Échelle des comportements douloureux

Découvrez l’Échelle des comportements douloureux (Pijn Gedrag Schaal / Pain Behavior Scale), instrument d’observation standardisé mesurant 8 indicateurs comportementaux de la douleur chronique.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 23, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 23, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

La Pijn Gedrag Schaal (PGS), ou Échelle des comportements douloureux, constitue l’adaptation néerlandaise standardisée de la célèbre University of Alabama Birmingham Pain Behavior Scale (UAB-PBS), initialement développée par Richards et ses collaborateurs en 1982, puis validée et adaptée par Johan W. S. Vlaeyen et son équipe en 1990. Cet instrument psychométrique d’observation directe a été conçu pour quantifier de manière objective et standardisée les manifestations comportementales manifestes associées à la douleur chronique chez l’adulte et la personne âgée. Contrairement aux outils traditionnels d’auto-évaluation, qui mesurent la composante subjective et émotionnelle de l’expérience nociceptive, la PGS évalue les comportements moteurs et vocaux directement observables en contexte clinique ou de réadaptation fonctionnelle.

L’échelle est structurée autour de huit catégories comportementales ciblées : le comportement verbal de douleur, le comportement vocal non-verbal, les expressions faciales de douleur, la posture debout, la mobilité/marche, le langage corporel (frottement et soutien), l’utilisation d’appuis et la position assise. Chaque indicateur est coté par un observateur entraîné sur une échelle ordinale à trois points (0 = absence de comportement douloureux, 0,5 = comportement modéré ou intermittent, 1,0 = comportement manifeste ou fréquent), générant un score total continu allant de 0 à 8. Les propriétés psychométriques de la PGS révèlent une excellente fidélité inter-juges (coefficients de corrélation intraclasse généralement supérieurs à 0,80), une consistance interne satisfaisante et une validité convergente robuste avec les mesures de limitation fonctionnelle, d’appréhension du mouvement (kinésiophobie) et d’incapacité perçue.

2. Mots-clés / Keywords

comportement de douleur, évaluation observationnelle, douleur chronique, Pijn Gedrag Schaal, UAB Pain Behavior Scale, psychométrie, conditionnement opérant, réadaptation fonctionnelle, kinésiophobie, fidélité inter-juges, observation clinique, analyse comportementale

3. Auteurs / Authors

Le développement initial de l’instrument d’origine, l’University of Alabama Birmingham Pain Behavior Scale (UAB-PBS), a été conduit par le Dr J. Scott Richards et son équipe pluridisciplinaire au sein du Département de médecine physique et de réadaptation de l’Université d’Alabama à Birmingham (UAB), États-Unis, en 1982. Leurs travaux pionniers visaient à combler le fossé entre les approches purement subjectives de la douleur et l’analyse comportementale appliquée.

L’adaptation transculturelle, la standardisation et l’évaluation psychométrique en langue néerlandaise, sous la dénomination de Pijn Gedrag Schaal (PGS), ont été réalisées en 1990 par le Professeur Johan W. S. Vlaeyen et ses collègues de l’Université de Maastricht (Maastricht University, Pays-Bas) et de la KU Leuven (Belgique). Le Pr Vlaeyen, figure internationale de premier plan en psychologie de la santé et créateur du modèle d’évitement de la douleur lié à la peur (Fear-Avoidance Model), a adapté la grille pour l’intégrer aux protocoles de rééducation comportementale et cognitive des lombalgies chroniques et des troubles musculosquelettiques rebelles.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Pijn Gedrag Schaal est de fournir une méthode d’évaluation standardisée, reproductible et écologiquement valide pour mesurer la fréquence et l’intensité des comportements de douleur observables chez des patients souffrant de pathologies douloureuses persistantes, notamment les affections du système nerveux périphérique, les atteintes musculosquelettiques et les rachialgies invalidantes. Dans l’histoire de l’algologie clinique, l’évaluation de la douleur s’est majoritairement appuyée sur les auto-questionnaires, tels que les échelles visuelles analogiques (EVA) ou les questionnaires multidimensionnels de type McGill Pain Questionnaire. Bien que ces mesures capturent la dimension intrapsychique et sensorielle ressentie, elles présentent des limites inhérentes : biais de désirabilité sociale, difficultés de communication cognitive chez les sujets vulnérables ou âgés, et dissociation fréquente entre l’intensité douloureuse rapportée et les capacités motrices réelles.

En pratique clinique, la PGS s’emploie principalement lors d’examens physiques standardisés, de séances de kinésithérapie ou de séquences de tâches comportementales prédéterminées (comme des tests de marche, des transitions assis-debout ou le soulèvement de charges légères). Elle répond à trois finalités majeures :

  • Le diagnostic fonctionnel et comportemental : Identifier les patrons de surprotection, de rigidité motrice ou de plaintes verbales excessives qui entretiennent le handicap au-delà des lésions tissulaires sous-jacentes.
  • Le suivi thérapeutique et l’évaluation de l’efficacité des soins : Mesurer de manière objective l’extinction des comportements douloureux inadaptés au cours de thérapies cognitivo-comportementales (TCC), de programmes de restauration fonctionnelle du rachis ou d’interventions multidisciplinaires de reconditionnement à l’effort.
  • La recherche clinique : Servir de critère de jugement externe dans les essais contrôlés randomisés évaluant l’impact des approches comportementales, pharmacologiques ou physiothérapeutiques sur l’incapacité fonctionnelle manifeste.

D’un point de vue clinique, la PGS évite l’écueil de la sur-médicalisation en dissociant la plainte verbale subjective de l’expression motrice globale, permettant aux soignants de cibler spécifiquement les contingences de renforcement qui modulent le répertoire comportemental du patient.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par la Pijn Gedrag Schaal est le comportement de douleur (pain behavior), défini par Wilbert E. Fordyce comme l’ensemble des manifestations observables, verbales ou motrices, émises par un individu et signalant à son entourage qu’il fait l’expérience d’une douleur physique ou d’un inconfort somatique. Dans la PGS, ce construit n’est pas appréhendé comme un simple reflet linéaire de l’influx nociceptif, mais comme une réponse comportementale complexe résultant de l’interaction entre des stimuli intéroceptifs, des processus d’apprentissage opérant, des facteurs cognitifs (tels que la catastrophisation) et l’environnement social.

L’échelle décompose ce macro-construit en huit dimensions opérationnelles spécifiques :

  • 1. Comportement verbal de douleur (Verbaal pijngedrag) : Plaintes explicites relatives à l’intensité de la douleur, énoncés verbaux décrivant l’inconfort (« J’ai mal », « Je n’en peux plus ») ou interruptions verbales liées à la souffrance pendant la tâche.
  • 2. Comportement vocal non-verbal (Niet-verbaal vocaal pijngedrag) : Émissions sonores paralinguistiques traduisant l’effort douloureux ou l’inconfort sans passer par le langage articulé, telles que les soupirs profonds, les gémissements, les râles ou les inspirations saccadées.
  • 3. Expressions faciales de douleur (Pijnlijke gezichtsuitdrukkingen) : Mimiques caractéristiques décrites par le système de codage des actions faciales (FACS), incluant le froncement des sourcils, la contraction périorbitaire, le plissement du nez, le retrait des commissures labiales et le serrement bilatéral des mâchoires ou des dents.
  • 4. Posture debout (Staande houding) : Asymétries posturales statiques antalgiques, inclinaison latérale involontaire du tronc, attitude voûtée ou fléchie en avant, et instabilité posturale traduisant un évitement d’appui sur le segment douloureux.
  • 5. Mobilité et marche (Mobiliteit / lopen) : Perturbations cinématiques manifestes de la déambulation, incluant la boiterie antalgique, la démarche traînante, le raccourcissement unilatéral de la phase d’appui, la raideur du bassin ou les hésitations lors des transitions motrices.
  • 6. Langage corporel et gestuelle (Lichaamstaal) : Comportements de protection manuelle directe, tels que frotter, masser ou comprimer la région douloureuse, ainsi que le soutien protecteur d’un membre ou du tronc avec les membres supérieurs.
  • 7. Utilisation de soutiens externes (Gebruik van ondersteuning) : Recours à des appuis physiques dans l’environnement immédiat pour décharger les structures anatomiques vulnérables (s’appuyer lourdement sur une table, une chaise, un mur) ou dépendance vis-à-vis d’aides techniques à la marche (cannes, béquilles) dans des situations où elles ne sont pas strictement médicalement requises.
  • 8. Comportement assis (Zitten) : Instabilité psychomotrice en position assise, nécessité de changer perpétuellement d’assise, posture asymétrique ou oblique sur la chaise, et incapacité manifeste à maintenir une position statique en raison de l’inconfort ressenti.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le soubassement théorique de la Pijn Gedrag Schaal s’ancre dans le modèle opérant de la douleur chronique formalisé par Wilbert E. Fordyce au milieu des années 1970. En appliquant les principes du conditionnement skinnérien à la médecine physique, Fordyce a démontré que si la douleur aiguë commence invariablement par une stimulation nociceptive consécutive à une lésion organique, les comportements émis en réponse à cette douleur sont soumis aux lois de l’apprentissage opérant et peuvent devenir autonomes par rapport à la pathologie initiale.

Dans ce modèle, les comportements de douleur sont renforcés de deux manières :

  1. Le renforcement positif : L’obtention de marques d’attention, de compassion, de réassurance de la part de l’entourage ou du personnel soignant, ainsi que l’accès à des compensations matérielles ou financières.
  2. Le renforcement négatif : L’évitement ou l’échappement immédiat à des activités désagréables, physiques, professionnelles ou sociales perçues comme menaçantes, ce qui soulage temporairement l’anxiété mais accentue le déconditionnement physique à long terme.

Au fil des décennies, Johan W. S. Vlaeyen a articulé ce modèle comportemental opérant avec le modèle d’évitement de la douleur lié à la peur (Fear-Avoidance Model). Selon cette perspective cognitivo-comportementale, les patients qui interprètent les sensations corporelles de manière catastrophique développent une anxiété spécifique liée à la douleur et une kinésiophobie (peur du mouvement). Cette peur induit une hypervigilance motrice et des comportements de protection rigides (détectables par les items posturaux et gestuels de la PGS), qui favorisent en retour l’atrophie musculaire, la sensibilisation centrale et le maintien paradoxal de la douleur.

La PGS se positionne ainsi comme l’outil clinique par excellence de ce cadre intégratif : elle ne cherche pas à juger de la « sincérité » d’un symptôme, mais documente empiriquement les réponses motrices apprises qui entravent le rétablissement fonctionnel.

7. Validité / Validity

L’évaluation psychométrique de la PGS et de sa version princeps l’UAB-PBS documente un profil de validité solide à travers de nombreuses études menées auprès de populations souffrant de lombalgies chroniques, d’arthrose ou de douleurs musculosquelettiques diffuses.

Validité convergente : Les scores totaux à la PGS présentent des corrélations positives statistiquement significatives et modérées à élevées avec d’autres indices de détresse et d’incapacité. Les études de Vlaeyen et al. (1990) ont mis en évidence des corrélations substantielles avec l’indice d’incapacité d’Oswestry (Oswestry Disability Index, $r \approx 0,45$ à $0,60$) et avec le score d’incapacité de Roland-Morris ($r \approx 0,52$). De même, la PGS corrèle de façon hautement significative avec l’échelle de kinésiophobie de Tampa (Tampa Scale for Kinesiophobia – TSK, $r \approx 0,48$), confirmant que les comportements moteurs d’évitement et de raideur observés reflètent fidèlement l’ampleur de la peur du mouvement.

Validité concourante et écologique : Lorsque la PGS est administrée pendant des épreuves standardisées de levage de charge ou lors d’épreuves de marche chronométrées, les scores sont inversement corrélés avec les performances biomécaniques réelles (force isocinétique, vitesse de marche, amplitude articulaire du rachis). Les patients présentant des scores élevés à la PGS montrent une réduction substantielle de l’endurance musculaire, indépendamment de la sévérité des anomalies radiologiques visibles à l’imagerie par résonance magnétique (IRM).

Validité discriminante : La PGS démontre une capacité éprouvée à discriminer les patients douloureux chroniques des sujets témoins sains ou des patients présentant des troubles psychopathologiques sans composante algique majeure (comme les épisodes dépressifs majeurs isolés). Bien que la dépression puisse induire un ralentissement psychomoteur global, les patrons comportementaux spécifiques de protection segmentaire (comme frotter la région douloureuse ou adopter une démarche asymétrique) demeurent strictement discriminants des pathologies douloureuses.

Sensibilité au changement et validité prédictive : Plusieurs protocoles longitudinaux ont établi que les réductions du score à la PGS consécutives à un programme de rééducation fonctionnelle prédisent favorablement la reprise du travail et la diminution de la consommation médicamenteuse d’antalgiques majeurs à 6 et 12 mois de suivi, surpassant souvent la valeur prédictive des simples scores d’auto-évaluation sur échelle visuelle analogique.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité d’une échelle observationnelle repose principalement sur l’accord inter-juges et la constance des mesures dans le temps.

Fidélité inter-juges (Inter-rater reliability) : C’est la propriété psychométrique la plus robuste de la PGS. Dans l’étude princeps de Richards et al. (1982) sur l’UAB-PBS, les coefficients de corrélation de Pearson et les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) entre deux évaluateurs indépendants et entraînés oscillaient entre 0,85 et 0,95. Lors de la validation néerlandaise de la PGS par Vlaeyen et al. (1990), l’accord inter-évaluateurs calculé via le coefficient Kappa de Cohen pour chacun des 8 items individuels s’est étagé de 0,65 (pour les expressions faciales, dimension plus subtile) à 0,92 (pour l’utilisation d’appuis et la marche), avec un CCI global pour le score total dépassant systématiquement 0,82. Ces résultats confirment qu’une courte formation préalable permet à des infirmiers, kinésithérapeutes ou psychologues d’obtenir des scores hautement congruents.

Consistance interne : Le coefficient alpha de Cronbach de la PGS varie habituellement entre 0,72 et 0,84 selon les échantillons cliniques. Cette valeur est jugée optimale : elle démontre une cohérence satisfaisante entre les huit indicateurs sans redondance excessive, reflétant le fait que différents patients peuvent manifester leur détresse par des canaux expressifs préférentiels (par exemple, des plaintes posturales sans manifestations vocales verbales).

Fidélité test-retest : Chez des patients dont l’état clinique est réputé stable, l’administration de la PGS lors de sessions d’observation standardisées espacées de 24 à 48 heures révèle un coefficient de stabilité test-retest supérieur à 0,78, attestant de la robustesse de l’instrument face aux fluctuations circonstancielles mineures.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) conduites sur les huit items de la PGS et de l’UAB-PBS ont permis de clarifier la structure sous-jacente du comportement de douleur.

Dans la plupart des travaux psychométriques initiaux, l’analyse en composantes principales fait émerger un facteur général unitaire expliquant entre 42 % et 55 % de la variance totale, ce qui justifie l’utilisation clinique d’un score sommatif global allant de 0 à 8. Ce facteur central traduit le niveau global d’expression manifeste de l’inconfort algique.

Néanmoins, des analyses factorielles plus approfondies à deux facteurs mettent régulièrement en exergue une scission cliniquement pertinente entre deux dimensions comportementales distinctes :

  • Facteur 1 : Comportements moteurs et biomécaniques de protection (Guarding / Protective motor behaviors) : Regroupant la posture debout, la mobilité/marche, l’utilisation de soutiens et la posture assise. Ce facteur présente des saturations élevées (généralement comprises entre 0,65 et 0,84) et reflète directement la composante fonctionnelle liée à l’évitement du mouvement et à la peur de la ré-aggravation tissulaire.
  • Facteur 2 : Comportements expressifs et communicatifs (Affective / Communicative behaviors) : Regroupant les plaintes verbales, les vocalisations non-verbales, les expressions faciales et le langage corporel direct (toucher la zone douloureuse). Les saturations de ce second facteur oscillent entre 0,58 et 0,79. Cette dimension est plus étroitement corrélée aux variables affectives, à l’angoisse de séparation, à la détresse émotionnelle et au soutien conjugal perçu.

Cette dualité factorielle offre aux cliniciens un cadre d’interprétation fin : un patient présentant un score élevé sur le facteur moteur mais faible sur le facteur communicatif tirera principalement bénéfice d’une exposition graduée in vivo, tandis qu’un score élevé sur le facteur communicatif nécessitera une réévaluation des contingences relationnelles et de l’entourage social.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Grille d’observation comportementale directe hétéro-administrée par un examinateur professionnel qualifié (médecin rééducateur, kinésithérapeute, ergothérapeute, psychologue ou personnel infirmier).
  • Format d’administration : Observation en temps réel durant un entretien clinique semi-structuré, un bilan physique ou une séquence de tâches physiques standardisées (durée d’observation recommandée : 10 à 20 minutes).
  • Nombre de catégories/items : 8 items comportementaux mutuellement exclusifs dans leur définition mais additifs.
  • Format d’échelle de réponse : Échelle ordinale d’observation comportementale à 3 points pour chaque catégorie :
    • 0 : Absence de comportement douloureux (Geen pijngedrag / None) ;
    • 0,5 : Comportement de douleur modéré ou incidentel (Matig / incidenteel pijngedrag / Occasional/Moderate) ;
    • 1,0 : Comportement de douleur manifeste ou fréquent (Duidelijk / frequent pijngedrag / Frequent/Severe).
  • Calcul du score total : Le score global de la PGS est obtenu par la somme simple arithmétique des scores attribués aux 8 items. L’éventail des scores possibles s’étend de 0,0 à 8,0 points.
  • Interprétation des résultats :
    • Score de 0 à 1,5 : Comportements de douleur minimes ou négligeables (répertoire moteur préservé).
    • Score de 2,0 à 4,0 : Présence modérée de comportements de protection ou d’expressions douloureuses.
    • Score supérieur à 4,0 : Manifestation sévère de comportements douloureux, suggérant un retentissement fonctionnel majeur, une kinésiophobie marquée ou des processus opérants actifs d’entretien du handicap.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Année de publication initiale : 1982 (UAB-PBS par Richards et al.) ; adaptation néerlandaise (PGS) validée en 1990 par Vlaeyen et al.

Statut des droits et autorisations : L’échelle fait partie du domaine public académique et de la littérature scientifique ouverte pour une utilisation clinique et de recherche non commerciale. Les professionnels de santé et les chercheurs peuvent reproduire et utiliser la grille sous réserve de citer scrupuleusement les publications originales de Richards et al. (1982) et de Vlaeyen et al. (1990). Aucune redevance financière ni redevance de licence commerciale (royalty) n’est exigée pour son application courante en milieu hospitalier ou académique.

12. Références / References

Les sources bibliographiques de référence ci-dessous détaillent la genèse, la validation et les propriétés psychométriques de l’instrument :

  • Fordyce, W. E. (1976). Behavioral methods for chronic pain and illness. C.V. Mosby.
  • Richards, J. S., Nepomuceno, C., Riles, M., & Suer, Z. (1982). Assessing pain behavior: The UAB Pain Behavior Scale. Pain, 14(4), 393–398. https://doi.org/10.1016/0304-3959(82)90146-5
  • Romano, J. M., Turner, J. A., Friedman, L. S., Bulcroft, R. A., Jensen, M. P., Wright, S. F., & Hops, H. (1992). Sequential analysis of chronic pain behaviors and spouse responses. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 60(5), 777–782. https://doi.org/10.1037//0022-006x.60.5.777
  • Turk, D. C., Wack, J. T., & Kerns, R. D. (1985). An empirical examination of the « pain-behavior » construct. Journal of Behavioral Medicine, 8(2), 119–130. https://doi.org/10.1007/bf00870311
  • Vlaeyen, J. W. S., Kole-Snijders, A. M. J., Boeren, R. G. B., & van Eek, H. (1995). Fear of movement/(re)injury in chronic low back pain and its relation to behavioral performance. Pain, 62(3), 363–372. https://doi.org/10.1016/0304-3959(94)00279-n
  • Vlaeyen, J. W. S., Pernot, D. F., Kole-Snijders, A. M., Schuerman, J. A., van Eek, H., & Groenman, N. H. (1990). Assessment of chronic back pain: The Pijn Gedrag Schaal (Pain Behavior Scale). Gedrag & Gezondheid: Tijdschrift voor Psychologie en Gezondheid, 18(3), 137–145.

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: De observator scoort gedurende een observatieperiode (of gestandaardiseerde gedragstest) de mate waarin de patiënt de volgende acht categorieën van pijngedrag vertoont.
Response Scale: 3-point behavioral observation rating scale per category: 0 = Geen pijngedrag (None), 0.5 = Matig / incidenteel pijngedrag (Occasional/Moderate), 1.0 = Duidelijk / frequent pijngedrag (Frequent/Severe)
Scoring / Reverse Items: Elk van de 8 categorieën wordt gescoord op een 3-punts schaal (0, 0.5, of 1.0). De totale PGS-score wordt berekend door de scores van alle 8 items op te tellen (bereik: 0 tot 8, waarbij een hogere score duidt op meer geobserveerd pijngedrag).
1

Verbaal pijngedrag (klachten over pijn, verbale uitingen van pijn)
2

Niet-verbaal vocaal pijngedrag (zuchten, steunen, kreunen, piepen)
3

Pijnlijke gezichtsuitdrukkingen (grimassen, vertrekken van het gezicht, opeenklemmen van de kaken/tanden)
4

Staande houding (asymmetrische houding, scheefstaan, voorovergebogen staan)
5

Mobiliteit / lopen (mank lopen, schuifelen, stijve/beperkte tred, aarzelend bewegen)
6

Lichaamstaal (wrijven over de pijnlijke plek, vasthouden of ondersteunen van het aangedane lichaamsdeel)
7

Gebruik van ondersteuning (leunen op meubilair, muren, of gebruik van hulpmiddelen om pijn te vermijden)
8

Zitten (onrustig verzitten, scheef zitten, niet stil kunnen blijven zitten van de pijn)
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 23). Échelle des comportements douloureux. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-comportements-douloureux-pijn-gedrag-schaal/
Looti, Mohammed. “Échelle des comportements douloureux.” Base de données de psychologie en français, 23 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-comportements-douloureux-pijn-gedrag-schaal/.
Looti, Mohammed. “Échelle des comportements douloureux.” Base de données de psychologie en français. septembre 23, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-comportements-douloureux-pijn-gedrag-schaal/.