Échelle de Tolérance Parentale (PTS)

Découvrez l’Échelle de Tolérance Parentale (PTS) développée par Butler, Brewin et Forsythe (1986) : analyse psychométrique complète, cotation, cadre théorique et items originaux pour évaluer les attitudes familiales face à l’énurésie nocturne.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de Tolérance Parentale (Parental Tolerance Scale, PTS), initialement développée sous la dénomination de Maternal Tolerance Scale (MTS) par Richard J. Butler, Chris R. Brewin et W. Ian Forsythe en 1986, constitue un instrument psychométrique d’évaluation clinique et de recherche spécifiquement conçu pour quantifier le niveau de tolérance, d’empathie, d’irritation et de rejet manifesté par les figures parentales face à l’énurésie nocturne chez l’enfant. Composée de 16 items autoadministrés selon un format de réponse dichotomique (Oui / Non), l’échelle permet de sonder les réponses cognitives, affectives et comportementales des parents confrontés aux épisodes de miction involontaire de leur progéniture.

Sur le plan structurel, l’instrument s’organise conceptuellement autour de deux axes bipolaires majeurs : d’une part, les attitudes de soutien, d’acceptation inconditionnelle et de compréhension de la nature involontaire du symptôme (items à valence positive) ; d’autre part, l’intolérance explicite, la frustration, les attributions de responsabilité hostile, la colère et le recours à des mesures punitives ou coercitives (items à valence négative). Les investigations psychométriques longitudinales et transversales démontrent que la PTS bénéficie d’une cohérence interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,74 et 0,83 selon les populations cibles (mères versus pères), ainsi que d’une stabilité temporelle satisfaisante évaluée par test-retest (r > 0,80 sur des intervalles de plusieurs semaines sans intervention clinique active).

Sur le versant de la validité de construit et prédictive, la PTS s’est avérée être un déterminant crucial dans la réussite des interventions comportementales, notamment la thérapie par alarme sonore (enuresis alarm). Les scores initiaux d’intolérance parentale prédisent significativement les taux d’abandon prématuré du traitement (drop-out), la détresse psychologique chez l’enfant et les altérations de l’estime de soi infantile. Cet instrument demeure une référence incontournable en pédiatrie comportementale, en pédopsychiatrie et en psychologie de la santé pour identifier les contextes familiaux à risque de coercition et orienter la psychoéducation parentale.

2. Mots-clés / Keywords

Échelle de Tolérance Parentale, Parental Tolerance Scale, PTS, énurésie nocturne, attributions parentales, relation parent-enfant, pratiques punitives, psychométrie, pédopsychiatrie, psychoéducation.

3. Auteurs / Authors

L’élaboration de la Parental Tolerance Scale (PTS) est le fruit des travaux conjoints de cliniciens et d’enseignants-chercheurs britanniques spécialisés en pédiatrie, en psychologie clinique et en neurodéveloppement :

  • Richard J. Butler : Psychologue clinicien consultant au sein du Department of Clinical Psychology, St James’s University Hospital et High Royds Hospital, Leeds, Royaume-Uni. Reconnu internationalement comme l’un des pionniers de la recherche psychologique et comportementale sur l’énurésie nocturne pédiatrique.
  • Chris R. Brewin : Professeur émérite de psychologie clinique, affilié historiquement au Medical Research Council (MRC) Social Psychiatry Unit de l’Institute of Psychiatry de Londres, et plus tard au University College London (UCL), Royaume-Uni. Spécialiste renommé de la théorie de l’attribution, de la mémoire traumatique et de la psychopathologie cognitive.
  • W. Ian Forsythe : Médecin pédiatre et neurologue pédiatrique, Department of Paediatrics and Child Health, University of Leeds et Leeds General Infirmary, Leeds, Royaume-Uni. Clinicien émérite ayant consacré ses travaux au diagnostic différentiel et au traitement somatique et comportemental de l’incontinence urinaire chez l’enfant.
  • Edwin J. Redfern : Statisticien et méthodologiste, affilié au Department of Statistics de l’Université de Leeds, ayant collaboré aux modélisations factorielles et longitudinales de l’échelle (Butler, Redfern & Forsythe, 1993).

4. Objectif / Purpose

L’énurésie nocturne primaire ou secondaire est traditionnellement appréhendée sous l’angle physiologique (immaturité vésicale, défaut de sécrétion de vasopressine, seuils d’éveil élevés). Toutefois, l’environnement psychosocial et familial au sein duquel le symptôme évolue module de façon drastique son pronostic et ses répercussions émotionnelles. L’objectif principal de la Parental Tolerance Scale est d’opérationnaliser et de quantifier objectivement les attitudes, représentations affectives et pratiques éducatives parentales face aux mictions nocturnes involontaires de l’enfant.

Historiquement, les équipes soignantes observaient de considérables disparités dans la réaction des familles : alors que certains parents faisaient preuve d’une bienveillance inaltérable et considéraient le trouble comme un simple retard développemental transitoire, d’autres exprimaient une animosité marquée, attribuant à l’enfant une paresse intentionnelle, un manque d’effort, voire une volonté délibérée de nuire ou de contrarier l’entourage. Ces distorsions cognitives conduisent fréquemment à des réponses dysfonctionnelles, allant de l’expression publique de déception à des mesures disciplinaires directes (punitions, châtiments corporels, humiliations verbales).

Sur le plan des applications cliniques, la PTS remplit une triple fonction :

  • Évaluation pré-thérapeutique et dépistage du risque d’escalade punitive : L’outil permet de détecter précocement les parents manifestant un score élevé d’intolérance. Ces profils risquent d’aggraver la détresse de l’enfant et sont les plus susceptibles de recourir à la violence physique (claques, sanctions punitives) en réponse aux draps mouillés.
  • Prédiction de l’adhésion au traitement (observance) : De nombreuses études cliniques ont démontré que l’efficacité des protocoles comportementaux, tels que l’alarme nocturne (bell and pad), repose lourdement sur la constance et l’attitude encourageante des parents. Un niveau d’intolérance élevé prédit un épuisement rapide de la figure d’attachement, conduisant à des abandons prématurés de la thérapie.
  • Ciblage de la psychoéducation : L’analyse détaillée des réponses item par item permet aux cliniciens de déconstruire les fausses croyances parentales (par exemple, la croyance selon laquelle l’enfant « pourrait s’arrêter s’il faisait suffisamment d’efforts ») et de réaligner les attentes de la famille sur les réalités neurobiologiques du trouble.

5. Construit psychologique / Construct

La tolérance parentale face à l’énurésie nocturne, telle que formalisée par Butler et ses collaborateurs, constitue un construit multidimensionnel intégrant des composantes cognitives, émotionnelles et comportementales. Bien que l’instrument produise un score global, l’analyse approfondie de son architecture conceptuelle révèle trois dimensions majeures étroitement interconnectées :

1. L’attribution de responsabilité et de contrôlabilité (Dimension cognitive)

Cette dimension évalue si le parent perçoit l’énurésie comme un phénomène sous le contrôle volontaire de l’enfant ou comme un dysfonctionnement involontaire et développemental. Les parents intolérants adhèrent à des schémas d’attribution interne, stable et contrôlable : ils considèrent que l’enfant fait preuve d’immaturité volontaire (item 14 : « If he/she would grow up a bit we wouldn’t have all the trouble with wet beds ») ou d’un déficit d’effort personnel (item 13 : « Children could stop bedwetting if they tried hard enough »). À l’inverse, la tolérance se caractérise par la reconnaissance de l’impuissance de l’enfant face à son symptôme (item 5 : « I don’t mind the washing because he/she can’t help it ») et par la confiance dans une résolution maturationnelle spontanée (item 7 : « Bed wetting usually clears up on its own »).

2. Le fardeau perçu et la réactivité émotionnelle parentale (Dimension affective)

L’énurésie nocturne engendre des contraintes logistiques et matérielles substantielles (lessives quotidiennes, détérioration de la literie, odeurs, interruptions du sommeil). Cette sous-dimension mesure l’ampleur du ressenti d’irritation, de perturbation de la dynamique familiale et de ressentiment éprouvé par le parent. Elle s’illustre par l’expression du fardeau imposé au reste du foyer (item 11 : « The bedwetting is a nuisance to the rest of us ») et par l’incapacité à normaliser la situation (item 8 : « I find it difficult to get used to wet beds »). De surcroît, elle saisit la tendance parentale à manifester ouvertement sa déception à l’enfant au réveil (item 9 : « After a wet bed I show him/her I am disappointed ») ou à susciter chez lui de la culpabilité en pointant les désagréments subis par les tiers (item 10 : « I try to make him/her realize the unpleasantness the bedwetting causes for others »).

3. L’empathie versus les comportements punitifs et coercitifs (Dimension comportementale)

Ce pôle évalue la traduction active des attitudes parentales dans l’interaction quotidienne. D’un côté, la tolérance se manifeste par un soutien empathique visant à préserver l’enfant de la honte, de la détresse et de la stigmatisation sociale (item 1 : « I feel sorry for any child who wets the bed » ; item 2 : « I try to help him/her not to be upset » ; item 6 : « I tell him/her it does not matter »). D’un autre côté, l’intolérance sévère bascule dans des conduites manifestement coercitives et aversives, fondées sur l’illusion d’une efficacité corrective du châtiment (item 15 : « I punish my child for bedwetting » ; item 16 : « A smack following bedwetting never did any harm »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La conception de la Parental Tolerance Scale s’enracine principalement dans la théorie de l’attribution, issue des travaux fondateurs de Fritz Heider (1958) et développée de manière systématique par Bernard Weiner (1979, 1985) dans son modèle attributionnel de la motivation et de l’émotion. Selon Weiner, les causes que les individus assignent aux comportements d’autrui ou aux événements négatifs s’articulent selon trois axes fondamentaux : le lieu de causalité (interne vs externe), la stabilité (temporaire vs permanente) et la contrôlabilité (volontaire vs incontrôlable).

Appliqué aux contextes parentaux, le modèle théorique stipule que la réponse émotionnelle et comportementale d’un parent face à un échec développemental de son enfant (ici, le lit mouillé) est médiatisée par les attributions causales qu’il formule :

  • Si le parent attribue l’énurésie à une cause externe et incontrôlable (maturation neurologique incomplète, sommeil particulièrement lourd, anomalie génétique de sécrétion hormonale), il ressentira de la sympathie, de la pitié bienveillante et de la compassion. L’action comportementale résultante prendra la forme d’un soutien actif, de réassurance et d’une déculpabilisation de l’enfant.
  • Si le parent attribue l’événement à une cause interne et contrôlable (paresse, provocation, négligence, refus de grandir), cette attribution génère de la colère, de la frustration et du ressentiment moral. La réponse comportementale logique dans ce cadre cognitif est l’expression d’hostilité, la réprimande verbale et la sanction punitive.

Ce cadre s’articule également avec la théorie du stress et du coping formulée par Richard Lazarus et Susan Folkman (1984). L’énurésie nocturne constitue un stresseur chronique du quotidien parental (daily hassle). L’évaluation cognitive primaire (évaluation de la menace ou du préjudice pour la famille) et l’évaluation secondaire (ressources de coping disponibles pour gérer le linge, le réveil nocturne et l’anxiété) déterminent la tolérance globale. Lorsque les ressources parentales sont saturées par d’autres stresseurs sociodémographiques ou conjugaux, le seuil de tolérance s’effondre, favorisant les conduites intolérantes et rejetantes.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques de la PTS ont fait l’objet de validations empiriques rigoureuses dans plusieurs cohortes cliniques d’enfants énurétiques et de leurs parents (notamment Butler, Brewin & Forsythe, 1986 ; Butler, Redfern & Forsythe, 1993) :

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente de l’échelle a été établie en corrélant les scores de tolérance avec des mesures directes des attributions causales maternelles et paternelles. Dans l’étude princeps de Butler, Brewin et Forsythe (1986), les mères obtenant des scores élevés d’intolérance attribuaient significativement plus souvent l’énurésie à un manque d’effort de l’enfant (r = 0,52, p < 0,001) et considéraient le symptôme comme relevant du contrôle volontaire de l’enfant (r = 0,48, p < 0,01). De surcroît, les scores d’intolérance étaient fortement corrélés à des niveaux élevés de détresse psychologique parentale mesurés par le General Health Questionnaire (GHQ).

Validité discriminante

La PTS discrimine de manière nette les familles consultant en clinique spécialisée de celles issues de la population générale, mais surtout, elle différencie les profils familiaux au sein même de la population clinique. Butler et al. (1993) ont démontré que l’échelle ne corrèle pas de manière significative avec des variables parasites telles que le quotient intellectuel parental ou le niveau de revenu familial strict, prouvant que le construit mesure une attitude relationnelle spécifique plutôt qu’un statut socio-économique global.

Validité prédictive clinique

L’apport le plus robuste de la PTS réside dans sa valeur pronostique vis-à-vis des interventions thérapeutiques. Les études longitudinales ont démontré que les mères présentant une intolérance pré-thérapeutique élevée (score total bas sur l’échelle de tolérance) affichent un taux d’abandon du conditionnement par alarme sonore trois fois supérieur à celui des mères tolérantes (p < 0,01). De plus, l’intolérance parentale initiale est corrélée négativement avec l’amélioration de l’estime de soi de l’enfant après traitement, soulignant l’impact pathogène durable des attitudes de rejet même lorsque l’énurésie commence à régresser sur le plan somatique.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité de la Parental Tolerance Scale s’appuie sur la vérification de sa consistance interne et de sa stabilité temporelle à travers le temps :

  • Cohérence interne : Lors des études initiales de Butler et collaborateurs (1986, 1993), le coefficient alpha de Cronbach calculé sur l’ensemble des 16 items s’est élevé à 0,78 pour les échantillons maternels et à 0,75 pour les échantillons paternels. Ces valeurs démontrent une homogénéité satisfaisante pour une échelle brève à items dichotomiques. Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent entre 0,31 et 0,62, confirmant que chaque item contribue positivement au construit mesuré sans redondance excessive.
  • Stabilité test-retest : La fidélité temporelle a été mesurée auprès d’un sous-échantillon de mères placées sur liste d’attente (sans intervention thérapeutique) sur un intervalle de 4 semaines. Le coefficient de corrélation produit-moment de Pearson s’est établi à r = 0,84 (p < 0,001), indiquant une stabilité remarquable des représentations et attitudes parentales en l’absence de restructuration psychoéducative ou clinique.
  • Sensibilité au changement : Post-intervention psychoéducative ou suite au succès d’un traitement par alarme, les scores de tolérance parentale augmentent de manière statistiquement significative (t = 4,21, p < 0,001), ce qui confirme la capacité de l’instrument à refléter les modifications attitudinales favorables induites par la clinique.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’analyse structurelle de la PTS a été examinée via des analyses factorielles exploratoires (AFE) par la méthode des axes principaux avec rotation oblique (Promax ou Oblimin), reflétant la corrélation naturelle attendue entre les différentes facettes des attitudes parentales :

Les données publiées par Butler, Redfern et Forsythe (1993) mettent en évidence une structure bipolaire dominante, expliquant environ 42 % de la variance totale, qui se décompose en deux grands facteurs interdépendants :

  • Facteur 1 : Intolérance, irritation et recours aux sanctions (Rejet / Punition)
    Ce premier facteur regroupe les items reflétant le fardeau, l’irritation explicite et les comportements punitifs. Les saturations factorielles les plus élevées sont relevées pour : item 11 (« The bedwetting is a nuisance to the rest of us », saturation = 0,71), item 10 (« I try to make him/her realize the unpleasantness… », saturation = 0,68), item 15 (« I punish my child for bedwetting », saturation = 0,64), item 9 (« After a wet bed I show him/her I am disappointed », saturation = 0,61) et item 16 (« A smack following bedwetting never did any harm », saturation = 0,58).
  • Facteur 2 : Empathie, déculpabilisation et acceptation (Soutien / Empathie)
    Ce second facteur réunit les affirmations d’acceptation inconditionnelle et de soutien émotionnel de l’enfant. Les saturations les plus nettes s’observent pour : item 2 (« I try to help him/her not to be upset », saturation = 0,69), item 6 (« I tell him/her it does not matter », saturation = 0,66), item 5 (« I don’t mind the washing because he/she can’t help it », saturation = 0,62) et item 1 (« I feel sorry for any child who wets the bed », saturation = 0,55).

Bien que deux sous-dimensions émergent clairement à l’analyse factorielle, la forte corrélation négative observée entre ces deux composantes (r = -0,48 à -0,56) justifie pleinement l’utilisation par les cliniciens d’un score composite unique de tolérance globale, obtenu après inversion des items libellés de manière intolérante.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous la forme d’un inventaire auto-administré standardisé. Ses caractéristiques d’administration et de cotation sont les suivantes :

  • Nom du test : Parental Tolerance Scale (PTS) / Maternal Tolerance Scale (MTS).
  • Population cible : Parents (mères et pères) ou tuteurs légaux d’enfants et adolescents âgés de 5 à 16 ans présentant une énurésie nocturne (mono-symptomatique ou non).
  • Nombre d’items : 16 items.
  • Format de réponse : Choix forcé dichotomique : Yes / No (Oui / Non).
  • Temps de passation : Approximativement 3 à 5 minutes.
  • Modalités de cotation standard :
    • L’instrument est coté de manière à refléter un continuum d’attitude. Deux méthodes de cotation sont documentées dans la littérature clinique :
    • Cotation dans le sens de la Tolérance (Score de Tolérance) : Les réponses tolérantes sont créditées de 1 point, les réponses intolérantes de 0 point.
      – Pour les items tolérants (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7) : Yes = 1 point, No = 0 point.
      – Pour les items intolérants (8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16) : No = 1 point, Yes = 0 point.
      Dans ce cas, le score total s’étend de 0 à 16 ; un score élevé reflète une tolérance parentale élevée, tandis qu’un score bas traduit une forte intolérance.
    • Cotation inverse (Score d’Intolérance Parentale) : Utilisée dans certains recueils (ex. Fischer & Corcoran, 2007), où 1 point est accordé à chaque réponse indiquant de l’intolérance ou du rejet. Les praticiens doivent veiller à spécifier le sens de calcul retenu dans leur rapport psychologique.
  • Seuils d’interprétation clinique indicatifs (cotation dans le sens de la tolérance 0-16) :
    • Score 13 à 16 : Tolérance parentale élevée et attitude de soutien bienveillant. Risque minime d’interactions coercitives.
    • Score 9 à 12 : Tolérance modérée. Présence de signes d’usure ou d’irritation émotionnelle ; recommandation d’une psychoéducation de soutien.
    • Score ≤ 8 : Intolérance parentale marquée. Risque élevé de conduites punitives, de détérioration du lien d’attachement et d’échec des traitements comportementaux ; intervention psychologique et psychoéducative prioritaire.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1986 (publication initiale dans Behaviour Research and Therapy).
  • Statut des droits et accessibilité : L’échelle a été conçue pour un usage dans le cadre de la recherche clinique et de la pratique pédiatrique/psychologique. Les items complets sont publiés dans des revues scientifiques à comité de lecture et dans des recueils d’instruments cliniques universitaires (Fischer & Corcoran, 2007).
  • Tarifs d’utilisation : L’utilisation de l’instrument à des fins de recherche académique, d’évaluation diagnostique individuelle ou d’enseignement clinique est libre de droits financiers (gratuite), sous réserve de citer scrupuleusement les travaux originaux de Butler et ses collaborateurs.
  • Utilisation commerciale : Toute reproduction, adaptation logicielle commerciale ou intégration dans des protocoles édités à but lucratif requiert l’autorisation préalable des détenteurs d’ayants droit (Elsevier / Oxford University Press).

12. Références / References

  • Butler, R. J. (1986). Parental Tolerance Scale (PTS). In J. Fischer & K. J. Corcoran (Eds.), Measures for clinical practice and research: A sourcebook (4th ed., Vol. 1, pp. 398–399). Oxford University Press.
  • Butler, R. J. (2001). Impact of nocturnal enuresis on children and young people. Scandinavian Journal of Urology and Nephrology, 35(3), 169–176. https://doi.org/10.1080/003655901750174863
  • Butler, R. J., Brewin, C. R., & Forsythe, W. I. (1986). Maternal attributions and tolerance for nocturnal enuresis. Behaviour Research and Therapy, 24(3), 307–312. https://doi.org/10.1016/0005-7967(86)90190-3
  • Butler, R. J., Redfern, E. J., & Forsythe, W. I. (1993). The maternal tolerance scale and nocturnal enuresis. Behaviour Research and Therapy, 31(4), 433–436. https://doi.org/10.1016/0005-7967(93)90014-G
  • Fischer, J., & Corcoran, K. J. (2007). Measures for clinical practice and research: A sourcebook (4th ed., Vol. 1). Oxford University Press.
  • Heider, F. (1958). The psychology of interpersonal relations. John Wiley & Sons. https://doi.org/10.1037/10628-000
  • Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
  • Weiner, B. (1985). An attributional theory of achievement motivation and emotion. Psychological Review, 92(4), 548–573. https://doi.org/10.1037/0033-295X.92.4.548

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format: Yes / No

  1. I feel sorry for any child who wets the bed.
  2. I try to help him/her not to be upset.
  3. It’s a pity the bedwetting stops him/her doing so many things.
  4. It’s embarrassing to be a bed wetter.
  5. I don’t mind the washing because he/she can’t help it.
  6. I tell him/her it does not matter.
  7. Bed wetting usually clears up on its own.
  8. I find It difficult to get used to wet beds.
  9. Alter a wet bed I show him/her I am disappointed.
  10. I try to make him/her realize the unpleasantness the bedwetting causes for others.
  11. The bedwetting is a nuisance to the rest of us
  12. I don’t see why my child can’t be dry when other children can.
  13. Children could stop bedwetting if they tried hard enough.
  14. If he/she would grow up a bit we wouldn’t have all the trouble with wet beds.
  15. I punish my child for bedwetting.
  16. A smack following bedwetting never did any harm.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Échelle de Tolérance Parentale (PTS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-tolerance-parentale-pts/
Looti, Mohammed. “Échelle de Tolérance Parentale (PTS).” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-tolerance-parentale-pts/.
Looti, Mohammed. “Échelle de Tolérance Parentale (PTS).” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-tolerance-parentale-pts/.