Échelle des expériences dans les relations proches

L’Échelle des expériences dans les relations proches (ECR; Brennan, Clark & Shaver, 1998) est un instrument psychométrique de référence évaluant l’attachement amoureux adulte à travers deux dimensions : l’anxiété et l’évitement.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Échelle des expériences dans les relations proches (Experiences in Close Relationships Scale, ou ECR), développée par Phillip R. Shaver, Kelly A. Brennan et Catherine L. Clark en 1998, constitue l’un des instruments psychométriques d’auto-évaluation les plus utilisés et validés à l’échelle internationale pour mesurer le style d’attachement chez l’adulte dans le cadre des relations amoureuses. Fruit d’une vaste synthèse méthodologique intégrant l’ensemble des items issus des mesures d’attachement publiées jusqu’à la fin des années 1990, l’ECR évalue deux dimensions sous-jacentes orthogonales fondamentales : l’anxiété liée à l’attachement (Attachment Anxiety) et l’évitement de l’attachement (Attachment Avoidance).

Le questionnaire est composé de 36 items répartis équitablement entre ces deux sous-échelles (18 items pour l’anxiété et 18 items pour l’évitement). Les répondants expriment leur degré d’accord sur une échelle de type Likert en 7 points, allant de 1 (« Fortement en désaccord » / Strongly Disagree) à 7 (« Fortement d’accord » / Strongly Agree). L’instrument bénéficie de propriétés psychométriques exceptionnelles, affichant systématiquement une consistance interne remarquable (coefficients alpha de Cronbach généralement supérieurs à 0,90 pour chaque sous-échelle), une excellente stabilité temporelle à court et moyen terme, ainsi qu’une solide validité de construit, convergente et discriminante. En croisant les scores continus de ces deux axes, l’ECR permet également de situer les individus dans les quatre grands styles d’attachement adulte conceptualisés par Bartholomew et Horowitz (sécure, préoccupé, détaché/évitant et craintif).

2. Mots-clés / Keywords

attachement adulte, anxiété d’attachement, évitement de l’attachement, relations de couple, psychométrie, théorie de l’attachement, Brennan Clark Shaver, sécurité affective, régulation émotionnelle, modèles internes opérants, relations interpersonnelles, auto-évaluation

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue par une équipe de chercheurs de premier plan en psychologie sociale et de la personnalité :

  • Kelly A. Brennan, Ph.D. : Chercheuse et professeure affiliée au département de psychologie de la State University of New York at Brockport et de l’University of Texas at Arlington (États-Unis). Spécialiste de la psychologie des relations interpersonnelles et des méthodologies quantitatives appliquées à l’attachement adulte.
  • Catherine L. Clark, Ph.D. : Chercheuse en psychologie sociale affiliée à l’University of California, Davis (États-Unis), ayant contribué aux travaux fondamentaux de synthèse factorielle des échelles relationnelles.
  • Phillip R. Shaver, Ph.D. : Professeur émérite émérite distingué (Distinguished Professor Emeritus) de psychologie à l’University of California, Davis (États-Unis). Figure pionnière de la transposition de la théorie de l’attachement de John Bowlby aux relations amoureuses adultes (avec Cindy Hazan en 1987) et auteur de centaines d’articles de référence en psychologie des émotions et des relations proches.

4. Objectif / Purpose

L’objectif principal poursuivi par Brennan, Clark et Shaver (1998) lors de la création de l’ECR était de remédier à la prolifération désordonnée et au fractionnement méthodologique des instruments de mesure de l’attachement adulte apparus au cours des décennies 1980 et 1990. Avant 1998, les chercheurs utilisaient une multitude de questionnaires concurrents (par exemple, les instruments de Hazan et Shaver, Collins et Read, Bartholomew et Horowitz, Simpson, ou encore Feeney et Noller), reposant souvent sur des formats catégoriels rigides ou sur des structures factorielles hétérogènes qui rendaient les comparaisons inter-études particulièrement complexes.

L’ECR a été développée dans le but d’extraire la structure latente commune à l’ensemble du corpus psychométrique existant et de fournir une mesure continue, unifiée, hautement fiable et standardisée de l’attachement romantique. D’un point de vue théorique, l’instrument vise à mesurer comment les individus perçoivent, ressentent et régulent leurs affects, leurs cognitions et leurs comportements dans le contexte des liens amoureux étroits, en particulier face à la vulnérabilité émotionnelle, à la dépendance mutuelle et aux menaces de séparation.

Dans le domaine de la recherche scientifique, l’ECR sert à explorer les corrélats de l’insécurité affective dans des domaines variés tels que la communication conjugale, la sexualité, la transition vers la parentalité, la résilience face au stress aigu et chronique, et les mécanismes de somatisation. En pratique clinique et en psychothérapie de couple (notamment dans le cadre de la thérapie de couple axée sur l’émotion ou TCÉ), l’échelle offre aux praticiens une cartographie précise des stratégies défensives du patient : elle aide à identifier si la détresse relationnelle est principalement alimentée par une hyperactivation anxieuse (peur de l’abandon, demandes répétées de réassurance) ou par une désactivation évitante (retrait affectif, refus de la vulnérabilité, indépendance compulsive).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’ECR repose sur une conceptualisation bidimensionnelle de l’attachement romantique adulte. Contrairement aux approches typologiques initiales qui assignaient arbitrairement les individus à des catégories discrètes, l’ECR appréhende l’attachement comme un espace géométrique continu défini par deux axes fondamentaux :

1. L’anxiété liée à l’attachement (Attachment Anxiety)

Cette dimension reflète le degré auquel une personne s’inquiète du fait que son partenaire ne l’aime pas suffisamment, ne soit pas disponible émotionnellement ou vienne à l’abandonner. Elle correspond sur le plan cognitif à un modèle négatif de soi combiné à une vigilance exacerbée à l’égard des signaux de rejet potentiel. Les individus obtenant des scores élevés sur cette sous-échelle déploient des stratégies d’hyperactivation de leur système d’attachement : ils cherchent une proximité extrême, demandent une réassurance constante, éprouvent une forte détresse en cas de séparation physique ou psychologique et amplifient leurs émotions négatives pour maintenir l’attention de l’autre (ex. : item 2 : « I worry about being abandoned » ; item 18 : « I need a lot of reassurance that I am loved by my partner »).

2. L’évitement de l’attachement (Attachment Avoidance)

Cette dimension évalue le degré de malaise d’une personne vis-à-vis de la proximité intime, de l’interdépendance et de l’ouverture émotionnelle. Elle reflète un modèle négatif d’autrui, perçu comme peu fiable, étouffant ou incapable de répondre adéquatement aux besoins d’affection. Les individus affichant des scores élevés sur cet axe mobilisent des stratégies de désactivation : ils suppriment consciemment ou inconsciemment leurs besoins d’attachement, évitent de se confier, valorisent une autonomie compulsive et maintiennent une distance de sécurité psychologique et physique avec leur partenaire (ex. : item 1 : « I prefer not to show a partner how I feel deep down » ; item 5 : « Just when my partner starts to get close to me I find myself pulling away »).

La typologie dérivée en quatre quadrants

Bien que l’analyse continue des scores soit fortement recommandée sur le plan méthodologique pour maximiser la puissance statistique, le croisement orthogonal de ces deux dimensions permet de retrouver les quatre profils d’attachement définis par Bartholomew et Horowitz (1991) :

  • Attachement sécurisé (Secure) : Faible anxiété et faible évitement. L’individu est à l’aise avec la dépendance mutuelle, exprime ouvertement ses émotions et tolère la séparation sans angoisse disproportionnée.
  • Attachement préoccupé (Preoccupied) : Forte anxiété et faible évitement. L’individu recherche avidement la proximité mais demeure rongé par la peur constante d’être rejeté ou abandonné.
  • Attachement détaché / évitant (Dismissing-Avoidant) : Faible anxiété et fort évitement. L’individu revendique une indépendance absolue, minimise l’importance des relations affectives et refuse la vulnérabilité.
  • Attachement craintif / évitant (Fearful-Avoidant) : Forte anxiété et fort évitement. L’individu aspire profondément à l’intimité mais en est terrifié, anticipant une souffrance relationnelle inévitable.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ECR s’enracine directement dans la théorie de l’attachement initialement formulée par le psychiatre et psychanalyste britannique John Bowlby (1969, 1973, 1980) et opérationnalisée chez le nourrisson par la psychologue du développement Mary Ainsworth (1978). Selon Bowlby, l’être humain est doté d’un système motivationnel inné, le système d’attachement, dont la fonction adaptative est de réguler la recherche de proximité auprès d’une figure protectrice (le donneur de soins) en situation de détresse ou de danger.

Au fil des interactions répétées avec ces figures précoces, l’individu intériorise des schémas cognitifs et affectifs stables appelés modèles internes opérants (MIO). Ces représentations mentales de soi et d’autrui structurent les attentes relationnelles, l’interprétation des comportements sociaux et les mécanismes de régulation émotionnelle tout au long de l’existence.

À la fin des années 1980, Cindy Hazan et Phillip Shaver (1987) ont opéré une avancée conceptuelle majeure en démontrant que les relations amoureuses entre adultes fonctionnent comme des liens d’attachement à part entière. Le partenaire amoureux assume désormais le rôle de refuge sécurisant (safe haven) et de base de sécurité (secure base) jadis dévolu aux parents. Par la suite, Kim Bartholomew et Leonard M. Horowitz (1991) ont formalisé l’idée que les styles d’attachement s’organisent autour de deux axes bipolaires : la positivité du modèle de soi (associée à l’anxiété) et la positivité du modèle d’autrui (associée à l’évitement).

L’ECR opérationnalise cette architecture théorique dans le cadre moderne décrit notamment par Mario Mikulincer et Phillip Shaver (2003, 2007). Selon ce modèle dynamique à deux niveaux :

  • Lorsque des menaces relationnelles sont perçues, la personne active son système d’attachement.
  • Si la figure d’attachement est perçue comme accessible et bienveillante, la sécurité affective s’établit.
  • En revanche, si la figure d’attachement est perçue comme instable, indisponible ou rejetante, l’individu bascule vers des stratégies d’attachement secondaires : soit l’hyperactivation (anxiété élevée), consistant en un combat permanent pour maintenir le contact affectif, soit la désactivation (évitement élevé), consistant à refouler les signaux de vulnérabilité et à s’isoler émotionnellement.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’ECR a été abondamment documentée au sein de centaines d’études empiriques transnationales :

Validité de construit

Dans l’étude princeps de Brennan, Clark et Shaver (1998), portant sur un échantillon de 1 438 étudiants de premier cycle universitaire, l’analyse a confirmé que les 36 items retenus saturaient de manière univoque sur les deux macro-dimensions théoriques sans saturation croisée problématique. Les solutions factorielles ont montré que les deux dimensions expliquaient une part prépondérante de la variance commune de l’ensemble des 323 items d’attachement existant dans la littérature.

Validité convergente

L’ECR démontre de fortes corrélations convergentes avec les mesures antérieures de l’attachement (comme l’Adult Attachment Questionnaire de Simpson ou le Relationship Scales Questionnaire de Griffin et Bartholomew). Par ailleurs, les scores de la sous-échelle d’anxiété sont positivement corrélés au névrosisme (Neuroticism du modèle des Big Five, $r \approx 0{,}35$ à $0{,}45$), à la dépendance affective et à la rumination dépressive. La sous-échelle d’évitement est quant à elle négativement corrélée à l’agréabilité ($r \approx -0{,}25$), à l’extraversion et à la tendance à l’intimité émotionnelle.

Validité discriminante

Bien que corrélée aux traits généraux de la personnalité, l’ECR conserve une variance résiduelle substantielle qui lui est propre : elle prédit la satisfaction relationnelle, la gestion des conflits et la sexualité de couple bien au-delà de ce qu’expliquent les traits généraux du Big Five ou l’estime de soi globale. De plus, l’anxiété et l’évitement présentent une très faible corrélation mutuelle dans la plupart des études sur populations normatives (généralement $r < 0{,}15$), attestant de leur quasi-orthogonalité.

Validité prédictive et écologique

Les études observationnelles en laboratoire ont démontré que les scores à l’ECR prédisent les réactions comportementales et physiologiques lors de discussions de couple conflictuelles ou de tâches de stress induit. Par exemple, lors de la séparation physique ou de paradigmes de soutien social, les scores élevés d’évitement prédisent un retrait comportemental et une diminution du regard mutuel, tandis que les scores élevés d’anxiété sont corrélés à une réactivité cardiovasculaire accrue et à des comportements de reproche coercitif.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’ECR se situe parmi les plus élevées de l’ensemble des questionnaires psychologiques en sciences sociales :

  • Consistance interne : Dans l’étude originale de Brennan et al. (1998), le coefficient alpha de Cronbach était de 0,91 pour la sous-échelle d’anxiété et de 0,94 pour la sous-échelle d’évitement. Ces valeurs ont été répliquées de manière constante dans des dizaines d’adaptations linguistiques (notamment en français, espagnol, italien, chinois et japonais), oscillant invariablement entre 0,88 et 0,94 pour l’anxiété et entre 0,89 et 0,95 pour l’évitement.
  • Fidélité test-retest : Les études longitudinales mesurant la stabilité des scores démontrent des coefficients de corrélation test-retest robustes. Sur une période de 3 à 6 semaines, les coefficients test-retest se situent entre 0,80 et 0,87. Sur des périodes plus étendues (de 6 mois à 2 ans), les coefficients demeurent stables autour de 0,60 à 0,72, reflétant à la fois la stabilité fondamentale des traits d’attachement à l’âge adulte et leur sensibilité aux transitions de vie relationnelle majeures (telles qu’une rupture, un mariage ou une thérapie).

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’élaboration de l’ECR constitue une référence méthodologique en matière d’analyse factorielle appliquée à la construction de questionnaires :

Analyse factorielle exploratoire (AFE) originale

Brennan, Clark et Shaver (1998) ont tout d’abord recensé l’intégralité des 60 sous-échelles existantes dans les instruments d’attachement de l’époque, regroupant un total de 323 items uniques. Après administration à un échantillon de 1 438 répondants, ils ont procédé à une analyse factorielle exploratoire en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Oblimin). Les résultats ont mis en évidence la prédominance absolue de deux facteurs majeurs expliquant la quasi-totalité de la structure d’intercorrélation des items.

Pour composer l’instrument final, les auteurs ont sélectionné les 18 items présentant les plus fortes saturations factorielles (factor loadings) sur le facteur d’anxiété (toutes supérieures à 0,50, avec des saturations moyennes proches de 0,65), et les 18 items présentant les plus fortes saturations sur le facteur d’évitement, tout en s’assurant que ces items ne présentaient pas de saturations croisées significatives sur l’autre dimension.

Analyses factorielles confirmatoires (AFC)

De nombreuses études ultérieures (notamment celles de Sibley et Liu, 2004 ; Fraley et al., 2000 ; Lafontaine et al., 2016 pour les validations francophones) ont soumis l’ECR à des analyses factorielles confirmatoires. Les indices d’ajustement soutiennent fermement la structure bidimensionnelle :

  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) et Comparative Fit Index (CFI) couramment supérieurs à 0,90 ou 0,92 après prise en compte des covariances d’erreurs entre items formulés de manière inversée.
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) généralement inférieur à 0,06.
  • Invariance de mesure (invariance factorielle métrique et scalaire) confirmée entre les genres (hommes vs femmes) et à travers différents groupes d’âge.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (Self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée en ligne.
  • Durée de passation : Environ 8 à 12 minutes.
  • Nombre total d’items : 36 items.
  • Structure des sous-échelles :
    • Évitement de l’attachement (Attachment Avoidance) : 18 items (items impairs : 1, 3, 5, 7, 9, 11, 13, 15, 17, 19, 21, 23, 25, 27, 29, 31, 33, 35).
    • Anxiété liée à l’attachement (Attachment Anxiety) : 18 items (items pairs : 2, 4, 6, 8, 10, 12, 14, 16, 18, 20, 22, 24, 26, 28, 30, 32, 34, 36).
  • Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points graduée comme suit :
    • 1 = Strongly Disagree (Fortement en désaccord)
    • 2 = Disagree (En désaccord)
    • 3 = Slightly Disagree (Légèrement en désaccord)
    • 4 = Neutral (Neutre)
    • 5 = Slightly Agree (Légèrement d’accord)
    • 6 = Agree (D’accord)
    • 7 = Strongly Agree (Fortement d’accord)
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Inversion préalable des items formulés positivement (marqués par un « (R) ») : Pour ces items, le score inversé est calculé selon la formule : $\text{Score recalculé} = 8 – \text{Score brut}$ (ainsi, 1 devient 7, 2 devient 6, etc.). Les items à inverser sont les items : 3, 15, 19, 22, 25, 27, 29, 31, 33 et 35.
    • Score d’Évitement : Calcul de la moyenne arithmétique des 18 items d’évitement (après inversion des items 3, 15, 19, 25, 27, 29, 31, 33, 35). Score variant de 1 à 7.
    • Score d’Anxiété : Calcul de la moyenne arithmétique des 18 items d’anxiété (après inversion de l’item 22). Score variant de 1 à 7.
    • Plus le score moyen est élevé, plus l’insécurité d’attachement sur la dimension concernée est marquée.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1998.
  • Statut des droits d’auteur et permissions : L’instrument a été mis à la disposition de la communauté académique internationale par les auteurs dans un but non commercial. L’utilisation de l’ECR pour des projets de recherche universitaire, des thèses de doctorat, des mémoires ou des évaluations cliniques individuelles sans but lucratif est libre de droits et ne requiert pas d’autorisation formelle payante.
  • Tarification : Accès libre et gratuit (Open Access for Research). Aucun coût de licence pour les travaux scientifiques. Pour toute utilisation commerciale, intégration logicielle propriétaire ou diffusion à des fins marchandes, une autorisation auprès des auteurs ou de l’éditeur du volume original (Guilford Press) est requise.

12. Références / References

  • Ainsworth, M. D. S., Blehar, M. C., Waters, E., & Wall, S. (1978). Patterns of attachment: A psychological study of the strange situation. Lawrence Erlbaum Associates.
  • Bartholomew, K., & Horowitz, L. M. (1991). Attachment styles among young adults: A test of a four-category model. Journal of Personality and Social Psychology, 61(2), 226–244. https://doi.org/10.1037/0022-3514.61.2.226
  • Bowlby, J. (1969). Attachment and loss: Vol. 1. Attachment. Basic Books.
  • Bowlby, J. (1973). Attachment and loss: Vol. 2. Separation: Anxiety and anger. Basic Books.
  • Bowlby, J. (1980). Attachment and loss: Vol. 3. Loss: Sadness and depression. Basic Books.
  • Brennan, K. A., Clark, C. L., & Shaver, P. R. (1998). Self-report measurement of adult attachment: An integrative overview. In J. A. Simpson & W. S. Rholes (Eds.), Attachment theory and close relationships (pp. 46–76). Guilford Press.
  • Fraley, R. C., Waller, N. G., & Brennan, K. A. (2000). An item response theory analysis of self-report measures of adult romantic attachment. Journal of Personality and Social Psychology, 78(2), 350–365. https://doi.org/10.1037/0022-3514.78.2.350
  • Hazan, C., & Shaver, P. R. (1987). Romantic love conceptualized as an attachment process. Journal of Personality and Social Psychology, 52(3), 511–524. https://doi.org/10.1037/0022-3514.52.3.511
  • Lafontaine, M.-F., Brassard, A., Lussier, Y., Valois, P., Loiselle, M., & Shaver, P. R. (2016). Selecting the best items for a short form of the Experiences in Close Relationships questionnaire. European Journal of Psychological Assessment, 32(2), 140–154. https://doi.org/10.1027/1015-5759/a000243
  • Mikulincer, M., & Shaver, P. R. (2007). Attachment in adulthood: Structure, dynamics, and change. Guilford Press.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Format:

1 = Strongly Disagree, 2 = Disagree, 3 = Slightly Disagree, 4 = Neutral, 5 = Slightly Agree, 6 = Agree, 7 = Strongly Agree

  1. I prefer not to show a partner how I feel deep down.
  2. I worry about being abandoned.
  3. I am very comfortable being close to romantic partners. (R)
  4. I worry a lot about my relationships.
  5. Just when my partner starts to get close to me I find myself pulling away.
  6. I worry that romantic partners wont care about me as much as I care about them.
  7. I get uncomfortable when a romantic partner wants to be very close.
  8. I worry a fair amount about losing my partner.
  9. I don’t feel comfortable opening up to romantic partners.
  10. I often wish that my partner’s feelings for me were as strong as my feelings for him/her.
  11. I want to get close to my partner, but I keep pulling back.
  12. I often want to merge completely with romantic partners, and this sometimes scares them away.
  13. I am nervous when partners get too close to me.
  14. I worry about being alone.
  15. I feel comfortable sharing my private thoughts and feelings with my partner. (R)
  16. My desire to be very close sometimes scares people away.
  17. I try to avoid getting too close to my partner.
  18. I need a lot of reassurance that I am loved by my partner.
  19. I find it relatively easy to get close to my partner. (R)
  20. Sometimes I feel that I force my partners to show more feeling, more commitment.
  21. I find it difficult to allow myself to depend on romantic partners.
  22. I do not often worry about being abandoned. (R)
  23. I prefer not to be too close to romantic partners.
  24. If I can’t get my partner to show interest in me, I get upset or angry.
  25. I tell my partner just about everything. (R)
  26. I find that my partner(s) don’t want to get as close as I would like.
  27. I usually discuss my problems and concerns with my partner. (R)
  28. When I’m not involved in a relationship, I feel somewhat anxious and insecure.
  29. I feel comfortable depending on romantic partners. (R)
  30. I get frustrated when my partner is not around as much as I would like.
  31. I don’t mind asking romantic partners for comfort, advice, or help. (R)
  32. I get frustrated if romantic partners are not available when I need them.
  33. It helps to turn to my romantic partner in times of need. (R)
  34. When romantic partners disapprove of me, I feel really bad about myself.
  35. I turn to my partner for many things, including comfort and reassurance. (R)
  36. I resent it when my partner spends time away from me.
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Échelle des expériences dans les relations proches. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-experiences-dans-les-relations-proches-ecr/
Looti, Mohammed. “Échelle des expériences dans les relations proches.” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-experiences-dans-les-relations-proches-ecr/.
Looti, Mohammed. “Échelle des expériences dans les relations proches.” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-experiences-dans-les-relations-proches-ecr/.