1. Résumé / Abstract
L’Échelle des attitudes envers Dieu – 9 (Attitudes Toward God Scale – 9, ATGS-9) est un instrument psychométrique bref, auto-rapporté, conçu pour évaluer les dimensions affectives et relationnelles fondamentales de l’expérience théiste d’un individu. Développée et validée par Benjamin T. Wood, Everett L. Worthington Jr., Julie Juola Exline, Ann Marie Yali, Jamie D. Aten et Mark R. McMinn (2010), l’ATGS-9 constitue une version condensée et optimisée issue de travaux précurseurs sur les tensions religieuses et les attitudes affectives envers la divinité (Exline et al., 2000). L’outil comprend 9 items évaluant deux dimensions orthogonales ou faiblement corrélées : (1) les attitudes positives / réconfort divin (Positive Attitudes / Comforted by God, 5 items) et (2) les attitudes négatives / colère envers Dieu (Negative Attitudes / Anger toward God, 4 items).
Les participants évaluent chaque proposition sur une échelle d’évaluation en 11 points allant de 0 (« Pas du tout » / Not at all) à 10 (« Extrêmement » / Extremely). Sur le plan psychométrique, l’ATGS-9 se distingue par une cohérence interne exemplaire, les coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,87 et 0,96 pour la sous-échelle des attitudes positives, et entre 0,78 et 0,89 pour la sous-échelle de colère. Les analyses factorielles confirmatoires appuient de manière récurrente une structure bidimensionnelle distincte, démontrant que les affects positifs et négatifs envers Dieu ne constituent pas les extrémités d’un continuum bipolaire unique, mais représentent deux trajectoires psychologiques indépendantes. L’instrument est largement utilisé en psychologie de la religion et de la spiritualité, en psychologie clinique et en psycho-oncologie pour analyser la détresse spirituelle, le réconfort existentiel et les mécanismes d’ajustement face à l’adversité.
2. Mots-clés / Keywords
Attitudes envers Dieu, ATGS-9, colère envers Dieu, réconfort divin, psychologie de la religion, détresse spirituelle, coping religieux, attachement à Dieu, psychométrie, santé mentale.
3. Auteurs / Authors
L’échelle ATGS-9 est le fruit de la collaboration de chercheurs de premier plan dans le domaine de la psychologie de la religion, du pardon et de la santé mentale :
- Benjamin T. Wood, Ph.D. : Psychologue clinicien et chercheur, affilié lors du développement initial au département de psychologie de la Virginia Commonwealth University (Richmond, Virginie, États-Unis). Ses travaux portent principalement sur l’interaction entre les croyances religieuses, les affects moraux et les processus thérapeutiques.
- Everett L. Worthington Jr., Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à la Virginia Commonwealth University. Sommité internationale dans le domaine de la psychologie du pardon, de la réconciliation et de l’intégration de la spiritualité en psychothérapie. (Courriel institutionnel : [email protected]).
- Julie Juola Exline, Ph.D. : Professeure de sciences psychologiques à la Case Western Reserve University (Cleveland, Ohio, États-Unis). Pionnière mondialement reconnue des recherches sur les luttes spirituelles (spiritual struggles), la colère envers Dieu et les tensions religieuses intrapersonnelles. (Courriel institutionnel : [email protected]).
- Ann Marie Yali, Ph.D. : Professeure associée de psychologie au City College of New York et au Graduate Center of CUNY (New York, États-Unis). Spécialiste de la psychologie de la santé, du coping et des déterminants psychosociaux de la détresse.
- Jamie D. Aten, Ph.D. : Fondateur et codirecteur exécutif du Humanitarian Disaster Institute au Wheaton College (Wheaton, Illinois, États-Unis). Expert de l’évaluation de la foi face aux catastrophes humanitaires et aux traumatismes.
- Mark R. McMinn, Ph.D., ABPP : Professeur émérite à la George Fox University (Newberg, Oregon, États-Unis). Chercheur influent sur la convergence entre psychologie clinique contemporaine et théologie chrétienne.
4. Objectif / Purpose
Fondements et vocation générale
L’ATGS-9 a été élaborée afin de combler un manque méthodologique majeur dans la recherche en sciences comportementales : l’absence d’outils standardisés, concis et psychométriquement robustes capables de mesurer à la fois les affects bénéfiques et les sentiments hostiles ou conflictuels dirigés vers une figure divine. Historiquement, la psychologie de la religion s’est concentrée de façon prépondérante sur les facettes positives de la religiosité (sentiment de paix, réconfort, sécurité ontologique), négligeant les affects négatifs comme l’amertume, la rancœur ou le sentiment d’abandon par Dieu. Pourtant, les crises de la vie (maladies graves, deuils, traumatismes collectifs) déclenchent fréquemment des sentiments contradictoires envers la divinité, oscillant entre recherche de soutien et récriminations théologiques.
Applications cliniques et psychopathologiques
En pratique clinique, l’ATGS-9 permet d’identifier la détresse spirituelle ou les conflits relationnels verticaux (avec la transcendance). Les praticiens travaillant en santé mentale, en soins palliatifs ou en aumônerie hospitalière peuvent utiliser cette échelle pour :
- Évaluer rapidement le degré de colère ou de désillusion d’un patient envers Dieu lors d’événements traumatiques ou d’annonces de pronostics vitaux défavorables.
- Détecter les risques de décompensation dépressive : les études démontrent qu’une colère élevée envers Dieu, lorsqu’elle s’accompagne d’un sentiment d’abandon, est corrélée de manière significative à des symptômes dépressifs plus sévères et à une altération de la qualité de vie (Exline et al., 2000).
- Fournir une base empirique pour les psychothérapies intégrant la dimension spirituelle, en aidant les patients à verbaliser des émotions souvent réprimées en raison de tabous religieux entourant la colère théologique.
Applications en recherche
Dans le domaine empirique, la brièveté de l’ATGS-9 (9 items seulement) en fait un outil idéal pour l’intégration dans des protocoles de recherche longitudinaux denses, des études épidémiologiques ou des enquêtes en ligne complexes. L’instrument permet de modéliser l’impact différentiel des sous-dimensions positives et négatives sur le bien-être subjectif, le stress post-traumatique, la croissance post-traumatique et la résilience psychologique.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par l’ATGS-9 repose sur une conceptualisation bidimensionnelle des relations affectives entretenues par l’individu avec la transcendance. L’outil rejette l’hypothèse simpliste selon laquelle la relation à Dieu serait unidimensionnelle. Les deux sous-échelles mesurent des états émotionnels et des représentations cognitives distincts :
1. Attitudes positives / Réconfort divin (5 items)
Cette dimension évalue l’expérience de sécurité affective, de soutien et de bienveillance perçue provenant de Dieu. Elle intègre à la fois des composantes cognitives (considérer Dieu comme omnipotent et omniscient) et des composantes émotionnelles directes (se sentir aimé, soutenu et soigné par Dieu). Les individus présentant des scores élevés sur cette sous-échelle conçoivent la divinité comme un havre de sécurité (safe haven) et une base sécurisante (secure base). Par exemple, le fait d’éprouver la certitude que Dieu protège et prend soin de soi illustre une perception d’alliance spirituelle constructive.
2. Attitudes négatives / Colère envers Dieu (4 items)
Cette dimension mesure les ressentiments, l’irritation, le sentiment de trahison et l’impression d’isolement vis-à-vis de Dieu. Contrairement à l’athéisme ou à l’incrédulité agnostique — qui relèvent du rejet intellectuel de l’existence d’une divinité —, la colère envers Dieu présuppose une forme d’engagement ou de croyance théiste implicite : on ne peut éprouver de la rancœur envers une entité perçue comme inexistante. Les items capturent la perception que Dieu a déçu le sujet, qu’Il s’est montré cruel ou qu’Il l’a abandonné dans la détresse. Cette facette reflète un conflit relationnel direct avec la figure d’attachement suprême.
L’orthogonalité partielle de ces dimensions est cruciale : un sujet confronté à un drame existentiel peut simultanément ressentir l’amour de Dieu (score élevé en réconfort) et éprouver une vive colère contre Ses choix providentiels (score élevé en colère). Cette ambivalence affective est capturée fidèlement par l’ATGS-9.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture conceptuelle de l’ATGS-9 s’enracine dans la convergence de trois courants théoriques majeurs :
La théorie de l’attachement appliquée à la religion
Inspirée des travaux fondateurs de John Bowlby et formalisée dans le champ religieux par Lee A. Kirkpatrick (1998, 2005), cette approche postule que pour de nombreux croyants, Dieu fonctionne comme une figure d’attachement primaire. À ce titre, la divinité remplit les quatre critères définis par Bowlby : la recherche de proximité, le havre de sécurité face à la menace, la base sécurisante pour l’exploration, et l’anxiété de séparation face à l’éloignement. Dans ce cadre :
- Les attitudes positives reflètent un schéma d’attachement sécure à Dieu, caractérisé par la confiance en Sa disponibilité et Sa bienveillance.
- Les attitudes négatives traduisent un attachement insécure (anxieux ou évitant), où la divinité est perçue comme imprévisible, rejetante ou absente lors des moments de vulnérabilité extrême.
Le modèle du coping religieux de Pargament
Kenneth I. Pargament (1997) a conceptualisé le coping religieux à travers deux modalités distinctes : positive et négative. Le coping religieux positif mobilise une collaboration bienveillante avec Dieu et la quête de sens. À l’inverse, le coping religieux négatif (ou tensions religieuses) se manifeste par des luttes spirituelles, la perception d’une punition divine ou des conflits avec la volonté transcendante. L’ATGS-9 opérationnalise précisément l’affect sous-jacent à ces stratégies : la sous-échelle de colère quantifie l’affect moteur du coping religieux négatif, tandis que la sous-échelle de réconfort sous-tend le coping positif.
La théorie cognitive de l’attribution et de l’évaluation
Selon les théories de l’évaluation cognitive (Lazarus & Folkman, 1984), les émotions résultent du sens attribué aux événements de vie. Lorsqu’un individu subit une perte inexpliquée et attribue la responsabilité causale de cette tragédie à un Dieu tout-puissant, deux interprétations émergent : soit l’événement s’inscrit dans un plan supérieur bienveillant (maintien du réconfort), soit l’événement est jugé arbitraire et immérité, engendrant une attribution d’injustice divine et, par conséquent, de la colère et un sentiment d’abandon.
7. Validité / Validity
L’ATGS-9 a fait l’objet d’évaluations psychométriques approfondies documentant sa validité sous de multiples facettes :
Validité de construit et validité factorielle
L’analyse factorielle confirmatoire (AFC) réalisée par Wood et ses collaborateurs (2010) auprès de divers échantillons (étudiants universitaires, adultes de la communauté, patients confrontés au cancer) a systématiquement confirmé la supériorité statistique d’un modèle à deux facteurs corrélés par rapport à un modèle unidimensionnel. Les indices d’ajustement se sont révélés optimaux (CFI > 0,95, TLI > 0,95, RMSEA < 0,06), prouvant que le réconfort et la colère constituent deux construits distincts et non réductibles l’un à l’autre.
Validité convergente
La validité convergente de l’instrument a été solidement établie :
- La sous-échelle Attitudes positives corrèle fortement et positivement avec des mesures établies de religiosité intrinsèque (ex. Duke University Religion Index), d’attachement sécure à Dieu, d’engagement spirituel et de coping religieux positif (RCOPE positif, r se situant typiquement entre 0,65 et 0,80).
- La sous-échelle Attitudes négatives présente des corrélations positives robustes avec le coping religieux négatif (RCOPE négatif, r = 0,55 à 0,72), le sentiment de culpabilité spirituelle et les luttes théistes (Exline et al., 2000 ; Wood et al., 2010).
Validité discriminante
La sous-échelle de colère envers Dieu ne se confond pas avec un trait généralisé d’hostilité ou de névrosisme. Les analyses de régression démontrent que la colère envers Dieu prédit la détresse psychologique et les affects négatifs même après avoir contrôlé statistiquement la colère générale (trait anger), l’affectivité négative globale et le niveau d’extraversion. De même, les attitudes positives ne se réduisent pas à une simple désirabilité sociale ou à un optimisme dispositionnel.
Validité prédictive et clinique
Dans des contextes de traumatismes, de deuil ou d’épreuves médicales graves, les scores de l’ATGS-9 négatif prédisent des niveaux accrus de détresse psychologique, de symptômes dépressifs et une dégradation de l’alliance thérapeutique. Inversement, l’ATGS-9 positif est un prédicteur robuste de croissance post-traumatique, d’espoir et de satisfaction à l’égard de la vie.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés métrologiques de fidélité de l’ATGS-9 répondent aux standards académiques les plus exigeants :
Cohérence interne
Les études initiales de Wood et al. (2010) ainsi que les réplications indépendantes ultérieures mettent en évidence des coefficients de cohérence interne très élevés :
- Sous-échelle Attitudes positives / Réconfort divin : L’alpha de Cronbach (α) s’échelonne régulièrement entre 0,92 et 0,96, reflétant une excellente homogénéité des items relatifs à l’amour, au soutien et à la puissance divine.
- Sous-échelle Attitudes négatives / Colère envers Dieu : L’alpha de Cronbach oscille généralement entre 0,82 et 0,89, ce qui démontre une consistance remarquable pour une sous-échelle brève de 4 items.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Les évaluations de la stabilité test-retest sur des intervalles de deux à six semaines révèlent des coefficients de corrélation intra-classe (CCI) satisfaisants, généralement situés entre 0,75 et 0,85 pour la dimension positive. La dimension de colère envers Dieu présente une stabilité modérée à forte (r = 0,65 à 0,78), ce qui concorde avec la nature théorique du construit : si la colère théologique possède une dimension dispositionnelle, elle demeure sensible aux événements de vie aigus, aux pertes récentes et aux fluctuations de l’état émotionnel.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Lors des phases initiales de développement (Wood et al., 2010), des analyses factorielles exploratoires ont été conduites sur un pool élargi d’items dérivés des travaux d’Exline et al. (2000). L’extraction par la méthode des axes principaux avec rotation oblique (Promax) a clairement mis en évidence une structure à deux facteurs prédominants justifiant l’extraction selon le critère de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1) et l’examen du diagramme d’éboulis de Cattell :
- Le premier facteur rassemble l’ensemble des items reflétant la bienveillance, la sollicitude et l’amour divin (saturation factorielle oscillant entre 0,78 et 0,93).
- Le second facteur regroupe les énoncés formulant la colère, la déception, l’hostilité et le sentiment d’abandon (saturations factorielles s’étalant de 0,69 à 0,86).
- Aucun item ne présente de saturation croisée significative supérieure à 0,25 sur le facteur opposé, confirmant la propreté métrologique de la structure factorielle.
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Les résultats de l’AFC rapportés par Wood et al. (2010) ont comparé plusieurs modèles concurrents :
- Modèle unifactoriel bipolaire : Dans ce modèle, les attitudes positives et négatives sont contraintes sur un continuum unique. Ce modèle a été systématiquement rejeté en raison d’indices d’ajustement très médiocres (RMSEA > 0,16, CFI < 0,70).
- Modèle à deux facteurs orthogonaux : Les deux facteurs sont supposés totalement indépendants (r = 0). Ce modèle présente un ajustement acceptable mais sous-optimal.
- Modèle à deux facteurs corrélés : Ce modèle offre l’adéquation statistique la plus robuste aux données empiriques. La corrélation inter-facteurs est généralement négative et modérée (variant de r = -0,20 à r = -0,45 selon que l’échantillon soit issu de la population générale, d’étudiants ou de patients confrontés à une crise existentielle). Les indices d’ajustement rapportés dans les publications princeps affichent régulièrement un χ²/ddl < 2,5, un CFI ≥ 0,97, un TLI ≥ 0,96 et un RMSEA ≤ 0,055.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type de test : Questionnaire psychométrique auto-rapporté d’évaluation affective et relationnelle.
- Nombre d’items : 9 items au total.
- Format de réponse : Échelle d’évaluation en 11 points (de 0 à 10), ancrée de 0 = « Pas du tout » (Not at all) à 10 = « Extrêmement » (Extremely).
- Structure des sous-échelles :
- Attitudes positives / Réconfort divin (5 items) : Items 1, 5, 6, 7 et 8.
- Attitudes négatives / Colère envers Dieu (4 items) : Items 2, 3, 4 et 9.
- Cotation et calcul des scores :
- Il n’y a pas d’inversion de score (aucun item n’est recodé à l’envers).
- Le score de chaque sous-échelle est obtenu en calculant la moyenne arithmétique des items correspondants (somme des items divisée par le nombre d’items de la sous-échelle).
- Le score de la dimension Attitudes positives est compris entre 0 et 10.
- Le score de la dimension Attitudes négatives est compris entre 0 et 10.
- Important : Il est formellement déconseillé de calculer un score global combiné ; les deux dimensions doivent impérativement être analysées et interprétées séparément afin de préserver l’identification de l’ambivalence affective.
- Temps de passation : Environ 2 à 3 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication : 2010 (développements préliminaires et pré-publications entre 2000 et 2008).
- Statut des droits et permissions : L’ATGS-9 est protégée par les droits d’auteur de l’American Psychological Association (APA) et des auteurs originaux (Wood et al., 2010). Toutefois, l’instrument est mis à la disposition des chercheurs, cliniciens et universitaires à des fins d’utilisation académique, clinique et non commerciale, sans frais de licence préalables, sous réserve de citer scrupuleusement la publication de référence.
- Tarification : Gratuit pour la recherche académique et l’évaluation clinique non lucrative. Tout usage commercial, intégration logicielle propriétaire ou diffusion à grande échelle dans des programmes à but lucratif nécessite une autorisation formelle de l’APA.
12. Références / References
- Exline, J. J., Yali, A. M., & Sanderson, W. C. (2000). Guilt, discord, and alienation: The role of religious strain in depression and suicidality. Journal of Clinical Psychology, 56(12), 1481–1496. https://doi.org/10.1002/1097-4679(200012)56:12<1481::AID-1>3.0.CO;2-A
- Kirkpatrick, L. A. (1998). God as a substitute attachment figure: A longitudinal study of adult attachment style and religious change in college students. Personality and Social Psychology Bulletin, 24(9), 961–973. https://doi.org/10.1177/0146167298249004
- Kirkpatrick, L. A. (2005). Attachment, evolution, and the psychology of religion. Guilford Press.
- Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
- Pargament, K. I. (1997). The psychology of religion and coping: Theory, research, practice. Guilford Press.
- Wood, B. T., Worthington, E. L., Jr., Exline, J. J., Yali, A. M., Aten, J. D., & McMinn, M. R. (2010). Development of the Attitudes Toward God Scale (ATGS-9). Psychology of Religion and Spirituality, 2(3), 148–167. https://doi.org/10.1037/a0018753
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale:
11-point response scale from 0 = Not at all to 10 = Extremely
- Trust God to protect and care for you
- Feel angry at God
- Feel that God has let you down
- View God as unkind
- View God as all-powerful and all-knowing
- Feel loved by God
- Feel supported by God
- Feel nurtured or cared for by God
- Feel abandoned by God