Échelle des comportements de soumission

L’Échelle des comportements de soumission (Submissive Behaviour Scale – SBS) est un instrument psychométrique de 16 items développé par Paul Gilbert et Steven Allan pour évaluer les conduites de soumission, d’apaisement et d’inhibition sociale dans l’étude de la dépression et du rang social.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle des comportements de soumission (Submissive Behaviour Scale, SBS), développée initialement par Paul Gilbert et Steven Allan (1994) puis affinée par Allan et Gilbert (1997), est un instrument psychométrique auto-rapporté conçu pour évaluer la fréquence à laquelle un individu adopte des comportements de soumission, d’inhibition et d’apaisement dans des contextes d’interaction sociale. Ancrée dans l’approche de fréquence d’actes (act-frequency approach) introduite par David Buss et Kenneth Craik (1986) ainsi que dans les modèles éthologiques et évolutionnistes de la compétition pour le rang social (Gilbert, 1992, 2000), cette échelle comprend 16 items mesurant des conduites manifestes et des réactions émotionnelles subordonnées face à des pairs ou à des figures d’autorité.

Les participants évaluent chaque proposition au moyen d’une échelle de type Likert en 5 points allant de 0 (« Jamais » / Never) à 4 (« Toujours » / Always), générant un score total compris entre 0 et 64. Les analyses psychométriques révèlent une structure unifactorielle dominante expliquant une part substantielle de la variance, soutenue par une cohérence interne élevée (coefficient alpha de Cronbach de 0,89) et une excellente stabilité temporelle à quatre mois (r = 0,84, p < 0,001). Utilisée tant en recherche clinique qu’en psychothérapie fondamentale, notamment dans le cadre de la thérapie fondée sur la compassion (Compassion-Focused Therapy) et de l’étude des troubles dépressifs et anxieux, la SBS constitue une mesure robuste pour explorer les dynamiques de dominance-subordination, le sentiment de défaite et l’inhibition assertive.

2. Mots-clés / Keywords

Comportement de soumission, Éthologie humaine, Psychologie évolutionniste, Rang social, Dépression, Anxiété sociale, Affirmation de soi, Évaluation psychométrique, Stratégie subordonnée involontaire, Thérapie fondée sur la compassion.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et validée par deux chercheurs de premier plan dans le champ de la psychologie clinique et évolutionniste :

  • Paul Gilbert, Ph.D., FBPsS, OBE : Professeur émérite de psychologie clinique à l’Université de Derby (Royaume-Uni), ancien responsable de l’Unité de recherche en santé mentale (Mental Health Research Unit) au Kingsway Hospital (Derby). Il est internationalement reconnu comme le fondateur de la thérapie fondée sur la compassion (CFT) et l’un des pionniers de l’application de la théorie évolutionniste aux psychopathologies humaines.
  • Steven Allan, Ph.D. : Psychologue clinicien et chercheur affilié au département de psychologie clinique de l’Université de Leicester et aux services psychiatriques du National Health Service (NHS), Royaume-Uni. Ses travaux portent principalement sur le rôle des comparaisons sociales, de la honte et du statut hiérarchique dans l’étiologie des troubles de l’humeur.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Submissive Behaviour Scale est de quantifier la tendance comportementale globale d’un sujet à céder le contrôle interpersonnel, à inhiber ses propres besoins et revendications, et à émettre des signaux d’apaisement ou d’infériorité lors de situations d’évaluation ou de confrontation sociale. Du point de vue éthologique, les comportements de soumission constituent des adaptations fonctionnelles destinées à désamorcer l’agressivité d’un congénère dominant, à limiter les coûts physiologiques d’un conflit direct et à préserver l’appartenance au groupe social (Gilbert, 1992 ; Price et al., 1994).

Dans les contextes cliniques contemporains, cependant, une activation chronique et rigide de ces stratégies soumises n’est plus adaptative : elle devient un facteur de vulnérabilité majeur pour de multiples formes de détresse psychologique. La SBS a été élaborée pour pallier le manque d’instruments standardisés capturant non pas de simples attitudes cognitives ou des sentiments de timidité, mais la fréquence effective d’actes comportementaux de capitulation, d’effacement personnel et de conciliation excessive.

En recherche expérimentale et épidémiologique, l’échelle permet de :

  • Documenter les corrélats comportementaux de l’auto-dévalorisation et des biais de comparaison sociale descendante (considérer que les autres sont supérieurs, plus compétents et dotés d’un statut supérieur).
  • Examiner la « stratégie subordonnée involontaire » (Involuntary Subordinate Strategy) comme mécanisme proximal liant la perception de défaite (defeat) et de piège social (entrapment) aux épisodes dépressifs caractérisés.
  • Distinguer l’anxiété sociale marquée par l’évitement comportemental passif de l’anxiété marquée par une hyper-vigilance sans capitulation manifeste.

En pratique clinique, l’instrument fournit une ligne de base objective pour mesurer le déficit d’affirmation de soi (assertiveness). Il est largement mobilisé dans l’évaluation initiale et le suivi thérapeutique des thérapies comportementales et cognitives (TCC), des entraînements aux compétences sociales, et tout particulièrement des interventions de thérapie fondée sur la compassion (CFT), où l’objectif est d’apaiser le système de détection des menaces sociales et de restaurer le sentiment de sécurité et d’équipotence relationnelle.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la SBS s’articule autour de la notion de comportement de soumission opérationnalisée à travers l’approche par fréquence d’actes de Buss et Craik (1986). Plutôt que d’appréhender la soumission comme un trait de personnalité abstrait ou une disposition purement intrapsychique, cette méthodologie identifie des conduites observables et rapportables par l’individu dans des contextes sociaux quotidiens.

Bien que l’instrument produise un score global univarié, le construit englobe plusieurs manifestations comportementales et émotionnelles interdépendantes :

  • La capitulation verbale et l’inhibition des opinions personnelles : L’incapacité à maintenir son point de vue face à l’opposition ou à exprimer un désaccord légitime. Cela se traduit par l’acceptation indue de torts fictifs (ex. : admettre que l’on a tort alors que l’on se sait dans le vrai) ou l’abandon immédiat de la parole dès qu’un tiers intervient (ex. : cesser instantanément de parler si quelqu’un d’autre poursuit son discours).
  • La suppression des affects revendicatifs et de la colère : L’inhibition de l’expression des émotions d’agression adaptative nécessaires à la pose de limites interpersonnelles. Le sujet évite soigneusement de manifester son mécontentement, même face à des abus ou à des injustices flagrantes (ex. : ne pas exprimer son irritation à des amis, quitter un commerce sans réclamer sa monnaie lorsqu’il a été lésé).
  • La conformité et la passivité face à l’autorité ou aux pairs : L’adoption systématique d’une posture de complaisance (compliance) par crainte des représailles ou du rejet. L’individu s’exécute pour répondre aux attentes d’autrui au détriment de ses propres désirs, ou se tait docilement en cas de critiques venant de figures hiérarchiques.
  • Les manifestations non verbales d’apaisement et d’inconfort social : Des signes corporels d’inhibition posturale et visuelle destinés à signifier la non-menace, tels que la rupture ou l’évitement du contact oculaire direct, l’apparition de rougeurs faciales (blushing) lorsqu’on est observé, ou le repli en retrait lors de rassemblements sociaux.
  • La sur-compensation apologétique et la déférence : L’utilisation répétée de conduites de politesse excessive visant à neutraliser toute source potentielle d’animosité, comme le fait de formuler des excuses continues pour des erreurs insignifiantes ou de remercier avec une effusion disproportionnée pour une faveur mineure.

Le construit de soumission mesuré par la SBS ne doit pas être confondu avec la coopération bienveillante, l’altruisme ou l’amabilité (agreeableness) au sens du modèle des Big Five. Contrairement à l’amabilité, qui repose sur une disposition prosociale volontaire orientée vers l’harmonie, la soumission implique une dévalorisation de soi et une inhibition motivée par l’anxiété de punition, de rejet ou d’exclusion sociale.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage conceptuel de la SBS repose principalement sur la théorie éthologique et évolutionniste du rang social, développée par John Price, Paul Gilbert, Russell Gardner et leurs collaborateurs (Gilbert, 1992, 2000 ; Price et al., 1994). Cette perspective soutient que l’architecture mentale humaine a été façonnée par des pressions de sélection relatives à la compétition intraspécifique pour des ressources limitées (statut, partenaires, territoires, sécurité).

Le potentiel de détention de ressources (RHP) et le pouvoir d’attention sociale (SAHP)

Chez les espèces sociales, les conflits pour le rang reposent historiquement sur le Resource Holding Potential (RHP), c’est-à-dire l’évaluation par chaque protagoniste de sa force physique et de ses capacités de combat. Les individus évaluent en permanence leur RHP relatif par rapport à leurs compétiteurs. Si un individu évalue son RHP comme inférieur, l’option évolutive la plus économique consiste à émettre des signaux de soumission (posture basse, détournement du regard, vocalises d’apaisement) pour signaler son abdication, évitant ainsi des blessures létales ou l’expulsion du groupe.

Chez l’être humain, cette dynamique s’est complexifiée pour intégrer le Social Attention Holding Power (SAHP) : le rang ne découle plus seulement de la force coercitive, mais de la capacité à attirer l’attention positive, l’estime et l’approbation d’autrui (Gilbert, 1997). Lorsque les individus perçoivent qu’ils possèdent un SAHP médiocre, ils s’estiment inférieurs, inintéressants et vulnérables au rejet, ce qui déclenche une cascade de réponses subordonnées.

La stratégie subordonnée involontaire (ISS) et la psychopathologie

Dans ce cadre, la dépression et l’anxiété sociale sont conceptualisées comme l’activation pathologique d’une stratégie subordonnée involontaire (Involuntary Subordinate Strategy). Lorsque la défaite sociale est perçue comme inéluctable et qu’aucune fuite physique n’est possible (situation de piège social ou entrapment), les mécanismes d’inhibition comportementale s’emballent. L’individu bloque toute initiative assertive, coupe ses élans de colère protectrice et adopte un profil bas permanent. La SBS a précisément été construite pour opérationnaliser la facette comportementale visible de cette inhibition de rang, permettant de relier directement l’évaluation subjective du statut aux symptômes cliniques de dépression.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la Submissive Behaviour Scale a été rigoureusement documentée au sein de multiples échantillons cliniques et non cliniques (Allan & Gilbert, 1997 ; Gilbert et al., 1996 ; Sloman et al., 2003).

Validité convergente

La validité convergente de la SBS a été établie par des corrélations positives robustes et hautement significatives avec les échelles mesurant les dimensions associées de la détresse sociale et de la vulnérabilité affective :

  • Dépression : Les scores à la SBS présentent des corrélations positives élevées (typiquement comprises entre r = 0,45 et r = 0,65, p < 0,001) avec les inventaires standardisés de dépression, notamment l’Inventaire de Dépression de Beck (BDI ; Beck et al., 1988). Plus un individu présente des comportements de soumission élevés, plus son intensité dépressive est marquée.
  • Comparaison sociale défavorable : Une corrélation négative forte est observée avec l’Échelle de comparaison sociale (Social Comparison Scale, SCS ; Allan & Gilbert, 1995), indiquant que les scores de soumission augmentent à mesure que l’individu se perçoit comme inférieur, incompétent et rejeté par rapport à autrui (r = -0,50 à -0,62).
  • Anxiété sociale et peur de l’évaluation négative : La SBS corrèle positivement avec l’Échelle d’évitement et de détresse sociale (SAD) et l’Échelle de peur de l’évaluation négative (FNE ; Watson & Friend, 1969), avec des coefficients oscillant entre 0,48 et 0,60.
  • Sentiment de piège et de défaite : Des relations très étroites sont documentées avec les mesures de Defeat et d’Entrapment (Gilbert & Allan, 1998), confirmant que les comportements de soumission constituent le versant comportemental du sentiment d’échec social.

Validité discriminante

La validité discriminante est étayée par des corrélations négatives ou quasi nulles avec des dimensions théoriquement indépendantes ou opposées :

  • Corrélations négatives significatives avec les échelles d’affirmation de soi (assertiveness) et de dominance interpersonnelle (r = -0,40 à -0,55).
  • Faibles associations avec des mesures de traits généraux non sociaux, démontrant que la SBS n’évalue pas une simple détresse émotionnelle diffuse (névrosisme non spécifique), mais bien des patrons relationnels comportementaux ciblés.

Validité différentielle et clinique

Les études comparatives montrent que les patients diagnostiqués avec un épisode dépressif majeur, un trouble anxiété sociale ou un trouble de la personnalité évitante obtiennent des scores moyens à la SBS significativement supérieurs (souvent situés au-delà de 35-40) à ceux observés chez des sujets témoins sains issus de la communauté ou des populations étudiantes (moyennes de référence généralement comprises entre 20 et 26).

8. Fidélité / Reliability

Les données psychométriques relatives à la fidélité de l’instrument témoignent d’une excellente précision de mesure à travers divers contextes d’administration :

  • Cohérence interne (Consistance interne) :
    • Dans l’étude princeps d’Allan et Gilbert (1997) menée auprès d’échantillons étudiants et cliniques, le coefficient alpha de Cronbach rapporté s’établit à 0,89 pour la population générale/étudiante et se maintient entre 0,85 et 0,91 au sein des cohortes psychiatriques.
    • Les corrélations item-total corrigées s’avèrent satisfaisantes pour l’ensemble des 16 items, oscillant généralement entre 0,35 et 0,68, ce qui confirme que chaque énoncé contribue de façon significative et cohérente à l’évaluation du construit global sans redondance excessive.
  • Fidélité test-retest (Stabilité temporelle) :
    • Gilbert, Allan et Trent (1995) ainsi que Gilbert et al. (1996) ont évalué la stabilité des scores chez un groupe d’étudiants sur un intervalle temporel prolongé de quatre mois. Le coefficient de corrélation test-retest obtenu est de r = 0,84 (p < 0,001).
    • Cette forte corrélation indique que, bien que les comportements de soumission puissent fluctuer en fonction des changements de statut social ou d’interventions thérapeutiques ciblées, la tendance à recourir à ces comportements présente une remarquable stabilité dispositionnelle en l’absence de traitement.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les investigations psychométriques initiales menées par Allan et Gilbert (1997) au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) utilisant la méthode des composantes principales avec rotation varimax ont mis en évidence la présence d’un facteur général prédominant de soumission.

Structure factorielle univariée

Dans l’échantillon de dérivation, le premier facteur extrait expliquait à lui seul une part substantielle de la variance totale (dépassant 35 % de la variance dans la plupart des réplications), avec une chute marquée de la courbe des valeurs propres (scree plot de Cattell) après le premier facteur. Cette configuration soutient empiriquement le calcul d’un score composite unique par simple sommation des 16 items.

Sous-composantes et saturations factorielles

Lorsque des solutions multifactorielles sont explorées dans des échantillons de grande taille, trois facettes hautement corrélées émergent généralement, reflétant les nuances phénoménologiques de l’instrument :

  • Inhibition verbale et conformisme passif (Items 1, 2, 4, 5, 6, 10) : Saturations comprises entre 0,55 et 0,78. Ces items capturent la renonciation à l’expression de ses droits ou opinions (ex. item 1 : « I agree that I am wrong even though I know I’m not » ; item 6 : « If I try to speak and others continue, I shut up »).
  • Malaise non verbal et évitement de la confrontation directe (Items 11, 13, 14, 15) : Saturations comprises entre 0,45 et 0,72. Ces énoncés ciblent l’anxiété du regard d’autrui et la peur d’être exposé (ex. item 13 : « I avoid direct eye contact » ; item 15 : « I blush when people stare at me »).
  • Apaisement, sur-excuses et suppression de la colère (Items 3, 7, 8, 9, 12, 16) : Saturations comprises entre 0,42 et 0,65. Ils traduisent l’évitement actif du conflit par la conciliation extrême (ex. item 7 : « I continue to apologise for minor mistakes » ; item 9 : « I am not able to tell my friends when I am angry with them »).

Les analyses factorielles confirmatoires (AFC) conduites dans des adaptations linguistiques ultérieures (notamment en espagnol et en portugais) confirment qu’un modèle hiérarchique de second ordre (un facteur global de soumission chapeautant ces sous-dimensions) ou un modèle strictement unifactoriel fournissent tous deux un ajustement adéquat aux données (indices CFI > 0,90, RMSEA ≤ 0,06).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom officiel : Submissive Behaviour Scale (SBS) / Échelle des comportements de soumission.
  • Format d’administration : Questionnaire auto-rapporté sur support papier ou électronique (ordinateur, tablette).
  • Nombre total d’items : 16 items.
  • Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes.
  • Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 5 points ancrée de la manière suivante :
    • 0 = Jamais (NEVER)
    • 1 = Rarement (RARELY)
    • 2 = Parfois (SOMETIMES)
    • 3 = La plupart du temps (MOSTLY)
    • 4 = Toujours (ALWAYS)
  • Consigne de passation : « Ci-dessous se trouve une série d’affirmations décrivant la façon dont les gens agissent et ce qu’ils ressentent dans les situations sociales. Entourez le chiffre à droite des affirmations qui décrit le mieux dans quelle mesure l’affirmation est vraie pour vous. »
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Il n’y a aucun item inversé. Tous les items sont formulés dans le sens direct du comportement de soumission.
    • Le score total s’obtient simplement par l’addition des scores des 16 items (somme arithmétique directe).
    • Étendue des scores possibles : de 0 à 64.
    • Interprétation générale : Un score élevé reflète une fréquence prononcée de comportements de capitulation, d’apaisement et d’inhibition dans les interactions quotidiennes. Un score faible reflète un répertoire comportemental assuré, autonome et assertif.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement : 1994 (premières formulations par Gilbert & Allan) ; publication complète et validation psychométrique princeps en 1997.
  • Propriété intellectuelle et Copyright : © Allan & Gilbert, 1997. Reproduction autorisée pour la recherche scientifique et la pratique clinique non commerciale.
  • Tarifs d’utilisation : L’utilisation de l’échelle est gratuite pour les chercheurs académiques, les étudiants et les cliniciens dans le cadre d’évaluations individuelles ou de projets de recherche non lucratifs.
  • Conditions de reproduction : La citation complète de l’article de référence (Allan & Gilbert, 1997) est obligatoire lors de toute publication ou dissémination scientifique impliquant les données issues de la SBS. Pour tout usage commercial (par exemple, intégration dans un logiciel payant ou un programme de recrutement en entreprise), une demande d’autorisation formelle doit être adressée aux auteurs ou à l’éditeur détenteur des droits (British Psychological Society / Wiley).

12. Références / References

Les sources académiques suivantes documentent la conceptualisation théorique et la validation empirique de l’échelle :

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Below are a series of statements which describe how people act and feel about social situations. Circle the number to the right of the statements which best describes the degree to which a statement is true for you.

Please use the following scale:
0 = NEVER, 1 = RARELY, 2 = SOMETIMES, 3 = MOSTLY, 4 = ALWAYS

  1. I agree that I am wrong even though I know I’m not
    [ 0 = NEVER  |  1 = RARELY  |  2 = SOMETIMES  |  3 = MOSTLY  |  4 = ALWAYS ]
  2. I do things because other people are doing them‚ rather than because I want to
    [ 0 = NEVER  |  1 = RARELY  |  2 = SOMETIMES  |  3 = MOSTLY  |  4 = ALWAYS ]
  3. I would walk out of a shop without questioning‚ knowing that I had been short changed
    [ 0 = NEVER  |  1 = RARELY  |  2 = SOMETIMES  |  3 = MOSTLY  |  4 = ALWAYS ]
  4. I let others criticise me or put me down without defending myself
    [ 0 = NEVER  |  1 = RARELY  |  2 = SOMETIMES  |  3 = MOSTLY  |  4 = ALWAYS ]
  5. I do what is expected of me even when I don’t want to
    [ 0 = NEVER  |  1 = RARELY  |  2 = SOMETIMES  |  3 = MOSTLY  |  4 = ALWAYS ]
  6. If I try to speak and others continue‚ I shut up
    [ 0 = NEVER  |  1 = RARELY  |  2 = SOMETIMES  |  3 = MOSTLY  |  4 = ALWAYS ]
  7. I continue to apologise for minor mistakes
    [ 0 = NEVER  |  1 = RARELY  |  2 = SOMETIMES  |  3 = MOSTLY  |  4 = ALWAYS ]
  8. I listen quietly if people in authority say unpleasant things about me
    [ 0 = NEVER  |  1 = RARELY  |  2 = SOMETIMES  |  3 = MOSTLY  |  4 = ALWAYS ]
  9. I am not able to tell my friends when I am angry with them
    [ 0 = NEVER  |  1 = RARELY  |  2 = SOMETIMES  |  3 = MOSTLY  |  4 = ALWAYS ]
  10. At meetings and gatherings‚ I let others monopolise the conversation
    [ 0 = NEVER  |  1 = RARELY  |  2 = SOMETIMES  |  3 = MOSTLY  |  4 = ALWAYS ]
  11. I don’t like people to look straight at me when they are talking
    [ 0 = NEVER  |  1 = RARELY  |  2 = SOMETIMES  |  3 = MOSTLY  |  4 = ALWAYS ]
  12. I say ‘thank you’ enthusiastically and repeatedly when someone does a small favour for me
    [ 0 = NEVER  |  1 = RARELY  |  2 = SOMETIMES  |  3 = MOSTLY  |  4 = ALWAYS ]
  13. I avoid direct eye contact
    [ 0 = NEVER  |  1 = RARELY  |  2 = SOMETIMES  |  3 = MOSTLY  |  4 = ALWAYS ]
  14. I avoid starting conversations at social gatherings
    [ 0 = NEVER  |  1 = RARELY  |  2 = SOMETIMES  |  3 = MOSTLY  |  4 = ALWAYS ]
  15. I blush when people stare at me
    [ 0 = NEVER  |  1 = RARELY  |  2 = SOMETIMES  |  3 = MOSTLY  |  4 = ALWAYS ]
  16. I pretend I am ill when declining an invitation
    [ 0 = NEVER  |  1 = RARELY  |  2 = SOMETIMES  |  3 = MOSTLY  |  4 = ALWAYS ]
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 1). Échelle des comportements de soumission. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-comportements-de-soumission-sbs/
Looti, Mohammed. “Échelle des comportements de soumission.” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-comportements-de-soumission-sbs/.
Looti, Mohammed. “Échelle des comportements de soumission.” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-comportements-de-soumission-sbs/.