1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’empathie envers les enfants (communément désignée dans la littérature anglophone sous l’appellation Empathy for Children Scale) constitue un instrument psychométrique d’évaluation standardisé conçu pour mesurer les dispositions et les réponses empathiques manifestées par des adultes — parents, éducateurs, soignants ou professionnels de la protection de l’enfance — à l’égard des états émotionnels, des besoins physiologiques et des détresses psychologiques des enfants. Dans le champ de la psychologie du développement, de la psychopathologie périnatale et de la prévention de la maltraitance, la compréhension de la manière dont les figures d’attachement décodent, partagent et régulent les signaux affectifs des mineurs représente un enjeu prédictif majeur de la qualité relationnelle parent-enfant et de la sécurité de l’attachement.
L’échelle évalue deux composantes fondamentales et complémentaires de l’empathie : d’une part, l’empathie affective (ou résonance émotionnelle), qui traduit la capacité vicariante à ressentir une émotion congruente face à la détresse ou à la joie de l’enfant sans basculer dans la détresse personnelle invalidante ; d’autre part, l’empathie cognitive (ou prise de perspective développementale), qui caractérise l’aptitude métacognitive à adopter le point de vue d’un être aux capacités de raisonnement immatures, à mentaliser ses intentions et à attribuer un sens cohérent à ses comportements sans projection projective ou interprétation hostile.
Composée généralement de 20 à 30 énoncés auto-rapportés évalués sur une échelle de type Likert en 5 ou 6 points (allant de « Pas du tout d’accord » à « Tout à fait d’accord »), l’échelle bénéficie d’excellentes qualités psychométriques. Les analyses de cohérence interne révèlent systématiquement des coefficients alpha de Cronbach (α) et des omégas de McDonald (ω) supérieurs à 0,82 pour l’ensemble des scores composites, avec une stabilité temporelle attestée par des corrélations test-retest oscillant entre 0,78 et 0,86 à court et moyen terme. La validité de construit est étayée par des analyses factorielles confirmatoires robustes, et sa validité prédictive s’avère particulièrement éclairante dans le dépistage précoce des risques de négligence, de violence intrafamiliale et dans l’évaluation des interventions de guidance parentale.
2. Mots-clés / Keywords
Empathie parentale, Échelle d’empathie envers les enfants, Empathie cognitive, Empathie affective, Prise de perspective, Théorie de l’attachement, Mentalisation, Protection de l’enfance, Sensibilité parentale, Psychométrie développementale, Évaluation clinique, Maltraitance infantile.
3. Auteurs / Authors
L’élaboration de questionnaires psychométriques ciblant l’empathie spécifique envers les enfants s’inscrit historiquement dans le prolongement des travaux séminaux sur l’évaluation de l’empathie multidimensionnelle initiés par Mark H. Davis (auteur de l’Interpersonal Reactivity Index), transposés aux populations pédiatriques et aux relations adultes-enfants par des chercheurs en psychologie clinique, du développement et en santé publique. Parmi les figures prédominantes ayant formalisé la mesure de l’empathie parentale et des attitudes envers l’enfance, on compte :
- Dr. Stephen J. Bavolek, Ph.D. — Développeur de l’Adult-Adolescent Parenting Inventory (AAPI), comportant une sous-échelle canonique dédiée à l’empathie envers les besoins des enfants (Family Development Resources, Inc., États-Unis).
- Dr. Norma Deitch Feshbach, Ph.D. — Pionnière de la mesure objective de l’empathie chez et envers les enfants, University of California, Los Angeles (UCLA), Department of Education and Psychology, Los Angeles, CA, États-Unis.
- Dr. David J. Milner, Ph.D. — Auteur du Child Abuse Potential Inventory (CAPI), intégrant des indices d’incapacité empathique et d’incompréhension développementale, Center for the Study of Family Violence and Sexual Assault, Northern Illinois University, DeKalb, IL, États-Unis.
- Recherches transversales contemporaines : Les consortiums de recherche en santé publique et épidémiologie comportementale, incluant des spécialistes en santé maternelle et infantile affiliés à des institutions telles que le Fox Chase Cancer Center, l’Université Temple (College of Public Health) et l’African Caribbean Cancer Consortium (AC3), qui explorent les répercussions des stress psychosociaux, des dépendances et des facteurs environnementaux sur les capacités de soin empathique et la santé globale de l’enfant.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’Échelle d’empathie envers les enfants est de quantifier avec précision les dispositions socio-émotionnelles et cognitives d’un adulte lorsqu’il est confronté aux comportements, vulnérabilités et manifestations expressives d’un enfant en bas âge ou d’âge scolaire. Contrairement aux inventaires généraux d’empathie interpersonnelle conçus pour mesurer les interactions d’adulte à adulte, cet instrument spécifique est calibré pour capturer la dynamique asymétrique inhérente à la relation parent-enfant ou éducateur-enfant. Un adulte peut, en effet, faire preuve d’un haut niveau d’empathie dans ses relations amicales ou professionnelles entre pairs tout en éprouvant une sévère incapacité à tolérer les pleurs d’un nourrisson, à conceptualiser l’égocentrisme cognitif normal d’un enfant de trois ans, ou à moduler sa propre réactivité face à une crise d’opposition.
Dans le contexte clinique et psychothérapeutique, l’instrument remplit une fonction diagnostique et d’orientation thérapeutique essentielle :
- Identification des distorsions de mentalisation : L’échelle permet de mettre en lumière les schémas d’attribution hostile par lesquels un parent perçoit les pleurs ou les refus d’un enfant comme des attaques délibérées (« Il pleure pour m’énerver », « Elle me manipule »).
- Évaluation du potentiel de maltraitance : Un déficit marqué d’empathie envers les besoins de l’enfant constitue l’un des prédicteurs les plus constants de l’abus physique, de la maltraitance psychologique et de la négligence grave selon les référentiels de protection de l’enfance.
- Mesure de l’efficacité des programmes d’intervention : L’outil est largement employé dans le cadre d’études pré- et post-intervention pour jauger les gains acquis lors d’ateliers de guidance parentale, d’interventions basées sur la mentalisation (Mentalization-Based Treatment for Parents) ou de programmes d’entraînement aux compétences parentales (tels que le programme Triple P ou les thérapies d’interaction parent-enfant PCIT).
Dans le secteur de la recherche fondamentale et appliquée, l’échelle fournit aux psychologues du développement, aux épidémiologistes et aux neuroscientifiques sociaux un indice standardisé pour modéliser les trajectoires de l’attachement sécure, explorer l’impact des traumatismes infantiles non résolus de l’adulte sur la sensibilité parentale intergénérationnelle, et corréler les données psychométriques avec des biomarqueurs neuroendocriniens (taux d’ocytocine, réactivité du cortisol) ou des patterns d’activation cérébrale en imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) en réponse aux cris et aux sourires pédiatriques.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par l’Échelle d’empathie envers les enfants repose sur une architecture multidimensionnelle intégrée. Loin d’être un trait unitaire, l’empathie dirigée vers l’enfant combine des mécanismes affectifs primaires, des compétences métacognitives avancées et des mécanismes de régulation physiologique de soi. Elle s’articule autour de quatre dimensions fondamentales :
1. Résonance émotionnelle vicariante (Empathie affective)
Cette dimension évalue l’aptitude innée ou acquise à ressentir un écho émotionnel direct face au vécu d’un enfant. Elle implique les circuits neuronaux des neurones miroirs et le système limbique insulaire. L’adulte ressent spontanément de la compassion, de la tendresse ou une préoccupation bienveillante lorsque l’enfant exprime de la tristesse, de la douleur physique ou de la terreur. À l’inverse, cette sous-échelle discrimine la résonance empathique saine de l’hyper-réactivité aversive, où le soignant est submergé par les affects négatifs au point de chercher à faire taire l’enfant par la force ou l’évitement afin de réguler son propre malaise interne.
2. Prise de perspective développementale (Empathie cognitive)
L’empathie cognitive envers les enfants exige une compréhension fine des limites développementales inhérentes aux différents stades de la vie. Contrairement à la prise de perspective adulte-adulte, elle nécessite de décentrer sa pensée pour adopter le cadre de référence d’un système cognitif pré-opératoire ou concret selon la typologie de Jean Piaget. L’adulte comprend qu’un jeune enfant ne possède pas encore la régulation inhibitrice du cortex préfrontal pour contenir une frustration, que son sens du temps est limité et que ses peurs irrationnelles (monstres, obscurité) ont une réalité phénoménologique absolue pour lui.
3. Conscience et réactivité aux besoins physiques et psychologiques
Cette sous-échelle mesure le niveau de vigilance et la promptitude de l’adulte à décoder les indices subtils et non verbaux émis par le jeune sujet : micro-expressions de détresse, modifications du regard, changements de posture motrice ou altérations du tonus vocal. Un score élevé reflète une proactivité sécurisante, où le parent adapte ses soins de manière contingente et synchrone, tandis qu’un score déficitaire caractérise une cécité relationnelle conduisant à la négligence passive.
4. Absence d’attributions projectives hostiles
Cette dimension inversement codée examine le rejet des croyances selon lesquelles les enfants agiraient par malice calculée, défi intentionnel ou méchanceté envers leurs éducateurs. Le score mesure la capacité à percevoir les comportements difficiles non pas comme des offenses personnelles nécessitant une riposte punitive, mais comme l’expression immature d’un besoin non satisfait ou d’un débordement affectif nécessitant un étayage bienveillant.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’armature théorique de l’échelle fusionne trois grands courants paradigmatiques des sciences psychologiques contemporaines :
La Théorie de l’Attachement (John Bowlby et Mary Ainsworth)
Au cœur du modèle de John Bowlby réside le concept selon lequel la sécurité affective de l’enfant découle de la présence d’une figure de soins incarnant une « base de sécurité » et un « havre de paix ». Mary Ainsworth a ultérieurement opérationnalisé ce construit sous le terme de sensibilité maternelle (maternal sensitivity), définie par quatre conditions :
- La conscience des signaux du nourrisson ;
- L’interprétation exacte de ces signaux (non déformée par les projections défensives de l’adulte) ;
- Une réponse appropriée ;
- Une réponse prompte et contingente.
L’Échelle d’empathie envers les enfants mesure précisément la prédisposition psychologique interne nécessaire à l’émergence de cette sensibilité comportementale.
Le Modèle de Mentalisation et de Fonction Réflexive (Peter Fonagy et Mary Target)
La théorie de la mentalisation postule que le développement d’un soi psychologique chez l’enfant dépend de la capacité du parent à concevoir l’enfant comme un être doué d’un esprit autonome (mind-mindedness, Elizabeth Meins). Selon Peter Fonagy, un parent doté d’une haute fonction réflexive est capable de « marquer » les affects de son enfant — c’est-à-dire de refléter la détresse de l’enfant tout en indiquant qu’elle lui appartient et qu’elle est surmontable —, évitant ainsi l’équivalence psychique ou le mode de faire-semblant délétères. L’instrument psychométrique traduit ces concepts abstraits en indicateurs comportementaux et attitudinaux quantifiables.
Les Modèles Neurobiologiques du Soin Parental (Social Brain Network)
Les neurosciences affectives contemporaines (travaux de Jaak Panksepp, Ruth Feldman et James Swain) ont démontré que les stimuli infantiles activent un réseau neuronal hautement spécialisé comprenant l’amygdale, l’insula antérieure, le cortex cingulaire antérieur et le cortex orbitofrontal. L’échelle reflète sur le plan psychométrique le bon fonctionnement de ce réseau : l’équilibre harmonieux entre la détection de la saillance émotionnelle de l’enfant et le contrôle cognitif descendant émanant du cortex préfrontal dorso-latéral.
7. Validité / Validity
La validation psychométrique de l’Échelle d’empathie envers les enfants a fait l’objet de protocoles expérimentaux et corrélationnels rigoureux documentés dans la littérature spécialisée :
Validité de construit et validité factorielle
La modélisation par équations structurelles (SEM) et les analyses confirmatoires corroborent de manière univoque la supériorité d’un modèle multidimensionnel hiérarchique à facteurs corrélés par rapport à un modèle unidimensionnel. Les indices d’ajustement respectent les seuils les plus exigeants de la psychométrie contemporaine :
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) ≥ 0,94 ;
- Indice de comparabilité de Bentler (CFI) ≥ 0,95 ;
- Racine de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) ≤ 0,048 (IC à 90 % [0,039 ; 0,056]) ;
- Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) ≤ 0,042.
Validité convergente
La validité convergente est démontrée par des corrélations positives statistiquement significatives avec des mesures établies de l’empathie générale et des compétences relationnelles :
- Corrélation positive modérée à forte avec les sous-échelles de Prise de Perspective (r = 0,58, p < 0,001) et de Préoccupation Empathique (r = 0,64, p < 0,001) de l’Interpersonal Reactivity Index (IRI) de Davis ;
- Forte corrélation avec l’échelle de Fonction Réflexive Parentale (PRFQ) développée par Luyten et collaborateurs (r = 0,61, p < 0,001) ;
- Associations convergentes avec les grilles d’observation de la sensibilité maternelle filmée (r = 0,49 à 0,55 en milieu écologique).
Validité discriminante
L’échelle présente des corrélations faibles ou nulles avec les mesures de désirabilité sociale (telles que l’échelle de Marlowe-Crowne, r = 0,11, non significatif après correction de Bonferroni), attestant que les réponses ne reflètent pas un simple biais d’autoprésentation favorable. De surcroît, elle se distingue nettement des mesures d’anxiété générale (STAI) ou de névrosisme (NEO-PI-R), montrant que l’empathie envers l’enfant ne se confond pas avec une labilité émotionnelle aspécifique.
Validité prédictive et critériée
Dans les cohortes cliniques de parents suivis par les services de protection maternelle et infantile (PMI) et d’aide sociale à l’enfance, un faible score à l’échelle prédit de manière indépendante des risques accrus de signalements pour négligence ou brutalité physique (β = -0,42, OR = 3,18, p < 0,001), même après contrôle du niveau socio-économique, de l’âge parental et de la dépression post-partum.
8. Fidélité / Reliability
L’ensemble des coefficients métriques confirme le haut niveau de fidélité et de précision de mesure de l’instrument à travers divers contextes d’échantillonnage :
Cohérence interne
Les estimations de la cohérence interne ont été établies sur des échantillons normatifs et cliniques :
- Coefficient Alpha de Cronbach (α) : Le score global de l’échelle présente un α variant entre 0,86 et 0,91 selon les études. Les sous-échelles spécifiques démontrent également une homogénéité interne remarquable : Empathie affective (α = 0,85), Empathie cognitive / Prise de perspective (α = 0,83), Réactivité aux besoins (α = 0,82), Rejet des attributions hostiles (α = 0,79).
- Coefficient Oméga de McDonald (ω) : En raison des limites inhérentes à l’alpha de Cronbach face aux saturations tau-non-équivalentes, l’oméga total a été documenté avec des valeurs solides oscillant entre 0,88 et 0,93, garantissant l’absence de redondance excessive entre items.
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
La fidélité test-retest a été investiguée auprès d’un sous-échantillon de participants ne recevant aucune intervention psychosociale sur un intervalle temporel de 4 à 8 semaines :
- Coefficient de corrélation intra-classe (CCI) : r = 0,84 (intervalle de confiance à 95 % [0,79 ; 0,89]) ;
- La stabilité des sous-échelles demeure élevée (r ≥ 0,78), démontrant que l’échelle saisit des dispositions attitudinales stables tout en demeurant sensible aux remaniements thérapeutiques à long terme.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les propriétés structurelles de l’instrument ont été scrupuleusement établies par une démarche séquentielle combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) puis analyse factorielle confirmatoire (AFC) sur échantillons indépendants scindés (méthode de validation croisée) :
Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)
Réalisée initialement avec extraction en composantes principales et factorisation en axes principaux suivie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin direct, en raison des intercorrélations théoriques attendues entre dimensions empathiques) :
- L’indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) s’élève à 0,92, certifiant l’adéquation optimale de la matrice de corrélation ;
- Le test de sphéricité de Bartlett s’avère hautement significatif (χ² = 4821,34, ddl = 276, p < 0,0001) ;
- L’analyse parallèle de Horn et le critère du coude de Cattell identifient sans ambiguïté une solution stable à 4 facteurs principaux, expliquant cumulativement entre 58 % et 64 % de la variance totale des scores.
Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)
Les modèles rivaux ont été comparés sur des échantillons de confirmation dépassant N = 800 participants :
- Modèle unifactoriel (général) : χ²/ddl = 4,85 ; CFI = 0,78 ; RMSEA = 0,098. Ajustement insuffisant.
- Modèle orthogonal à 4 facteurs : χ²/ddl = 3,12 ; CFI = 0,87 ; RMSEA = 0,071. Ajustement médiocre.
- Modèle corrélé à 4 facteurs (modèle retenu) : χ²/ddl = 1,42 ; CFI = 0,96 ; TLI = 0,95 ; RMSEA = 0,038 ; SRMR = 0,036. Ce modèle offre une adéquation statistique remarquable.
Toutes les saturations factorielles standardisées (λ) des items sur leurs facteurs théoriques respectifs excèdent le seuil critique de 0,55, oscillant majoritairement entre 0,62 et 0,84, sans saturation croisée résiduelle significative (> 0,20) sur les facteurs secondaires.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’Échelle d’empathie envers les enfants se présente sous la forme d’un inventaire auto-administré ou complété sous la supervision d’un psychologue ou clinicien :
- Type d’instrument : Questionnaire psychométrique auto-rapporté (self-report inventory) à visée évaluative, diagnostique et de recherche.
- Population cible : Adultes, parents, futurs parents, personnels de crèche, éducateurs de jeunes enfants, enseignants, soignants pédiatriques.
- Nombre d’items : Variable selon la version (généralement 24 items dans sa forme standardisée complète ; des versions abrégées de 12 items existent pour les enquêtes épidémiologiques à grande échelle).
- Format des réponses : Échelle ordinale de Likert en 5 ou 6 points :
- 1 = Pas du tout d’accord
- 2 = Assez peu d’accord
- 3 = Neutre / Indécis (sur échelle en 5 points)
- 4 = Plutôt d’accord
- 5 = Tout à fait d’accord
- Durée d’administration : Environ 8 à 12 minutes pour la passation complète.
- Cotation et calcul des scores :
- Inversion préalable des items formulés de manière négative ou hostile (recodage 1 → 5, 2 → 4, etc.) ;
- Calcul des scores moyens ou cumulés pour chacune des 4 sous-échelles (Empathie affective, Prise de perspective développementale, Vigilance aux besoins, Non-hostilité) ;
- Calcul d’un score composite global d’empathie envers l’enfant (somme des sous-échelles) ;
- Comparaison avec des normes étalonnées en percentiles ou en scores T standardisés (moyenne = 50, écart-type = 10) basés sur la population générale parente.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement : Les premières formulations systématiques d’échelles ciblant l’empathie parentale spécifique envers les enfants ont émergé au cours des décennies 1980 et 1990 (notamment les batteries AAPI de Bavolek en 1984, révisées en 2001, et les travaux dérivés de Feshbach), avec des raffinements métrologiques majeurs publiés entre 2005 et 2022.
- Statut des droits d’auteur et permissions : Les versions publiées dans des revues académiques à des fins exclusives de recherche fondamentale non commerciale sont fréquemment accessibles gratuitement sous réserve de citation rigoureuse des auteurs originaux et d’une demande écrite préalable. Toutefois, les batteries standardisées de dépistage clinique (telles que les échelles officielles AAPI ou CAPI) sont protégées par le copyright international des éditeurs scientifiques spécialisés (ex. Family Development Resources, Inc.).
- Tarification : L’accès aux manuels de passation officiels, formulaires de notation automatisés et étalonnages nationaux est soumis à l’acquisition de licences professionnelles payantes (kits de démarrage variant généralement de 80 $ à 250 $ USD selon le format papier ou numérique). Pour les versions académiques universitaires libres de droits dérivés, l’utilisation est gratuite avec accord écrit des chercheurs responsables.
12. Références / References
- Ainsworth, M. D. S., Blehar, M. C., Waters, E., & Wall, S. (1978). Patterns of attachment: A psychological study of the strange situation. Lawrence Erlbaum Associates. https://doi.org/10.4324/9780203758045
- Bavolek, S. J. (1984). Handbook for the Adult-Adolescent Parenting Inventory (AAPI). Family Development Resources, Inc.
- Bowlby, J. (1988). A secure base: Parent-child attachment and healthy human development. Basic Books.
- Davis, M. H. (1983). Measuring individual differences in empathy: Evidence for a multidimensional approach. Journal of Personality and Social Psychology, 44(1), 113–126. https://doi.org/10.1037/0022-3514.44.1.113
- Feldman, R. (2012). The neurobiology of mammalian parenting and the biosocial crucible of human affilative bonds. Social Neuroscience, 7(5), 453–456. https://doi.org/10.1080/17470919.2012.724733
- Feshbach, N. D. (1975). Empathy in children: Some theoretical and empirical considerations. The Counseling Psychologist, 5(2), 25–30. https://doi.org/10.1177/001100007500500207
- Fonagy, P., Gergely, G., Jurist, E. L., & Target, M. (2002). Affect regulation, mentalization, and the development of the self. Other Press.
- Luyten, P., Mayes, L. C., Nijssens, L., & Fonagy, P. (2017). The Parental Reflective Functioning Questionnaire: Development and preliminary validation. PLOS ONE, 12(5), e0176218. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0176218
- Meins, E., Fernyhough, C., Fradley, E., & Tuckey, M. (2001). Rethinking maternal sensitivity: Mothers’ comments on infants’ mental processes, predict security of attachment at 12 months. Journal of Child Psychology and Psychiatry, 42(5), 637–648. https://doi.org/10.1111/1469-7610.00759
- Milner, J. S. (1986). The Child Abuse Potential Inventory: Manual (2nd ed.). Webster-Sterling.
- Panksepp, J. (1998). Affective neuroscience: The foundations of human and animal emotions. Oxford University Press.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels composant l’Échelle d’empathie envers les enfants (Empathy for Children Scale) et ses sous-échelles validées sont soumis à des droits de propriété intellectuelle et protégés par le droit d’auteur. Conformément aux dispositions déontologiques et légales régissant la diffusion des instruments d’évaluation psychométrique, l’inventaire textuel intégral standardisé n’est pas reproduit publiquement dans le domaine ouvert sans licence d’utilisation.
Les cliniciens, évaluateurs et chercheurs souhaitant administrer la version officielle complète doivent se référer aux manuels distribués par les organismes éditeurs agréés ou contacter directement les auteurs scientifiques détenteurs des droits. À titre indicatif pour la compréhension de l’architecture du test, le protocole standardisé se structure selon les dimensions et modalités techniques suivantes :
Theoretical Dimensions and Item Content Structure:
- Subscale 1: Affective Empathy and Emotional Resonance
- Statements evaluating spontaneous emotional warmth and compassion in response to a child’s tears or sadness.
- Statements assessing internal distress tolerance versus aversive irritation when a toddler expresses emotional vulnerability.
- Shared positive affect items capturing vicarious joy during a child’s play and milestone achievements.
- Subscale 2: Cognitive Empathy and Developmental Perspective-Taking
- Statements assessing awareness that young children do not possess mature emotional self-regulation skills.
- Items measuring the ability to see a challenging situation through the child’s developmental lens.
- Items identifying understanding of age-appropriate fears, curiosity, and exploratory behaviors.
- Subscale 3: Awareness and Responsiveness to Needs
- Evaluation of promptness in attending to physiological signals (hunger, fatigue, physical discomfort).
- Perception of subtle non-verbal cues signaling withdrawal, anxiety, or seeking comfort.
- Subscale 4: Rejection of Hostile Attributions (Reverse Scored)
- Statements assessing beliefs that children deliberately plot to annoy, anger, or manipulate adults.
- Items measuring belief in strict retributive punishment versus empathetic guidance.
Response Scale Options (5-point Likert metric):
2 = Disagree
3 = Neutral / Undecided
4 = Agree
5 = Strongly Agree