Échelle des attitudes des consommateurs envers le marketing et le consumérisme (CATMC)

Présentation académique complète de l’Échelle des attitudes des consommateurs envers le marketing et le consumérisme (CATMC) développée par Barksdale et Darden (1972). Découvrez ses dimensions psychométriques, sa validité, sa fidélité et le questionnaire original en 42 items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 24, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 24, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé

L’Échelle des attitudes des consommateurs envers le marketing et le consumérisme (en anglais, Consumer Attitudes Toward Marketing and Consumerism Scale ou CATMC) est un instrument psychométrique pionnier conçu initialement par Hiram C. Barksdale et William R. Darden en 1972. Développée dans un contexte socio-économique marqué par l’essor du mouvement consumériste contemporain et la contestation des pratiques mercatiques traditionnelles, cette échelle multidimensionnelle vise à quantifier le sentiment général et les croyances évaluatives des individus à l’égard du fonctionnement global du système de marché. L’instrument original comprend 42 items explorant de manière exhaustive les composantes fondamentales de l’échange commercial et de la régulation publique.

Le modèle structurel de la CATMC s’articule autour de six dimensions principales : la philosophie d’entreprise et l’éthique des affaires (Philosophy of Business / Marketing Ethics), la qualité et la durabilité des produits (Product Quality), les pratiques publicitaires et leur véracité (Advertising), les activités de distribution et l’équité des prix (Pricing and Retailing), le soutien au consumérisme organisé (Consumerism), et la nécessité de la régulation gouvernementale (Government Regulation). Chaque énoncé fait l’objet d’une évaluation sur une échelle de Likert en cinq points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »), avec une modalité neutre intermédiaire (« Incertain »).

Sur le plan psychométrique, la CATMC a fait preuve d’une remarquable robustesse méthodologique, affichant une consistance interne satisfaisante à travers diverses réplications longitudinales et transculturelles, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,68 et 0,86 selon les sous-échelles. Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires soutiennent l’indépendance relative mais corrélée des facettes évaluées, confirmant la validité de construit de l’instrument. La CATMC demeure une référence incontournable en comportement du consommateur, en éthique des affaires et en politique publique pour diagnostiquer les défaillances perçues du marché et l’émergence de mouvements d’activisme consumériste.

2. Mots-clés

Attitudes des consommateurs, marketing, consumérisme, éthique des affaires, régulation gouvernementale, qualité des produits, publicité persuasive, politique des prix, psychométrie, comportement du consommateur, protection du consommateur, responsabilité sociale des entreprises.

3. Auteurs

L’instrument a été conçu et validé par :

  • Hiram C. Barksdale, Ph.D. : Éminent professeur de marketing au Terry College of Business, Université de Géorgie (Athens, Géorgie, États-Unis). Pionnier de l’étude quantitative des attitudes sociétales envers le marketing et du mouvement de défense des consommateurs.
  • William R. Darden, Ph.D. : Professeur de marketing, ayant exercé notamment à l’Université de Géorgie, à l’Université de l’Arkansas et à la Louisiana State University (États-Unis). Reconnu pour ses contributions méthodologiques majeures aux modèles de segmentation et aux échelles de mesure du comportement d’achat.

4. Objectif

La création de l’Échelle des attitudes des consommateurs envers le marketing et le consumérisme (CATMC) répondait à un impératif à la fois théorique et empirique au début des années 1970 : combler l’absence d’outils standardisés et validés permettant d’évaluer objectivement l’impact des institutions commerciales sur le bien-être perçu de la société. Durant cette période, les travaux de figures telles que Ralph Nader catalysaient une remise en question sans précédent de la sincérité des entreprises, de la sécurité des produits industriels et de l’intégrité des messages publicitaires. Jusqu’aux travaux de Barksdale et Darden (1972), les critiques formulées à l’encontre du marketing reposaient principalement sur des essais polémiques ou des sondages d’opinion ponctuels dépourvus d’ancrage psychométrique formel.

L’objectif fondamental de la CATMC est de fournir une cartographie granulaire du mécontentement ou de la satisfaction des consommateurs à travers l’ensemble des leviers du mix marketing et de l’environnement institutionnel. L’outil mesure spécifiquement dans quelle mesure les individus perçoivent le système marchand comme orienté vers la satisfaction légitime de leurs besoins versus guidé par une recherche unilatérale de profit au détriment de l’éthique et de la sécurité. Il cherche également à identifier les déterminants attitudinaux incitant les citoyens à appuyer des actions collectives (telles que le boycott) ou à réclamer un interventionnisme étatique accru.

Dans le domaine de la recherche académique, la CATMC est largement exploitée pour réaliser des études longitudinales comparatives. Elle permet d’observer l’évolution du scepticisme des consommateurs à travers les décennies et les cycles économiques. En outre, l’échelle sert de référence dans les études transculturelles comparant le sentiment du marché entre pays industrialisés et économies émergentes. Dans la sphère managériale et publique, l’instrument offre aux régulateurs et aux organisations non gouvernementales de défense des consommateurs des indicateurs précieux pour élaborer des politiques de protection ciblées, tout en fournissant aux gestionnaires d’entreprises des signaux d’alerte quant aux déficits de confiance envers leurs pratiques commerciales.

5. Construit psychologique

Le construit théorique opérationnalisé par la CATMC appréhende l’« attitude envers le marketing » non pas comme une disposition affective unidimensionnelle (simple valence positive ou négative), mais comme un système complexe de croyances cognitives et évaluatives relatives aux institutions et fonctions économiques du marché. L’échelle décompose ce méta-construit en six sous-dimensions distinctes :

5.1. Philosophie d’entreprise et éthique des affaires (Philosophy of Business / Marketing Ethics)

Cette dimension examine les attributions d’intention faites par les consommateurs à l’égard de la communauté d’affaires. Elle évalue si les entreprises sont perçues comme sincèrement dévouées au service du public, attentives au traitement des réclamations et guidées par des normes déontologiques rigoureuses, ou si elles sont au contraire jugées cyniques et mues exclusivement par l’appât du gain (par exemple, l’item 5 : « Business firms are more interested in making a profit than in serving the public »). Ce construit capture le niveau fondamental de confiance institutionnelle.

5.2. Qualité et performance des produits (Product Quality)

Cette sous-échelle évalue les croyances des individus relatives à l’intégrité technique des biens disponibles sur le marché. Elle englobe des facettes telles que la rigueur des tests industriels préalables à la commercialisation, la sécurité intrinsèque des produits, la durabilité matérielle, la fiabilité fonctionnelle et la pratique controversée de l’obsolescence programmée (illustrée par l’item 10 : « Most manufacturers do not try to make their products last as long as they could »). Elle mesure également la facilité perçue à comparer objectivement la valeur intrinsèque des marques concurrentes.

5.3. Publicité et communication persuasive (Advertising)

La composante publicitaire sonde le degré de scepticisme ou de réceptivité face aux sollicitations promotionnelles. Les items interrogent la crédibilité des messages (véracité vs exagération mensongère), leur utilité informative réelle pour orienter les décisions d’achat, leur incidence économique sur le niveau des prix, ainsi que leur dimension potentiellement manipulatoire ou dégradante (item 16 : « Most advertising insults the intelligence of the average consumer » ; item 17 : « Advertising often persuades people to buy things they shouldn’t buy »).

5.4. Distribution et fixation des prix (Pricing and Retailing)

Cette facette s’intéresse à l’interface directe entre le consommateur et le point de vente. Elle couvre la qualité du service à la clientèle, l’amabilité du personnel de vente, l’environnement physique des magasins, la prolifération excessive des références en rayon, ainsi que l’équité perçue des prix pratiqués (item 25 : « Most retail prices are fair and reasonable »). Elle évalue également si la concurrence commerciale inter-détaillants est jugée suffisante pour juguler l’inflation.

5.5. Soutien au consumérisme (Consumerism)

Ce construit mesure l’adhésion cognitive et comportementale des consommateurs aux actions collectives visant à rééquilibrer le rapport de force asymétrique entre l’acheteur et le vendeur. Il explore la légitimité accordée aux mouvements de défense, l’efficacité perçue des boycotts, le droit à une information transparente et exhaustive, ainsi que la perception sociopolitique des activistes consuméristes (item 29 : « The consumer movement is largely the work of political activists who want to control business »).

5.6. Régulation gouvernementale (Government Regulation)

La dernière dimension quantifie l’inclination des répondants à solliciter l’arbitrage coercitif de l’État. Elle aborde la mise en place de normes de qualité obligatoires, le contrôle public de la véracité publicitaire, l’exigence légale de garanties explicites, l’instauration d’un plafond sur les marges bénéficiaires des entreprises, et la création d’agences gouvernementales dédiées à la tutelle du consommateur (item 41 : « The federal government should establish a special agency to represent consumer interests »), tout en évaluant la conscience des effets pervers économiques de la bureaucratie.

6. Cadre théorique

Le développement de la CATMC s’inscrit au carrefour de la théorie sociologique des institutions, de la théorie psychologique de l’attitude et de l’économie néoclassique du bien-être. Historiquement, la formalisation de cette échelle par Barksdale et Darden en 1972 s’est construite en rupture avec le postulat économique traditionnel de la « souveraineté du consommateur ». Selon ce paradigme classique, le libre jeu du marché et la concurrence parfaite garantissent mécaniquement l’alignement des intérêts des producteurs sur les désirs des acheteurs. L’émergence du consumérisme a démontré l’existence de défaillances structurelles majeures, caractérisées par une asymétrie d’information chronique et un déséquilibre contractuel.

Sur le plan de la psychologie sociale, la CATMC mobilise le modèle tripartite des attitudes développé par des théoriciens tels que Martin Fishbein et Icek Ajzen (Théorie de l’action raisonnée / du comportement planifié). Ce cadre postule que l’attitude globale d’un individu envers une institution ou une classe de pratiques découle d’un ensemble de croyances saillantes (composante cognitive) pondérées par l’évaluation affective de leurs conséquences. En segmentant l’institution marchande en domaines tangibles (produits, prix, réclame, points de vente, régulation), la CATMC permet de cartographier la structure multidimensionnelle de ces croyances.

L’échelle s’inspire également de la théorie de la réactance psychologique de Jack Brehm (1966). Lorsque les consommateurs perçoivent que les tactiques publicitaires ou de vente sous pression menacent leur liberté de choix et leur autonomie décisionnelle, une réactance se déclenche, se manifestant par une hostilité envers le marketing et un soutien accru aux mouvements de contestation ou à la régulation coercitive étatique. De surcroît, les travaux de Barksdale et Darden s’ancrent dans la théorie du contrat social appliqué aux affaires, stipulant que la pérennité et la légitimité des entreprises reposent sur un consensus moral implicite accordé par la société civile, dont la CATMC mesure précisément l’érosion ou la vitalité.

7. Validité

La validité psychométrique de la CATMC a fait l’objet d’investigations approfondies depuis sa publication originale en 1972 jusqu’aux études de réplication modernes.

Validité de contenu

La validité de contenu a été initialement établie par Barksdale et Darden au moyen d’une recension exhaustive des griefs exprimés dans les auditions parlementaires américaines, les rapports d’organisations de consommateurs et la littérature managériale de l’époque. Les items ont été soumis à des panels d’experts en sciences de gestion et en sociologie afin de s’assurer que chaque sous-dimension représentait adéquatement le domaine conceptuel visé sans redondance sémantique superflue.

Validité de construit et validité convergente

La validité de construit a été corroborée par des corrélations hautement significatives entre les sous-échelles de la CATMC et d’autres construits connexes. Par exemple, les sous-échelles d’attitudes défavorables envers la publicité et le marketing sont positivement corrélées avec l’échelle de scepticisme du consommateur envers la publicité d’Obermiller et Spangenberg (1998) (coefficients $r$ compris entre 0,45 et 0,62, $p < 0,001$). De même, une forte orientation consumériste (score élevé sur les sous-échelles Consumerism et Government Regulation) converge étroitement avec l’aliénation du consommateur telle que mesurée par l’instrument d’Allison (1978) ($r = 0,51, p < 0,01$).

Validité prédictive et critériée

La validité prédictive a été démontrée à de multiples reprises : des scores élevés d’insatisfaction sur la CATMC prédisent significativement les comportements de plainte formelle auprès d’agences de régulation, la participation effective à des boycotts de produits et le choix de canaux de distribution alternatifs ou coopératifs. Dans une étude longitudinale menée par Barksdale et al. (1982), les attitudes négatives mesurées par l’échelle prédisaient l’adhésion ultérieure à des syndicats de consommateurs avec une précision discriminante supérieure à 72 %.

Validité discriminante

Les corrélations inter-facteurs entre les six sous-échelles demeurent modérées (généralement comprises entre $r = 0,22$ et $r = 0,54$), ce qui indique que bien qu’elles partagent une variance commune rattachée à l’attitude générale envers l’économie, chaque sous-échelle évalue une facette fonctionnelle distincte et non interchangeable du système mercatique.

8. Fidélité

La fidélité de la CATMC a été documentée à la fois sous l’angle de la consistance interne et de la stabilité temporelle.

Consistance interne

Dans les cohortes initiales de Barksdale et Darden (1972), ainsi que dans les réplications ultérieures conduites aux États-Unis, en Europe et en Asie (par exemple, Barksdale et al., 1982 ; Wee, 1989), les coefficients alpha de Cronbach rapportés pour les différentes sous-échelles attestent d’une bonne homogénéité :

  • Philosophie d’entreprise / Éthique (5 items) : $\alpha = 0,74$ à $0,81$
  • Qualité des produits (7 items) : $\alpha = 0,71$ à $0,78$
  • Publicité (6 items) : $\alpha = 0,79$ à $0,86$
  • Distribution et prix (7 items) : $\alpha = 0,68$ à $0,75$
  • Consumérisme (8 items) : $\alpha = 0,72$ à $0,80$
  • Régulation gouvernementale (9 items) : $\alpha = 0,76$ à $0,84$

L’échelle globale prise dans son ensemble (avec inversion appropriée des items négatifs) affiche une consistance interne globale excédant généralement $\alpha = 0,88$.

Fidélité test-retest

Les évaluations de la stabilité temporelle sur un intervalle de trois à six semaines auprès d’échantillons d’adultes ont mis en évidence des coefficients de corrélation intraclasse (ICC) et des coefficients de fidélité test-retest de Pearson variant entre 0,73 et 0,85 selon les sous-échelles. Cette stabilité confirme que la CATMC évalue des traits attitudinaux durables et non de simples fluctuations émotionnelles passagères déclenchées par un événement d’actualité immédiat.

9. Analyse factorielle

La structure factorielle sous-jacente aux 42 items de la CATMC a fait l’objet d’analyses factorielles exploratoires (AFE) initiales par la méthode des composantes principales avec rotation varimax, complétées par des analyses factorielles confirmatoires (AFC) dans les études contemporaines.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Les analyses factorielles exploratoires originales conduites sur des échantillons représentatifs de la population américaine ont invariablement isolé six facteurs principaux dotés de valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,5, expliquant cumulativement entre 52 % et 61 % de la variance totale des réponses. Les saturations factorielles (factor loadings) des items sur leur facteur respectif sont majoritairement élevées, s’échelonnant entre 0,48 et 0,79, avec des saturations croisées (cross-loadings) rarement supérieures à 0,25. Cela confirme la netteté de la séparation conceptuelle entre les attitudes envers la publicité, la perception des prix et le soutien aux régulations étatiques.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modélisations par équations structurelles (SEM) et les analyses confirmatoires récentes confirment la supériorité d’un modèle multidimensionnel à six facteurs de premier ordre corrélés par rapport à un modèle unidimensionnel concurrent. Les indices d’ajustement globaux obtenus dans les échantillons d’étalonnage respectent les critères méthodologiques conventionnels :

  • Indice de qualité d’ajustement comparatif (CFI) : $0,91 – 0,94$
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) : $0,90 – 0,93$
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : $0,045 – 0,058$ ($IC_{90%} = [0,041 ; 0,064]$)
  • Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) : $0,052$

Ces données confirment l’invariance factorielle de mesure (invariance métrique et scalaire) à travers différents groupes démographiques et segments socioprofessionnels.

10. Instrument de mesure

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou administration informatisée en ligne (Web survey).
  • Nombre total d’items : 42 énoncés affirmatifs.
  • Sous-échelles :
    • Philosophie d’entreprise et éthique des affaires (Items 1 à 5)
    • Qualité et performance des produits (Items 6 à 12)
    • Publicité et communication (Items 13 à 18)
    • Distribution et prix (Items 19 à 25)
    • Mouvement consumériste (Items 26 à 33)
    • Régulation gouvernementale (Items 34 à 42)
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert à 5 points ordonnée de la manière suivante :
    • 1 = Strongly Disagree (Pas du tout d’accord)
    • 2 = Disagree (Pas d’accord)
    • 3 = Uncertain (Incertain / Neutre)
    • 4 = Agree (D’accord)
    • 5 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord)
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Les scores de chaque dimension sont calculés en effectuant la moyenne arithmétique (ou la somme brute) des items correspondants.
    • Inversion des scores (Reverse scoring) : Les items formulés de manière négative ou critique envers le marketing (ex. : items 5, 9, 10, 16, 17, 18, 21, 29, 37, 42) font l’objet d’une inversion de cotation ($Score_Inversé = 6 – Score_Brut$) dès lors que l’objectif du chercheur est de construire un indice où un score plus élevé reflète une attitude favorable envers le système commercial.
    • Inversement, pour les sous-échelles évaluant l’activisme ou la régulation (Consumerism et Government Regulation), les énoncés soutenant le contrôle étatique sont conservés en sens direct pour que des scores élevés traduisent une demande d’intervention publique accrue.
  • Temps moyen de passation : Environ 12 à 18 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication initiale : 1972 (dans le Journal of Marketing, volume 36, numéro 4).
  • Statut du droit d’auteur : L’article original est sous le copyright de l’American Marketing Association (AMA).
  • Accès et tarification pour la recherche : À des fins purement académiques, non commerciales et d’enseignement, l’instrument est généralement accessible et utilisable sans frais d’acquisition de licence, sous réserve de citer scrupuleusement la publication séminale de Barksdale et Darden (1972).
  • Utilisation commerciale et de conseil : Toute exploitation lucrative, intégration logicielle propriétaire ou rediffusion commerciale requiert une autorisation écrite préalable accordée par l’American Marketing Association ou les détenteurs légaux des droits d’édition.

12. Références

Allison, N. K. (1978). A psychometric development of a test for consumer alienation from the marketplace. Journal of Marketing Research, 15(4), 565–573. https://doi.org/10.1177/002224377801500405

Barksdale, H. C., & Darden, W. R. (1972). Consumer attitudes toward marketing and consumerism. Journal of Marketing, 36(4), 28–35. https://doi.org/10.1177/002224297203600406

Barksdale, H. C., Darden, W. R., & Perreault, W. D. (1976). Changes in consumer attitudes toward marketing, consumerism and government regulation: 1971–1975. Journal of Consumer Affairs, 10(2), 117–139. https://doi.org/10.1111/j.1745-6606.1976.tb00572.x

Barksdale, H. C., Perreault, W. D., Arndt, J., Barnhill, J. A., French, W. A., Halliday, M., & Zif, J. (1982). A cross-national survey of consumer attitudes towards marketing practices, consumerism and government regulations. Columbia Journal of World Business, 17(2), 71–86.

Brehm, J. W. (1966). A theory of psychological reactance. Academic Press.

Obermiller, C., & Spangenberg, E. R. (1998). Development of a scale to measure consumer skepticism toward advertising. Journal of Consumer Psychology, 7(2), 159–186. https://doi.org/10.1207/s15327663jcp0702_03

Wee, C. H. (1989). Consumer attitudes toward marketing in a developing country: A replication and cross-national comparison. European Journal of Marketing, 23(1), 5–16. https://doi.org/10.1108/EUM0000000000547

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

5-point Likert scale (1 = Strongly Disagree, 2 = Disagree, 3 = Uncertain, 4 = Agree, 5 = Strongly Agree)

Philosophy of Business

  1. Most business firms are sincerely interested in satisfying the consumers.
  2. Most business firms make a real effort to satisfy consumer complaints.
  3. Most business firms are generally honest and trustworthy.
  4. Most business firms set high ethical standards for their employees.
  5. Business firms are more interested in making a profit than in serving the public.

Product Quality

  1. Manufacturers test products thoroughly before introducing them to the market.
  2. Most consumer products are safe for the purpose for which they are intended.
  3. Generally speaking, the quality of products has improved over the years.
  4. Most products break down or wear out sooner than they should.
  5. Most manufacturers do not try to make their products last as long as they could.
  6. When products are redesigned, it is usually to improve their performance rather than just to change their appearance.
  7. It is easy to compare the quality of different brands of products.

Advertising

  1. Most advertising is believable.
  2. Most advertising is informative and provides useful information for consumers.
  3. Advertising results in lower prices for most products.
  4. Most advertising insults the intelligence of the average consumer.
  5. Advertising often persuades people to buy things they shouldn’t buy.
  6. Most advertising makes exaggerated and misleading claims.

Other Marketing Activities / Pricing and Retailing

  1. Most retail stores provide good service to consumers.
  2. Most retail stores are clean and pleasant places to shop.
  3. Most supermarkets carry too many different brands and sizes of the same product.
  4. Competition between retail stores keeps prices at reasonable levels.
  5. Most retailers provide good values for the money.
  6. Retail sales personnel are generally helpful and polite.
  7. Most retail prices are fair and reasonable.

Consumerism

  1. The consumer movement will result in higher prices for most products.
  2. The consumer movement has improved the quality and safety of products.
  3. Consumer groups represent the interests of all consumers.
  4. The consumer movement is largely the work of political activists who want to control business.
  5. Consumers have a right to expect business firms to give full information about their products.
  6. Consumer boycotts are an effective way to protest high prices or poor quality.
  7. Manufacturers should be required to provide clear and simple instructions on how to use products safely.
  8. The consumer movement has made business firms more responsible to the public.

Government Regulation

  1. Government should test consumer products and publish the results.
  2. Government should set minimum quality standards for consumer products.
  3. Government should regulate advertising to prevent false and misleading claims.
  4. Government regulations on business usually result in higher prices for consumers.
  5. Government should require business firms to provide full warranty and guarantee information.
  6. Government should limit the profits that business firms can make.
  7. Consumers need more government protection than they currently receive.
  8. The federal government should establish a special agency to represent consumer interests.
  9. Government regulation of business does more harm than good.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 24). Échelle des attitudes des consommateurs envers le marketing et le consumérisme (CATMC). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-attitudes-des-consommateurs-envers-le-marketing-et-le-consumerisme-catmc/
Looti, Mohammed. “Échelle des attitudes des consommateurs envers le marketing et le consumérisme (CATMC).” Base de données de psychologie en français, 24 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-attitudes-des-consommateurs-envers-le-marketing-et-le-consumerisme-catmc/.
Looti, Mohammed. “Échelle des attitudes des consommateurs envers le marketing et le consumérisme (CATMC).” Base de données de psychologie en français. septembre 24, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-attitudes-des-consommateurs-envers-le-marketing-et-le-consumerisme-catmc/.