Alexandre Kostyk — Spécialiste de la dynamique des interactions médiatisées par ordinateur, de la psychologie du consommateur et des interactions homme-machine ;
- Kalliopi Chatzipanagiotou — Professeure et chercheuse spécialisée dans le capital de marque, l’influence des plateformes numériques et les méthodologies quantitatives avancées.
Leurs travaux conjoints ont été publiés dans le Journal of Business Research (2026, Volume 210, Article 116122).
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’Échelle des relations parasociales en ligne est de proposer une conceptualisation opérationnelle et actualisée du concept d’interaction et de relation parasociale, initialement formulé par Horton et Wohl en 1956. À l’origine, les relations parasociales désignaient l’illusion d’une relation interpersonnelle en face-à-face vécue par des téléspectateurs passifs face à des animateurs ou acteurs de l’audiovisuel. Cependant, l’avènement des plateformes sociales telles qu’Instagram, YouTube, TikTok et Twitch a radicalement modifié la dynamique de ces liens. Les algorithmes de recommandation, les fonctionnalités de messagerie directe, les diffusions en continu en direct (« live streaming ») et l’accès perçu aux coulisses de la vie privée des créateurs créent une illusion d’accessibilité et de bidirectionnalité que les outils psychométriques traditionnels ne peuvent appréhender de manière adéquate.
Les instruments préexistants, tels que la Parasocial Interaction Scale (PSI) de Rubin, Perse et Powell (1985), confondaient fréquemment les interactions parasociales instantanées (expérimentées pendant l’exposition médiatique) et les relations parasociales durables (un lien socio-affectif persistant au-delà du temps d’écran). De surcroît, ces échelles présentaient une instabilité factorielle récurrente et contenaient des formulations anachroniques inadaptées aux flux de communication contemporains.
Sur le plan de la recherche fondamentale et appliquée, cette échelle poursuit plusieurs visées :
- Mesurer l’intensité du lien socio-affectif numérique : Offrir une quantification valide du sentiment d’intimité psychologique développé par une audience envers des personnalités publiques virtuelles ;
- Distinguer l’engagement comportemental de l’illusion relationnelle : Dissocier la consommation active de contenu (maintien de la relation) de la projection fantasmatique d’une interaction hors ligne ;
- Élucider les mécanismes de persuasion dans le marketing d’influence : Permettre aux chercheurs d’évaluer comment la nature du lien parasocial module la crédibilité de source perçue, l’engagement civique ou commercial, l’attitude envers les marques recommandées et les comportements transactionnels réels ;
- Applications en cyberpsychologie et santé mentale : Faciliter l’étude des dérives potentielles de l’attachement numérique, telles que la détresse émotionnelle en cas de rupture parasociale (« parasocial breakup »), la dépendance aux réseaux sociaux ou les comportements d’intrusion et de cyberharcèlement découlant d’une volonté exacerbée de concrétiser une relation réelle.
5. Construit psychologique / Construct
L’instrument repose sur une approche multidimensionnelle du construit de relation parasociale en ligne. Plutôt que de traiter ce phénomène comme un état affectif monolithique, le modèle décompose la relation en trois composantes psychologiques distinctes, complémentaires et hiérarchisées :
1. L’intimité perçue (Intimacy)
Cette dimension capture le sentiment subjectif de proximité affective, de chaleur humaine et de familiarité partagée avec la personnalité en ligne. Elle reflète un état interne dans lequel l’individu perçoit la figure médiatique non pas comme une entité distante, mais comme un confident ou un ami de longue date (« This person feels like an old friend to me »). L’intimité parasociale se nourrit de l’auto-divulgation perçue (self-disclosure) : lorsque les créateurs partagent leurs doutes, leurs vulnérabilités, leurs routines domestiques ou leurs émotions brutes, l’utilisateur intériorise ces informations comme des confidences privées. Cette composante est cognitivement ancrée dans les théories de la pénétration sociale, où la profondeur des échanges perçus engendre un sentiment d’interconnexion intime.
2. Le maintien de la relation (Relationship Maintenance)
Inspirée des modèles relationnels interpersonnels (notamment les stratégies de maintien de Canary et Stafford), cette facette opérationnalise l’investissement comportemental et temporel consenti par l’usager pour préserver la vivacité du lien. Dans un contexte numérique, le maintien de la relation ne peut s’appuyer sur une réciprocité concrète ; il se traduit donc par un effort asymétrique de veille, de fidélité et de réactivité face aux contenus publiés (« I regularly check this person’s posts/content », « I look forward to this person’s new content/updates »). Cette composante reflète la transition d’un attachement passif à une habitude active et structurée, où la consultation des publications du créateur devient une routine intégrée au quotidien de l’individu.
3. L’intention de relation dans le monde réel (Real-Life Relationship Intention)
Cette sous-échelle évalue la propension de l’individu à franchir la frontière entre l’espace médiatique médiatisé et l’espace physique partagé. Elle capture le désir ou le fantasme d’une amitié réelle, d’une rencontre physique ou d’un partage d’activités dans le monde concret (« I would like to meet this person in real life », « I would like to have a real-life friendship with this person »). Cette dimension revêt une importance diagnostique majeure : chez la majorité des usagers, elle correspond à un simple souhait bienveillant d’échange en face-à-face ; néanmoins, à des niveaux extrêmes, elle peut signaler un affaiblissement de la frontière entre réalité et fiction relationnelle, pouvant déboucher sur des comportements de pistage (stalking) ou une désillusion pathologique lorsque la barrière médiatique est rappelée à l’usager.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de l’Échelle des relations parasociales en ligne s’inscrit au carrefour de plusieurs cadres théoriques fondateurs de la psychologie sociale, de la théorie de la communication et de la cyberpsychologie :
La théorie des interactions et relations parasociales (Horton & Wohl, 1956)
Donald Horton et R. Richard Wohl ont été les premiers à conceptualiser le lien parasocial pour décrire la manière dont les téléspectateurs réagissent aux « personae » télévisuelles comme s’ils se trouvaient dans un cercle relationnel primaire. Sheng, Kostyk et Chatzipanagiotou (2026) prolongent cette théorie en intégrant le concept de pseudo-réciprocité. Sur les réseaux sociaux contemporains, les créateurs répondent occasionnellement aux commentaires, mentionnent les pseudonymes de leurs abonnés et s’adressent directement à la caméra via des « stories », ce qui renforce considérablement l’illusion de dialogue et institutionnalise la relation parasociale sur le long terme.
La théorie de la pénétration sociale (Altman & Taylor, 1973)
La théorie de la pénétration sociale postule que le développement des relations interpersonnelles progresse de niveaux superficiels et périphériques vers des niveaux profonds et intimes grâce à la réciprocité de l’auto-divulgation. Dans l’écosystème numérique, bien que la divulgation soit asymétrique (le créateur s’ouvrant à des millions de personnes), l’effet psychologique sur le récepteur est analogue : l’accès visuel continu à l’intimité domestique et émotionnelle de l’influenceur court-circuite les filtres cognitifs conventionnels, générant un haut degré d’intimité perçue et stimulant le désir d’approfondissement dans le monde réel.
La théorie de l’attachement (Bowlby, 1969) appliquée aux figures médiatiques
Plusieurs psychologues des médias (notamment Giles, 2002) soulignent que les figures parasociales peuvent opérer comme des figures d’attachement secondaires, procurant une base de sécurité émotionnelle, de réconfort et de régulation affective. L’échelle opérationnalise cette dynamique à travers l’anticipation positive des nouvelles publications et le sentiment de vide ou de manque ressenti en l’absence de mise à jour, des réactions caractéristiques des systèmes motivationnels d’attachement humain.
7. Validité / Validity
La validation psychométrique de l’instrument a été conduite à travers cinq études indépendantes totalisant plusieurs milliers de participants, attestant d’une robustesse méthodologique exceptionnelle :
Validité de contenu et d’apparence
La génération initiale des items a été soumise à un panel d’experts académiques en comportement des médias et en psychométrie, suivi de pré-tests cognitifs auprès d’utilisateurs intensifs de réseaux sociaux. Ce processus a garanti l’absence d’ambiguïté linguistique et a permis de s’assurer que les énoncés reflétaient fidèlement les expériences relationnelles contemporaines sans dépendre d’une plateforme technologique spécifique.
Validité convergente
La validité convergente a été confirmée par plusieurs indicateurs statistiques rigoureux :
- Les saturations factorielles standardisées de l’ensemble des 12 items dépassent le seuil critique de 0,70 (variant entre 0,74 et 0,91, p < 0,001) ;
- La variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) excède largement le seuil conventionnel de 0,50 pour les trois dimensions (AVE > 0,65 dans toutes les cohortes d’échantillonnage) ;
- L’instrument a été confronté aux échelles traditionnelles de Rubin et al. (1985) et Rubin et Perse (1987). Les corrélations positives élevées (r variant de 0,68 à 0,79, p < 0,001) confirment l’alignement théorique tout en démontrant une supériorité statistique nette de la nouvelle échelle en matière de variance expliquée.
Validité discriminante
La validité discriminante a été rigoureusement confirmée au moyen du critère de Fornell-Larcker et de la méthode du ratio hétérotrait-monotrait (HTMT) :
- Pour chaque construit, la racine carrée de l’AVE s’est avérée strictement supérieure à toutes les corrélations inter-construits potentielles ;
- Tous les ratios HTMT entre les trois dimensions sont demeurés inférieurs au seuil conservateur de 0,85, démontrant sans ambiguïté que l’intimité, le maintien et l’intention de rencontre constituent des entités psychologiques corrélées mais empiriquement distinctes ;
- L’échelle se distingue nettement de construits connexes tels que l’identification à la célébrité, l’addiction aux médias sociaux ou l’implication cognitive générale envers le contenu.
Validité prédictive et nomologique
Les modélisations par équations structurelles (SEM) ont prouvé la supériorité empirique de l’instrument sur les outils historiques :
- L’échelle prédit de manière statistiquement significative et substantielle l’attitude envers les marques promues par les créateurs (β = 0,42 à 0,56, p < 0,001) ;
- Elle démontre un pouvoir prédictif élevé sur les intentions d’achat effectives (β = 0,38 à 0,49, p < 0,001) et sur les comportements de bouche-à-oreille électronique (e-WOM) ;
- Dans des contextes comparatifs en ligne et hors ligne, le modèle tridimensionnel actuel explique systématiquement une part de variance incrémentale significative par rapport aux instruments unifactoriels antérieurs.
8. Fidélité / Reliability
L’évaluation de la fidélité de l’Échelle des relations parasociales en ligne démontre une remarquable stabilité et une cohérence interne élevée à travers les multiples échantillons de test :
Cohérence interne
Pour l’ensemble des études de validation menées par Sheng et ses collaborateurs (2026), les coefficients de cohérence interne calculés présentent les valeurs suivantes :
- Sous-échelle Intimité (Items 1-4) : Coefficient Alpha de Cronbach (α) = 0,91 à 0,93 ; Fiabilité composée (Composite Reliability, CR) = 0,92 ;
- Sous-échelle Maintien de la relation (Items 5-8) : Alpha de Cronbach (α) = 0,88 à 0,91 ; CR = 0,89 ;
- Sous-échelle Intention de relation dans le monde réel (Items 9-12) : Alpha de Cronbach (α) = 0,92 à 0,95 ; CR = 0,94 ;
- Échelle globale (12 items) : Alpha de Cronbach (α) supérieur à 0,94 dans toutes les cohortes analysées.
Ces indices dépassent largement les exigences psychométriques usuelles fixées à 0,70 pour la recherche fondamentale et à 0,80 pour l’évaluation standardisée.
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
Lors d’une administration répétée à un sous-échantillon de participants avec un intervalle de trois semaines, le coefficient de corrélation intraclasse (ICC) s’est établi à 0,86 (p < 0,001) pour le score total, avec des valeurs respectives de 0,84 pour l’Intimité, 0,82 pour le Maintien et 0,88 pour l’Intention de relation réelle. Ces résultats confirment que l’instrument capture une disposition socio-affective persistante plutôt qu’une fluctuation émotionnelle transitoire.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture factorielle de l’échelle a été validée au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC) suivant les standards méthodologiques les plus rigoureux.
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors de la phase exploratoire initiale (utilisant l’extraction en axes principaux avec rotation oblique Promax), l’indice KMO (Kaiser-Meyer-Olkin) s’est élevé à 0,93, témoignant d’une adéquation parfaite des données à l’échantillonnage, tandis que le test de sphéricité de Bartlett s’est révélé hautement significatif (p < 0,0001). L’analyse parallèle de Horn et le critère de Kaiser ont convergé vers une solution claire à trois facteurs, expliquant conjointement plus de 74,6 % de la variance totale. Aucun item n’a présenté de saturation croisée problématique (toutes les saturations secondaires demeurant sous 0,25).
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
L’analyse factorielle confirmatoire a mis en compétition le modèle tridimensionnel corrélé proposé avec plusieurs modèles alternatifs (modèle unifactoriel global et modèle bifactoriel regroupant maintien et intimité). Le modèle à trois facteurs a démontré un ajustement supérieur et statistiquement irréprochable aux données :
- Chi-deux normalisé (χ²/df) : 2,14 (valeur largement inférieure au seuil strict de 3,00) ;
- CFI (Comparative Fit Index) : 0,982 (recommandation > 0,95) ;
- TLI (Tucker-Lewis Index) : 0,976 (recommandation > 0,95) ;
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : 0,042 [IC 90 % : 0,034 – 0,051] (valeur optimale < 0,06) ;
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : 0,031 (valeur optimale < 0,08).
Le tableau des saturations standardisées révèle des liaisons robustes de chaque item avec son facteur latent respectif :
- Facteur 1 (Intimité) : Item 1 (λ = 0,84), Item 2 (λ = 0,88), Item 3 (λ = 0,81), Item 4 (λ = 0,79) ;
- Facteur 2 (Maintien de la relation) : Item 5 (λ = 0,78), Item 6 (λ = 0,82), Item 7 (λ = 0,86), Item 8 (λ = 0,80) ;
- Facteur 3 (Intention de relation réelle) : Item 9 (λ = 0,89), Item 10 (λ = 0,92), Item 11 (λ = 0,90), Item 12 (λ = 0,85).
L’invariance de mesure a également été établie à travers les genres (masculin/féminin) et différentes catégories de créateurs de contenu (divertissement, beauté, jeu vidéo, éducation), garantissant que l’échelle opère de manière uniforme quel que soit le segment étudié.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’Échelle des relations parasociales en ligne est structurée selon les spécifications techniques suivantes :
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-rapporté) ;
- Nombre total d’items : 12 items standardisés ;
- Format de réponse : 7-point Likert scale (1 = Strongly disagree, 7 = Strongly agree) ;
- Administration : Passation individuelle informatisée ou sur support papier, réalisable en environ 3 à 5 minutes ;
- Organisation sous-dimensionnelle :
- Intimité (Intimacy) : Items 1, 2, 3, 4
- Maintien de la relation (Relationship Maintenance) : Items 5, 6, 7, 8
- Intention de relation dans le monde réel (Real-Life Relationship Intention) : Items 9, 10, 11, 12
- Procédure de cotation et de calcul des scores :
- L’instrument ne comporte aucun item inversé ;
- Le score de chaque sous-dimension s’obtient en calculant la moyenne arithmétique des quatre items constitutifs (valeurs de 1 à 7) ;
- Le score composite global de la relation parasociale s’obtient en effectuant la moyenne arithmétique de l’ensemble des 12 items (ou la moyenne des trois scores factoriels) ;
- Un score plus élevé traduit une relation parasociale plus intense, caractérisée par une plus grande proximité affective, une consommation plus soutenue et une projection relationnelle accrue.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de formalisation et publication : 2026 ;
- Droits d’utilisation et statut légal : L’instrument psychométrique a été mis à disposition dans le cadre de la publication académique originale dans le Journal of Business Research. Il est librement accessible à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement universitaire sous réserve de citer scrupuleusement l’article de référence (Sheng et al., 2026) ;
- Tarification : L’utilisation académique de l’échelle est totalement gratuite (0 €). Aucune redevance n’est exigée pour les projets d’études indépendants ;
- Utilisation commerciale : Toute intégration au sein d’outils propriétaires d’études de marché ou d’audits marketing commerciaux nécessite la consultation préalable des auteurs ou des détenteurs des droits de l’article conformément aux politiques de l’éditeur Elsevier.
12. Références / References
Les publications fondatrices et études psychométriques associées à ce construit comprennent :
- Altman, I., & Taylor, D. A. (1973). Social penetration: The development of interpersonal relationships. Holt, Rinehart & Winston.
- Bowlby, J. (1969). Attachment and loss: Vol. 1. Attachment. Basic Books.
- Giles, D. C. (2002). Parasocial interaction: A review of the literature and a model for future research. Media Psychology, 4(3), 279–305. https://doi.org/10.1207/S1532785XMEP0403_04
- Henseler, J., Ringle, C. M., & Sarstedt, M. (2015). A new criterion for assessing discriminant validity in variance-based structural equation modeling. Journal of the Academy of Marketing Science, 43(1), 115–135. https://doi.org/10.1007/s11747-014-0403-8
- Horton, D., & Wohl, R. R. (1956). Mass communication and para-social interaction: Observations on intimacy at a distance. Psychiatry, 19(3), 215–229. https://doi.org/10.1080/00332747.1956.11023049
- Rubin, A. M., & Perse, E. M. (1987). Audience activity and parasocial interaction. Communication Research, 14(3), 246–268. https://doi.org/10.1177/009365087014003002
- Rubin, A. M., Perse, E. M., & Powell, R. A. (1985). Loneliness, parasocial interaction, and local television news viewing. Human Communication Research, 12(2), 155–180. https://doi.org/10.1111/j.1468-2958.1985.tb00071.x
- Sheng, J., Kostyk, A., & Chatzipanagiotou, K. (2026). Parasocial relationship: reconceptualization, scale development and validation. Journal of Business Research, 210, Article 116122. https://doi.org/10.1016/j.jbusres.2025.116122
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale: 7-point Likert scale (1 = Strongly disagree, 7 = Strongly agree)
Instructions: Please indicate your level of agreement with each of the following statements regarding the target media figure/online creator.
- I feel emotionally connected to this person.
- I feel a sense of closeness with this person.
- This person feels like an old friend to me.
- I feel like I know this person well.
- I make an effort to keep up with this person’s updates.
- I regularly check this person’s posts/content.
- I feel a desire to stay updated on what this person is doing.
- I look forward to this person’s new content/updates.
- I would like to meet this person in real life.
- I would like to have a real-life friendship with this person.
- I wish I could hang out with this person in person.
- I would welcome the chance to interact with this person offline.