Échelle des qualités de l’amitié

Analyse psychométrique détaillée de l’Échelle des qualités de l’amitié (Friendship Qualities Scale – FQS) créée par Bukowski, Hoza et Boivin (1994) : dimensions, fidélité, validité et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle des qualités de l’amitié (Friendship Qualities Scale, FQS), conçue et validée par William M. Bukowski, Betsy Hoza et Michel Boivin en 1994, constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents dans le domaine de la psychologie du développement socio-émotionnel de l’enfant et de l’adolescent. Cet outil d’auto-évaluation a été spécifiquement élaboré pour mesurer les caractéristiques qualitatives et les dynamiques fonctionnelles des relations amicales réciproques au cours de la période charnière de la préadolescence et du début de l’adolescence (approximativement de 9 à 14 ans). Contrairement aux approches sociométriques classiques qui quantifient le statut social général ou la popularité au sein du groupe de pairs, la FQS cible la nature intime, dyadique et expérientielle d’un lien d’amitié particulier désigné par le participant.

L’instrument se compose de 23 items répartis selon un modèle factoriel de premier et de second ordre explorant cinq dimensions fondamentales : la Camaraderie (Companionship), le Conflit (Conflict), la Proximité affective (Closeness), l’Aide (Help, subdivisée en aide instrumentale et protection contre les pairs) et la Sécurité (Security, englobant l’alliance fiable et le dépassement des conflits). Les réponses sont recueillies sur une échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout vrai ») à 5 (« Vraiment vrai »). Les analyses psychométriques initiales et ultérieures confirment une consistance interne satisfaisante à excellente pour la majorité des sous-échelles (coefficients alpha de Cronbach variant entre .58 et .81), ainsi qu’une validité conceptuelle, convergente et discriminante robuste face aux indicateurs d’ajustement psychologique, de solitude, d’estime de soi et d’anxiété sociale.

2. Mots-clés / Keywords

Échelle des qualités de l’amitié, Friendship Qualities Scale, Bukowski, relations entre pairs, préadolescence, soutien social, conflit relationnel, psychométrie, camaraderie, intimité amicale, sécurité relationnelle, validation psychométrique.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée par une équipe de chercheurs de premier plan en psychologie développementale et sociale :

  • William M. Bukowski, Ph.D. : Professeur émérite au Département de psychologie de l’Université Concordia (Montréal, Québec, Canada). Chercheur de renommée internationale, il a dirigé le Centre de recherche en développement humain (CRDH). Ses travaux portent principalement sur le rôle des relations de pairs dans l’adaptation socio-émotionnelle des enfants et des adolescents. Courriel académique : [email protected].
  • Betsy Hoza, Ph.D. : Professeure au Département des sciences psychologiques de l’Université du Vermont (Burlington, Vermont, États-Unis). Spécialiste des troubles du comportement, du TDAH et de l’impact des relations interpersonnelles chez l’enfant d’âge scolaire. Courriel académique : [email protected].
  • Michel Boivin, Ph.D. : Professeur titulaire à l’École de psychologie de l’Université Laval (Québec, Canada) et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur le développement de l’enfant. Membre du Groupe de recherche sur l’inadaptation psychosociale chez l’enfant (GRIP), ses recherches examinent les trajectoires de victimisation par les pairs et les facteurs génétiques et environnementaux de l’adaptation sociale. Courriel académique : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Friendship Qualities Scale est de fournir une évaluation multidimensionnelle, standardisée et empiriquement fondée de la qualité des relations amicales chez les jeunes d’âge scolaire et les adolescents. Pendant plusieurs décennies, la recherche sociométrique a privilégié l’étude du « statut sociométrique » (être populaire, rejeté, négligé ou controversé au sein du groupe classe). Or, les théoriciens du développement ont souligné qu’avoir des amis et faire l’expérience d’une amitié de qualité constituent deux réalités psychologiques distinctes. Un individu rejeté par le groupe élargi peut bénéficier d’une amitié intime protectrice, tandis qu’un jeune populaire peut entretenir des relations amicales superficielles ou conflictuelles.

La FQS a été spécifiquement conçue pour répondre aux finalités suivantes :

  • Distinguer la présence d’une amitié de ses fonctions qualitatives : L’outil ne se contente pas de documenter l’existence d’une relation dyadique, mais quantifie les dimensions bénéfiques (soutien, intimité, compagnie) et délétères (disputes, rancœur) inhérentes à ce lien.
  • Évaluer les facteurs de protection et de risque développementaux : Dans les protocoles de recherche longitudinale, l’échelle permet de déterminer comment des amitiés de haute qualité amortissent les effets du stress scolaire, de l’adversité familiale ou de la victimisation par les pairs, ou à l’inverse, comment des amitiés conflictuelles prédisent l’émergence de problèmes internalisés (dépression, anxiété, solitude) ou externalisés (comportements délinquants).
  • Applications cliniques et psychoéducatives : L’instrument aide les psychologues scolaires et les cliniciens à cartographier les compétences relationnelles d’un jeune, à identifier les déficits en matière de résolution de conflit ou de partage émotionnel, et à évaluer l’impact d’interventions ciblées sur les habiletés sociales.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit de « qualité de l’amitié » mesuré par la FQS repose sur une architecture conceptuelle multidimensionnelle structurée autour de cinq composantes principales, reflétant les besoins interpersonnels distincts décrits dans la littérature développementale :

1. La Camaraderie (Companionship)

Cette dimension évalue la fréquence et la nature des interactions partagées, du temps passé ensemble et de l’engagement mutuel dans des activités récréatives. La camaraderie représente la base comportementale sur laquelle repose l’amitié : le simple plaisir d’être ensemble, de concevoir des jeux et de partager les temps libres (items 1, 6, 11, 16). Une camaraderie élevée reflète un investissement temporel continu et une affinité spontanée dans le choix des loisirs.

2. Le Conflit (Conflict)

Le conflit mesure le degré de friction, de mésentente, de dispute verbale et d’agacement persistant au sein de la dyade (items 2, 7, 12, 17). Contrairement aux représentations idéalisées de l’amitié, les relations étroites comportent inévitablement des désaccords. Cette sous-échelle quantifie l’intensité et la fréquence des discordes, fournissant un indice précieux des tensions relationnelles et de l’instabilité potentielle du lien.

3. La Proximité affective (Closeness)

La proximité affective renvoie au sentiment d’attachement émotionnel subjectif, à l’affection mutuelle, à l’interdépendance cognitive et à la valorisation de l’autre. Elle englobe le fait de se sentir heureux en présence de l’ami, de penser à lui en son absence et de ressentir un manque affectif anticipé en cas de séparation géographique (items 5, 10, 15, 20). Elle capture la profondeur du lien affectif au-delà des simples activités partagées.

4. L’Aide et le Soutien (Help)

L’aide est divisée conceptuellement en deux sous-domaines complémentaires :

  • L’aide instrumentale (Aid) : L’assistance matérielle, cognitive ou pratique apportée lors de difficultés quotidiennes (prêter de l’argent, partager son repas, aider aux devoirs ; items 3, 8, 13).
  • La protection (Protection) : La propension de l’ami à intervenir pour défendre l’individu face aux menaces extérieures ou aux comportements hostiles d’autres pairs (items 18, 21).

5. La Sécurité relationnelle (Security)

La sécurité comprend deux éléments structurants garantissant la pérennité du lien :

  • L’alliance fiable et la confiance (Reliable Alliance / Trust) : La certitude que l’ami restera loyal, disponible et digne de confiance, notamment pour le partage de secrets et de confidences intimes (items 4, 9).
  • Le dépassement du conflit (Transcending Conflict) : La capacité de la dyade à surmonter les disputes, à formuler des excuses et à rétablir l’harmonie sans rancune persistante (items 14 inversé, 19, 22).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration de l’Échelle des qualités de l’amitié s’ancre principalement dans la théorie interpersonnelle de la psychiatrie formulée par Harry Stack Sullivan (1953), ainsi que dans les travaux développementaux contemporains de Willard W. Hartup (1996) et de Thomas J. Berndt (1982).

La théorie interpersonnelle de Harry Stack Sullivan

Selon Sullivan, le développement de la personnalité est profondément modulé par l’évolution des besoins interpersonnels. À la fin de l’enfance et durant la préadolescence, émerge un besoin impérieux d’intimité interpersonnelle qui trouve son expression prototypique dans la relation de « camaraderie étroite » (chumship). Sullivan soutenait que l’amitié préadolescente offre un contexte unique d’égalité et de réciprocité qui permet à l’enfant d’échapper à l’égocentrisme cognitif, de valider sa propre valeur personnelle et de développer l’empathie en considérant le bien-être de l’autre comme équivalent au sien. La FQS opérationnalise directement ces postulats en mesurant l’intimité, le partage de confidences et la validation mutuelle.

Le modèle des fonctions de l’amitié de Hartup

Willard Hartup a enrichi ce cadre en conceptualisant les amitiés comme des « contextes de développement » remplissant des fonctions spécifiques : régulation émotionnelle, acquisition de compétences cognitives et sociales, source de soutien instrumental et refuge contre les agents stresseurs environnementaux. Hartup insistait sur la distinction cruciale entre les caractéristiques structurelles (avoir ou non un ami) et qualitatives (la valeur fonctionnelle du lien). La FQS a été élaborée précisément pour fournir la métrique standardisée requise par ce modèle conceptuel.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’Échelle des qualités de l’amitié a été établie de manière rigoureuse à travers plusieurs études empiriques transversales et longitudinales :

Validité de construit et structure factorielle

Dans l’étude princeps de Bukowski, Hoza et Boivin (1994) menée auprès de 248 élèves de 5e et 6e années (âgés de 10 à 12 ans), les analyses factorielles confirmatoires ont soutenu l’hypothèse d’une structure multidimensionnelle différenciant les cinq facteurs cibles, avec un ajustement supérieur comparé à un modèle unidimensionnel global de qualité d’amitié.

Validité convergente et corrélations fonctionnelles

Les scores de la FQS démontrent des corrélations hautement significatives et conformes aux prédictions théoriques avec diverses mesures du fonctionnement socio-émotionnel :

  • Les scores élevés en Aide, Proximité et Sécurité corrèlent négativement avec les échelles de solitude (mesurées par le questionnaire de solitude d’Asher) et d’anxiété sociale.
  • La dimension Proximité et le sentiment d’alliance fiable corrèlent positivement avec l’auto-évaluation de la valeur personnelle globale (Global Self-Worth du profil d’auto-perception de Susan Harter).
  • La sous-échelle Conflit montre une corrélation positive avec l’agressivité rapportée par les pairs et l’instabilité de la relation amicale à long terme.

Validité discriminante

Les auteurs ont démontré que la qualité de l’amitié mesurée par la FQS n’est pas réductible au statut sociométrique de l’enfant dans le groupe de pairs. Des enfants ayant un faible score d’acceptation par le groupe de classe peuvent obtenir des scores élevés sur les dimensions d’aide et de proximité au sein de leur amitié dyadique réciproque, démontrant la spécificité de la mesure par rapport à la popularité générale.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle a été examinée sous l’angle de la cohérence interne et de la stabilité temporelle :

Consistance interne (Alpha de Cronbach)

Les coefficients de cohérence interne rapportés dans l’échantillon normatif initial de Bukowski, Hoza et Boivin (1994) s’établissent comme suit pour chacune des sous-échelles :

  • Aide (Help) : $\alpha = .81$ (démontrant une excellente consistance interne pour l’ensemble des 5 items de soutien matériel et de protection).
  • Proximité affective (Closeness) : $\alpha = .76$ (bonne consistance interne).
  • Camaraderie (Companionship) : $\alpha = .72$ (fidélité satisfaisante pour une mesure de routine comportementale).
  • Conflit (Conflict) : $\alpha = .68$ (adéquate pour une échelle de 4 items mesurant des facettes variées de mésentente).
  • Sécurité relationnelle (Security) : $\alpha = .58$ (modérée, ce coefficient plus faible s’expliquant par l’hétérogénéité des deux composantes regroupées au sein de cette dimension : la confiance/confidences et la résolution de conflits).

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Des études longitudinales (par exemple Wojslawowicz, 2005) ont évalué la stabilité test-retest sur des intervalles de plusieurs mois au cours d’une année scolaire. Les coefficients de corrélation intraclasse varient typiquement entre .60 et .75 pour les dyades amicales stables, confirmant que l’instrument capture des traits relationnels durables tout en restant sensible aux réorganisations interpersonnelles propres à l’adolescence.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le processus de développement initial des items a débuté par une réserve théorique soumise à des analyses factorielles exploratoires (AFE) avec rotation oblique (Promax), permettant aux dimensions corrélées de coexister de manière réaliste.

Par la suite, une modélisation par équations structurelles et des analyses factorielles confirmatoires (AFC) ont été appliquées pour tester la validité de la solution factorielle :

  • Structure de premier ordre : Les items s’associent de manière congruente à leurs facteurs respectifs avec des saturations factorielles standardisées significatives (généralement $lambda > .45$). Les items d’aide matérielle et de protection se regroupent sous un facteur d’ordre supérieur intitulé « Aide » (Help), tandis que l’alliance fiable et la résolution des disputes forment le facteur d’ordre supérieur « Sécurité » (Security).
  • Inter-corrélations factorielles : Les dimensions positives (Camaraderie, Proximité, Aide, Sécurité) présentent des inter-corrélations modérées à fortes (allant de .40 à .70), démontrant qu’elles participent d’une dimension latente plus large d’amitié positive. Le Conflit présente des corrélations faibles à nulles (proches de 0 ou légèrement négatives) avec les dimensions positives, ce qui confirme l’orthogonalité relative du conflit par rapport au soutien affectif (deux amis très intimes peuvent vivre des disputes régulières sans entamer la solidité de leur lien).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation dyadique (papier-crayon ou administration informatisée).
  • Population cible : Enfants et préadolescents (généralement de 9 à 14 ans, de la fin du primaire au début du secondaire).
  • Procédure de désignation : L’administration débute par l’identification explicite d’un ami spécifique (souvent un ami réciproque identifié au préalable par une procédure de nomination sociométrique : « I am completing this questionnaire about [Nom et Prénom de l’ami] »).
  • Nombre total d’items : 23 énoncés courts rédigés à un niveau de lecture adapté au primaire.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert en 5 points :
    • 1 = Pas du tout vrai (Not at all true)
    • 2 = Un peu vrai (A little true)
    • 3 = Assez vrai (Somewhat true)
    • 4 = Plutôt vrai (Pretty true)
    • 5 = Vraiment vrai (Really true)
  • Cotation et calcul des scores :
    • L’item 14 est formulé négativement et doit être inversé avant le calcul ($6 – \text{score brut}$).
    • Un score moyen ou sommatif est calculé pour chacune des cinq sous-échelles :
      • Camaraderie : Items 1, 6, 11, 16.
      • Conflit : Items 2, 7, 12, 17.
      • Aide : Items 3, 8, 13, 18, 21.
      • Proximité : Items 5, 10, 15, 20, 23.
      • Sécurité : Items 4, 9, 14 (inversé), 19, 22.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1994.
  • Statut des droits d’auteur et accessibilité : La FQS a été publiée dans la revue scientifique universitaire Journal of Social and Personal Relationships (SAGE Publications). Les auteurs ont placé l’échelle à la disposition de la communauté scientifique pour un usage non commercial de recherche et d’enseignement.
  • Tarification : L’accès et l’utilisation à des fins de recherche académique ou clinique non rémunérée sont entièrement gratuits. Aucune redevance n’est exigée pour la passation du questionnaire.
  • Conditions d’utilisation : Les chercheurs et praticiens sont tenus de citer explicitement l’article de référence de Bukowski, Hoza et Boivin (1994) lors de la dissémination de résultats issus de l’utilisation de la FQS. Pour toute exploitation commerciale ou intégration dans des plateformes logicielles propriétaires à but lucratif, une autorisation auprès des auteurs et de l’éditeur détenteur des droits est requise.

12. Références / References

Les sources et études fondatrices associées à l’échelle sont répertoriées ci-dessous en style APA (7e édition) :

  • Berndt, T. J. (1982). The features and effects of friendship in early adolescence. Child Development, 53(6), 1447–1460. https://doi.org/10.2307/1130071
  • Bukowski, W. M., Hoza, B., & Boivin, M. (1994). Measuring friendship quality during pre- and early adolescence: The development and psychometric properties of the Friendship Qualities Scale. Journal of Social and Personal Relationships, 11(3), 471–484. https://doi.org/10.1177/0265407594113011
  • Hartup, W. W. (1996). The company they keep: Friendships and their developmental significance. Child Development, 67(1), 1–13. https://doi.org/10.2307/1131681
  • Parker, J. G., & Asher, S. R. (1993). Friendship and friendship quality in middle childhood: Links with peer group acceptance and feelings of loneliness and social dissatisfaction. Developmental Psychology, 29(4), 611–621. https://doi.org/10.1037/0012-1649.29.4.611
  • Sullivan, H. S. (1953). The interpersonal theory of psychiatry. W. W. Norton & Company.
  • Wojslawowicz, J. C. (2005). Public and private self-consciousness during early adolescence (Thèse de doctorat, University of Maryland). Digital Repository at the University of Maryland (DRUM). http://drum.lib.umd.edu/handle/1903/2494

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

I am completing this questionnaire about _____________________ . (Please fill in your friend’s first and last name)

Response options: 1 = Not at all true, 2 = A little true, 3 = Somewhat true, 4 = Pretty true, 5 = Really true

  1. My friend and I spend all our free time together.
  2. I can get into fights with my friend.
  3. If I forgot my lunch or needed a little money, my friend would loan it to me.
  4. If I have a problem at school or at home, I can talk to my friend about it.
  5. If my friend had to move away, I would miss him/her.
  6. My friend thinks of fun things for us to do together.
  7. My friend can bug me or annoy me even though I ask him/her not to.
  8. My friend helps me when I am having trouble with something.
  9. If there is something bothering me, I can tell my friend about it even if it is something I cannot tell to other people.
  10. I feel happy when I am with my friend.
  11. My friend and I go to each other’s houses after school and on weekends.
  12. My friend and I can argue a lot.
  13. My friend would help me if I needed it.
  14. If I said I was sorry after I had a fight with my friend, he/she would still stay mad at me.
  15. I think about my friend even when my friend is not around.
  16. Sometimes my friend and I just sit around and talk about things like school, sports, and things we like.
  17. My friend and I disagree about many things.
  18. If other kids were bothering me, my friend would help me.
  19. If my friend or I do something that bothers the other one of us, we can make up easily.
  20. When I do a good job at something, my friend is happy for me.
  21. My friend would stick up for me if another kid was causing me trouble.
  22. If my friend and I have a fight or argument, we can say “I’m sorry” and everything will be alright.
  23. Sometimes my friend does things for me, or makes me feel special.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Échelle des qualités de l’amitié. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-qualites-de-l-amitie-fqs/
Looti, Mohammed. “Échelle des qualités de l’amitié.” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-qualites-de-l-amitie-fqs/.
Looti, Mohammed. “Échelle des qualités de l’amitié.” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-qualites-de-l-amitie-fqs/.