1. Résumé / Abstract
L’Échelle des Dimensions Causales II (Causal Dimension Scale II ou CDSII), développée par Edward McAuley, Terry Duncan et Dan Russell en 1992, constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents dans l’étude des attributions causales au sein de la psychologie contemporaine. Conçue pour pallier les limitations structurelles de la première version de l’échelle (CDS) introduite par Dan Russell en 1982, la CDSII évalue la manière dont un individu perçoit et catégorise subjectivement les causes d’un événement, d’une réussite ou d’un échec personnel, notamment dans les contextes académiques, professionnels et sportifs.
L’échelle comprend 12 items articulés autour d’un format de réponse sémantique différentiel gradué de 1 à 9 points. Contrairement au modèle originel à trois facteurs qui regroupait la contrôlabilité en une dimension unique souvent ambiguë, la CDSII opérationnalise les attributions à travers quatre dimensions orthogonales distinctes : le lieu de causalité (Locus of Causality), le contrôle personnel (Personal Control), le contrôle externe (External Control) et la stabilité (Stability). Chaque dimension est rigoureusement évaluée par une sous-échelle dédiée de trois items.
Sur le plan métrologique, la CDSII présente d’excellentes qualités psychométriques. Les analyses factorielles confirmatoires menées lors de sa validation initiale et répliquées internationalement démontrent un ajustement adéquat du modèle à quatre dimensions comparé aux modèles concurrents. Les indices de cohérence interne (alpha de Cronbach) oscillent généralement entre 0,67 et 0,92 selon les sous-échelles et les populations étudiées, avec une fidélité test-retest substantielle. L’instrument permet d’éviter l’écueil méthodologique fondamental consistant à substituer les inférences du chercheur aux représentations cognitives réelles du participant, offrant ainsi une mesure phénoménologique écologique et standardisée des processus d’attribution causale.
2. Mots-clés / Keywords
Attribution causale, Échelle des dimensions causales II, CDSII, Lieu de causalité, Contrôle personnel, Contrôle externe, Stabilité causale, Psychologie de la motivation, Psychométrie, Théorie de Weiner, Psychologie du sport, Évaluation cognitive.
3. Auteurs / Authors
L’Échelle des Dimensions Causales II a été formalisée et validée scientifiquement par :
- Edward McAuley, Ph.D. : Professeur émérite au Département de kinésiologie et de santé communautaire, ainsi qu’à l’Institut Beckman pour les sciences et technologies avancées de l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign (États-Unis). Spécialiste reconnu de la psychologie de l’exercice physique, de l’auto-efficacité et de la motivation. (Courriel institutionnel historique : [email protected]).
- Terry E. Duncan, Ph.D. : Chercheur principal à l’Oregon Research Institute (Eugene, Oregon, États-Unis). Expert international en modélisation par équations structurelles, en méthodologie longitudinale et en analyse du changement comportemental.
- Dan W. Russell, Ph.D. : Professeur au Département de développement humain et d’études familiales à l’Iowa State University, et anciennement au Collège de médecine de l’Université de l’Iowa. Concepteur de la première version de la Causal Dimension Scale (1982) et de l’échelle de solitude de l’UCLA (UCLA Loneliness Scale).
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la CDSII est de mesurer la signification cognitive sous-jacente qu’un individu attribue aux explications causales de ses propres comportements ou résultats. Lorsqu’un individu est confronté à une issue particulière — qu’il s’agisse d’une victoire sportive, d’un échec à un examen universitaire, d’une performance professionnelle ou de l’adhésion à un protocole de rééducation médicale —, il formule spontanément des attributions causales (par exemple : « j’ai manqué de chance », « j’ai manqué d’entraînement », « l’arbitre était biaisé », « le test était trop difficile »).
Avant l’avènement de ces échelles, la méthodologie dominante consistait pour les chercheurs à classifier a priori ces causes selon des grilles théoriques prédéfinies. Or, comme l’ont souligné Bernard Weiner et Dan Russell, cette approche pose un problème de validité écologique majeur : une cause étiquetée comme « effort » peut être perçue par un sujet comme instable mais sous son contrôle total, tandis qu’un autre peut la considérer comme un trait de personnalité rigide et stable. De même, « l’aide d’un tiers » peut être perçue soit comme une ressource externe incontrôlable, soit comme le fruit d’une sollicitation délibérée. La CDSII a donc pour vocation de sonder directement la perception dimensionnelle subjective de la cause formulée librement par le sujet, garantissant que l’analyse reflète l’état psychologique interne de l’individu.
Sur le plan appliqué, la CDSII remplit de multiples fonctions :
- En psychologie du sport et de la performance : Elle permet de comprendre comment les athlètes intériorisent les victoires et les défaites, d’identifier les profils d’impuissance acquise et de développer des programmes de réattribution causale pour renforcer la persévérance, la résilience et l’auto-efficacité.
- En éducation et pédagogie : Elle sert à diagnostiquer les croyances motivationnelles des apprenants en difficulté, notamment en distinguant l’attribution à un manque d’effort personnel modifiable (contrôle personnel élevé) de l’attribution à un déficit d’intelligence immuable (faible contrôle, stabilité élevée).
- En psychologie clinique et de la santé : Elle évalue l’attribution des symptômes chroniques ou des rechutes comportementales (addictions, régimes), éclairant l’adhésion thérapeutique et la détresse émotionnelle consécutive à des issues négatives perçues comme incontrôlables ou stables.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit théorique opérationnalisé par la CDSII dérive directement de la révision dimensionnelle des attributions causales. L’échelle isole quatre dimensions distinctes, chacune représentée par trois items bipolaires :
1. Lieu de causalité (Locus of Causality)
Cette dimension évalue si la cause identifiée est perçue comme résidant à l’intérieur de l’individu ou si elle relève de son environnement externe. Elle capture la distinction fondamentale établie historiquement par Fritz Heider entre facteurs dispositionnels et facteurs situationnels. Un score élevé sur cette dimension indique que la cause émane de la personne elle-même (ex. ses compétences propres, sa constitution physique, ses traits psychologiques), tandis qu’un score bas indique une origine situationnelle ou environnementale (ex. les conditions météorologiques, la politique d’une institution, le matériel mis à disposition).
2. Contrôle personnel (Personal Control)
Le contrôle personnel quantifie le degré auquel la cause sous-jacente est perçue comme étant modifiable ou régulable par le sujet lui-même. C’est l’un des apports majeurs de la CDSII par rapport à la CDS de 1982. Un individu peut attribuer son échec à une cause interne (ex. son état de fatigue ou son manque de préparation) tout en considérant qu’il disposait du pouvoir complet de modifier cette condition (contrôle personnel élevé). À l’inverse, une cause interne telle qu’une prédisposition génétique ou une blessure imprévisible relèvera d’un contrôle personnel quasi nul.
3. Contrôle externe (External Control)
Cette sous-échelle mesure dans quelle mesure la cause est jugée sous le pouvoir, la régulation ou la maîtrise d’autres personnes. Dans la première mouture de l’échelle, les items de contrôle mélangeaient le contrôle exercé par le sujet et le contrôle exercé par autrui, ce qui générait des incohérences psychométriques. La CDSII individualise le contrôle externe : par exemple, la décision d’un examinateur, la tactique d’un adversaire sportif ou la directive d’un supérieur hiérarchique représentent des causes soumises à un fort contrôle externe, indépendamment de la volonté de l’individu évalué.
4. Stabilité temporelle (Stability)
La dimension de stabilité renvoie à la constance temporelle de la cause invoquée. Elle détermine si la cause est perçue comme permanente, durable et invariable dans le temps, ou au contraire comme temporaire, transitoire et susceptible d’évoluer à court terme. Selon la théorie motivationnelle, la stabilité est le déterminant cognitif premier des attentes de succès futur : attribuer un échec à une cause stable (ex. inaptitude congénitale) engendre le découragement et la baisse de l’espérance de gain, tandis que l’attribuer à une cause instable (ex. mauvaise nuit de sommeil, distraction passagère) préserve l’espoir d’une amélioration lors des tentatives ultérieures.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le socle théorique de la CDSII s’ancre dans la théorie attributionnelle de la motivation et de l’émotion développée par Bernard Weiner (1979, 1985, 1986). Weiner a postulé que les individus cherchent spontanément à comprendre les causes des événements inattendus, négatifs ou particulièrement saillants. Ces attributions ne se limitent pas à des étiquettes sémantiques hétérogènes (chance, effort, compétence, difficulté de la tâche), mais s’organisent selon des dimensions structurales universelles qui gouvernent les réactions affectives, cognitives et comportementales subséquentes.
Dans le modèle originel de Weiner, trois dimensions orthogonales étaient formalisées : le lieu de contrôle (locus), la stabilité et la contrôlabilité. Toutefois, l’opérationnalisation empirique de la « contrôlabilité » a soulevé d’intenses débats théoriques au cours des années 1980. Dan Russell avait développé en 1982 la première Causal Dimension Scale (CDS) à neuf items regroupant ces trois dimensions. Cependant, plusieurs recherches empiriques (notamment en psychologie du sport et en psychologie sociale) ont révélé que la dimension de contrôlabilité de la CDS présentait une faible validité discriminante et une cohérence interne fréquemment déficiente (souvent inférieure à 0,60).
L’analyse conceptuelle menée par McAuley, Duncan et Russell (1992) a mis en lumière une confusion inhérente au facteur de contrôlabilité : l’échelle originale amalgamait la capacité du sujet à contrôler la cause (« est-ce sous mon contrôle ? ») et la capacité générale d’un tiers à la contrôler (« est-ce contrôlable par quelqu’un d’autre ? »). Pour résoudre ce dilemme théorique, les auteurs se sont appuyés sur les travaux de Deci et Ryan sur l’autodétermination et sur les distinctions formulées par Bandura concernant l’auto-efficacité personnelle versus le contrôle exercé par l’environnement.
Ainsi, la scission de la contrôlabilité en deux entités distinctes — le contrôle personnel et le contrôle externe — a permis de rétablir une parfaite adéquation entre la structure dimensionnelle empirique et les postulats théoriques de Weiner. La CDSII offre donc un modèle quadri-dimensionnel équilibré qui préserve la distinction fondamentale entre agentivité personnelle et contingences sociales externes.
7. Validité / Validity
La validité de la CDSII a été documentée de manière approfondie au travers de vastes études psychométriques combinant validité de construit, validité convergente et validité discriminante :
Validité de construit et factorielle confirmatoire
Lors de l’étude princeps de McAuley, Duncan et Russell (1992), l’instrument a été administré à quatre échantillons distincts comprenant au total plus de 1 000 participants (étudiants universitaires en situation de performance motrice et d’examens académiques). Les auteurs ont comparé, via des modèles d’équations structurelles, le modèle théorique à quatre facteurs orthogonaux à plusieurs modèles alternatifs (modèle unifactoriel, modèle à trois facteurs de la CDS de 1982). Le modèle quadri-dimensionnel a affiché une adéquation statistique nettement supérieure, attestée par des indices d’ajustement robustes : des valeurs de Goodness of Fit Index (GFI) supérieures à 0,94 et des résidus standardisés minimaux (SRMR < 0,05).
Validité convergente et discriminante
Les corrélations inter-facteurs au sein de la CDSII confirment l’indépendance relative des construits. Le contrôle personnel et le contrôle externe affichent des corrélations faibles à modérées (généralement entre -0,15 et 0,10), démontrant qu’ils mesurent deux réalités psychologiques bien distinctes et non les deux pôles opposés d’un même continuum. Par ailleurs, la dimension du lieu de causalité est modérément liée au contrôle personnel (r ≈ 0,35 à 0,50), ce qui concorde avec la théorie : une cause doit être perçue comme un minimum interne pour être régulable par le soi, sans pour autant que l’internalité implique systématiquement le contrôle (ex. les aptitudes innées non modifiables).
Validité prédictive et de critère
La CDSII prédit de manière consistante les réactions émotionnelles et motivationnelles ultérieures des participants, conformément aux hypothèses de Weiner :
- Les scores élevés de stabilité lors d’un échec sont fortement corrélés à une baisse des attentes de succès futur et à des sentiments de résignation.
- Les attributions caractérisées par un lieu de causalité interne associé à un fort contrôle personnel lors d’une réussite prédisent significativement une élévation de l’estime de soi, de la fierté et de la motivation intrinsèque.
- Un score élevé en contrôle externe lors d’un échec est fréquemment associé à des réactions de colère ou d’amertume dirigées vers autrui.
8. Fidélité / Reliability
Les indices de fidélité de la CDSII attestent d’une bonne consistance interne et d’une reproductibilité temporelle satisfaisante, marquant un net progrès par rapport à la première version de l’échelle :
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Dans l’étude de validation originale (McAuley et al., 1992), les coefficients alpha de Cronbach calculés sur les quatre sous-échelles à travers quatre contextes d’évaluation indépendants se sont établis comme suit :
- Lieu de causalité (Items 1, 6, 9) : α oscillant entre 0,67 et 0,75.
- Contrôle personnel (Items 2, 4, 10) : α oscillant entre 0,79 et 0,82.
- Contrôle externe (Items 5, 8, 12) : α oscillant entre 0,82 et 0,92.
- Stabilité (Items 3, 7, 11) : α oscillant entre 0,65 et 0,73.
Ces coefficients ont été répliqués dans de nombreuses adaptations internationales. Notamment, la version francophone de l’échelle appliquée au sport et à l’exercice physique a rapporté des alphas homogènes variant entre 0,70 et 0,86 pour l’ensemble des dimensions. Les valeurs pour le contrôle personnel et le contrôle externe sont particulièrement élevées, ce qui valide la stratégie des auteurs d’avoir séparé ces deux concepts.
Fidélité temporelle (Test-Retest)
La stabilité temporelle d’une mesure attributionnelle doit être interprétée avec prudence, car l’attribution d’un individu envers une cause donnée peut fluctuer à mesure que le sujet réévalue la situation avec le recul émotionnel. Néanmoins, lors d’évaluations test-retest menées à intervalle court (1 à 2 semaines) dans des contextes de laboratoire avec des tâches standardisées, les corrélations de Pearson ont oscillé entre 0,60 et 0,78, attestant d’une stabilité métrologique appropriée pour un état cognitivo-perceptif.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Le développement de la CDSII s’est appuyé sur une démarche combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) et modélisation par équations structurelles (analyse factorielle confirmatoire, AFC) :
Structure factorielle confirmatoire (AFC)
L’évaluation psychométrique de McAuley, Duncan et Russell (1992) a employé le logiciel LISREL pour tester la structure hiérarchique de l’instrument. Le modèle théorique testé postulait quatre facteurs latents corrélés, chaque facteur chargeant exclusivement sur ses trois items indicateurs désignés :
- Facteur 1 : Lieu de causalité — items 1, 6, 9. Les saturations factorielles standardisées (λ) s’échelonnent de 0,55 à 0,81.
- Facteur 2 : Contrôle personnel — items 2, 4, 10. Les saturations factorielles standardisées s’échelonnent de 0,68 à 0,87.
- Facteur 3 : Stabilité — items 3, 7, 11. Les saturations factorielles s’échelonnent de 0,58 à 0,79.
- Facteur 4 : Contrôle externe — items 5, 8, 12. Les saturations factorielles s’échelonnent de 0,72 à 0,91.
Les indices de validité d’ajustement ont clairement confirmé la supériorité de cette configuration quadri-dimensionnelle sur tous les échantillons : le rapport χ²/df est demeuré inférieur à 2,0, le RMSEA s’est situé sous le seuil acceptable de 0,06, et le Bentler Comparative Fit Index (CFI) a dépassé 0,93. L’indépendance factorielle nette entre les items de contrôle personnel et les items de contrôle externe a définitivement invalidé le postulat antérieur d’une dimension unique de contrôlabilité.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’instrument : Causal Dimension Scale II (CDSII) / Échelle des Dimensions Causales II.
- Nature de l’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-rapporté) administré après l’identification libre d’une cause.
- Domaines d’application : Psychologie du sport, psychologie de l’éducation, psychologie sociale, comportement organisationnel, psychologie de la santé.
- Nombre d’items : 12 items.
- Format des réponses : Échelle sémantique différentielle bipolaire graduée de 9 à 1 (9 points), ancrée par deux adjectifs ou propositions opposées à chaque extrémité.
- Mode d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée individuelle/collective. Durée approximative : 3 à 5 minutes.
- Modalités de cotation (Scoring) :
- Chaque dimension est composée de la somme brute des scores des trois items correspondants.
- L’étendue du score pour chaque dimension varie de 3 (score minimal) à 27 (score maximal).
- Lieu de causalité (Locus of Causality) : Somme des items 1 + 6 + 9. Un score élevé reflète une cause interne à l’individu.
- Contrôle personnel (Personal Control) : Somme des items 2 + 4 + 10. Un score élevé reflète une cause maîtrisable par l’individu lui-même.
- Stabilité (Stability) : Somme des items 3 + 7 + 11. Un score élevé indique une cause stable et immuable dans le temps.
- Contrôle externe (External Control) : Somme des items 5 + 8 + 12. Un score élevé indique une cause régulée ou soumise au pouvoir d’autrui.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication originale : 1992 (faisant suite à la première version CDS publiée en 1982).
- Droits d’auteur et permissions : Les droits du manuscrit scientifique original appartiennent à la Society for Personality and Social Psychology et à l’éditeur SAGE Publications. Toutefois, les auteurs ont publié l’échelle intégrale dans leur article princeps dans une optique de recherche académique.
- Coût et tarification : L’utilisation de l’échelle à des fins de recherche fondamentale, académique ou pédagogique non commerciale est gratuite. Aucune redevance n’est requise tant que la source originale (McAuley et al., 1992) est convenablement citée.
- Usage commercial : Toute intégration de l’instrument dans des solutions logicielles commerciales, des plateformes RH payantes ou des outils de conseil nécessite l’obtention préalable d’une autorisation formelle auprès des titulaires de droits de reproduction.
12. Références / References
- McAuley, E., Duncan, T. E., & Russell, D. W. (1992). Measuring causal attributions: The revised Causal Dimension Scale (CDSII). Personality and Social Psychology Bulletin, 18(5), 566–573. https://doi.org/10.1177/0146167292185006
- Russell, D. (1982). The Causal Dimension Scale: A measure of how individuals perceive causes. Journal of Personality and Social Psychology, 42(6), 1137–1145. https://doi.org/10.1037/0022-3514.42.6.1137
- Weiner, B. (1979). A theory of motivation for some experiences of achievement. Journal of Educational Psychology, 71(1), 3–25. https://doi.org/10.1037/0022-0663.71.1.3
- Weiner, B. (1985). An attributional theory of achievement motivation and emotion. Psychological Review, 92(4), 548–573. https://doi.org/10.1037/0033-295X.92.4.548
- Weiner, B. (1986). An Attributional Theory of Motivation and Emotion. Springer-Verlag. https://doi.org/10.1007/978-1-4612-4948-1
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions: Think about the reason or reasons you have written above. The items below concern your impressions or opinions of this cause or causes of your performance.
Circle one number for each of the following questions.
Is this cause(s) something:
- That reflects an aspect of yourself 9 8 7 6 5 4 3 2 1 reflects an aspect of the situation
- Manageable by you 9 8 7 6 5 4 3 2 1 not manageable by you
- Permanent 9 8 7 6 5 4 3 2 1 temporary
- You can regulate 9 8 7 6 5 4 3 2 1 you cannot regulate
- Over which others have control 9 8 7 6 5 4 3 2 1 over which others have no control
- Onside of you 9 8 7 6 5 4 3 2 1 outside of you
- Stable over time 9 8 7 6 5 4 3 2 1 variable over time
- Under the power of other people 9 8 7 6 5 4 3 2 1 not under the power of other people
- Something about you 9 8 7 6 5 4 3 2 1 something about others
- Over which you have power 9 8 7 6 5 4 3 2 1 over which you have no power
- Unchangeable 9 8 7 6 5 4 3 2 1 changeable
- Other people can regulate 9 8 7 6 5 4 3 2 1 other people cannot regulate