- 1. Résumé / Abstract
- 2. Mots-clés / Keywords
- 3. Auteurs / Authors
- 4. Objectif / Purpose
- 5. Construit psychologique / Construct
- 6. Cadre théorique / Theoretical Framework
- 7. Validité / Validity
- 8. Fidélité / Reliability
- 9. Analyse factorielle / Factor Analysis
- 10. Instrument de mesure / Instrument
- 11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- 12. Références / References
- 13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
1. Résumé / Abstract
L’Échelle des capacités d’autogestion-30 (en anglais : Self-Management Ability Scale-30 ou SMAS-30) est un instrument de mesure psychométrique d’auto-évaluation conçu par Hanneke Schuurmans, Nardi Steverink et leurs collaborateurs (2005), puis révisé par Steverink en 2009. Développée principalement auprès d’une population de personnes âgées, cette échelle évalue les compétences individuelles nécessaires pour maintenir et restaurer un niveau optimal de bien-être physique et psychosocial au cours du vieillissement. La SMAS-30 repose sur la théorie de l’autogestion du bien-être (Self-Management of Well-being Theory, SMW), conceptualisée par Steverink et Lindenberg, qui postule que la gestion active des ressources personnelles permet d’atténuer les déclins inhérents à l’avancée en âge.
L’instrument se compose de 30 items répartis de façon équilibrée en six sous-échelles multidimensionnelles comportant chacune cinq items : (1) l’initiative proactive (taking initiatives), (2) l’investissement temporel dans les ressources futures (investing in resources), (3) la variété des ressources (resource variety), (4) la multifonctionnalité des ressources (resource multifunctionality), (5) l’adoption d’un cadre temporel positif (positive frame of mind), et (6) l’auto-efficacité perçue (self-efficacy). Les items sont évalués au moyen d’échelles de type Likert en 5 ou 6 points selon les versions et les dimensions examinées.
Les études psychométriques démontrent une excellente consistance interne, avec des coefficients alpha de Cronbach globaux oscillant généralement entre 0,85 et 0,92, et des indices de fidélité pour les sous-échelles individuelles se situant entre 0,67 et 0,83. La validité de construit est confirmée par des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses qui corroborent la structure théorique de second ordre à six facteurs primaires. L’échelle démontre une validité convergente et discriminante robuste, corrélant positivement avec la qualité de vie subjective, l’autonomie et le bien-être hédonique et eudémonique, tout en présentant des corrélations négatives avec la solitude, les symptômes dépressifs, la fragilité physique et le déclin fonctionnel.
2. Mots-clés / Keywords
Autogestion, vieillissement réussi, capacités d’autogestion, bien-être psychologique, gérontologie, psychométrie, autonomie, auto-efficacité, ressources psychosociales, SMAS-30, évaluation de la santé.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée et validée par une équipe interdisciplinaire de chercheurs en gérontologie, psychologie sociale et médecine de l’Université de Groningue et du Centre Médical Universitaire de Groningue (Pays-Bas) :
- Hanneke Schuurmans, Ph.D. — Centre Médical Universitaire de Groningue (UMCG), Département de Gériatrie, Université de Groningue, Pays-Bas. Spécialiste des interventions psycho-éducatives chez les personnes âgées fragiles.
- Nardi Steverink, Ph.D. — Professeure en sociologie de la santé et gérontologie, Université de Groningue et UMCG, Pays-Bas. Co-conceptrice de la théorie de l’autogestion du bien-être (SMW Theory). Courriel institutionnel : [email protected].
- Nynke Frieswijk, Ph.D. — Département de Psychologie Sociale, Université de Groningue, Pays-Bas. Chercheuse en comparaison sociale et adaptation au vieillissement.
- Bram P. Buunk, Ph.D. — Professeur émérite de Psychologie Sociale, Académie Royale Néerlandaise des Arts et des Sciences (KNAW) et Université de Groningue, Pays-Bas.
- Joris P. J. Slaets, M.D., Ph.D. — Professeur de Médecine Gériatrique, Centre Médical Universitaire de Groningue, Leyde Academy on Vitality and Ageing, Pays-Bas.
- Siegwart M. Lindenberg, Ph.D. — Professeur émérite de Sociologie Cognitive, Université de Groningue, Pays-Bas. Co-développeur de la théorie de la production sociale et de la théorie SMW.
4. Objectif / Purpose
L’objectif premier de l’Échelle des capacités d’autogestion-30 (SMAS-30) est de quantifier de manière standardisée et fiable les compétences d’adaptation et d’autogestion que les individus, particulièrement les seniors, mobilisent pour maintenir leur bien-être subjectif face aux pertes liées à l’âge. Le vieillissement s’accompagne inévitablement de défis biologiques, sociaux et matériels majeurs, tels que l’apparition de maladies chroniques, le déclin des capacités sensorielles et motrices, la perte du réseau social par veuvage ou décès de pairs, et la transition vers la retraite. La SMAS-30 permet de déterminer dans quelle mesure un individu est capable d’anticiper ces pertes, de diversifier ses sources de satisfaction, d’investir de façon prospective dans ses réserves physiques et relationnelles, et de conserver une perception d’auto-efficacité.
Dans le domaine de la recherche gérontologique et clinique, l’échelle remplit une fonction diagnostique et évaluative cruciale. Elle est largement exploitée pour :
- Évaluer l’efficacité de programmes d’intervention psycho-éducatifs ou d’ateliers de promotion de la santé conçus pour renforcer l’autonomie et prévenir la fragilisation des aînés vivants à domicile ou en institution.
- Prédire l’évolution de la qualité de vie, du risque d’institutionnalisation, de l’adhésion thérapeutique et de l’état de santé physique et psychologique à moyen et long terme.
- Identifier les profils de vulnérabilité psychologique chez des patients atteints de pathologies chroniques (ex. insuffisance cardiaque, diabète de type 2, bronchopneumopathie chronique obstructive, arthrose), chez qui le comportement d’autogestion joue un rôle déterminant dans le pronostic vital et fonctionnel.
Sur le plan théorique, la SMAS-30 comble un vide conceptuel en articulant les processus comportementaux (la prise d’initiative, l’investissement, la sélection d’activités polyvalentes) et les processus cognitifs régulateurs (le cadre d’esprit positif, le sentiment d’efficacité personnelle). L’outil n’évalue pas les ressources objectives en tant que telles (comme le revenu ou le capital social brut), mais précisément la compétence stratégique de la personne à mobiliser, renouveler et structurer ces ressources au service d’un vieillissement réussi.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par la SMAS-30 est une compétence méta-régulatrice globale structurée autour de six sous-dimensions interdépendantes. Chaque dimension représente une capacité opératoire essentielle à la préservation du bien-être physique (confort, stimulation) et social (affection, statut, confirmation comportementale) :
1. Prendre des initiatives (Taking Initiatives)
Cette dimension évalue la propension active de l’individu à agir de façon autonome pour engager de nouvelles activités, établir des contacts ou résoudre des situations problématiques avant que celles-ci ne s’aggravent. L’initiative proactive implique une orientation vers l’action plutôt qu’une posture passive d’attente. Par exemple, une personne âgée dotée d’une forte initiative cherchera spontanément de nouvelles opportunités de socialisation après avoir constaté l’éloignement d’un proche, plutôt que de subir l’isolement.
2. Investir dans les ressources (Investing in Resources)
Cette composante mesure l’effort consenti au présent pour préserver, consolider ou enrichir les réserves de ressources nécessaires pour l’avenir. L’investissement temporel et énergétique préventif empêche l’épuisement soudain des capacités. Cela s’illustre par le maintien régulier d’exercices physiques pour préserver la masse musculaire, l’entretien proactif des liens amicaux par des appels fréquents, ou la gestion continue de ses compétences intellectuelles par la lecture ou des activités stimulantes.
3. Variété des ressources (Resource Variety)
La variété reflète la capacité de l’individu à diversifier ses sources de satisfaction, de soutien et de stimulation, de manière à éviter une dépendance exclusive envers une ressource unique. Selon le principe de redondance adaptative, disposer de multiples alternatives (plusieurs amis, divers centres d’intérêt, différents modes de loisirs) protège l’individu contre l’effondrement psychologique lorsqu’une ressource particulière disparaît inopinément (par exemple, le décès d’un confident ou la survenue d’un handicap empêchant une activité favorite).
4. Multifonctionnalité des ressources (Resource Multifunctionality)
La multifonctionnalité concerne l’habileté à sélectionner et combiner des activités ou des relations capables de satisfaire simultanément plusieurs dimensions du bien-être. Une activité multifonctionnelle produit des bénéfices cumulatifs avec un investissement d’énergie optimisé. Par exemple, participer à un cours collectif de gymnastique adapté répond au besoin de bien-être physique (stimulation et vitalité), au besoin d’affection et de lien social (rencontre de pairs), et au besoin d’appartenance ou de statut (rôle actif au sein d’un groupe associatif).
5. Cadre temporel et mental positif (Positive Frame of Mind)
Cette sous-échelle cognitive appréhende la capacité à adopter une perspective optimiste et constructive face aux aléas de la vie, en relativisant les pertes et en valorisant les éléments gratifiants du présent. Il ne s’agit pas d’un optimisme aveugle, mais d’une stratégie cognitive de réévaluation adaptative qui permet d’atténuer le stress perçu, de maintenir l’espoir et d’éviter les spirales de rumination dépressive face aux limites physiologiques imposées par l’âge.
6. Auto-efficacité (Self-Efficacy)
Fondée sur les travaux d’Albert Bandura, cette dimension mesure la croyance ferme de l’individu en sa propre capacité à influencer son environnement, à mobiliser la motivation requise et à mettre en œuvre avec succès les actions indispensables pour atteindre ses objectifs de vie et préserver son bien-être. Une auto-efficacité élevée conditionne la persévérance face aux échecs et réduit les sentiments d’impuissance acquise.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le socle conceptuel de la SMAS-30 s’enracine principalement dans la théorie de l’autogestion du bien-être (Self-Management of Well-being Theory, SMW), formulée par Steverink et Lindenberg au début des années 2000. Cette approche théorique opère une synthèse féconde entre la psychologie du développement tout au long de la vie (life-span developmental psychology), notamment le modèle de Sélection, Optimisation et Compensation (SOC) développé par Paul Baltes et Margret Baltes (1990), et la théorie de la production sociale (Social Production Function Theory, SPF) de Siegwart Lindenberg (1996).
Selon la théorie de la production sociale, les êtres humains s’efforcent d’optimiser leur bien-être universel, qui se décline en deux axes fondamentaux :
- Le bien-être physique : composé des dimensions de confort (absence de douleur, de faim, d’inconfort somatique) et de stimulation (activation sensorielle, mentale et motrice).
- Le bien-être social : articulé autour de l’affection (liens d’attachement, chaleur humaine, amour), de la confirmation comportementale (sentiment de faire les choses correctement selon les normes du groupe, utilité sociale) et du statut (reconnaissance sociale, respect, prestige).
Les individus mobilisent des ressources matérielles, relationnelles et personnelles pour générer ce bien-être. Or, au cours du grand âge, la baisse physiologique et les pertes de rôles sociaux menacent directement ces mécanismes de production. C’est ici qu’intervient la théorie SMW : pour maintenir un niveau satisfaisant de bien-être en dépit des déclins, les personnes doivent exercer une autogestion active de leurs ressources. Cette autogestion ne se limite pas à compenser passivement les déficits (comme dans les modèles classiques du handicap), mais consiste en une orchestration dynamique et prospective de compétences stratégiques qui optimisent la viabilité du système personnel global.
Parallèlement, la SMAS-30 intègre les postulats de la théorie socio-émotionnelle de la sélectivité développée par Laura Carstensen, soulignant comment la perception du temps restant module les priorités émotionnelles des adultes vieillissants. En apprenant à conjuguer l’initiative, la diversification, la multifonctionnalité et la flexibilité cognitive, les individus parviennent à maintenir un équilibre homéostatique favorable, transformant la trajectoire du vieillissement en un processus continu d’adaptation active.
7. Validité / Validity
Les qualités métrologiques de la SMAS-30 ont été établies au moyen d’études empiriques approfondies menées sur des cohortes représentatives de personnes âgées vivant en milieu communautaire ou accueillies dans des structures de soins :
Validité de construit
L’étude princeps de validation conduite par Schuurmans et ses collègues (2005) auprès d’un échantillon initial de 448 personnes âgées (âgées de 65 ans et plus), suivie d’une réplication sur une cohorte de confirmation de plus de 1 000 participants, a démontré que les six dimensions théoriques forment bien des composantes distinctes mais corrélées d’une capacité globale d’autogestion. Les analyses confirment que le modèle hiérarchique de second ordre présente un ajustement significativement supérieur à un modèle unidimensionnel.
Validité convergente et divergente
La validité convergente a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives et positives avec plusieurs mesures étalonnées du fonctionnement psychologique et de la santé :
- Des corrélations élevées et positives avec l’échelle de satisfaction de vie de Diener (Satisfaction with Life Scale, SWLS, $r \approx 0,45$ à $0,60$, $p < 0,001$) et les mesures de bien-être subjectif (Cantril Ladder).
- Des associations modérées à fortes avec l’échelle de maîtrise personnelle de Pearlin (Pearlin Mastery Scale, $r \approx 0,50$, $p < 0,001$).
- Une corrélation positive avec les indicateurs de santé perçue mesurés par le SF-36 ou l’EQ-5D.
À l’inverse, la validité discriminante est étayée par des corrélations négatives robustes avec des construits délétères :
- L’échelle de solitude de De Jong Gierveld ($r = -0,40$ à $-0,55$, $p < 0,001$), montrant que les individus dotés de fortes compétences d'autogestion éprouvent significativement moins de solitude émotionnelle et sociale.
- L’échelle de dépression du Center for Epidemiologic Studies (CES-D, $r = -0,38$ à $-0,52$, $p < 0,001$), confirmant le rôle protecteur de ces capacités face à la détresse affective.
Validité prédictive et sensibilité au changement
Plusieurs études longitudinales ont confirmé que des scores initiaux élevés à la SMAS-30 prédisent un risque amoindri de déclin fonctionnel physique (mesuré par les activités de la vie quotidienne, ADL/IADL) et une probabilité réduite d’institutionnalisation précoce à 2 ans d’intervalle. De surcroît, la SMAS-30 s’est révélée sensible aux interventions de groupe visant l’autonomisation des aînés (self-management group programs), affichant des gains significatifs post-intervention comparativement aux groupes témoins en liste d’attente (Frieswijk et al., 2006).
8. Fidélité / Reliability
Les investigations psychométriques rapportent des indices de cohérence interne et de stabilité temporelle très satisfaisants pour la SMAS-30 :
Consistance interne
Dans l’échantillon initial de validation (Schuurmans et al., 2005), le coefficient alpha de Cronbach pour l’ensemble des 30 items s’élevait à $\alpha = 0,90$, témoignant d’une excellente homogénéité globale sans redondance excessive des énoncés. Les coefficients alpha des six sous-échelles individuelles se répartissent comme suit :
- Prendre des initiatives : $\alpha = 0,78$
- Investir dans les ressources : $\alpha = 0,76$
- Variété des ressources : $\alpha = 0,74$
- Multifonctionnalité des ressources : $\alpha = 0,69$ à $0,72$
- Cadre d’esprit positif : $\alpha = 0,81$
- Auto-efficacité : $\alpha = 0,83$
Dans des validations ultérieures et des traductions internationales (notamment en versions abrégées ou adaptées à d’autres cohortes européennes), l’alpha global s’est maintenu de façon constante entre 0,88 et 0,92.
Fidélité test-retest et homogénéité des items
La stabilité temporelle a été mesurée auprès de sous-échantillons stables ne recevant aucune intervention sur des intervalles de 6 à 12 semaines. Le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) pour le score global varie entre 0,78 et 0,85, attestant d’une bonne fiabilité test-retest. De plus, les corrélations item-total corrigées dépassent le seuil critique standard de 0,30 pour la quasi-totalité des items (s’échelonnant majoritairement entre 0,38 et 0,65), ce qui confirme que chaque énoncé contribue valablement à la variance de son facteur d’appartenance.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle de la SMAS-30 a fait l’objet d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) approfondies.
Analyses factorielles exploratoires (AFE)
Lors de la phase initiale de conception (Schuurmans et al., 2005), un ensemble plus vaste d’items préliminaires a été soumis à une extraction en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Oblimin). Cette procédure a isolé de façon nette six facteurs distincts présentant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,0, expliquant cumulativement plus de 54 % de la variance totale. Les 30 items retenus saturaient fortement sur leur facteur respectif (saturations factorielles généralement comprises entre 0,45 et 0,82), sans cross-chargements excessifs (valeurs secondaires inférieures à 0,25).
Analyses factorielles confirmatoires (AFC)
Afin d’éprouver la validité structurelle théorique, plusieurs modèles concurrents ont été confrontés à l’aide de l’AFC :
- Modèle 1 (unifactoriel) : Tous les items saturent sur un unique facteur général d’autogestion. Ce modèle a révélé un ajustement très médiocre (RMSEA > 0,10 ; CFI < 0,75).
- Modèle 2 (six facteurs indépendants) : Six dimensions non corrélées. L’ajustement s’est également révélé insuffisant.
- Modèle 3 (six facteurs corrélés de premier ordre) : Ce modèle affiche d’excellents indices d’ajustement statistique, démontrant que les dimensions sont à la fois différenciées et reliées entre elles ($r$ inter-facteurs variant de 0,32 à 0,65).
- Modèle 4 (modèle hiérarchique de second ordre) : Un facteur général de second ordre (« Capacité globale d’autogestion ») subsumant les six facteurs primaires de premier ordre. Ce modèle théorique optimal a produit des indices remarquables dans les cohortes de validation : $chi^2 / dl < 2,5$, Comparative Fit Index (CFI) $ge 0,93$, Tucker-Lewis Index (TLI) $ge 0,92$, et Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) $le 0,052$ (IC 90 % : [0,047, 0,058]).
Ces données métrologiques valident sans équivoque la possibilité d’utiliser la SMAS-30 à la fois en analysant les profils détaillés sur les six sous-échelles et en calculant un score global représentatif du niveau général d’autogestion.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument de mesure présente des spécificités d’administration et de cotation standardisées :
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation standardisé (self-report questionnaire). L’échelle peut également être administrée sous forme d’hétéro-questionnaire dirigé par un enquêteur ou un soignant auprès de personnes âgées présentant des limitations visuelles ou motrices légères.
- Population cible : Personnes âgées (65 ans et plus), adultes vieillissants vivant à domicile ou résidant en structures d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD / résidences-seniors), et patients souffrant de maladies chroniques.
- Nombre d’items : 30 items au total, segmentés de manière stricte en six sous-échelles de 5 items chacune.
- Cadre temporel de référence : Le participant est généralement invité à se positionner en considérant ses comportements et ses états d’esprit au cours du dernier mois ou des trois derniers mois écoulés.
- Format des réponses : Échelles de type Likert ordonnées, comprenant 5 ou 6 modalités de réponse selon les sous-dimensions (ex. allant de « Pas du tout d’accord » à « Tout à fait d’accord », ou de « Jamais » à « Très souvent »).
- Procédure de cotation :
- Chaque item est codé numériquement (les items formulés négativement sont préalablement inversés).
- Les scores des sous-échelles sont calculés en effectuant la moyenne ou la somme des 5 items constitutifs, puis transformés selon la méthodologie de l’auteur principal sur une échelle standardisée allant de 0 à 100 (ou de 1 à 5/6).
- Le score global de la SMAS-30 correspond à la moyenne non pondérée des scores des six sous-échelles, générant un indice global oscillant généralement entre 0 (capacités d’autogestion nulles) et 100 (capacités d’autogestion maximales).
- Interprétation clinique : Un score élevé reflète une compétence proactive robuste pour optimiser son vieillissement et maintenir son bien-être social et somatique. Un score abaissé signale des zones de vulnérabilité ciblées justifiant la prescription d’ateliers psycho-éducatifs de renforcement de l’autogestion.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de conception originale : 2005 (publication princeps par Schuurmans, Steverink, Frieswijk, Buunk, Slaets et Lindenberg).
- Année de la version révisée : 2009 (Steverink, version optimisée et harmonisée de la SMAS-30 et développement concomitant de la version brève SMAS-S à 18 items).
- Propriété intellectuelle : Détenue par les auteurs (Nardi Steverink et collaborateurs) et les éditeurs scientifiques des revues sources.
- Conditions d’utilisation et politique tarifaire : L’utilisation de la SMAS-30 est généralement autorisée à titre gratuit pour la recherche académique non commerciale, la pratique clinique sans but lucratif et les thèses universitaires, sous réserve de solliciter l’autorisation formelle préalable auprès des auteurs et de citer systématiquement les articles de référence originaux. Pour toute utilisation commerciale, d’entreprise ou dans le cadre d’essais cliniques sponsorisés par l’industrie pharmaceutique, une licence d’exploitation spécifique doit être obtenue auprès des détenteurs des droits.
- Contact institutionnel pour l’accès : Département de Sociologie de la Santé / Centre Médical Universitaire de Groningue (UMCG), Université de Groningue, Pays-Bas.
12. Références / References
Les publications fondatrices et validations empiriques de référence sont répertoriées ci-dessous en style APA 7e édition :
- Baltes, P. B., & Baltes, M. M. (1990). Psychological perspectives on successful aging: The model of selective optimization with compensation. In P. B. Baltes & M. M. Baltes (Eds.), Successful aging: Perspectives from the behavioral sciences (pp. 1–34). Cambridge University Press. https://doi.org/10.1017/CBO9780511665684.003
- Frieswijk, N., Steverink, N., Buunk, B. P., & Slaets, J. P. (2006). The evaluation of a self-management program for frail older people: Results of a randomized controlled trial. Clinical Rehabilitation, 20(9), 781–793. https://doi.org/10.1177/0269215506070791
- Lindenberg, S. (1996). Continuities in the theory of social production functions. In H. Ganzeboom & S. Lindenberg (Eds.), Verklarende sociologie: Opstellen voor Reinhard Wippler (pp. 169–184). Thela Thesis.
- Schuurmans, H., Steverink, N., Frieswijk, N., Buunk, B. P., Slaets, J. P., & Lindenberg, S. (2005). How to measure self-management abilities in older people by self-report: The development of the SMAS-30. Quality of Life Research, 14(10), 2215–2228. https://doi.org/10.1007/s11136-005-4370-x
- Steverink, N. (2009). Self-Management Ability Scale (SMAS-30 and SMAS-S): User manual and psychometric update. University Medical Center Groningen, University of Groningen.
- Steverink, N., & Lindenberg, S. (2006). Which social needs are important for subjective well-being? What happens to them with aging? Psychology and Aging, 21(2), 281–290. https://doi.org/10.1037/0882-7974.21.2.281
- Steverink, N., Lindenberg, S., & Slaets, J. P. (2005). How to understand and improve older people’s self-management of well-being. European Journal of Ageing, 2(4), 235–244. https://doi.org/10.1007/s10433-005-0012-y