Échelle d’Enfermement

L’Échelle d’Enfermement (Entrapment Scale), développée par Paul Gilbert et Steven Allan (1998), mesure le sentiment d’impasse et de fuite empêchée dans la dépression et les conduites suicidaires.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’Enfermement (en anglais, The Entrapment Scale [ES]), développée en 1998 par le psychologue clinicien britannique Paul Gilbert et son collaborateur Steven Allan, constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents dans l’étude des mécanismes évolutionnistes de la dépression et des conduites suicidaires. Conçue initialement pour opérationnaliser le concept éthologique et évolutionniste de « fuite empêchée » (arrested flight), l’échelle évalue la perception subjective qu’a un individu d’être piégé dans une situation intolérable dont toutes les voies de sortie semblent condamnées ou inaccessibles.

L’instrument se compose de 16 items auto-rapportés, structurés autour de deux dimensions factorielles distinctes mais interdépendantes : l’enfermement externe (External Entrapment, 10 items), qui mesure le sentiment d’être piégé par l’environnement social, les obligations ou des individus dominants, et l’enfermement interne (Internal Entrapment, 6 items), qui appréhende la sensation d’être prisonnier de ses propres états affectifs, ruminations et aspects identitaires. Chaque proposition est évaluée à l’aide d’une échelle de type Likert en 5 points allant de 0 (« Pas du tout comme moi ») à 4 (« Tout à fait comme moi »), générant un score total oscillant entre 0 et 64.

Sur le plan psychométrique, l’Échelle d’Enfermement présente une consistance interne remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach systématiquement supérieurs à 0,86 pour les sous-échelles et dépassant 0,93 pour l’échelle globale, tant au sein d’échantillons communautaires que de cohortes psychiatriques. Sa validité de construit, sa validité convergente (avec la dépression, le désespoir et le sentiment d’échec/défaite) et sa validité prédictive à l’égard des idéations suicidaires en font un pilier incontournable de la recherche contemporaine en suicidologie et en psychopathologie clinique.

2. Mots-clés / Keywords

Échelle d’Enfermement, Entrapment Scale, Paul Gilbert, psychométrie, fuite empêchée, dépression, théorie du rang social, suicidologie, enfermement externe, enfermement interne, défaite, évaluation clinique, psychopathologie évolutionniste.

3. Auteurs / Authors

L’Échelle d’Enfermement a été conçue et validée par :

  • Paul Gilbert, Ph.D., FBPsS : Professeur émérite de psychologie clinique à l’Université de Derby (Royaume-Uni) et directeur de la Mental Health Research Unit au Kingsway Hospital (Derbyshire Healthcare NHS Foundation Trust). Pionnier international de l’approche évolutionniste en santé mentale et fondateur de la Thérapie Fondée sur la Compassion (Compassion Focused Therapy, CFT).
  • Steven Allan, Ph.D. : Psychologue clinicien et chercheur au sein du département de psychologie de l’Université de Derby et du National Health Service (NHS), spécialisé dans la modélisation cognitive et évolutionniste des troubles de l’humeur, du rang social et de la honte.

Correspondance académique historique : University of Derby, Centre for Health and Social Care Research, Kedleston Road, Derby, DE22 1GB, Royaume-Uni.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle d’Enfermement est de fournir une mesure quantitative, valide et fidèle du sentiment subjectif d’impasse vitale et d’incapacité à s’extraire de conditions intolérables. Dans les années 1990, Paul Gilbert a développé une critique substantielle des modèles cognitifs traditionnels de la dépression (tels que le modèle de la triade négative d’Aaron Beck ou l’impuissance acquise de Martin Seligman). Bien que ces théories aient mis en lumière l’importance des attributions causales et du désespoir, Gilbert a souligné qu’elles omettaient un moteur biologique archaïque essentiel : la motivation biologique d’échappement activée face à une menace insoluble.

En psychopathologie clinique, l’enfermement ne correspond pas simplement à la constatation passive d’un événement indésirable ; il traduit un conflit dynamique profond où l’organisme éprouve une pulsion massive et urgente de fuir (flight motivation), mais perçoit simultanément que toutes les trajectoires de sauvetage ou de retraite sont bloquées. L’Échelle d’Enfermement a été élaborée pour capturer précisément cette friction dévastatrice entre l’impulsion motrice/affective d’évitement et le verrouillage perçu de l’environnement ou de soi-même.

Les applications de l’instrument s’étendent sur plusieurs domaines majeurs :

  • Évaluation et prévention du risque suicidaire : Dans les modèles suicidologiques modernes, en particulier le modèle intégré motivationnel-volitionnel (Integrated Motivational-Volitional Model d’O’Connor), l’enfermement est identifié comme le médiateur central transformant le sentiment de défaite (defeat) en idéations suicidaires aiguës. Lorsque les individus se sentent pris au piège sans issue concevable, la mort peut être appréhendée cognitivement comme l’unique vecteur d’évasion disponible.
  • Diagnostic différentiel et suivi de la dépression majeure : L’échelle permet d’évaluer la sévérité des blocages relationnels, professionnels ou existentiels qui maintiennent les patients dans des formes chroniques ou réfractaires d’épisodes dépressifs majeurs.
  • Planification psychothérapeutique : La distinction entre composantes externes et internes fournit des cibles thérapeutiques spécifiques. L’identification d’un enfermement externe élevé oriente vers des interventions d’affirmation de soi, de résolution de problèmes interpersonnels ou de remédiation contextuelle, tandis qu’un enfermement interne prédominant appelle des approches d’acceptation, de défusion cognitive ou de compassion envers soi pour désamorcer les conflits intrapsychiques.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit d’enfermement (entrapment) se définit comme un état psychologique caractérisé par le désir impérieux de fuir une situation douloureuse, humiliante ou menaçante, conjugué au sentiment aigu que toute tentative d’évasion est vouée à l’échec ou impossible à mettre en œuvre. Gilbert et Allan ont conceptualisé ce construit en deux sous-dimensions opérationnelles complémentaires :

5.1. L’Enfermement Externe (External Entrapment)

L’enfermement externe (couvert par les items 1 à 10) renvoie à la perception d’être pris au piège par des conditions environnementales, structurelles ou relationnelles. L’individu attribue la source du blocage à des facteurs extérieurs contre lesquels il se sent dépourvu de contrôle :

  • Relations interpersonnelles toxiques ou subordonnées : L’incapacité de quitter une dynamique relationnelle abusive ou étouffante par peur de représailles, dépendance financière, chantage affectif ou pression sociale (ex. item 3 : « I am in a relationship I can’t get out of »).
  • Présence de figures dominantes : Le sentiment de soumission face à des individus perçus comme plus puissants dans la hiérarchie sociale, familiale ou professionnelle, bloquant toute autonomie (ex. item 8 : « I would like to get away from other more powerful people in my life »).
  • Obligations et contraintes matérielles écrasantes : La sensation d’être enchaîné par des responsabilités professionnelles, économiques ou statutaires qui ne laissent aucune marge de manœuvre décisionnelle (ex. item 6 : « I feel trapped by my obligations »).

5.2. L’Enfermement Interne (Internal Entrapment)

L’enfermement interne (couvert par les items 11 à 16) représente une forme plus insidieuse et sévère de détresse psychique, où la source du piège est localisée à l’intérieur même du sujet. L’individu ne tente plus seulement d’échapper à un environnement physique ou social, mais cherche désespérément à échapper à son propre fonctionnement intrapsychique :

  • Ruminations et pensées intrusives : L’expérience suffocante d’être assailli en continu par des cognitions autodépréciatives, des souvenirs traumatiques ou des angoisses incontrôlables sans possibilité de répit cognitif (ex. item 13 : « I would like to escape from my thoughts and feelings »).
  • Aliénation identitaire et rejet de soi : La haine de sa propre personnalité ou identité et le désir de faire table rase de son être pour renaître différent, accompagnés de la certitude désespérante d’être structurellement impuissant à se modifier (ex. item 11 : « I want to get away from myself » et item 15 : « I would like to get away from who I am and start again »).
  • Sentiment d’abîme psychologique : Une sensation d’effondrement intérieur irréversible souvent exprimée par des métaphores spatiales d’enfermement souterrain (ex. item 16 : « I feel I’m in a deep hole I can’t get out of »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique de l’Échelle d’Enfermement s’enracine profondément dans l’éthologie comparée et la théorie du rang social (Social Rank Theory), formalisée par des auteurs comme John Price, Leon Sloman, Russell Gardner et largement systématisée par Paul Gilbert dans les domaines de la psychopathologie évolutionniste.

6.1. Le mécanisme de défense involontaire et la fuite empêchée (Arrested Flight)

Dans le monde animal, les affrontements intraspécifiques pour l’accès aux ressources, au territoire ou au statut hiérarchique font intervenir des patrons comportementaux hautement stéréotypés. Lorsqu’un animal subit une défaite face à un congénère dominant, deux options adaptatives majeures se présentent à lui : la fuite (se retirer physiquement de l’arène agonistique) ou la soumission (émettre des signaux apaisants reconnaissant la supériorité du vainqueur). La soumission induit une baisse transitoire d’énergie et inhibe l’agression, protégeant l’animal de blessures mortelles.

Toutefois, une anomalie pathologique survient lorsque l’animal vaincu se retrouve dans un espace clos ou bloqué par le groupe social, incapable de fuir physiquement l’agresseur ou la source de stress. Cet état de fuite empêchée (arrested flight) maintient une activation continue de l’axe de stress tout en inhibant la réponse motrice d’évitement. Incapable de décharger l’énergie de fuite et ne pouvant résoudre la confrontation, l’organisme bascule dans une stratégie de désescalade involontaire chronique (Involuntary Defeat Strategy). Chez l’être humain, ce mécanisme biologique conservé au fil de l’évolution se traduit phénoménologiquement par la clinique dépressive : retrait social massif, perte d’élan vital, baisse d’humeur, anesthésie affective et sentiments dévastateurs de défaite et d’enfermement.

6.2. La dyade Défaite-Enfermement et les modèles cognitifs

Gilbert a conceptualisé la dépression clinique comme le résultat de l’interaction synergique entre deux états :

  1. La Défaite (Defeat) : Le sentiment d’avoir perdu une lutte de statut, d’avoir échoué lamentablement à un objectif fondamental, ou d’avoir été déchu socialement.
  2. L’Enfermement (Entrapment) : La perception que cet état de défaite est permanent et qu’aucune issue ne permet de se soustraire aux conséquences humiliantes de cette déchéance.

Contrairement au modèle de désespoir de Beck (Hopelessness), qui porte principalement sur l’anticipation négative de l’avenir (« rien de bon ne se produira »), l’enfermement se focalise sur l’état dynamique présent (« je dois sortir d’ici immédiatement, mais je ne le peux pas »). Cette distinction théorique s’avère fondamentale en psychologie clinique : le désespoir reflète une résignation cognitive froide, alors que l’enfermement reflète une détresse affective aiguë, agitée et éminemment déstabilisante.

7. Validité / Validity

Les propriétés psychométriques de l’Échelle d’Enfermement ont fait l’objet de nombreuses validations empiriques dans divers pays et populations cliniques.

7.1. Validité convergente et de construit

Dans l’étude princeps de Gilbert et Allan (1998), menée auprès d’un échantillon d’étudiants (N = 210) et de patients psychiatriques hospitalisés ou suivis en ambulatoire pour dépression majeure (N = 95), les scores d’enfermement présentaient de fortes corrélations positives avec :

  • L’Inventaire de Dépression de Beck (Beck Depression Inventory, BDI) : corrélations variant de r = 0,65 à r = 0,78 (p < 0,001).
  • L’Échelle de Défaite (Defeat Scale) : corrélations extrêmement élevées, typiquement situées entre r = 0,75 et r = 0,85, corroborant l’imbrication théorique des deux construits.
  • L’Échelle de Désespoir de Beck (Beck Hopelessness Scale, BHS) : corrélations de l’ordre de r = 0,60 à r = 0,72.

Ces données confirment que plus la symptomatologie dépressive est sévère, plus la perception d’enfermement interne et externe est marquée.

7.2. Validité discriminante et incrémentale

Des analyses de régression multiple et de modélisation en équations structurales ont démontré que l’enfermement ne se confond pas avec l’anxiété générale ou le névrosisme. Bien que corrélé au névrosisme, l’enfermement explique une part de variance unique et significative de la symptomatologie dépressive au-delà des traits de personnalité généraux. De surcroît, les travaux de Gilbert et al. (2002) sur l’anhédonie ont prouvé que l’enfermement est spécifiquement lié à l’extinction des affects positifs et à la désactivation du système d’approche comportementale (BAS).

7.3. Validité prédictive en suicidologie

La validité prédictive de l’Échelle d’Enfermement a été confirmée par de multiples recherches indépendantes, notamment par Taylor, Gooding, Wood et Tarrier (2011), ainsi que par Rory O’Connor (2011). Dans ces études prospectives et transversales :

  • L’enfermement prédit les idéations suicidaires et les antécédents de tentatives de suicide, y compris après contrôle statistique de la sévérité de la dépression et du désespoir.
  • L’enfermement interne se révèle particulièrement létal : il apparaît souvent comme le prédicteur le plus robuste du passage de l’idéation suicidaire au comportement suicidaire effectif, l’auto-agression devenant la seule stratégie perçue pour détruire le « moi » ressenti comme une prison insoutenable.

8. Fidélité / Reliability

L’Échelle d’Enfermement fait preuve d’une fidélité psychométrique de premier ordre, répliquée sur des cohortes cliniques, non cliniques et interculturelles (notamment en versions anglaise, portugaise, turque et espagnole).

8.1. Consistance interne

Dans l’échantillon princeps de Gilbert et Allan (1998) :

  • Échelle Globale (Total Entrapment) : L’alpha de Cronbach atteignait α = 0,93 pour l’échantillon d’étudiants et α = 0,94 pour l’échantillon clinique dépressif.
  • Sous-échelle Enfermement Externe (10 items) : α = 0,88 (étudiants) et α = 0,89 (patients cliniques).
  • Sous-échelle Enfermement Interne (6 items) : α = 0,86 (étudiants) et α = 0,91 (patients cliniques).

Des méta-analyses et revues systématiques ultérieures rapportent des coefficients d’homogénéité composite (oméga de McDonald) et des coefficients alpha qui oscillent invariablement entre 0,85 et 0,95, attestant d’une excellente corrélation inter-items sans redondance sémantique excessive.

8.2. Fidélité test-retest et stabilité temporelle

La fidélité test-retest a été examinée sur des intervalles de deux à six semaines chez des populations non cliniques, rapportant des coefficients de corrélation intraclasse compris entre r = 0,79 et r = 0,84, ce qui démontre une bonne stabilité temporelle à court terme pour un état psychologique dépendant des fluctuations contextuelles. En milieu clinique, le score d’enfermement diminue significativement en parallèle de la rémission dépressive lors d’interventions thérapeutiques ciblées, confirmant sa sensibilité aux changements cliniques.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La dimensionnalité de l’Échelle d’Enfermement a été abondamment explorée par analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).

9.1. Structure exploratoire initiale

Dans l’investigation originale de Gilbert et Allan (1998), une analyse en composantes principales avec rotation oblimin a été réalisée sur l’échantillon combiné. Deux facteurs principaux émergeant avec des valeurs propres supérieures à 1 ont été identifiés, expliquant une part substantielle de la variance totale :

  • Facteur 1 (Enfermement Externe) : Regroupe les items 1 à 10. Les saturations factorielles de ces items s’échelonnent entre 0,51 et 0,83, avec des saturations secondaires minimales sur le second facteur.
  • Facteur 2 (Enfermement Interne) : Regroupe les items 11 à 16. Les saturations factorielles s’étendent de 0,58 à 0,86.

La corrélation entre les deux facteurs est modérée à forte (typiquement autour de r = 0,65 à 0,74), reflétant le fait que si les deux dimensions mesurent des déclinaisons distinctes de l’enfermement, elles partagent un noyau affectif et motivationnel commun.

9.2. Analyses factorielles confirmatoires contemporaines

Les études modernes d’AFC ont comparé plusieurs modèles concurrents :

  1. Un modèle unifactoriel (tous les items sous un facteur général d’enfermement) ;
  2. Un modèle bifactoriel orthogonal ou corrélé (deux facteurs distincts : externe et interne) ;
  3. Un modèle hiérarchique ou bi-factoriel (un facteur général d’enfermement coexistant avec deux facteurs résiduels spécifiques pour l’externe et l’interne).

Les indices d’ajustement (CFI > 0,93 ; TLI > 0,92 ; RMSEA < 0,06 ; SRMR < 0,05) soutiennent majoritairement la supériorité du modèle à deux facteurs corrélés ainsi que du modèle bi-factoriel. Ces analyses démontrent que, bien que l’utilisation d’un score total composite soit cliniquement pertinente pour refléter la gravité globale de l’impasse psychologique, le maintien des deux sous-scores distincts (externe vs interne) est empiriquement et conceptuellement justifié.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet : The Entrapment Scale (Échelle d’Enfermement)
  • Acronyme : ES
  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique (self-report)
  • Public cible : Adultes et adolescents (dès 16 ans) en contexte clinique ambulatoire, hospitalier ou de recherche fondamentale
  • Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes
  • Nombre d’items : 16 items
    • Enfermement Externe (External Entrapment) : Items 1 à 10 (10 items)
    • Enfermement Interne (Internal Entrapment) : Items 11 à 16 (6 items)
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert ordinale en 5 points (de 0 à 4) :
    • 0 = Not at all like me (Pas du tout comme moi)
    • 1 = A little bit like me (Un petit peu comme moi)
    • 2 = Moderately like me (Modérément comme moi)
    • 3 = Quite a bit like me (Assez bien comme moi)
    • 4 = Extremely like me (Tout à fait comme moi)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Aucun item n’est inversé (tous les items sont cotés positivement dans le sens de la pathologie).
    • Score d’Enfermement Externe : Somme des items 1 à 10 (Étendue : 0 à 40).
    • Score d’Enfermement Interne : Somme des items 11 à 16 (Étendue : 0 à 24).
    • Score Total d’Enfermement : Somme de l’ensemble des 16 items (Étendue : 0 à 64).
    • Un score élevé traduit un sentiment sévère de piégeage, d’impuissance et de blocage comportemental/émotionnel.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 1998
  • Droits d’auteur : © 1998 Paul Gilbert et Steven Allan. Publié à l’origine dans la revue Psychological Medicine (Cambridge University Press).
  • Licence et utilisation : L’Échelle d’Enfermement relève du domaine des instruments académiques mis librement à disposition des cliniciens et des chercheurs pour un usage non commercial et à visée scientifique. Aucune redevance financière n’est requise pour son administration clinique ou sa reproduction dans des projets de recherche.
  • Conditions d’usage : Les utilisateurs sont tenus de citer rigoureusement l’article princeps de Gilbert et Allan (1998) dans toute publication, thèse ou rapport scientifique exploitant l’instrument. L’intégrité de la formulation des items et de l’échelle de cotation doit être préservée.

12. Références / References

Les références bibliographiques suivantes constituent les fondements théoriques et empiriques de l’instrument :

  • Gilbert, P., & Allan, S. (1998). The role of defeat and entrapment (arrested flight) in depression: An exploration of an evolutionary view. Psychological Medicine, 28(3), 585–597. https://doi.org/10.1017/s0033291798006710
  • Gilbert, P. (2001a). Evolutionary approaches to psychopathology: The role of natural defences. Australian and New Zealand Journal of Psychiatry, 35(1), 17–27. https://doi.org/10.1046/j.1440-1614.2001.00856.x
  • Gilbert, P. (2001b). Depression and stress: A biopsychosocial exploration of evolved functions and mechanisms. Stress: The International Journal on the Biology of Stress, 4(2), 121–135. https://doi.org/10.3109/10253890109035011
  • Gilbert, P., Allan, S., Brough, S., Melley, S., & Miles, J. (2002). Anhedonia and positive affect: Relationship to social rank, defeat and entrapment. Journal of Affective Disorders, 71(1–3), 141–151. https://doi.org/10.1016/s0165-0327(01)00392-5
  • Gilbert, P. (2007). Psychotherapy and Counselling for Depression (3rd ed.). SAGE Publications. https://doi.org/10.4135/9781446214343
  • O’Connor, R. C. (2011). Towards an integrated motivational-volitional model of suicidal behaviour. In R. C. O’Connor, S. Platt, & J. Gordon (Eds.), International Handbook of Suicide Prevention: Research, Policy and Practice (pp. 181–198). John Wiley & Sons. https://doi.org/10.1002/9781119998556.ch11
  • Price, J., Sloman, L., Gardner, R., Gilbert, P., & Rohde, P. (1994). The social competition hypothesis of depression. The British Journal of Psychiatry, 164(3), 309–315. https://doi.org/10.1192/bjp.164.3.309
  • Taylor, P. J., Gooding, P., Wood, A. M., & Tarrier, N. (2011). The role of defeat and entrapment in depression, anxiety, and suicide. Psychological Bulletin, 137(3), 391–420. https://doi.org/10.1037/a0022935

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

For each of the following attitude statements indicate the extent to which you think it represents your own view of yourself. Read each item carefully and circle the number to the right of the statement that best describes the degree to which each statement is Like You. Use the scale below. Please do not omit any item.

SCALE:
0 = Not at all like me   |   1 = A little bit like me   |   2 = Moderately like me   |   3 = Quite a bit like me   |   4 = Extremely like me
  1. I am in situation I feel trapped in      [ 0   1   2   3   4 ]
  2. I have a strong desire to escape from things in my life      [ 0   1   2   3   4 ]
  3. I am in a relationship I can’t get out of      [ 0   1   2   3   4 ]
  4. I often have the feeling that I would just like to run away      [ 0   1   2   3   4 ]
  5. I feel powerless to change things      [ 0   1   2   3   4 ]
  6. I feel trapped by my obligations      [ 0   1   2   3   4 ]
  7. I can see no way out of my current situation      [ 0   1   2   3   4 ]
  8. I would like to get away from other more powerful people in my life      [ 0   1   2   3   4 ]
  9. I have a strong desire to get away and stay away from where I am now      [ 0   1   2   3   4 ]
  10. I feel trapped by other people      [ 0   1   2   3   4 ]
  11. I want to get away from myself      [ 0   1   2   3   4 ]
  12. I feel powerless to change myself      [ 0   1   2   3   4 ]
  13. I would like to escape from my thoughts and feeling      [ 0   1   2   3   4 ]
  14. I feel trapped inside myself      [ 0   1   2   3   4 ]
  15. I would like to get away from who I am and start again      [ 0   1   2   3   4 ]
  16. I feel I’m in a deep hole I can’t get out of      [ 0   1   2   3   4 ]
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Looti, M. (2026, octobre 9). Échelle d’Enfermement. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-denfermement-entrapment-scale-gilbert-allan/
Looti, Mohammed. “Échelle d’Enfermement.” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-denfermement-entrapment-scale-gilbert-allan/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’Enfermement.” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-denfermement-entrapment-scale-gilbert-allan/.