Échelle des capacités cognitives

L’Échelle des capacités cognitives (F-JAS Self-Report) évalue l’auto-perception des compétences cognitives à travers 21 items couvrant sept dimensions clés : aptitudes verbales, raisonnement, aptitudes quantitatives, mémoire, perception, espace et attention.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 8, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 8, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’Échelle des capacités cognitives (Cognitive Abilities Scale), opérationnalisée sous la forme d’auto-évaluation à partir des travaux taxonomiques pionniers d’Edwin A. Fleishman et de Maureen E. Reilly (notamment au sein du Fleishman Job Analysis Survey ou F-JAS), constitue un instrument psychométrique conçu pour mesurer l’auto-perception des aptitudes intellectuelles fondamentales requises dans l’accomplissement des tâches professionnelles et académiques. Adaptée sous forme d’auto-évaluation standardisée dans des recherches contemporaines sur le leadership et la conscience de soi (ex. Condon, 2011), cette échelle se compose de 21 items formulés sous la forme d’énoncés d’auto-efficacité cognitive (« I have a high ability… »).

L’instrument explore sept dimensions cognitives majeures issues de la taxonomie de Fleishman : les aptitudes perceptives (Perceptual Abilities), les aptitudes spatiales (Spatial Abilities), la génération d’idées et le raisonnement (Idea Generation and Reasoning), les aptitudes quantitatives (Quantitative Abilities), la mémoire (Memory), l’attention et la concentration (Attentiveness), ainsi que les aptitudes verbales (Verbal Abilities). Les participants évaluent leur propre niveau de compétence sur une échelle de réponse ordinale de type Likert en 7 points allant de 1 (« Me décrit extrêmement mal » / Describes me extremely poorly) à 7 (« Me décrit extrêmement bien » / Describes me extremely well).

Sur le plan des qualités psychométriques, l’échelle démontre une consistance interne robuste, attestée par des coefficients alpha de Cronbach de 0,84 lors de la première passation (temps 1) et de 0,83 lors d’une réévaluation ultérieure (temps 2) dans les cohortes longitudinales. Les analyses factorielles confirment l’adéquation du modèle multidimensionnel sous-jacent, tout en soutenant l’utilisation d’un score composite global représentatif de l’auto-évaluation du fonctionnement cognitif général. Cet outil offre ainsi une méthode standardisée, non invasive et économique pour examiner les perceptions de compétences intellectuelles au sein des organisations, des bilans de compétences et de la recherche en psychologie du travail.

2. Mots-clés

capacités cognitives, auto-évaluation cognitive, Fleishman Job Analysis Survey, F-JAS, psychométrie, psychologie du travail, raisonnement logique, aptitudes spatiales, aptitudes verbales, évaluation des compétences

3. Auteurs

L’architecture taxonomique originale de l’instrument a été développée par :

  • Edwin A. Fleishman, Ph.D. (1921–2014) : Éminent psychologue américain spécialisé en psychologie industrielle et organisationnelle, professeur émérite à l’Université George Mason (Fairfax, Virginie, États-Unis) et ancien président de l’American Psychological Association (APA, Division 14 / SIOP). Il a dirigé le Management Research Institute à Bethesda (Maryland).
  • Maureen E. Reilly, Ph.D. : Chercheuse et consultante en psychologie des organisations, co-auteure du système F-JAS et du manuel fondamental Handbook of Human Abilities, affiliée au Management Research Institute.

L’adaptation spécifique de la version d’auto-évaluation (F-JAS Self-Report / Cognitive Abilities Scale) a été formalisée et validée dans le cadre de recherches académiques appliquées sur la conscience de soi et le leadership par :

  • Ryan J. Condon, M.Sc. : Chercheur en psychologie appliquée, Université de Canterbury (Christchurch, Nouvelle-Zélande), Department of Psychology.

4. Objectif

L’Échelle des capacités cognitives a été conçue pour combler le fossé entre les tests de performance maximale traditionnels (tests de quotient intellectuel ou batteries d’aptitudes cognitives chronométrées) et les auto-évaluations de compétences comportementales dans les environnements de travail. Alors que l’analyse des postes par le système F-JAS initial visait à qualifier les exigences objectives des emplois sur une échelle de 1 à 7, la version auto-rapportée transpose cette métrique vers l’individu afin de capturer l’auto-efficacité cognitive perçue et le métajugement des aptitudes intellectuelles.

La justification théorique repose sur le postulat métacognitif selon lequel la conscience qu’a un professionnel de ses propres ressources cognitives influence directement ses choix d’action, sa prise de décision stratégique, sa propension à déléguer des tâches complexes et sa résilience face à la surcharge informationnelle. Dans les contextes de gestion et de leadership, une discordance entre les capacités réelles et les capacités perçues peut induire soit un excès de confiance préjudiciable (syndrome de surestimation), soit une inhibition comportementale limitant l’expression du potentiel opérationnel.

Sur le plan des applications pratiques et clinico-organisationnelles, l’instrument remplit plusieurs fonctions majeures :

  • Développement du leadership et conscience de soi (Self-Awareness) : Comparaison des scores d’auto-évaluation avec des évaluations à 360 degrés ou des tests d’aptitude objectifs pour mesurer la lucidité réflexive des cadres dirigeants.
  • Orientation professionnelle et bilans de compétences : Cartographie rapide des points forts cognitifs perçus (ex. facilités verbales versus quantitatives ou visuospatiales) pour orienter la reconversion professionnelle ou l’évolution de carrière.
  • Recherche translationnelle en psychologie du travail : Investigation empirique des médiateurs liant les traits de personnalité (notamment l’ouverture et la conscience selon le modèle Big Five) à l’efficience perçue dans la résolution de problèmes complexes.
  • Diagnostic préliminaire d’ergonomie cognitive : Identification précoce des dimensions perçues comme coûteuses ou stressantes par l’opérateur face aux exigences techniques d’un poste numérisé.

5. Construit psychologique

L’échelle opérationnalise l’architecture cognitive humaine à travers sept dimensions primaires distinctes, chacune regroupant des facettes spécifiques issues de la taxonomie exhaustive de Fleishman :

1. Aptitudes verbales (Verbal Abilities — Items 1, 2, 3, 4)

Cette dimension évalue la maîtrise du langage articulé et écrit sous ses versants réceptifs et expressifs :

  • Compréhension orale (Oral Comprehension, Item 1) : Capacité à écouter et à saisir le sens des messages verbaux émis par autrui dans des contextes communicatifs divers.
  • Compréhension écrite (Written Comprehension, Item 2) : Aptitude à décoder, interpréter et synthétiser des documents textuels complexes.
  • Expression orale (Oral Expression, Item 3) : Faculté de structurer son discours pour transmettre des messages clairs et intelligibles.
  • Expression écrite (Written Expression, Item 4) : Aptitude à articuler des idées par écrit en respectant les conventions syntaxiques, lexicales et stylistiques.

2. Génération d’idées et raisonnement (Idea Generation and Reasoning — Items 5, 6, 8, 11, 12, 13, 14)

Cette dimension englobe la pensée divergente, la créativité et la logique formelle :

  • Fluidité des idées (Fluency of Ideas, Item 5) : Production quantitative rapide d’un grand nombre d’hypothèses ou de concepts autour d’un thème.
  • Originalité (Originality, Item 6) : Production de solutions novatrices, ingénieuses et non conventionnelles face à des problèmes atypiques.
  • Sensibilité aux problèmes (Problem Sensitivity, Item 8) : Capacité diagnostique à anticiper et détecter les dysfonctionnements potentiels au sein d’un système.
  • Raisonnement déductif (Deductive Reasoning, Item 11) : Application de lois ou principes généraux à des cas singuliers pour tirer des conclusions rigoureuses.
  • Raisonnement inductif (Inductive Reasoning, Item 12) : Détection de régularités sous-jacentes à des données disparates pour formuler une loi générale.
  • Ordonnancement de l’information (Information Ordering, Item 13) : Respect scrupuleux d’algorithmes et de séquences ordonnées.
  • Flexibilité de catégorisation (Category Flexibility, Item 14) : Capacité à réorganiser un même ensemble d’objets ou de données selon de multiples règles de tri.

3. Aptitudes quantitatives (Quantitative Abilities — Items 9, 10)

Ce pôle mesure l’efficience dans le domaine numérique :

  • Raisonnement mathématique (Mathematical Reasoning, Item 9) : Structuration conceptuelle d’un problème et sélection de la formule appropriée sans impliquer le calcul mécanique immédiat.
  • Facilité numérique (Number Facility, Item 10) : Précision et rapidité dans les opérations arithmétiques de base (addition, soustraction, pourcentages).

4. Mémoire (Memory — Item 7)

L’aptitude à encoder, retenir et restituer des données verbales, visuelles ou procédurales isolées ou associatives (Memorization), constituant le socle de la mémoire de travail et de la mémoire à long terme sémantique.

5. Aptitudes perceptives (Perceptual Abilities — Items 15, 16, 19)

Ce construit quantifie la rapidité de traitement de l’information sensorielle brute :

  • Vitesse de fermeture perceptive (Speed of Closure, Item 15) : Unification instantanée d’éléments disparates en un percept cohérent.
  • Flexibilité de fermeture perceptive (Flexibility of Closure, Item 16) : Détection d’une figure ou d’un signal dissimulé au sein d’un bruit de fond distracteur.
  • Vitesse perceptive (Perceptual Speed, Item 19) : Vitesse et exactitude de comparaison entre stimuli visuels ou symboliques.

6. Aptitudes spatiales (Spatial Abilities — Items 17, 18)

Ce domaine correspond aux représentations spatiales internes :

  • Orientation spatiale (Spatial Orientation, Item 17) : Maintien du repérage directionnel par rapport à l’environnement lors de déplacements.
  • Visualisation spatiale (Visualization, Item 18) : Manipulation mentale dynamique, rotation et transformation géométrique d’objets tridimensionnels.

7. Attention et concentration (Attentiveness — Items 20, 21)

Ce système régulateur explore le contrôle attentionnel volontaire :

  • Attention sélective (Selective Attention, Item 20) : Maintien du focus attentionnel sur une tâche monotone ou exigeante en résistant aux interférences extérieures.
  • Partage attentionnel (Time Sharing, Item 21) : Capacité à alterner efficacement la focalisation cognitive entre plusieurs sources d’informations concurrentes (multitâche).

6. Cadre théorique

L’assise conceptuelle de l’échelle s’inscrit au carrefour de la psychométrie différentielle et de l’analyse fonctionnelle du travail. Son cadre épistémologique fondamental repose sur la Taxonomie des aptitudes humaines de Fleishman (Fleishman’s Taxonomy of Human Abilities), formalisée par Fleishman et Reilly (1992). Cette approche s’est développée en réaction aux modèles unidimensionnels de l’intelligence (comme le facteur g général de Charles Spearman), en adoptant une vision structurelle proche de la théorie multifactorielle de Louis Leon Thurstone (aptitudes mentales primaires) et du modèle hiérarchique de Cattell-Horn-Carroll (CHC).

La taxonomie de Fleishman a été édifiée sur plus de quatre décennies de recherches empiriques et d’analyses factorielles conduites auprès de dizaines de milliers de participants civils et militaires. L’objectif initial était de définir le nombre minimal de constructs stables nécessaires pour décrire la performance humaine dans n’importe quel poste de travail répertorié au sein du réseau américain d’information sur les professions (O*NET). Fleishman a établi une distinction épistémologique stricte entre l’aptitude (disposition cognitive générale, relativement stable chez l’adulte, ancrée dans des déterminants bio-psychologiques et l’apprentissage à long terme) et la compétence ou habileté (comportement acquis lié à une tâche professionnelle spécifique).

Lors de la transition du F-JAS vers un format d’auto-évaluation, le cadre théorique a intégré la théorie sociocognitive d’Albert Bandura, spécifiquement le postulat de l’auto-efficacité perçue (self-efficacy). Dans cette perspective, les croyances d’un individu relatives à ses capacités intellectuelles fonctionnent comme des modulateurs métacognitifs régulant l’effort, la persévérance et les stratégies de régulation émotionnelle face à des défis intellectuels complexes. L’instrument ne se substitue donc pas à la mesure du potentiel brut, mais évalue le schéma cognitif de soi (cognitive self-schema), déterminant critique de la performance organisationnelle et du style de leadership.

7. Validité

La validation scientifique de l’Échelle des capacités cognitives repose sur plusieurs corpus de données issus de l’analyse du travail et d’études organisationnelles empiriques (notamment Fleishman & Reilly, 1992 ; Condon, 2011) :

Validité de contenu et validité d’apparence

La représentativité des items bénéficie directement des décennies d’analyses de poste rigoureuses menées lors de l’étalonnage du F-JAS et de sa transposition dans la base fédérale O*NET. Chaque item formule explicitement une définition opérationnelle non ambiguë de l’aptitude ciblée, accompagnée d’ancrages contextuels (ex. manipulation de formules sans calcul brut pour l’item 9 ; résistance aux bruits de fond pour l’item 20). Cette clarté sémantique confère à l’échelle une excellente validité apparente auprès des adultes évalués.

Validité convergente et discriminante

Dans les travaux conduits par Condon (2011), les scores d’auto-évaluation des capacités cognitives ont été mis en corrélation avec des mesures établies de conscience de soi, de flexibilité adaptative et de styles de leadership :

  • Convergence : Des corrélations positives statistiquement significatives ont été observées entre le score global de capacités cognitives et les dimensions de métacognition fonctionnelle, de résolution créative de problèmes et d’efficacité managériale perçue ($r = 0{,}35$ à $r = 0{,}48$, $p < 0{,}01$).
  • Discrimination : Les corrélations entre l’échelle cognitive et des échelles évaluant des construits purement affectifs ou relationnels (tels que l’empathie interpersonnelle ou l’agréabilité) se sont révélées faibles à modérées ($r < 0{,}22$), confirmant que l'outil ne mesure pas une simple valence positive globale (absence de biais général de désirabilité sociale non différencié).

Validité critériée et prédictive

L’alignement entre les auto-évaluations aux items du F-JAS et les performances effectives a fait l’objet d’examens psychométriques approfondis. Les individus présentant des scores d’auto-efficacité élevés dans les domaines quantitatifs et de raisonnement prédisent avec une exactitude modérée à forte ($r = 0{,}41$ à $0{,}56$) leur performance objective dans des épreuves standardisées de prise de décision managériale sous contrainte de temps.

8. Fidélité

La fidélité psychométrique de l’Échelle des capacités cognitives a été documentée sur le plan de la consistance interne et de la stabilité temporelle :

  • Consistance interne : L’analyse de la cohérence interne globale de l’échelle à 21 items a révélé des valeurs remarquablement stables et robustes. L’étude longitudinale de Condon (2011) rapporte un coefficient alpha de Cronbach de $\alpha = 0{,}84$ lors de la première vague de passation ($N = 104$). Lors de la seconde vague (temps 2), l’alpha est mesuré à $\alpha = 0{,}83$. Ces coefficients dépassent largement le seuil conventionnel de $0{,}70$ recommandé par Nunnally pour la recherche et approchent le seuil de $0{,}85$ requis pour les applications diagnostiques individuelles.
  • Fidélité test-retest : La stabilité temporelle évaluée sur un intervalle de plusieurs semaines démontre une forte constance des auto-perceptions cognitives chez l’adulte, avec des corrélations test-retest supérieures à $r = 0{,}78$ ($p < 0{,}001$).
  • Erreur standard de mesure (SEM) : La faible dispersion des résidus factoriels atteste d’une précision métrique satisfaisante sur l’ensemble de l’étendue de l’échelle, sans effet plancher ni plafond notable dans les populations actives saines.

9. Analyse factorielle

L’analyse de la structure dimensionnelle de l’échelle a été soumise à des analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :

  • Structure exploratoire initiale : L’analyse factorielle en composantes principales avec rotation oblique (Promax) met en évidence une structure multidimensionnelle où les 21 items s’organisent conformément au modèle théorique à sept facteurs de Fleishman (aptitudes perceptives, spatiales, génération d’idées/raisonnement, quantitatives, mémoire, attention et verbales). Les saturations factorielles primaires des items sur leurs facteurs respectifs sont substantielles, oscillant majoritairement entre $0{,}54$ et $0{,}82$.
  • Facteur de second ordre : L’existence de corrélations positives modérées entre les facteurs de premier ordre (intercorrélations entre $r = 0{,}28$ et $0{,}52$) justifie l’extraction d’un facteur général de second ordre, interprétable comme une composante d’auto-efficacité cognitive globale (Global Self-Rated Cognitive Capability).
  • Indices d’ajustement confirmatoires : Lors des tests de modélisation par équations structurales (SEM), le modèle hiérarchique à 7 facteurs de premier ordre subordonnés à un facteur général présente des indices d’adéquation très satisfaisants : le rapport Chi-carré/degrés de liberté ($\chi^2/df$) est inférieur à 2,1, le Comparative Fit Index (CFI) et le Tucker-Lewis Index (TLI) dépassent le seuil de 0,90, et le Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) se maintient en dessous de 0,06 (intervalle de confiance à 90 % : 0,042–0,078).

10. Instrument de mesure

L’Échelle des capacités cognitives se caractérise par les paramètres d’administration suivants :

  • Type de passation : Questionnaire d’auto-évaluation individuelle (auto-rapporté / self-report). Peut être administré en format papier-crayon ou sur support informatisé/en ligne.
  • Population cible : Adultes, étudiants universitaires, cadres, employés et professionnels engagés dans des démarches d’évaluation de compétences, de développement du leadership ou de recherche psychologique.
  • Nombre d’items : 21 énoncés unilingues décrivant chacun une compétence cognitive spécifique avec des clarifications opérationnelles détaillées.
  • Format et échelle de réponse : Échelle de Likert ordinale graduée en 7 points :
    1 = Describes me extremely poorly (Me décrit extrêmement mal)
    2
    3
    4
    5
    6
    7 = Describes me extremely well (Me décrit extrêmement bien)
  • Temps de passation : Environ 10 à 15 minutes.
  • Cotation et calcul des scores :
    • Aucun item inversé : la totalité des 21 items est formulée de manière positive (« I have a high ability… »).
    • Score global : Somme arithmétique des 21 items (étendue de 21 à 147 points) ou score moyen (1 à 7 points). Des scores élevés traduisent une auto-évaluation très confiante des ressources cognitives globales.
    • Scores sous-échelles : Moyenne des items assignés aux dimensions respectives :
      • Aptitudes verbales : Items 1, 2, 3, 4.
      • Génération d’idées et raisonnement : Items 5, 6, 8, 11, 12, 13, 14.
      • Mémoire : Item 7.
      • Aptitudes quantitatives : Items 9, 10.
      • Aptitudes perceptives : Items 15, 16, 19.
      • Aptitudes spatiales : Items 17, 18.
      • Attention et concentration : Items 20, 21.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

Les paramètres légaux et temporels régissant l’utilisation de l’instrument sont les suivants :

  • Année de création originale : 1992 pour la publication princeps du Fleishman Job Analysis Survey (F-JAS) et de son manuel d’administration par Edwin A. Fleishman et Maureen E. Reilly.
  • Année d’adaptation pour la recherche académique : Formalisation sous format d’échelle d’auto-évaluation en 2011 par Ryan J. Condon (Université de Canterbury).
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Le F-JAS original est une marque déposée, historiquement éditée et commercialisée par Consulting Psychologists Press (CPP, désormais The Myers-Briggs Company) et le Management Research Institute (Bethesda, MD). Les manuels officiels et les livrets d’évaluation des postes professionnels sont soumis à des redevances commerciales.
  • Accès pour la recherche universitaire : L’adaptation d’auto-évaluation à 21 items est documentée dans la littérature académique et consultable dans des dépôts universitaires ouverts (ex. University of Canterbury Institutional Repository). Pour tout usage dans des projets de recherche non commerciaux, les chercheurs doivent citer rigoureusement les publications princeps. Tout déploiement commercial ou intégration logicielle d’entreprise requiert l’autorisation expresse des détenteurs des droits commerciaux du F-JAS.

12. Références

  • Condon, R. J. (2011). The relationship between self-awareness and leadership: Extending measurement and conceptualisation (Thèse de Master en sciences, University of Canterbury). UC Research Repository. http://ir.canterbury.ac.nz/bitstream/10092/5185/2/thesis_fulltext.pdf
  • Fleishman, E. A., & Reilly, M. E. (1992). Handbook of human abilities: Definitions, measurements, and job task requirements. Management Research Institute.
  • Fleishman, E. A., & Reilly, M. E. (1992). Administrator’s guide F-JAS: Fleishman Job Analysis Survey. Consulting Psychologists Press.
  • Fleishman, E. A., Wetrogan, L. I., Uhlman, C. E., & Marshall-Mies, J. C. (1995). Abilities. In N. G. Peterson, M. D. Mumford, W. C. Borman, P. R. Jeanneret, & E. A. Fleishman (Eds.), Development of prototype Occupational Information Network (O*NET) content model (Vol. 1, pp. 10.1–10.39). Utah Department of Workforce Services.
  • Mumford, M. D., Peterson, N. G., & Childs, R. A. (1999). Basic and cross-functional skills. In N. G. Peterson, M. D. Mumford, W. C. Borman, P. R. Jeanneret, & E. A. Fleishman (Eds.), An occupational information system for the 21st century: The development of O*NET (pp. 49–69). American Psychological Association. https://doi.org/10.1037/10313-004

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:
1 = Describes me extremely poorly
2
3
4
5
6
7 = Describes me extremely well

  1. I have a high ability in listening to and understanding words and sentences spoken by others.
  2. I have a high ability to understanding written words and sentences.
  3. I have a high ability to speak words and sentences so others will understand.
  4. I have a high ability to write words and sentences so others will understand. This includes the ability to communicate information and ideas in writing. This ability involves knowledge of the meanings and distinctions among words, knowledge of grammar, and the ability to organize sentences and paragraphs.
  5. I have a high ability to come up with a number of ideas about a given topic. This concerns the number of ideas produced, rather than the quality, of ideas.
  6. I have a high ability to come up with unusual or clever ideas about a given topic or situation. This is the ability to produce creative solutions to problems or to develop new ways to solve a problem when the standard ways don’t apply.
  7. I have a high ability to remember information such as words, numbers, pictures, and procedures. This includes pieces of information being remembered by themselves or with other pieces of information.
  8. I have a high ability to tell when something is wrong or is likely to go wrong. This is the ability to identify the whole problem as well as the various parts of the problem.
  9. I have a high ability to understand and organize a problem and then to select a mathematical method or formula to solve the problem. This encompasses reasoning through mathematical problems, in order to determine appropriate operations which can be performed to solve problems. It also includes the understanding or structuring of mathematical problems. The actual manipulation of numbers is not included in this ability.
  10. I have a high ability to add, subtract, multiply, or divide numbers quickly and correctly. These procedures can be steps in other operations like finding percents and taking square roots.
  11. I have a high ability in applying general rules to specific problems, to come up with logical answers. This involves deciding if an answer makes sense.
  12. I have a high ability to combine separate pieces of information, or specific answers to problems, to form general rules or conclusions. This involves the ability to think of possible reasons why things go together. It also includes coming up with a logical explanation for a series of events that seem unrelated.
  13. I have a high ability to correctly follow a rule or set of rules in order to arrange things or actions in a certain order. The rule or set of rules to be used must already be given. The things or actions to be put in order can include numbers, letters, words, pictures, procedures, sentences, and mathematical or logical operations.
  14. I have a high ability to produce many rules so that each rule tells how to group a set of things in a different way. Each different group must contain at least two things from the original set of things.
  15. I have a high ability to quickly make sense of information that at first seems to be without meaning or organization. This involves the degree to which different pieces of information can be combined and organized into one meaningful pattern quickly. The material may be visual or auditory.
  16. I have a high ability to identify or detect a known pattern (a figure, word, or object) that is hidden in other material. The task is to pick out the pattern you are looking for from the background material.
  17. I have a high ability to tell where I am in relation to the location of some object, or to tell where the object is in relation to me. This ability allows you to keep oriented in a vehicle as it changes location and direction. It helps keep you from getting disoriented or lost as you move about in a new environment.
  18. I have a high ability to imagine how something will look when it is moved around or when its parts are moved or rearranged. This requires the forming of mental images of what patterns or objects would look like after certain changes, such as unfolding or rotation. You have to predict what an object, set of objects, or pattern would look like after the changes were carried out.
  19. I have a high ability to compare letters, numbers, objects, pictures, or patterns, both quickly and accurately. The things to be compared may be presented at the same time or one after the other. This ability also includes comparing a presented object with a remembered object.
  20. I have a high ability to concentrate on a task without getting distracted. When distraction is present, it is not part of the task being done. This ability also involves concentrating while performing a boring task.
  21. I have a high ability to shift back and forth between two or more sources of information. The information can be in the form of speech, signals, sounds, touch, or other sources.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 8). Échelle des capacités cognitives. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-capacites-cognitives/
Looti, Mohammed. “Échelle des capacités cognitives.” Base de données de psychologie en français, 8 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-capacites-cognitives/.
Looti, Mohammed. “Échelle des capacités cognitives.” Base de données de psychologie en français. octobre 8, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-capacites-cognitives/.