1. Résumé / Abstract
L’Échelle des formes de harcèlement (Forms of Bullying Scale, FBS), développée par Shaw et ses collaborateurs en 2013, constitue un instrument psychométrique de pointe conçu pour évaluer la fréquence et la nature multidimensionnelle des conduites d’intimidation en milieu scolaire et périscolaire durant l’adolescence. Conçue initialement pour combler les lacunes conceptuelles et méthodologiques des instruments antérieurs fondés sur des définitions lexicales uniques et stigmatisantes, la FBS se décline en deux versions parallèles et complémentaires : la version d’agression ou de perpétration (Forms of Bullying Scale – Perpetration, FBS-P) et la version de victimisation (Forms of Bullying Scale – Victimization, FBS-V). L’échelle est composée de 10 items comportementaux standardisés mesurant deux sous-échelles fondamentales : le harcèlement direct (agressions physiques, menaces verbales explicites, injures directes, dégradation matérielle) et le harcèlement indirect ou relationnel (exclusion sociale délibérée, manipulation des amitiés, propagation de rumeurs calomnieuses, rupture coercitive de relations de confiance). Chaque item est évalué au moyen d’une échelle de fréquence en 5 points allant de 1 (« Jamais » / Never) à 5 (« La plupart des jours » / Most days), ancrée temporellement dans une période de référence écologique (« le dernier trimestre » ou last term).
Sur le plan métrologique, les études empiriques publiées par Shaw et al. (2013) auprès de cohortes représentatives d’adolescents australiens (échantillon de plus de 3 000 participants) ont démontré une structure factorielle robuste confirmée par des analyses factorielles confirmatoires (AFC), attestant de l’invariance de mesure à travers le temps et le genre. La consistance interne est solide, caractérisée par des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,76 et 0,87 pour les sous-échelles de victimisation et de perpétration, ainsi qu’une excellente validité convergente avec les mesures d’anxiété, de dépression, d’adaptation socio-émotionnelle et de délinquance juvénile. Grâce à son approche comportementale objective ne mentionnant pas explicitement le terme « harcèlement » dans l’énoncé des comportements ciblés, l’outil prévient le biais de désirabilité sociale et offre aux chercheurs, psychologues scolaires et épidémiologistes une mesure standardisée d’une grande rigueur clinique.
2. Mots-clés / Keywords
Harcèlement scolaire, victimisation par les pairs, perpétration de l’intimidation, harcèlement direct, harcèlement relationnel, intimidation indirecte, cyberharcèlement, psychométrie adolescente, adaptation scolaire, échelle de Shaw.
3. Auteurs / Authors
L’Échelle des formes de harcèlement a été élaborée et validée par une équipe multidisciplinaire de chercheurs rattachés au Child Health Promotion Research Centre (CHPRC) de l’Université Edith Cowan en Australie occidentale :
- Therese M. Shaw, Ph.D. — Biostatisticienne et chercheuse principale, Telethon Kids Institute et Child Health Promotion Research Centre, Edith Cowan University, Joondalup, Australie. Expertise en méthodologie longitudinale et psychométrie développementale.
- Jenny J. Dooley, Ph.D. — Chercheuse clinicienne en psychologie, Child Health Promotion Research Centre, Edith Cowan University, Australie.
- Donna S. Cross, Ed.D. — Professeure émérite de santé publique, directrice du CHPRC, Edith Cowan University, et chercheuse à l’University of Western Australia. Spécialiste de renommée internationale des interventions scolaires antibillyisme.
- Stephen R. Zubrick, Ph.D. — Professeur et chercheur principal en santé publique et développement de l’enfant, Telethon Kids Institute, University of Western Australia.
- Stacey K. Waters, Ph.D. — Chercheuse associée en psychologie du développement, Child Health Promotion Research Centre, Edith Cowan University, Australie.
4. Objectif / Purpose
L’Échelle des formes de harcèlement (FBS) a été conçue pour répondre à un défi méthodologique majeur dans la recherche sur la psychopathologie développementale et les violences entre pairs : la mesure valide, sensible et non biaisée des comportements d’agression récurrente chez les jeunes. Pendant plusieurs décennies, l’évaluation du harcèlement s’est principalement appuyée sur la fourniture d’une définition globale et textuelle préalable de l’intimidation (selon les critères classiques formalisés par Dan Olweus, à savoir l’intentionnalité, la répétition et le déséquilibre de pouvoir), suivie d’une question générique demandant aux élèves à quelle fréquence ils ont été « intimidés » ou ont « intimidé » autrui. Les travaux en psychométrie et en psychologie sociale ont néanmoins démontré que cette méthode introduit des biais de déclaration substantiels. D’une part, les élèves sous-estiment leurs propres conduites agressives en raison de la forte réprobation sociale attachée au terme de harceleur (biais d’auto-présentation et désirabilité sociale). D’autre part, la compréhension cognitive des définitions textuelles abstraites varie grandement en fonction de l’âge, du niveau de lecture, du genre et du milieu socioculturel de l’adolescent.
Pour surmonter ces écueils, l’objectif fondamental de la FBS est d’adopter une stratégie de mesure purement comportementale et contextualisée. Au lieu d’imposer un label stigmatisant, l’instrument présente une liste de comportements opérationnels précis (par exemple : être insulté méchamment, subir des dégradations de biens personnels, voir des rumeurs divulguées à son sujet, être rejeté d’un groupe de pairs). Cette démarche garantit une comparabilité rigoureuse des données épidémiologiques et cliniques. La FBS poursuit une double finalité d’évaluation :
- Évaluation de la victimisation (FBS-V) : Identifier l’exposition globale d’un adolescent aux violences physiques, verbales et relationnelles, permettant d’évaluer le niveau de détresse psychologique, le risque d’isolement social, de dépression majeure, d’idéation suicidaire et de phobie scolaire.
- Évaluation de la perpétration (FBS-P) : Mesurer l’implication active d’un élève dans l’oppression d’autrui, facilitant le dépistage des troubles des conduites, de la dysrégulation émotionnelle et des attitudes pro-agressives nécessitant une remédiation psycho-éducative.
En contexte clinique et éducatif, l’échelle sert d’outil diagnostique pour dresser le profil comportemental des adolescents (victimes passives, auteurs agressifs ou agresseurs-victimes) et pour calibrer des plans de prévention ciblés. En recherche translationnelle, la FBS permet de tester l’efficacité empirique des programmes d’intervention scolaires (tels que le programme Friendly Schools) en mesurant avec précision les fluctuations temporelles des différentes formes d’agression au sein de protocoles quasi-expérimentaux et d’études de cohortes longitudinales.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique ciblé par la FBS repose sur la conceptualisation multidimensionnelle de l’agression et de la victimisation chez les pairs. La recherche contemporaine distingue historiquement et empiriquement les comportements hostiles en fonction de leur modalité d’expression et du canal relationnel mobilisé. L’instrument opérationnalise le construit à travers deux dimensions structurales hautement discriminables :
A. La dimension directe (Harcèlement Direct / Direct Bullying)
La dimension directe englobe les agressions manifestes, frontales et observables, dans lesquelles l’agresseur confronte la victime de manière explicite et physique. Dans cette dimension, l’identité de l’agresseur est immédiatement connue de la victime et la menace pour l’intégrité physique ou psychologique est immédiate. Elle se décline en plusieurs sous-facettes comportementales :
- Agressions physiques tangibles : Comportements de coups, bousculades délibérées ou agressions collectives (« être pris pour cible par un groupe » / ganging up). L’intégrité somatique de l’adolescent est directement compromise.
- Menaces et intimidation verbale explicite : Déclarations conçues pour instiller une détresse aiguë, la panique ou un sentiment d’insécurité chronique (« m’a fait ressentir de la peur par ses menaces »).
- Violences verbales directes : Moqueries cruelles, surnoms péjoratifs, insultes ouvertes et sarcasmes ciblés face à face.
- Atteintes aux biens et à la propriété : Dégradations volontaires, vols, extorsion ou destruction de possessions personnelles de la victime.
B. La dimension indirecte ou relationnelle (Harcèlement Indirect / Indirect Bullying)
La dimension indirecte renvoie aux comportements hostiles dissimulés ou diffusés au sein du réseau social, conceptualisés dans les travaux de Nicki Crick et Kenneth Dodge sous le terme d’agression relationnelle. L’intention délétère ne s’exprime pas par la force physique brute mais par la manipulation malveillante des liens interpersonnels et du statut social de la victime. L’agresseur utilise le groupe de pairs comme une arme pour infliger des dommages psychologiques durables :
- Exclusion et ostracisme social : Refus délibéré d’intégrer la victime dans des activités collectives, traitement par le silence (« ne plus me parler ») et isolement systématique lors des temps informels de récréation.
- Propagation de calomnies et de fausses rumeurs : Diffusion ciblée de mensonges, d’histoires dégradantes ou divulgation de confidences privées dans le but de détruire la réputation sociale et l’acceptation de la victime par ses camarades.
- Manipulation relationnelle et coercition amicale : Tentatives actives de saboter les amitiés existantes de la cible (« tenter de briser une amitié ») ou chantage affectif conditionnant l’acceptation (« quelqu’un m’a dit qu’il ne m’aimerait pas à moins que je ne fasse ce qu’il exigeait »).
Ces deux dimensions ne sont pas mutuellement exclusives mais interagissent de manière dynamique. De nombreux adolescents subissent ou perpètrent une forme hybride de harcèlement, combinant attaques directes en public et harcèlement relationnel souterrain ou virtuel (cyberintimidation via les réseaux sociaux et la messagerie instantanée).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
La FBS prend racine à l’intersection de plusieurs cadres théoriques dominants de la psychologie sociale, de la criminologie juvénile et de la psychologie du développement cognitif :
La théorie socio-écologique de Bronfenbrenner
La FBS s’inscrit au cœur du modèle socio-écologique (Bronfenbrenner, 1979). Selon cette perspective, le harcèlement scolaire n’est pas un dysfonctionnement psychopathologique isolé émanant uniquement d’un individu déviant, mais un phénomène social émergent résultant des interactions dynamiques au sein du microsystème scolaire et des pairs. Les structures hiérarchiques de la classe, le climat scolaire, la dynamique de groupe et les normes de tolérance à l’agression déterminent l’expression et la fréquence du harcèlement direct ou indirect. La mesure distincte des deux formes reflète la manière dont les adolescents négocient leur capital social et leur domination au sein de leur écosystème relationnel.
La théorie sociocognitive et de l’apprentissage social de Bandura
Le cadre théorique d’Albert Bandura (1986) éclaire les mécanismes par lesquels les comportements d’intimidation sont modélisés, renforcés et automatisés. La perpétration directe fait appel à des renforcements sociaux tangibles (soumission de la victime, admiration des complices), tandis que l’agression indirecte met souvent en jeu le désengagement moral (moral disengagement). Les agresseurs minimisent les torts infligés à la cible sous prétexte de n’avoir « fait que répéter un secret » ou « simplement plaisanté », déshumanisant la victime tout en masquant leur propre culpabilité.
Le modèle du traitement de l’information sociale (Crick & Dodge)
Le modèle théorique du traitement de l’information sociale de Crick et Dodge (1994) constitue l’ossature explicative de la dualité direct/indirect. Les enfants et adolescents manifestant une agression directe présentent souvent des biais d’attribution hostile réactifs (perception erronée d’une menace dans une situation ambiguë menant à une explosion verbale ou physique). En revanche, ceux qui recourent à l’agression relationnelle et indirecte font preuve d’une agression proactive ou instrumentale calculée, mobilisant des compétences de théorie de l’esprit (theory of mind) sophistiquées pour manipuler la perception des pairs sans encourir de sanctions disciplinaires immédiates.
7. Validité / Validity
L’évaluation psychométrique de la FBS a fait l’objet de rigoureuses analyses de validité dans les études fondatrices menées par Shaw, Dooley, Cross, Zubrick et Waters (2013), portant sur des cohortes d’adolescents suivis de la 8e à la 10e année scolaire (élèves âgés de 13 à 16 ans) :
A. Validité de construit
La validité de construit a été établie par modélisation en équations structurelles. Les modèles factoriels à deux facteurs corrélés (Harcèlement Direct vs Harcèlement Indirect) présentaient une adéquation aux données empiriques significativement supérieure aux modèles unifactoriels généraux, tant pour la victimisation que pour la perpétration. L’invariance de mesure métrique et scalaire a été démontrée à travers les groupes d’âge et de genre, confirmant que les adolescents interprètent les construits de façon stable au cours de leur maturation.
B. Validité convergente
La validité convergente de la FBS est largement documentée :
- Victimisation (FBS-V) : Les scores élevés sur les sous-échelles de victimisation directe et indirecte corrèlent de façon substantielle et positive avec les indices de détresse psychologique mesurés par l’échelle d’anxiété et de dépression du DASS (Depression Anxiety Stress Scales), la solitude ressentie et la somatisation (céphalées, troubles du sommeil) avec des coefficients $r$ oscillant entre 0,42 et 0,58 ($p < 0,001$).
- Perpétateurs (FBS-P) : La perpétration corrèle positivement avec l’échelle de délinquance auto-rapportée, les attitudes favorables à la violence, l’impulsivité comportementale et l’adhésion aux normes pro-agressives ($r = 0,38$ à $0,51$).
C. Validité discriminante et différentielle
Des analyses différentielles ont permis de vérifier les tendances développementales et sexuées classiquement identifiées dans la littérature : les garçons présentent des moyennes systématiquement plus élevées que les filles en perpétration directe physique et verbale ($d$ de Cohen variant de 0,35 à 0,48), tandis que les filles rapportent une prévalence proportionnellement plus élevée de victimisation relationnelle et indirecte. De surcroît, les corrélations modérées entre perpétration et victimisation ($r pprox 0,30-0,40$) démontrent que la FBS isole avec succès deux construits distincts, tout en identifiant efficacement le profil clinique complexe des victimes-agresseurs (bully-victims).
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de cohérence interne et de stabilité temporelle de la FBS satisfont aux standards psychométriques les plus exigeants pour les instruments auto-rapportés :
A. Consistance interne
Dans l’échantillon de validation normative ($N = 3,168$ adolescents) :
- Échelle globale de victimisation (FBS-V – 10 items) : $\alpha$ de Cronbach = 0,87.
- Victimisation directe (5 items) : $\alpha$ = 0,81 à 0,84 selon les vagues d’évaluation.
- Victimisation indirecte (5 items) : $\alpha$ = 0,79 à 0,83.
- Échelle globale de perpétration (FBS-P – 10 items) : $\alpha$ = 0,84.
- Perpétration directe (5 items) : $\alpha$ = 0,78 à 0,82.
- Perpétration indirecte (5 items) : $\alpha$ = 0,76 à 0,80.
Ces coefficients confirment une homogénéité élevée des énoncés tout en préservant l’absence de redondance inutile entre les items comportementaux.
B. Stabilité temporelle (Test-Retest)
L’évaluation de la stabilité test-retest sur un intervalle de 3 à 4 mois a révélé des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) variant entre 0,65 et 0,73. Ces valeurs témoignent à la fois d’une fidélité robuste et de la sensibilité de l’instrument aux changements de l’environnement social des élèves (par exemple, interventions de rentrée scolaire ou restructuration des classes).
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture multidimensionnelle de la FBS a été validée par une démarche rigoureuse couplant analyses factorielles exploratoires (AFE) sur un échantillon scindé et analyses factorielles confirmatoires (AFC) multigroupes :
A. Analyses factorielles confirmatoires (AFC)
Les données rapportées par Shaw et al. (2013) ont comparé deux modèles théoriques concurrents : un modèle unifactoriel (postulant un facteur unique de victimisation ou de perpétration) et un modèle bifactoriel corrélé distinguant le harcèlement direct et le harcèlement indirect. Les indices d’adéquation ont démontré la nette supériorité du modèle à deux facteurs :
- CFI (Comparative Fit Index) : > 0,95 pour les deux versions (FBS-V et FBS-P).
- TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,94.
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : < 0,05 (intervalle de confiance à 90 % : [0,041, 0,053]), indiquant une excellente adéquation aux données.
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : < 0,04.
B. Saturations factorielles des items (Loadings)
Toutes les saturations factorielles standardisées ($lambda$) se sont avérées statistiquement significatives ($p < 0,001$) et robustes :
- Facteur Direct (FBS-V et FBS-P) : Les items portant sur les insultes, les menaces physiques et le fait d’être attaqué en groupe présentent les saturations les plus massives, avec des valeurs de $lambda$ oscillant entre 0,68 et 0,84. L’item relatif aux dommages matériels sature de façon adéquate ($lambda pprox 0,56-0,64$).
- Facteur Indirect (FBS-V et FBS-P) : Les items mesurant la propagation de fausses rumeurs et le sabotage amical démontrent d’excellentes saturations ($lambda pprox 0,70-0,82$), tandis que l’item d’exclusion sociale (« refus de m’intégrer ») présente un poids factoriel de 0,65 à 0,74.
- Corrélation inter-facteurs : Les dimensions directe et indirecte partagent une variance commune modérée à forte ($r$ oscillant entre 0,60 et 0,72), justifiant à la fois leur calcul en sous-scores distincts et la possibilité de sommer l’ensemble des 10 items pour un score composite de victimisation ou de perpétration globale.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Dénomination de l’instrument : Échelle des formes de harcèlement (Forms of Bullying Scale – FBS).
- Versions disponibles : Deux versions parallèles autoadministrées : Version Victimisation (FBS-V) et Version Perpétateur (FBS-P).
- Nombre d’items : 10 items par version (soit 20 items au total si les deux versions sont administrées conjointement).
- Période de référence temporelle : « Au cours du dernier trimestre » (Last term).
- Format d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation individuel papier-crayon ou numérique (en ligne).
- Échelle de réponse (5-point frequency scale) :
- 1 = Never (Jamais)
- 2 = Once or twice (Une ou deux fois)
- 3 = Every few weeks (Toutes les quelques semaines)
- 4 = About once a week (Environ une fois par semaine)
- 5 = Most days (La plupart des jours)
- Règles de cotation et calcul des scores :
- Sous-échelle Harcèlement Direct (Direct Bullying / Victimization) : Moyenne ou somme des 5 items directs (items 1, 4, 5, 6, 8 / items a, d, e, f, h). Score total direct compris entre 5 et 25.
- Sous-échelle Harcèlement Indirect (Indirect Bullying / Victimization) : Moyenne ou somme des 5 items indirects (items 2, 3, 7, 9, 10 / items b, c, g, i, j). Score total indirect compris entre 5 et 25.
- Score composite global : Somme totale des 10 items (étendue de 10 à 50) ou moyenne générale (étendue de 1 à 5). Aucun item n’est inversé (aucun score inversé). Un score plus élevé indique une fréquence et une sévérité accrues de victimisation ou de perpétration.
- Temps de passation : Environ 5 à 10 minutes par version.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication : 2013.
- Propriété intellectuelle et droits d’auteur : © 2013 American Psychological Association (APA). Développé par Therese M. Shaw, Jenny J. Dooley, Donna S. Cross, Stephen R. Zubrick et Stacey K. Waters.
- Conditions d’accès et tarif : L’accès aux items pour la recherche académique, scientifique et institutionnelle à but non lucratif est généralement gratuit sous réserve de citation adéquate de la publication princeps. L’utilisation dans le cadre de diagnostics commerciaux, de plateformes payantes ou d’éditions privées nécessite une licence formelle concédée par l’APA ou les auteurs titulaires des droits.
- Dépôt institutionnel et contact : Le rapport et les détails techniques sont accessibles via le dépôt institutionnel de l’Edith Cowan University (ECU Works 2013/743).
12. Références / References
- Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall.
- Bronfenbrenner, U. (1979). The ecology of human development: Experiments by nature and design. Harvard University Press.
- Crick, N. R., & Dodge, K. A. (1994). A review and reformulation of social information-processing mechanisms in children’s social adjustment. Psychological Bulletin, 115(1), 74–101. https://doi.org/10.1037/0033-2909.115.1.74
- Olweus, D. (1996). The Revised Olweus Bully/Victim Questionnaire. Research Centre for Health Promotion, University of Bergen.
- Rigby, K. (1998). Manual for the Peer Relations Questionnaire. The Professional Reading Guide for Educational Administrators.
- Shaw, T. M., Dooley, J. J., Cross, D. S., Zubrick, S. R., & Waters, S. K. (2013). The Forms of Bullying Scale (FBS): Validity and reliability estimates for a measure of bullying victimization and perpetration in adolescence. Psychological Assessment, 25(4), 1045–1057. https://doi.org/10.1037/a0032955
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale:
5-point frequency scale: 1 = Never, 2 = Once or twice, 3 = Every few weeks, 4 = About once a week, 5 = Most days
Instruction:
Last term, how often were you bullied (including cyberbullying) by one or more young people in the following ways?
- I was teased in nasty ways
- Secrets were told about me to others to hurt me
- I was hurt by someone trying to break up a friendship
- I was made to feel afraid by what someone said he/she would do to me
- I was deliberately hurt physically by someone and/or by a group ganging up on me
- I was called names in nasty ways
- Someone told me he/she wouldn’t like me unless I did what he/she said
- My things were deliberately damaged, destroyed or stolen
- Others tried to hurt me by not letting me be part of their group or ignoring me
- Lies or nasty stories were spread about me to make other people not like me