Échelle des leaders d’opinion et des chercheurs d’opinion (OL-OS)

L’Échelle des leaders d’opinion et des chercheurs d’opinion (OL-OS) de Flynn, Goldsmith et Eastman (1996) est l’instrument de référence pour mesurer l’influence interpersonnelle et la recherche d’avis. Présentation psychométrique complète, validité, fidélité et cotation.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 23, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 23, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle des leaders d’opinion et des chercheurs d’opinion (en anglais, Opinion Leaders and Opinion Seekers Scale ou OL-OS), développée par Leisa R. Flynn, Ronald E. Goldsmith et Jacqueline K. Eastman (1996), constitue l’un des instruments psychométriques les plus rigoureux et les plus largement validés pour mesurer les flux d’influence interpersonnelle et de communication de bouche-à-oreille (word-of-mouth). Conçue pour pallier les déficiences méthodologiques et les ambiguïtés conceptuelles des instruments antérieurs, l’échelle OL-OS évalue deux dimensions interdépendantes mais empiriquement distinctes : le leadership d’opinion (Opinion Leadership, OL) et la recherche d’opinion (Opinion Seeking, OS).

L’instrument comprend un total de 12 items, répartis équitablement en deux sous-échelles de 6 items chacune, administrés au moyen d’une échelle de réponse de type Likert en 7 points (allant de 1 = « Fortement en désaccord » à 7 = « Fortement d’accord »). Sa validation empirique initiale repose sur une série de cinq études indépendantes cumulant 1 128 participants et couvrant des domaines de consommation variés, notamment la musique rock, la mode vestimentaire et les produits écologiques. Les analyses par modélisation d’équations structurelles (SEM) ont confirmé l’unidimensionnalité stricte de chacune des deux sous-échelles.

Sur le plan psychométrique, l’échelle fait preuve d’une consistance interne remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,78 et 0,93 pour le leadership d’opinion et entre 0,81 et 0,93 pour la recherche d’opinion. La stabilité temporelle test-retest (évaluée sur un intervalle de six semaines auprès de 127 répondants) démontre une corrélation robuste de r = 0,82 pour l’échelle OL et de r = 0,75 pour l’échelle OS. La corrélation entre les deux construits demeure modérée (entre r = 0,15 et r = 0,35), attestant de leur indépendance fonctionnelle. L’échelle démontre une validité convergente élevée avec l’instrument classique de King et Summers (1970) (r = 0,72) ainsi qu’une excellente validité prédictive à l’égard de la connaissance subjective du produit, de l’innovativité, de l’implication durable et des comportements d’achat réels.

2. Mots-clés / Keywords

Leadership d’opinion, recherche d’opinion, communication interpersonnelle, bouche-à-oreille, diffusion des innovations, comportement du consommateur, psychométrie, échelle OL-OS, influence sociale, implication durable.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et validée par une équipe de chercheurs spécialisés en marketing quantitatif et en psychologie du consommateur de l’Université d’État de Floride (Florida State University) et de l’Université de Valdosta State :

  • Leisa Reinecke Flynn, Ph.D. : Professeure émérite de marketing à la Florida State University. Ses travaux pionniers portent sur le comportement du consommateur, l’identification des leaders d’opinion, la transmission intergénérationnelle des préférences et la mesure psychométrique des attitudes.
  • Ronald E. Goldsmith, Ph.D. : Professeur émérite de marketing à la Florida State University. Figure majeure de la recherche sur l’innovativité des consommateurs, la personnalité cognitive et le leadership d’opinion, il a co-développé l’échelle de leadership d’opinion ainsi que l’échelle d’innovativité spécifique à un domaine (Domain-Specific Innovativeness Scale, DSI).
  • Jacqueline K. Eastman, Ph.D. : Professeure de marketing à la Georgia Southern University (auparavant à Valdosta State University). Ses recherches explorent la consommation de statut, la pédagogie en marketing et le rôle des flux informationnels au sein des groupes sociaux.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle OL-OS est de fournir aux chercheurs et aux praticiens une mesure psychométriquement saine, concise et transposable permettant de quantifier la propension individuelle à influencer autrui (leadership d’opinion) et la propension à solliciter les conseils d’autrui (recherche d’opinion) au sein d’une catégorie spécifique d’objets, d’idées ou de comportements.

Justification méthodologique et théorique

Historiquement, la mesure du leadership d’opinion était dominée par l’échelle à sept items de King et Summers (1970), elle-même adaptée des travaux sociologiques initiaux de Katz et Lazarsfeld. Bien que très utilisée, l’échelle de King et Summers présentait des limites méthodologiques majeures :

  • Une absence de standardisation des formats de réponse, mêlant des questions dichotomiques, des formats de fréquence disparates et des échelles d’évaluation subjective hétérogènes.
  • Une confusion conceptuelle entre le comportement de leadership effectif, la recherche d’avis et la simple discussion informelle au sujet du produit.
  • Des propriétés factorielles instables, plusieurs analyses factorielles révélant des structures multidimensionnelles indésirables ou des saturations croisées problématiques.
  • L’omission complète de la dimension symétrique du leadership d’opinion : la recherche active d’informations et d’avis (opinion seeking).

Flynn, Goldsmith et Eastman ont remédié à ces lacunes en créant deux échelles distinctes, composées d’items au libellé homogène, utilisant une métrique standardisée en 7 points, et formulées de manière à pouvoir être adaptées à n’importe quelle catégorie de produit ou de domaine thématique (en substituant la variable contextuelle entre crochets).

Applications en recherche et en pratique

Dans le domaine académique, l’échelle OL-OS permet d’analyser la dynamique des réseaux sociaux informels, la modélisation de la diffusion des innovations technologiques, les campagnes d’adoption de comportements écoresponsables et l’acceptation de messages de santé publique. En milieu appliqué (marketing stratégique, communication politique, relations publiques), elle sert à repérer les segments de consommateurs « sentinelles » ou « relais d’influence » capables d’accélérer l’adoption d’un nouveau produit par le bouche-à-oreille, tout en identifiant les segments dépendants d’informations tierces qui nécessitent un étayage argumentatif rassurant avant l’acte d’achat.

5. Construit psychologique / Construct

Le cadre conceptuel de l’instrument repose sur la décomposition de l’échange d’informations interpersonnel en deux rôles fonctionnels complémentaires : l’émetteur d’influence et le récepteur actif.

1. Le leadership d’opinion (Opinion Leadership)

Le leadership d’opinion est défini comme le degré auquel un individu influence de manière informelle les attitudes, les opinions ou les comportements manifestes d’autres individus dans une direction souhaitée, avec une fréquence supérieure à la moyenne des membres de son groupe social. Le leader d’opinion n’est pas un professionnel accrédité ni un vendeur formel ; son autorité émane de son expertise perçue, de son implication durable envers le domaine et de son accessibilité sociale.

Ce construit intègre trois composantes clés :

  • La reconnaissance sociale de l’expertise : Le sentiment que l’entourage accorde de la valeur aux jugements de l’individu et sollicite spontanément ses recommandations.
  • La fonction de conseil proactif : La tendance de l’individu à orienter les choix décisionnels de ses pairs lorsqu’un achat ou une décision est envisagée.
  • L’influence perçue sur les préférences collectives : La capacité consciente à faire évoluer les normes de goût ou les critères d’évaluation au sein de son réseau personnel.

2. La recherche d’opinion (Opinion Seeking)

La recherche d’opinion correspond à la démarche active et délibérée par laquelle un individu s’enquiert des conseils, des évaluations et des recommandations d’autrui avant d’adopter une attitude, de porter un jugement ou de finaliser une décision de consommation. Contrairement au récepteur passif, le chercheur d’opinion initie la communication interpersonnelle pour réduire le risque perçu (financier, fonctionnel ou social).

Les caractéristiques distinctives de ce construit incluent :

  • Le besoin de réassurance décisionnelle : Une préférence marquée pour la validation sociale avant l’engagement dans une action.
  • La dépendance envers les réseaux informels : Le recours préférentiel à l’expérience vécue de pairs plutôt qu’aux sources publicitaires formelles.
  • L’orientation vers la collecte active d’avis : La consultation proactive de multiples sources interpersonnelles afin d’agréger des retours d’expérience diversifiés.

Indépendance et dynamique croisée des construits

Une contribution fondamentale de Flynn et ses collègues est d’avoir démontré empiriquement que le leadership et la recherche d’opinion ne sont pas les pôles opposés d’un continuum unique, mais deux dimensions orthogonales ou faiblement corrélées (corrélations observées entre r = 0,15 et r = 0,35 selon les catégories de produits). Un individu peut ainsi être simultanément un leader d’opinion et un chercheur d’opinion avide d’informations : pour maintenir son statut d’expert informel, le leader doit continuellement actualiser ses connaissances en interrogeant d’autres membres de son réseau.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’architecture théorique de l’échelle OL-OS s’articule autour de trois courants dominants de la sociologie de la communication et de la psychologie sociale.

La théorie du double étage de la communication (Two-Step Flow of Communication)

Formulée initialement par Paul Lazarsfeld, Bernard Berelson et Hazel Gaudet (1944), puis affinée par Elihu Katz et Paul Lazarsfeld (1955) dans leur ouvrage séminal Personal Influence, cette théorie postule que les flux d’informations émis par les médias de masse ne touchent pas directement la population de manière uniforme. Ils sont d’abord filtrés, interprétés et relayés par des leaders d’opinion (« premier étage »), lesquels transmettent ensuite ces informations adaptées à des segments moins informés ou plus passifs de la population (« second étage »).

L’échelle OL-OS opérationnalise cette dynamique en offrant les instruments nécessaires pour distinguer empiriquement les relais émetteurs d’influence (leaders) des cibles réceptrices et demandeuses (chercheurs), rompant avec la vision d’une audience homogène.

La théorie de la diffusion des innovations

Développée par Everett Rogers (1962, 1995), cette théorie analyse la trajectoire temporelle selon laquelle une idée, une pratique ou un produit nouveau se propage au sein d’un système social. Rogers démontre que les adoptants précoces (early adopters) possèdent une concentration maximale de leadership d’opinion : leur approbation confère une légitimité sociale à l’innovation, réduisant l’incertitude pour la majorité précoce. Les travaux de Flynn et ses collaborateurs s’inscrivent directement dans cette tradition en vérifiant le rôle charnière joué par l’expertise subjective et l’implication durable des leaders dans l’accélération de ce cycle d’adoption.

Les théories de l’influence sociale informationnelle

Dans le prolongement des distinctions établies par Morton Deutsch et Harold Gerard (1955), l’influence interpersonnelle se scinde en influence normative (se conformer aux attentes d’autrui pour obtenir une approbation ou éviter le rejet) et influence informationnelle (accepter des informations provenant d’autrui comme preuve crédible de la réalité). La recherche d’opinion mesurée par l’échelle OS constitue une manifestation directe de l’influence informationnelle : l’acteur social cherche à optimiser la qualité de ses décisions par l’acquisition de connaissances empiriques auprès de sources jugées compétentes et désintéressées.

7. Validité / Validity

Le protocole de validation déployé par Flynn, Goldsmith et Eastman (1996) a fait l’objet d’un examen empirique approfondi réparti sur cinq études distinctes, totalisant 1 128 répondants et mobilisant différentes catégories de produits de référence (la musique rock, la mode vestimentaire, les produits écologiques).

Validité de contenu et de construit

La validité de contenu a été garantie par une recension exhaustive de la littérature, la génération d’un large pool initial d’items et l’épuration progressive par des juges experts. L’analyse par modélisation d’équations structurelles confirmatoire (AFC) menée dans les cinq études a démontré que les deux dimensions modélisées forment deux construits unidimensionnels stables, exempts d’effets de méthode indésirables liés aux formulations inversées.

Validité convergente

La sous-échelle de leadership d’opinion a été confrontée à l’étalon classique de King et Summers (1970). Les résultats ont révélé une corrélation convergente forte de r = 0,72 (p < 0,001), confirmant que la nouvelle échelle mesure fidèlement le même domaine conceptuel central tout en présentant une structure psychométrique plus pure et exempte de variance résiduelle parasite.

Validité discriminante

La validité discriminante entre le leadership d’opinion et la recherche d’opinion a été confirmée par plusieurs critères rigoureux :

  • Les corrélations inter-échelles sont demeurées faibles à modérées (variant entre r = 0,15 et r = 0,35 selon les échantillons), démontrant que la variance partagée entre les deux construits ne dépasse jamais 12 %.
  • Les modèles d’AFC comparant une structure à un facteur général fusionné à une structure à deux facteurs corrélés ont systématiquement validé la supériorité statistique du modèle bifactoriel (baisse hautement significative du Chi-deux).

Validité nomologique et prédictive

Conformément aux prédictions théoriques, les deux sous-échelles ont démontré des corrélations statistiquement significatives avec des construits psychologiques et comportementaux connexes :

  • Connaissance perçue du produit : Corrélations positives fortes avec le leadership d’opinion (typiquement r > 0,60), attestant que les leaders se perçoivent comme des détenteurs légitimes de savoirs techniques ou stylistiques.
  • Innovativité spécifique au domaine (DSI) : Corrélations élevées avec le leadership d’opinion (r = 0,55 à 0,70), confirmant la propension des leaders à adopter les nouveautés en amont.
  • Implication durable (Enduring Involvement) : Liens substantiels avec les deux dimensions, les consommateurs fortement impliqués étant à la fois plus susceptibles de conseiller leurs pairs et de chercher des avis pointus.
  • Comportements d’achat objectifs : Prédiction significative de la possession de matériel musical, de l’achat de vêtements à la mode et de l’acquisition de produits écoresponsables.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’instrument a été évaluée à la fois sous l’angle de la cohérence interne (homogénéité des items) et de la stabilité temporelle (reproductibilité des scores à travers le temps).

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

À travers les cinq échantillons examinés par Flynn et ses collègues (1996), les coefficients de cohérence interne se sont révélés systématiquement supérieurs aux seuils psychométriques recommandés de 0,70 ou 0,80 :

  • Leadership d’opinion (OL) : Le coefficient alpha s’échelonne entre 0,78 et 0,93 selon le produit et l’échantillon d’étude (par exemple, 0,86 dans l’étude sur la musique rock ; 0,88 pour les produits écologiques).
  • Recherche d’opinion (OS) : Le coefficient alpha oscille entre 0,81 et 0,93 (atteignant 0,89 dans l’étude consacrée aux vêtements de mode).

Ces indices témoignent d’une excellente redondance fonctionnelle des items au sein de chaque échelle, sans que celle-ci ne traduise une tautologie stérile.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle a été mesurée dans le cadre de l’Étude 5 auprès d’un sous-échantillon de 127 participants réinterrogés après un intervalle temporel de six semaines :

  • Échelle de leadership d’opinion (OL) : r = 0,82 (p < 0,001).
  • Échelle de recherche d’opinion (OS) : r = 0,75 (p < 0,001).

Ces coefficients élevés confirment que les échelles mesurent des dispositions cognitives et comportementales stables dans le temps, plutôt que des fluctuations d’humeur passagères ou des réactions idiosyncrasiques au contexte de passation.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le programme de validation de Flynn, Goldsmith et Eastman a soumis l’instrument à une série d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) au moyen du progiciel LISREL.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Lors de l’extraction initiale avec rotation oblique (Promax ou Oblimin), les 12 items se sont nettement scindés en deux facteurs correspondant exactement aux six items théoriques de leadership et aux six items de recherche d’opinion. Aucune saturation croisée (cross-loading) significative (> 0,30) n’a été détectée, confirmant l’indépendance factorielle des deux blocs.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC) et Modélisation SEM

La modélisation par équations structurelles a permis de tester formellement la structure bidimensionnelle attendue. Les résultats ont confirmé :

  • Unidimensionnalité interne : Testée séparément pour chaque sous-échelle de 6 items, l’unidimensionnalité a affiché des indices d’adéquation optimaux. Les saturations factorielles standardisées (factor loadings, lambda) des items étaient toutes substantielles et statistiquement significatives, oscillant pour la plupart entre 0,65 et 0,88.
  • Ajustement global du modèle bifactoriel : L’indice d’ajustement comparatif (CFI) et l’indice d’adéquation globale (GFI) ont régulièrement dépassé les standards critiques de 0,90 et 0,95, tandis que l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) demeurait inférieure ou égale à 0,06.
  • Structure des items inversés : L’inclusion d’items inversés (items 1, 2, 3 pour OL ; items 2, 3, 6 pour OS) n’a généré aucun facteur d’artefact méthodologique spécifique, attestant de la clarté sémantique des formulations.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument OL-OS se caractérise par une administration simple, directe et standardisée, adaptée à l’évaluation en laboratoire, sur le terrain ou via des questionnaires en ligne.

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (papier-crayon ou informatisé).
  • Nombre total d’items : 12 items répartis en 2 sous-échelles indépendantes de 6 items chacune.
  • Sous-échelles :
    • Leadership d’opinion (OL) : 6 items évaluant le statut perçu d’expert informel et l’influence prescriptive exercée sur autrui.
    • Recherche d’opinion (OS) : 6 items évaluant la dépendance informationnelle et la recherche active de conseils interpersonnels.
  • Format des réponses : Échelle de Likert en 7 points graduée de 1 (« Fortement en désaccord ») à 7 (« Fortement d’accord »), avec un point neutre à 4 (« Ni en accord, ni en désaccord »).
  • Flexibilité catégorielle : L’expression générique [CATÉGORIE DE PRODUIT] ou [DOMAINE] insérée dans les items doit être remplacée par le thème investigué (ex. : les voitures électriques, les applications mobiles, les investissements financiers, la mode durable).
  • Procédure de cotation et calcul des scores :
    • Inversion préalable des items négatifs : Avant tout calcul, les items à formulation inversée doivent être recodés selon la règle mathématique : Score recodé = 8 - Score initial.
      • Items inversés pour l’échelle OL : Items 1, 2 et 3.
      • Items inversés pour l’échelle OS : Items 2, 3 et 6.
    • Calcul des scores dimensionnels : Calculer la moyenne arithmétique (allant de 1 à 7) ou la somme brute (allant de 6 à 42) des 6 items composant chaque sous-échelle. Deux scores distincts sont obtenus (Score OL et Score OS). Il est méthodologiquement erroné d’agréger les deux dimensions en un score composite total unique.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1996.
  • Détenteurs des droits : L’article original a été publié dans le Journal of the Academy of Marketing Science (JAMS), édité sous l’égide de l’Academy of Marketing Science (éditions Springer).
  • Conditions d’utilisation et permissions : Les items de l’échelle ont été publiés intégralement à des fins scientifiques au sein de l’article princeps de Flynn, Goldsmith et Eastman (1996). L’utilisation des items dans le cadre de recherches académiques non commerciales est généralement autorisée sans frais sous réserve de citer rigoureusement l’article source selon les normes en vigueur. Pour toute exploitation commerciale, intégration au sein d’outils logiciels propriétaires ou redistribution éditoriale à large échelle, une demande formelle d’autorisation doit être adressée à l’éditeur (Springer Rights & Permissions / Copyright Clearance Center).

12. Références / References

Les sources bibliographiques suivantes constituent le fondement méthodologique et théorique de l’instrument :

  • Childers, T. L. (1986). Assessment of the psychometric properties of an opinion leadership scale. Journal of Marketing Research, 23(2), 184–188. https://doi.org/10.1177/002224378602300210
  • Deutsch, M., & Gerard, H. B. (1955). A study of normative and informational social influences upon individual judgment. The Journal of Abnormal and Social Psychology, 51(3), 629–636. https://doi.org/10.1037/h0046408
  • Flynn, L. R., Goldsmith, R. E., & Eastman, J. K. (1996). Opinion leaders and opinion seekers: Two new measurement scales. Journal of the Academy of Marketing Science, 24(2), 137–147. https://doi.org/10.1177/0092070396242001
  • Goldsmith, R. E., & Hofacker, C. F. (1991). Measuring consumer innovativeness. Journal of the Academy of Marketing Science, 19(3), 209–221. https://doi.org/10.1007/BF02726497
  • Katz, E., & Lazarsfeld, P. F. (1955). Personal influence: The part played by people in the flow of mass communications. Free Press.
  • King, C. W., & Summers, J. O. (1970). Overlap of opinion leadership across consumer product categories. Journal of Marketing Research, 7(1), 43–50. https://doi.org/10.1177/002224377000700106
  • Lazarsfeld, P. F., Berelson, B., & Gaudet, H. (1944). The people’s choice: How the voter makes up his mind in a presidential campaign. Columbia University Press.
  • Rogers, E. M. (1995). Diffusion of innovations (4th ed.). Free Press.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Les items sont administrés avec la consigne demandant au répondant d’indiquer son degré d’accord avec chaque affirmation en utilisant une échelle de 1 (« Fortement en désaccord ») à 7 (« Fortement d’accord »). Les répondants doivent remplacer la mention entre crochets par la catégorie de produit investiguée.

Subscale 1: Opinion Leadership (OL)

Instructions: Please indicate how much you agree or disagree with each statement regarding [PRODUCT CATEGORY], using a 7-point scale from 1 (Strongly Disagree) to 7 (Strongly Agree).

  1. My opinion on [PRODUCT CATEGORY] seems not to count with other people. (Reverse scored – R)
  2. When they consider buying [PRODUCT CATEGORY], other people do not ask for my advice. (Reverse scored – R)
  3. Other people rarely come to me for advice about choosing [PRODUCT CATEGORY]. (Reverse scored – R)
  4. People that I know pick to their advantage what I know about [PRODUCT CATEGORY].
  5. Other people think of me as a good source of information when it comes to new [PRODUCT CATEGORY].
  6. Overall, I often influence other people’s opinions about [PRODUCT CATEGORY].

Sous-échelle 1 : Leadership d’opinion (Version indicative francophone)

Consigne : Veuillez indiquer dans quelle mesure vous êtes en accord ou en désaccord avec chaque énoncé concernant [CATÉGORIE DE PRODUIT], sur une échelle de 1 (Fortement en désaccord) à 7 (Fortement d’accord).

  1. Mon avis sur [CATÉGORIE DE PRODUIT] ne semble pas compter pour les autres. (Item inversé – R)
  2. Lorsqu’ils envisagent d’acheter [CATÉGORIE DE PRODUIT], les gens ne me demandent pas conseil. (Item inversé – R)
  3. Les autres viennent rarement me voir pour me demander conseil sur le choix de [CATÉGORIE DE PRODUIT]. (Item inversé – R)
  4. Les personnes de ma connaissance tirent avantage de ce que je sais au sujet de [CATÉGORIE DE PRODUIT].
  5. Les autres me considèrent comme une bonne source d’information lorsqu’il s’agit des nouveautés en matière de [CATÉGORIE DE PRODUIT].
  6. Globalement, j’influence souvent les opinions des autres au sujet de [CATÉGORIE DE PRODUIT].

Subscale 2: Opinion Seeking (OS)

Instructions: Please indicate how much you agree or disagree with each statement regarding [PRODUCT CATEGORY], using a 7-point scale from 1 (Strongly Disagree) to 7 (Strongly Agree).

  1. When I consider buying [PRODUCT CATEGORY], I ask other people for advice.
  2. I don’t need to talk to others before I buy [PRODUCT CATEGORY]. (Reverse scored – R)
  3. I rarely turn to other people for information about [PRODUCT CATEGORY]. (Reverse scored – R)
  4. I like to get opinions from others before I buy [PRODUCT CATEGORY].
  5. I feel more comfortable buying [PRODUCT CATEGORY] when I have gotten advice from someone else.
  6. When I choose [PRODUCT CATEGORY], I generally do not seek other people’s opinions. (Reverse scored – R)

Sous-échelle 2 : Recherche d’opinion (Version indicative francophone)

Consigne : Veuillez indiquer dans quelle mesure vous êtes en accord ou en désaccord avec chaque énoncé concernant [CATÉGORIE DE PRODUIT], sur une échelle de 1 (Fortement en désaccord) à 7 (Fortement d’accord).

  1. Lorsque j’envisage d’acheter [CATÉGORIE DE PRODUIT], je demande l’avis d’autres personnes.
  2. Je n’ai pas besoin de parler à d’autres personnes avant d’acheter [CATÉGORIE DE PRODUIT]. (Item inversé – R)
  3. Je m’adresse rarement à d’autres personnes pour obtenir des informations sur [CATÉGORIE DE PRODUIT]. (Item inversé – R)
  4. J’aime recueillir l’opinion des autres avant d’acheter [CATÉGORIE DE PRODUIT].
  5. Je me sens plus à l’aise pour acheter [CATÉGORIE DE PRODUIT] lorsque j’ai reçu les conseils de quelqu’un d’autre.
  6. Lorsque je choisis [CATÉGORIE DE PRODUIT], je ne cherche généralement pas à connaître l’avis d’autres personnes. (Item inversé – R)
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 23). Échelle des leaders d’opinion et des chercheurs d’opinion (OL-OS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-leaders-d-opinion-et-des-chercheurs-d-opinion-ol-os/
Looti, Mohammed. “Échelle des leaders d’opinion et des chercheurs d’opinion (OL-OS).” Base de données de psychologie en français, 23 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-leaders-d-opinion-et-des-chercheurs-d-opinion-ol-os/.
Looti, Mohammed. “Échelle des leaders d’opinion et des chercheurs d’opinion (OL-OS).” Base de données de psychologie en français. septembre 23, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-leaders-d-opinion-et-des-chercheurs-d-opinion-ol-os/.