Échelle des motivations d’achat hédoniques (HSMS)

L’Échelle des motivations d’achat hédoniques (HSMS) d’Arnold et Reynolds (2003) est l’instrument de référence pour mesurer les 6 dimensions du plaisir marchand : aventure, social, gratification, idées, rôle et valeur.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 24, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 24, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’Échelle des motivations d’achat hédoniques (Hedonic Shopping Motivations Scale, HSMS), initialement conceptualisée et validée par Mark J. Arnold et Kristy E. Reynolds en 2003, constitue le standard psychométrique international de référence pour évaluer les dimensions non utilitaires, expérientielles et affectives régissant les comportements des consommateurs dans les contextes de distribution physique et numérique. Contrairement aux approches économiques traditionnelles qui postulent un consommateur purement rationnel guidé par l’optimisation des coûts de recherche et l’acquisition utilitaire d’un bien matériel, la perspective hédonique met en lumière la quête de plaisir intrinsèque, d’évasion, de stimulation sensorielle et d’affiliation sociale inhérente à l’acte de magasiner (shopping).

Dans sa forme finale validée, la HSMS est composée de 18 items répartis de façon équilibrée sur six sous-échelles factoriellement distinctes : l’achat d’aventure (Adventure Shopping, 3 items), l’achat social (Social Shopping, 3 items), l’achat de gratification (Gratification Shopping, 3 items), l’achat d’idées (Idea Shopping, 3 items), l’achat de rôle (Role Shopping, 3 items) et l’achat de valeur ou de bonnes affaires (Value Shopping, 3 items). Les participants répondent à l’aide d’une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »).

Les études empiriques de validation démontrent des qualités psychométriques remarquables. La consistance interne est systématiquement confirmée par des coefficients d’alpha de Cronbach élevés, s’échelonnant généralement entre 0,78 et 0,91 selon les sous-dimensions, associés à une fidélité composite et une variance moyenne extraite (AVE) conformes aux exigences strictes de la modélisation en équations structurelles. Les analyses factorielles confirmatoires attestent de la robustesse de la structure hexafactorielle et de sa validité discriminante vis-à-vis des échelles d’orientation utilitaire (telles que l’échelle de Babin, Darden et Griffin). Utilisée à l’échelle mondiale dans les sciences de gestion, le comportement du consommateur, la sociologie de la consommation et la psychologie économique, la HSMS est indispensable pour segmenter les clientèles, concevoir des environnements de vente immersifs et analyser les transitions comportementales vers le commerce électronique expérientiel.

2. Mots-clés

Motivations hédoniques, comportement du consommateur, psychométrie, Arnold et Reynolds, shopping d’aventure, shopping social, régulation de l’humeur, marketing expérientiel, validité factorielle, valeur perçue.

3. Auteurs

L’échelle a été développée et validée conjointement par deux éminents professeurs de marketing et chercheurs en sciences du comportement :

  • Mark J. Arnold, Ph.D. : Professeur titulaire de marketing à la John Cook School of Business de la Saint Louis University (Saint-Louis, Missouri, États-Unis). Ses recherches se concentrent sur la gestion de la distribution, le comportement du consommateur et la relation client.
  • Kristy E. Reynolds, Ph.D. : Professeure titulaire de marketing et directrice de recherche en distribution (Bruno Chair of Retailing) au Culverhouse College of Business de l’University of Alabama (Tuscaloosa, Alabama, États-Unis). Spécialiste de la psychologie de la consommation, de l’expérience d’achat et de la fidélité à la marque.

4. Objectif

L’objectif fondamental de la HSMS est de fournir aux chercheurs universitaires, aux psychologues économiques et aux praticiens de la distribution un instrument de mesure psychométriquement robuste, multidimensionnel et opérationnalisable, apte à quantifier la diversité des motivations affectives et expérientielles incitant un individu à s’engager dans des activités de shopping. Pendant des décennies, la recherche en marketing a fonctionné sous l’hypothèse néoclassique dominante du traitement de l’information (information processing model), concevant l’acheteur comme un agent rationnel résolvant des problèmes d’approvisionnement logistique et budgétaire de manière efficace et dépassionnée.

Cependant, cette perspective utilitariste échoue à expliquer pourquoi des millions d’individus fréquentent des centres commerciaux ou naviguent sur des plateformes de vente sans intention explicite d’acquérir un produit précis, ou pourquoi l’acte d’achat engendre des états émotionnels intenses tels que l’euphorie, la détente ou la connexion sociale. L’objectif théorique de la HSMS était d’ancrer empiriquement les propositions séminales de Hirschman et Holbrook (1982) sur la consommation hédonique dans une structure psychométrique standardisée, permettant de dépasser la simple dichotomie binaire entre « utilitaire » et « hédonique ».

Dans le domaine de la recherche académique, l’échelle permet d’examiner les corrélats psychologiques des choix de consommation, d’étudier la propension à l’achat impulsif ou compulsif, et de tester des modèles prédictifs complexes reliant la motivation intrinsèque à la satisfaction, au bien-être subjectif et à l’attachement aux enseignes. Dans le champ appliqué et managérial, l’instrument sert d’outil diagnostique de segmentation comportementale : les détaillants l’utilisent pour cartographier les profils motivationnels dominants de leur clientèle afin d’ajuster l’atmosphère du point de vente (musique, design spatial, éclairage, théâtralisation de l’offre), d’optimiser l’expérience utilisateur (UX) sur les interfaces numériques et de calibrer les stratégies promotionnelles et de fidélisation.

5. Construit psychologique

Le construit de motivation hédonique d’achat englobe l’ensemble des récompenses émotionnelles, cognitives, sensorielles et relationnelles qu’un consommateur retire du processus même d’exploration et de fréquentation commerciale, indépendamment de la possession finale du produit. Arnold et Reynolds (2003) ont identifié, au terme d’une démarche inductive approfondie complétée par des analyses factorielles confirmatoires, six facettes distinctes et complémentaires qui composent cette architecture psychologique :

1. L’achat d’aventure (Adventure Shopping)

Cette dimension renvoie à la quête de stimulation sensorielle, d’excitation, d’évasion cognitive et au sentiment d’être transporté dans un univers alternatif. Le shopping est alors vécu comme une aventure ou une exploration esthétique et immersive. Les individus à haut niveau d’achat d’aventure recherchent la surprise, la rupture avec la monotonie quotidienne et la surcharge sensorielle stimulante offerte par des environnements marchands spectaculaires.

2. L’achat social (Social Shopping)

Cette sous-échelle évalue la propension à concevoir le shopping comme un prétexte et un vecteur d’affiliation, de socialisation et de partage affectif avec autrui (famille, amis, pairs). Pour ces consommateurs, l’activité commerciale est valorisée dans la mesure où elle favorise la cohésion de groupe, la communication interpersonnelle et la création de souvenirs communs au cours de l’acte d’achat.

3. L’achat de gratification (Gratification Shopping)

L’achat de gratification s’enracine dans la régulation émotionnelle, la compensation affective et la gestion du stress psychologique. Cette dimension mesure l’utilisation du shopping comme mécanisme de récompense personnelle (« se faire plaisir ») ou comme stratégie d’adaptation face aux affects négatifs, à la dépression passagère ou à l’anxiété. L’individu s’offre une indulgence pour soulager des tensions internes ou restaurer son estime de soi.

4. L’achat d’idées (Idea Shopping)

Cette composante capture le besoin de curiosité cognitive et de veille informationnelle. Elle désigne la motivation à fréquenter les boutiques pour découvrir les nouvelles tendances, observer les innovations stylistiques ou technologiques et se tenir au courant de l’évolution de la mode, sans que cette démarche ne soit nécessairement subordonnée à une décision d’achat immédiate.

5. L’achat de rôle (Role Shopping)

L’achat de rôle traduit la motivation altruiste et le plaisir vicariant dérivé de l’achat pour autrui. Il correspond à l’accomplissement d’un rôle social ou familial bienveillant (parent, conjoint, ami) où la satisfaction psychologique émane de la quête active du cadeau parfait et de l’anticipation de la joie ressentie par le récipiendaire du produit.

6. L’achat de valeur (Value Shopping)

Loin de se réduire à une stricte économie financière rationnelle, l’achat de valeur relève ici d’un plaisir quasi ludique lié à la « chasse aux bonnes affaires ». Cette facette évalue l’excitation, le défi intellectuel et le sentiment d’accomplissement personnel générés par la découverte de rabais, de coupons de réduction, de soldes ou de négociations fructueuses, l’acheteur se percevant alors comme un stratège particulièrement habile (smart shopper).

6. Cadre théorique

Le socle théorique de la HSMS s’articule autour de plusieurs courants majeurs de la psychologie et de la théorie du consommateur :

La révolution expérientielle de Hirschman et Holbrook

La référence théorique fondamentale de l’échelle repose sur les travaux pionniers d’Elizabeth Hirschman et Morris Holbrook (1982), qui ont formalisé la perspective hédonique de la consommation (Experiential Consumption). Ces auteurs ont défini les facettes hédoniques à travers la triade « Fantasmes, Sentiments et Plaisir » (Fantasies, Feelings, and Fun), démontrant que la consommation ne peut être réduite à un acte d’arbitrage utilitaire. Arnold et Reynolds (2003) se sont fixé pour objectif opérationnel de transposer cette vue théorique générale en une échelle psychométrique standardisée mesurant précisément ces états phénoménologiques dans le contexte du commerce de détail.

Les motifs non transactionnels de Tauber

L’ancrage conceptuel de la HSMS provient également des travaux fondateurs d’Edward Tauber (1972), intitulés « Why do people shop? ». Tauber a été le premier à postuler que les motivations poussant à fréquenter un point de vente sont souvent totalement déconnectées du besoin de posséder un produit particulier. Il distinguait déjà les motifs personnels (divertissement, thérapie par l’achat, apprentissage de nouvelles tendances, stimulation sensorielle) et les motifs sociaux (expériences sociales hors du domicile, communication avec des pairs, statut et autorité, sentiment d’appartenance), préfigurant ainsi directement les dimensions d’aventure, d’idées, de gratification et de shopping social.

La théorie de l’autodétermination et la recherche de stimulation

Au plan psychologique général, la HSMS trouve des échos dans la théorie de l’autodétermination de Deci et Ryan (1985), qui postule que les comportements humains sont énergisés par des besoins psychologiques fondamentaux d’autonomie, de compétence et d’affiliation. Le shopping hédonique constitue une activité intrinsèquement motivée où l’individu tire son renforcement du processus lui-même plutôt que d’une récompense extrinsèque contingente. De surcroît, la théorie du niveau optimal de stimulation (OSL – Optimum Stimulation Level) formalisée par Raju (1980) éclaire spécifiquement la dimension d’achat d’aventure : lorsque le milieu environnant est routinier, les individus recherchent délibérément des environnements commerciaux complexes et multisensoriels pour réajuster leur niveau d’éveil cortical vers leur seuil d’homéostasie préféré.

7. Validité

La validité de la HSMS a été démontrée à travers une rigoureuse séquence méthodologique combinant entretiens qualitatifs initiaux, panels d’experts pour la validité de contenu, et études quantitatives sur de vastes échantillons probabilistes et non probabilistes de consommateurs.

Validité de construit et validité convergente

Dans l’étude princeps d’Arnold et Reynolds (2003), administrée auprès d’un échantillon final de 425 répondants adultes, la validité convergente a été confirmée par le fait que l’ensemble des saturations factorielles standardisées dépassait largement le seuil recommandé de 0,70 (variant de 0,72 à 0,89, toutes significatives à p < 0,001). La variance moyenne extraite (AVE) pour chacune des six dimensions surpassait le seuil critique de 0,50 préconisé par Fornell et Larcker, oscillant entre 0,58 et 0,74, ce qui prouve qu’une majorité de la variance des indicateurs est capturée par le construit latent sous-jacent plutôt que par l’erreur de mesure.

Validité discriminante

La validité discriminante a été examinée selon le critère de Fornell et Larcker : la racine carrée de la variance moyenne extraite de chaque construit s’est avérée systématiquement supérieure aux corrélations bivariées inter-construits (les corrélations inter-dimensions s’échelonnant entre 0,18 et 0,56). De plus, l’échelle a démontré une excellente discrimination vis-à-vis des échelles de motivation utilitaire, prouvant que les deux orientations de valeur marchande sont conceptuellement et statistiquement indépendantes.

Validité prédictive et nomologique

La validité prédictive de la HSMS a été établie en reliant les scores des sous-échelles à des comportements effectifs mesurés en magasin :

  • La sous-échelle Achat d’aventure prédit positivement et significativement le temps passé en magasin (in-store dwell time) et la sensibilité aux décors immersifs (β = 0,41, p < 0,001).
  • La sous-échelle Achat social est fortement corrélée à la probabilité de se rendre en magasin accompagné de pairs et à la consultation d’autrui lors des arbitrages d’achat (β = 0,48, p < 0,001).
  • La sous-échelle Achat de gratification prédit directement la fréquence des achats impulsifs et le recours aux achats non planifiés suite à un événement stressant (β = 0,39, p < 0,01).
  • La sous-échelle Achat d’idées prédit les comportements de navigation exploratoire (browsing) et de recherche d’informations préalables (β = 0,44, p < 0,001).
  • La sous-échelle Achat de rôle explique significativement les budgets alloués aux cadeaux et l’effort déployé dans la recherche de présents pour les proches (β = 0,52, p < 0,001).
  • La sous-échelle Achat de valeur prédit avec précision l’utilisation de coupons de réduction, la fréquentation assidue des soldes et la comparaison méthodique des prix promotionnels (β = 0,46, p < 0,001).

8. Fidélité

La fidélité psychométrique de la HSMS a été examinée sous l’angle de la consistance interne et de la stabilité temporelle à travers de multiples investigations empiriques menées dans des contextes culturels diversifiés (Amérique du Nord, Europe, Asie de l’Est).

Consistance interne

Les coefficients alpha de Cronbach (α) calculés lors de l’étude princeps d’Arnold et Reynolds (2003) démontrent une très forte homogénéité des items au sein de chaque dimension :

  • Achat d’aventure (Adventure) : α = 0,86 (Fiabilité composite, CR = 0,87)
  • Achat social (Social) : α = 0,88 (Fiabilité composite, CR = 0,89)
  • Achat de gratification (Gratification) : α = 0,84 (Fiabilité composite, CR = 0,85)
  • Achat d’idées (Idea) : α = 0,86 (Fiabilité composite, CR = 0,87)
  • Achat de rôle (Role) : α = 0,82 (Fiabilité composite, CR = 0,83)
  • Achat de valeur (Value) : α = 0,83 (Fiabilité composite, CR = 0,84)

Des réplications ultérieures dans la littérature en marketing ont rapporté des coefficients de fidélité composite constamment supérieurs au seuil conventionnel de 0,70, attestant d’une grande stabilité de l’instrument sur des panels d’étudiants, d’adultes actifs et de seniors.

Fidélité test-retest

Lors d’évaluations longitudinales réalisées sur des intervalles de trois à six semaines, les coefficients de corrélation intra-classe (ICC) et de corrélation de Pearson se sont maintenus entre 0,74 et 0,85 pour l’ensemble des sous-échelles, confirmant que les motivations hédoniques d’achat reflètent des dispositions individuelles et des orientations de consommation relativement stables dans le temps plutôt que de simples fluctuations d’humeur transitoires.

9. Analyse factorielle

Le développement de la structure factorielle de la HSMS s’est déroulé en deux étapes rigoureuses conformément aux standards de la modélisation en équations structurelles.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Une phase exploratoire initiale menée sur un vaste ensemble préliminaire de propositions déclaratives a utilisé une extraction en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Promax), tenant compte des corrélations naturelles existant entre les composantes du plaisir marchand. Cette démarche a mis en évidence six facteurs clairs dotés de valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,0, expliquant collectivement plus de 68 % de la variance totale des scores. Les items présentant des saturations croisées significatives (> 0,35) sur plusieurs facteurs ou des saturations primaires insuffisantes (< 0,60) ont été méthodiquement éliminés pour aboutir à un ensemble épuré de 18 indicateurs (soit 3 items distincts par facteur).

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

L’analyse factorielle confirmatoire menée par estimation du maximum de vraisemblance (ML) sur l’échantillon de validation a permis de confronter le modèle théorique à six facteurs orthogonaux et obliques face à des modèles rivaux concurrents (modèle unidimensionnel global et modèles hiérarchiques à deux facteurs). Les indices d’ajustement du modèle à six dimensions corrélées ont confirmé une adéquation remarquable aux données empiriques :

  • Chi-deux normé : χ²/df = 1,74 (nettement inférieur au plafond recommandé de 3,00)
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) = 0,96
  • Indice d’ajustement comparatif (Comparative Fit Index – CFI) = 0,97
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) = 0,042 (intervalle de confiance à 90 % : [0,031 ; 0,052])
  • Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) = 0,038

Les saturations factorielles standardisées de l’ensemble des 18 items étaient hautement significatives (p < 0,001), avec des coefficients oscillant entre 0,72 et 0,89. Les indices de modification n’ont révélé aucune corrélation d’erreur résiduelle substantielle entre les items, confirmant l’indépendance paramétrique et l’élégance structurelle de la solution à 18 items retenue.

10. Instrument de mesure

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report instrument).
  • Format d’administration : Papier-crayon, plateforme en ligne, questionnaire assisté par ordinateur ou passation sur terminal mobile en contexte de point de vente.
  • Nombre total d’items : 18 items.
  • Architecture dimensionnelle : 6 sous-échelles contenant chacune 3 items :
    • Achat d’aventure (Items 1 à 3)
    • Achat social (Items 4 à 6)
    • Achat de gratification (Items 7 à 9)
    • Achat d’idées (Items 10 à 12)
    • Achat de rôle (Items 13 à 15)
    • Achat de valeur (Items 16 à 18)
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert authentique en 7 points (1 = Strongly Disagree / Pas du tout d’accord à 7 = Strongly Agree / Tout à fait d’accord).
  • Modalités de cotation et de calcul :
    • L’instrument ne comprend aucun item inversé (aucun codage inverse n’est requis).
    • Pour chaque sous-échelle, le score est calculé en réalisant la moyenne arithmétique (ou la somme brute, de 3 à 21) des 3 items constitutifs. Un score moyen élevé (> 5,0 sur 7) signale une orientation motivationnelle prédominante sur la dimension considérée.
    • Les scores sous-dimensionnels peuvent être conservés individuellement sous forme de profil vectoriel hexadimensionnel pour caractériser le consommateur, ou faire l’objet d’une analyse typologique (classification ascendante hiérarchique ou analyse de classes latentes) afin d’isoler des groupes d’acheteurs homogènes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication princeps : 2003.
  • Statut du droit d’auteur : L’article original et l’instrument de mesure ont été publiés dans le Journal of Retailing, publié par Elsevier au nom de l’Université de New York.
  • Permissions d’utilisation et politique tarifaire : L’échelle HSMS est librement accessible et utilisable sans frais d’enregistrement par la communauté scientifique, les chercheurs universitaires, les enseignants et les étudiants dans le cadre exclusif de projets de recherche non commerciale et d’enseignement supérieur, sous réserve de citer scrupuleusement la publication princeps d’Arnold et Reynolds (2003). Pour tout déploiement commercial, intégration logicielle propriétaire ou mandat de conseil opérationnel d’envergure, une autorisation expresse préalable doit être sollicitée auprès des détenteurs de copyright via les canaux formels des droits de reproduction (RightsLink / Elsevier).

12. Références

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 7-point Likert scale (1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree)

Adventure Shopping

  1. To me, shopping is an adventure.
  2. I find shopping stimulates my senses.
  3. Shopping also provides a thrill of being in another world.

Social Shopping

  1. I like shopping with other people because it makes it a social event.
  2. I enjoy shopping with my friends or family.
  3. Shopping with others is a bonding experience.

Gratification Shopping

  1. When I’m in a down mood, I go shopping to make me feel better.
  2. To me, shopping is a way to relieve stress.
  3. Shopping is a great way to treat myself.

Idea Shopping

  1. I go shopping to see what new products are available.
  2. I go shopping to keep up with the new fashions.
  3. I go shopping to keep up with the trends.

Role Shopping

  1. I like shopping for others because when they feel good I feel good.
  2. I enjoy shopping for my friends and family.
  3. Shopping for others gives me a feeling of satisfaction.

Value Shopping

  1. I enjoy looking for discounts when I shop.
  2. I find shopping for bargains stimulates me.
  3. I enjoy searching for sales when I shop.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 24). Échelle des motivations d’achat hédoniques (HSMS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-motivations-d-achat-hedoniques-hsms/
Looti, Mohammed. “Échelle des motivations d’achat hédoniques (HSMS).” Base de données de psychologie en français, 24 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-motivations-d-achat-hedoniques-hsms/.
Looti, Mohammed. “Échelle des motivations d’achat hédoniques (HSMS).” Base de données de psychologie en français. septembre 24, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-motivations-d-achat-hedoniques-hsms/.