1. Résumé / Abstract
L’Échelle des événements sexistes (en anglais, Schedule of Sexist Events – SSE), élaborée par les psychologues Elizabeth A. Klonoff et Hope Landrine en 1995, est un instrument psychométrique pionnier conçu pour opérationnaliser et quantifier les expériences de discrimination sexiste vécues par les femmes en tant que stresseurs de vie spécifiques au genre. Fondée sur le modèle transactionnel du stress et la théorie féministe critique, la SSE conceptualise le sexisme non pas simplement comme une idéologie attitudinale ou un préjugé abstrait, mais comme une constellation d’événements de vie aversifs, micro-agressifs et discriminatoires récurrents qui exercent un impact néfaste direct sur la santé physique et psychologique des femmes.
Le questionnaire est composé de 20 énoncés fondamentaux évaluant différentes formes de victimisation sexiste à travers de multiples contextes écologiques (milieu professionnel, cadre académique, relations intimes, famille, sphère publique et interactions avec les prestataires de services ou de soins). Chaque événement est évalué selon deux temporalités distinctes : la fréquence au cours de la vie entière (Lifetime, SSE-L) et la fréquence au cours de l’année écoulée (Past Year, SSE-R pour Recent). Les participantes répondent sur une échelle de fréquence de type Likert en 6 points, s’étendant de 1 (« Jamais arrivé ») à 6 (« Arrivé presque tout le temps »). De plus, l’instrument mesure l’évaluation cognitive globale de l’impact perçu de ce traitement injuste sur la trajectoire existentielle de la personne.
Sur le plan psychométrique, la SSE présente une consistance interne exceptionnelle, attestée par des coefficients alpha de Cronbach oscillant habituellement entre .90 et .95 pour l’ensemble des formes temporelles et factorielles. L’analyse factorielle révèle une structure multidimensionnelle stable articulée autour de quatre facteurs principaux : les événements sexistes dans le monde du travail ou des études, la dégradation sexiste et les violences verbales, le sexisme dans les relations interpersonnelles intimes, et le sexisme institutionnel ou de service. L’échelle démontre une validité convergente et prédictive robuste : les scores élevés à la SSE corrèlent de manière significative avec les symptômes dépressifs, l’anxiété générale, le stress perçu, la somatisation et la baisse de l’estime de soi, attestant du rôle pathogène central de la discrimination de genre.
2. Mots-clés / Keywords
Échelle des événements sexistes, Schedule of Sexist Events, discrimination de genre, sexisme perçu, micro-agressions sexistes, stresseurs de vie, psychométrie féministe, santé mentale des femmes, stress lié au genre, validité transculturelle.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée et validée par deux figures de proue de la psychologie clinique féministe et de la santé comportementale :
- Elizabeth A. Klonoff, Ph.D., ABPP : Professeure émérite de psychologie et de sciences comportementales, ayant exercé notamment à l’Université d’État de Californie à San Bernardino (California State University, San Bernardino), à l’Université d’État de San Diego (San Diego State University) ainsi qu’à l’Université de Floride centrale (University of Central Florida). Ses recherches pionnières portent sur la psychologie de la santé, les disparités sociodémographiques de santé et la mesure empirique des discriminations fondées sur le genre et l’appartenance ethnique.
- Hope Landrine, Ph.D. (1954–2019) : Chercheuse et professeure distinguée en psychologie et santé publique, directrice du Centre d’études sur les disparités de santé à l’East Carolina University, et figure majeure de la psychologie féministe et de la santé des minorités au sein de l’American Psychological Association (APA). Elle a consacré sa carrière à modéliser l’impact épidémiologique et psychologique des opprimés culturels et du racisme/sexisme institutionnel.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’Échelle des événements sexistes (SSE) est de combler un vide méthodologique et théorique majeur qui caractérisait la psychologie clinique et épidémiologique jusqu’au milieu des années 1990 : l’absence d’outils standardisés mesurant empiriquement la prévalence et l’impact direct des actes discriminatoires sexistes en tant que variables indépendantes du stress. Avant l’introduction de la SSE, la recherche sur les stresseurs de vie utilisait principalement des inventaires génériques (comme l’échelle de réajustement social de Holmes et Rahe ou les inventaires de tracas quotidiens de Lazarus et Folkman). Ces instruments conventionnels omettaient systématiquement les stresseurs structurels et sociopolitiques propres à la condition des femmes, invisibilisant ainsi une part essentielle de l’étiologie du mal-être psychologique féminin.
La SSE a été construite pour répondre à un double besoin :
- Sur le plan de la recherche fondamentale et appliquée : Permettre aux chercheurs d’évaluer quantitativement le lien direct, dose-dépendant, entre l’accumulation d’événements sexistes (à la fois chroniques au cours de la vie et aigus au cours de la dernière année) et divers marqueurs psychopathologiques. L’instrument permet d’explorer les mécanismes modérateurs et médiateurs, tels que les styles de coping, le soutien social, l’internalisation des stéréotypes et la résilience psychologique.
- Sur le plan de la pratique clinique et de l’évaluation diagnostique : Fournir aux psychothérapeutes, conseillers et psychologues de la santé un cadre anamnestique objectif permettant d’explorer dans quelle mesure la détresse émotionnelle d’une patiente (notamment la dépression, l’épuisement professionnel ou l’anxiété somatique) est une réponse adaptative ou réactive à un environnement social hostile et discriminatoire, plutôt qu’une pathologie purement intrapsychique.
En contextualisant la souffrance psychique au sein de la matrice socioculturelle patriarcale, la SSE dépathologise les symptômes des femmes en reliant l’émergence des troubles affectifs à des expériences concrètes de dévalorisation, d’injustice économique, de harcèlement sexuel et de violence symbolique ou physique.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par l’Échelle des événements sexistes est la victimisation sexiste vécue, envisagée comme une forme distincte et chronique de stress psychosocial non spécifique mais lié à l’identité de genre. Contrairement aux attitudes sexistes (qui mesurent les croyances d’un individu envers les femmes), la SSE mesure l’expérience phénoménologique et comportementale directe d’être la cible de préjugés, d’exclusions ou d’abus fondés sur le fait d’être une femme. Klonoff et Landrine (1995) ont décomposé ce macro-construit en plusieurs dimensions opérationnelles fondamentales :
1. Discrimination sexiste dans la sphère professionnelle et académique
Cette dimension englobe les iniquités subies dans les contextes formels d’apprentissage et de travail. Elle évalue le traitement injuste infligé par les enseignants, professeurs, employeurs, superviseurs et collègues de travail ou d’études. Elle inclut également les blocages structurels concrets dans l’avancement de carrière, tels que le refus injustifié d’une augmentation de salaire, d’une promotion, d’une titularisation ou d’une affectation valorisante en raison du genre (exemples : items 1, 2, 3 et 9). Ce domaine traduit le « plafond de verre » et l’hostilité organisationnelle.
2. Dégradation sexiste, harcèlement et violences interpersonnelles
Cette composante capture l’exposition à un climat hostile caractérisé par des insultes sexistes explicites, des blagues dégradantes, des avances sexuelles non sollicitées et des conduites agressives ou intimidantes. Elle couvre le spectre allant de la violence verbale (être qualifiée de termes péjoratifs tels que « bitch » ou « cunt ») aux micro-agressions communicationnelles (blagues sexistes humiliantes) et aux violences physiques ou menaces de sévices corporels motivées par la misogynie (exemples : items 11, 16, 18 et 19).
3. Iniquités dans les relations interpersonnelles intimes et familiales
L’une des contributions les plus originales du construit de la SSE est de reconnaître que le sexisme ne s’exerce pas uniquement dans l’espace public ou institutionnel, mais pénètre les cercles intimes de la vie privée. Cette sous-dimension capture le traitement injuste, méprisant ou asymétrique perpétré par les partenaires amoureux, conjoints, ex-partenaires, ainsi que par les membres de la famille biologique ou adoptive (exemples : items 8 et 10).
4. Sexisme de service, institutionnel et public
Cette dimension mesure les interactions hostiles ou discriminatoires émanant d’acteurs de la vie courante dans l’espace civique. Elle comprend les préjudices infligés par des inconnus dans la rue, des voisins, des professionnels de services commerciaux (garagistes, commerçants, serveurs, banquiers) et, de manière particulièrement critique, des professionnels de la relation d’aide et de santé (médecins, psychiatres, dentistes, travailleurs sociaux, conseillers scolaires) (exemples : items 4, 5, 6 et 7).
5. Réactions d’affrontement et évaluation globale de l’impact de vie
Au-delà de la simple occurrence passive d’actes hostiles, le construit intègre les conséquences comportementales réactives (vouloir réprimander l’agresseur, ressentir une vive colère, entrer en conflit ou être contrainte de démissionner, porter plainte ou déménager ; items 13, 14, 15 et 17) ainsi qu’un jugement contre-factuel global mesurant à quel point la trajectoire de vie actuelle aurait été différente en l’absence de ces discriminations systématiques (items 20, 39 et 40).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture conceptuelle de l’Échelle des événements sexistes s’enracine au confluent de trois courants théoriques majeurs de la psychologie contemporaine :
1. Le modèle transactionnel du stress et du coping (Lazarus & Folkman)
Selon la théorie transactionnelle développée par Richard Lazarus et Susan Folkman (1984), le stress psychologique ne réside pas exclusivement dans l’environnement ni dans l’individu, mais dans la relation dynamique d’évaluation cognitive liant la personne à son milieu. Klonoff et Landrine ont postulé que les événements sexistes constituent une classe unique d’« événements de vie » (life events) et de « tracas quotidiens » (daily hassles). En raison de leur caractère omniprésent, récurrent et souvent imprévisible, ils sollicitent de manière chronique les ressources d’adaptation de l’individu. L’incapacité de l’environnement à reconnaître la légitimité du stress ressenti par les femmes engendre une charge allostatique accrue, favorisant l’émergence d’états dépressifs et psychosomatiques.
2. La théorie du stress des minorités et de l’oppression sociétale
Bien que développée à l’origine dans l’étude des minorités ethniques et sexuelles (par exemple, par Ilan Meyer), la théorie du stress des minorités postule que les groupes sociaux occupant une position subordonnée dans la hiérarchie sociale sont exposés à des stresseurs distaux (discriminations objectives, violences interpersonnelles) et proximaux (vigilance constante, anticipation du rejet, intériorisation du mépris social). Klonoff et Landrine transposent cette logique aux femmes en tant que groupe sociopolitique subordonné, affirmant que le sexisme n’est pas une anomalie ponctuelle mais une condition structurelle et endémique régissant les rapports de pouvoir.
3. La psychologie féministe critique et la théorie de l’objectification
La SSE s’appuie sur les travaux fondamentaux de la psychologie féministe (notamment Jean Baker Miller, Carolyn Sherif et Phyllis Chesler), qui dénoncent l’étiquetage psychopathologique traditionnel des femmes sans prise en compte des oppressions matérielles. Cette perspective s’articule directement avec la théorie de l’objectification sexuelle formulée par Fredrickson et Roberts (1997), démontrant comment l’exposition répétée à des commentaires réifiants, des avances non désirées et des violences symboliques conduit à la surveillance corporelle chronique et à l’aliénation psychologique.
7. Validité / Validity
L’évaluation des qualités métrologiques de la SSE a fait l’objet de multiples investigations rigoureuses depuis l’étude princeps de Klonoff et Landrine en 1995, confirmant sa validité empirique dans des populations diversifiées :
Validité de construit et validité convergente
La validité convergente de l’instrument est étayée par des corrélations statistiquement significatives et de magnitude modérée à élevée entre les scores à la SSE (formes vie entière et année écoulée) et divers indicateurs standardisés de détresse psychologique. Dans l’échantillon initial de validation comprenant plus de 600 femmes d’origines ethnoculturelles diverses :
- Les scores de la SSE étaient positivement corrélés aux sous-échelles de dépression, d’anxiété et de somatisation du Brief Symptom Inventory (BSI) et de la Hopkins Symptom Checklist (HSCL) (coefficients $r$ compris entre .35 et .52, $p < .001$).
- Une corrélation inverse significative a été observée avec l’estime de soi évaluée par l’échelle de Rosenberg ($r = -.30$ à $-.42$), indiquant qu’une exposition accrue au sexisme érode l’auto-évaluation globale de la valeur personnelle.
- Les recherches ultérieures (par exemple, Moradi & Subich, 2002) ont démontré une convergence étroite entre la SSE et l’Interpersonal Sexual Objectification Scale (ISOS), corroborant le lien étroit entre l’objectification sexuelle et les événements discriminatoires sexistes.
Validité différentielle et incrémentale
La SSE a démontré une validité différentielle majeure vis-à-vis des mesures génériques de stress de vie. Dans des analyses de régression multiple hiérarchique, Klonoff et Landrine (1995) ont démontré que les scores à la SSE expliquaient une part significative et unique de la variance des symptômes psychiatriques et des problèmes de santé physique autodéclarés (maux de tête, troubles gastro-intestinaux, insomnie), même après avoir contrôlé statistiquement l’impact des stresseurs non sexistes génériques et des traits de personnalité négatifs (névrosisme). Cela prouve que le sexisme possède une toxicité psychopathogène propre, indépendante du stress général.
Validité transculturelle et intersectionnelle
Des recherches comparatives ont examiné la validité de l’échelle auprès de femmes caucasiennes, afro-américaines, hispaniques et asiatiques-américaines. Les résultats indiquent que si les femmes de toutes origines rapportent des taux élevés de sexisme au cours de leur vie, les femmes appartenant à des minorités ethniques rapportent des configurations distinctes d’événements sexistes, soulignant l’importance de coupler la SSE à des inventaires de discrimination raciale (comme le Schedule of Racist Events des mêmes auteurs) pour capturer les dynamiques intersectionnelles du sexisme racialisé.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’Échelle des événements sexistes a été documentée de manière approfondie à travers plusieurs indices psychométriques :
Consistance interne
Les indices d’homogénéité interne mesurés par le coefficient alpha de Cronbach sont remarquablement élevés et constants d’une étude à l’autre :
- Pour le score total de l’exposition au cours de la vie (Lifetime, SSE-L) : $\alpha = .92$ à $.95$.
- Pour le score total de l’exposition au cours de la dernière année (Past Year, SSE-R) : $\alpha = .90$ à $.93$.
- Pour les quatre sous-échelles factorielles, les coefficients alpha oscillent généralement entre .78 et .89, attestant d’une excellente cohésion interne sans redondance excessive des items.
Fidélité temporelle (Test-Retest)
La stabilité temporelle de l’instrument a été vérifiée lors d’études longitudinales et de réévaluations à intervalles de 3 à 6 semaines. Pour la sous-échelle portant sur la vie entière (SSE-L), le coefficient de corrélation test-retest s’élève à $r = .87$ ($p < .001$), indiquant une très haute stabilité des souvenirs d’événements discriminatoires vécus. Pour l’échelle de l’année passée (SSE-R), le coefficient de stabilité temporelle est de$r = .81$, reflétant à la fois la fiabilité du rappel et la sensibilité de la mesure aux fluctuations contextuelles récentes de l’environnement de la répondante.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Dans l’étude princeps de Klonoff et Landrine (1995), les réponses des participantes ont été soumises à une analyse factorielle exploratoire (AFE) avec rotation oblique (Promax et Oblimin direct), justifiée par l’interdépendance théorique des différentes manifestations de la discrimination patriarcale. L’analyse des valeurs propres (critère de Kaiser supérieur à 1) et l’examen du diagramme de sédimentation (scree plot de Cattell) ont fait émerger une solution stable en quatre facteurs expliquant plus de 55 % de la variance totale :
Structure à quatre composantes principales
- Facteur 1 : Sexisme dégradant et violences verbales/physiques (Degrading / Violent Sexism)
Ce facteur regroupe les items relatifs aux insultes misogynes (item 16), aux blagues dégradantes (item 19), aux agressions physiques ou menaces (item 18) et aux avances sexuelles inappropriées (item 11). Les saturations factorielles pour ces items s’échelonnent de .62 à .84.
- Facteur 2 : Discrimination dans le travail et l’éducation (Work / Academic Discrimination)
Ce facteur sature fortement sur les items mesurant les injustices commises par les enseignants (item 1), les employeurs (item 2), les collègues (item 3) et les refus d’avancement professionnel ou d’augmentation (item 9). Les saturations observées varient entre .58 et .79.
- Facteur 3 : Iniquité dans les relations interpersonnelles proches (Interpersonal Sexism)
Ce facteur capture spécifiquement le traitement inéquitable exercé par le conjoint, le petit ami ou les hommes significatifs (item 8) ainsi que par la propre famille de la participante (item 10). Saturations factorielles comprises entre .60 et .75.
- Facteur 4 : Sexisme institutionnel, de service et public (Public / Institutional Sexism)
Cette composante rassemble les conduites inéquitables infligées par des inconnus dans l’espace public (item 5), des employés de services commerciaux (item 4), des voisins (item 7) et des professionnels du soin et de la relation d’aide (item 6). Saturations comprises entre .52 et .71.
Des analyses factorielles confirmatoires ultérieures (notamment conduites par Moradi et Subich en 2002, ou Swim et al.) ont validé la supériorité de cette structure multidimensionnelle corrélée, tout en confirmant la légitimité psychométrique d’un modèle hiérarchique de second ordre justifiant l’utilisation d’un score composite global d’exposition au sexisme.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom du test : Échelle des événements sexistes (Schedule of Sexist Events – SSE).
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-rapport standardisé).
- Nombre d’items : L’inventaire de base comprend 20 énoncés fondamentaux. La structure administrative habituelle dédouble chaque item pour évaluer deux cadres temporels (Vie entière et Année écoulée), conduisant à un total opérationnel de 40 réponses notées.
- Modalités de passation : Format papier-crayon ou passation informatisée / en ligne. Temps de passation estimé entre 10 et 15 minutes.
- Échelle de réponse (Items de fréquence 1 à 19) : Échelle de fréquence de type Likert en 6 points, ancrée par des pourcentages objectifs du temps pour standardiser l’estimation temporelle :
- 1 = Jamais arrivé (NEVER happened)
- 2 = Arrivé de temps en temps / moins de 10 % du temps (Happened ONCE IN A WHILE [<10 % of the time])
- 3 = Arrivé parfois / 10 à 25 % du temps (Happened SOMETIMES [10-25 % of the time])
- 4 = Arrivé souvent / 26 à 49 % du temps (Happened A LOT [26-49 % of the time])
- 5 = Arrivé la plupart du temps / 50 à 70 % du temps (Happened MOST OF THE TIME [50-70 % of the time])
- 6 = Arrivé presque tout le temps / plus de 70 % du temps (Happened ALMOST ALL OF THE TIME [more than 70 % of the time])
- Échelle de réponse pour l’impact de vie perçu (Items 20, 39 et 40) : Échelle en 6 points mesurant la divergence contrefactuelle subjective :
- 1 = Identique à maintenant (Same as now)
- 2 = Un peu différente (Little different)
- 3 = Différente à bien des égards (Different in many ways)
- 4 = Différente sur de très nombreux aspects (Different in a lot of ways)
- 5 = Différente dans la plupart des domaines (Different in most ways)
- 6 = Totalement différente (Totally different)
- Cotation et calcul des scores :
- Score SSE-Lifetime (SSE-L) : Somme ou moyenne des items 1 à 19 évaluant l’exposition cumulative au cours de l’ensemble de la vie de la répondante.
- Score SSE-Recent / Past Year (SSE-R) : Somme ou moyenne des items 1 à 19 évaluant l’exposition aiguë au cours des 12 derniers mois.
- Scores des sous-échelles : Moyenne des items saturant sur chacun des quatre facteurs identifiés. Des scores plus élevés traduisent une fréquence de victimisation et un niveau de stress sexiste plus intenses.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 1995 (publication princeps dans la revue Psychology of Women Quarterly).
- Statut des droits d’auteur : Les droits initiaux de publication de l’article de recherche sont détenus par la Division 35 de l’American Psychological Association / Cambridge University Press / SAGE Publications (selon la gestion historique de la revue Psychology of Women Quarterly).
- Tarifs et conditions d’accès : L’utilisation de l’instrument est gratuite pour la recherche académique, les thèses doctorales, les projets universitaires non commerciaux et la pratique clinique à visée non lucrative. L’échelle est largement accessible dans le domaine public académique et reproduite dans les thèses et articles fondateurs (ex. : Denchik, 2005).
- Modalités d’autorisation : Pour une utilisation standard en recherche scientifique, aucune licence commerciale n’est requise. Les chercheurs sont simplement tenus de citer rigoureusement l’article original de Klonoff et Landrine (1995) conformément aux normes APA. Pour toute utilisation commerciale ou intégration dans des logiciels propriétaires payants, une demande d’autorisation auprès des ayants droit ou de l’éditeur de la revue est requise.
12. Références / References
Les publications scientifiques fondamentales et les études psychométriques de référence relatives à la SSE sont les suivantes :
- Denchik, A. L. (2005). Development and psychometric evaluation of the Interpersonal Sexual Objectification Scale (Doctoral dissertation, Ohio State University). OhioLINK Electronic Theses and Dissertations Center. https://kb.osu.edu/dspace/bitstream/handle/1811/414/1/angeladenchik.pdf
- Fredrickson, B. L., & Roberts, T.-A. (1997). Objectification theory: Toward understanding women’s lived experiences and mental health risks. Psychology of Women Quarterly, 21(2), 173–206. https://doi.org/10.1111/j.1471-6402.1997.tb00108.x
- Klonoff, E. A., & Landrine, H. (1995). The Schedule of Sexist Events: A measure of lifetime and recent sexist discrimination in women’s lives. Psychology of Women Quarterly, 19(4), 439–472. https://doi.org/10.1111/j.1471-6402.1995.tb00086.x
- Landrine, H., Klonoff, E. A., Gibbs, J., Manning, V., & Lund, M. (1995). Physical and psychiatric correlates of gender discrimination: An application of the Schedule of Sexist Events. Psychology of Women Quarterly, 19(4), 473–492. https://doi.org/10.1111/j.1471-6402.1995.tb00087.x
- Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
- Moradi, B., & Subich, L. M. (2002). Perceived sexist events and psychological distress for African American and White women: Testing the moderating effects of sexuality and race. Journal of Counseling Psychology, 49(4), 419–428. https://doi.org/10.1037/0022-0167.49.4.419
- Swim, J. K., Hyers, L. L., Cohen, L. L., & Ferguson, M. J. (2001). Everyday sexism: Evidence for its incidence, nature, and psychological impact from three daily diary studies. Journal of Social Issues, 57(1), 31–53. https://doi.org/10.1111/0022-4537.00200