Échelle de tendance suicidaire multi-attitudes (MAST)

L’Échelle de tendance suicidaire multi-attitudes (MAST) est un instrument d’évaluation psychométrique de 30 items mesurant l’ambivalence envers la vie et la mort à travers quatre dimensions fondamentales.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de tendance suicidaire multi-attitudes (Multi-Attitude Suicide Tendency Scale, ou MAST) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu initialement par Israël Orbach et ses collaborateurs en 1991 pour évaluer les attitudes conflictuelles et multidimensionnelles envers la vie et la mort chez les adolescents et les jeunes adultes. Contrairement aux outils traditionnels d’évaluation du risque suicidaire qui mesurent de manière unidimensionnelle la sévérité des idées suicidaires ou des comportements autodestructeurs, la MAST repose sur un modèle conceptuel novateur qui postule que le comportement suicidaire résulte d’un arbitrage complexe entre des forces contradictoires de vie et de mort. L’échelle est composée de 30 items répartis en quatre sous-échelles distinctes : l’Attraction envers la vie (Attraction to Life – AL), la Répulsion envers la vie (Repulsion by Life – RL), l’Attraction envers la mort (Attraction to Death – AD) et la Répulsion envers la mort (Repulsion by Death – RD).

Les participants évaluent chaque énoncé sur une échelle de type Likert à 5 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly disagree) à 5 (« Tout à fait d’accord » / Strongly Agree). Les qualités psychométriques de la MAST ont fait l’objet de nombreuses validations empiriques dans divers contextes cliniques et non cliniques à travers le monde. Les analyses de cohérence interne révèlent systématiquement des coefficients alpha de Cronbach robustes, généralement compris entre 0,70 et 0,88 pour les différentes sous-échelles. L’analyse factorielle confirmatoire corrobore de manière prépondérante le modèle à quatre facteurs corrélés. Sur le plan clinique, la MAST démontre une validité discriminante remarquable, permettant de distinguer avec une grande précision les individus présentant des idéations suicidaires ou des antécédents de passage à l’acte de ceux appartenant à des populations cliniques non suicidaires ou normatives.

2. Mots-clés / Keywords

Échelle de tendance suicidaire multi-attitudes, MAST, évaluation du risque suicidaire, suicidalité, attraction pour la vie, répulsion par la vie, attraction pour la mort, répulsion par la mort, psychométrie, idéation suicidaire, adolescents, psychologie clinique.

3. Auteurs / Authors

L’échelle MAST a été développée par une équipe de chercheurs et cliniciens de premier plan en psychologie clinique et en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent :

  • Israël Orbach, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie au Département de psychologie de l’Université Bar-Ilan, Ramat Gan, Israël. Figure majeure de la recherche internationale sur la suicidalité chez les enfants et adolescents, il a consacré sa carrière à l’étude des processus d’attachement, de la douleur psychologique et des attitudes envers le corps et la mort.
  • Irit Milstein, M.A. : Chercheuse et clinicienne affiliée à l’Université Bar-Ilan, ayant collaboré étroitement à la conception expérimentale et à la validation psychométrique initiale de l’instrument.
  • Drora Har-Even, Ph.D. : Psychologue clinicienne et chercheuse à l’Université Bar-Ilan, spécialisée dans l’évaluation psychologique et la dynamique suicidaire chez l’adolescent.
  • Alan Apter, M.D. : Professeur de psychiatrie, Centre médical pour enfants Schneider d’Israël et Faculté de médecine Sackler de l’Université de Tel Aviv. Expert mondial de la psychiatrie de l’adolescent et de la prévention du suicide.
  • Samuel Tiano, M.D. : Professeur de pédopsychiatrie, Centre de santé mentale Geha et Université de Tel Aviv, pionnier dans l’étude des troubles de l’humeur chez les jeunes.
  • Avraham Elizur, M.D. : Psychiatre clinicien et chercheur en santé mentale, ancien directeur de services psychiatriques hospitaliers et enseignant à l’Université de Tel Aviv.

4. Objectif / Purpose

La finalité première de l’Échelle de tendance suicidaire multi-attitudes (MAST) est de fournir une cartographie détaillée et multidimensionnelle des attitudes psychologiques fondamentales qu’un individu entretient simultanément vis-à-vis de l’existence et de l’extinction de la conscience. Les outils classiques de dépistage du suicide, tels que l’échelle des idées suicidaires de Beck (BSS) ou le questionnaire Columbia (C-SSRS), se focalisent prioritairement sur la présence, la fréquence et l’intensité des scénarios suicidaires ou des intentions déclarées. Bien que cruciaux, ces instruments échouent parfois à saisir l’ambivalence existentielle profonde qui caractérise l’état psychique de la personne en crise.

Sur le plan clinique, la MAST a été élaborée pour remédier à cette vision linéaire. Elle permet de diagnostiquer la structure interne du conflit psychique de l’adolescent. Selon le modèle d’Orbach, un adolescent peut être sévèrement en souffrance (répulsion élevée par la vie) sans pour autant vouloir mourir si sa peur de la mort reste intacte (répulsion élevée par la mort) et s’il préserve des ancrages existentiels positifs (attraction pour la vie). Le danger létal maximal se manifeste lorsque la répulsion par la vie s’associe à une forte attraction envers la mort et à une érosion de la peur de mourir. L’évaluation de ces quatre dimensions offre aux psychiatres, psychologues et équipes de crise un profil individualisé permettant de cibler les interventions psychothérapeutiques.

Dans le domaine de la recherche, la MAST constitue un instrument d’investigation d’une grande richesse. Elle est employée pour analyser les mécanismes d’action des thérapies cognitives et interpersonnelles, pour étudier l’impact des traumatismes psychiques ou des deuils complexes sur la perception de la finitude, et pour examiner les différences développementales ou transculturelles dans la conceptualisation de la mort. Sa capacité à quantifier distinctement les forces de protection (AL, RD) et les facteurs de vulnérabilité (RL, AD) en fait un modèle de référence en suicidologie moderne.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par la MAST s’articule autour de l’hypothèse de l’ambivalence multidimensionnelle. L’appareil psychique n’est pas vu comme un continuum simple orienté de la survie vers l’auto-destruction, mais comme un espace vectoriel orthogonal où coexistent quatre attitudes distinctes :

Attraction envers la vie (Attraction to Life – AL)

Cette dimension capture l’engagement positif dans l’existence, la recherche de plaisir, l’optimisme, le sentiment d’auto-efficacité et la valorisation des relations interpersonnelles. Elle mesure la présence d’un projet de vie et la capacité à trouver du sens au quotidien en dépit des difficultés passagères. Des items tels que « Most of the time I feel happy » (Item 1) ou « Even though things may be tough at times I think it’s worth living » (Item 5) illustrent cette force vitale qui agit comme un bouclier protecteur fondamental face à l’adversité.

Répulsion envers la vie (Repulsion by Life – RL)

Cette sous-échelle reflète la détresse psychologique intolérable, la douleur mentale (psychache selon Edwin Shneidman), le désespoir existentiel et le sentiment d’aliénation familiale ou sociale. L’individu perçoit la vie comme un fardeau continu et insurmontable. Cette dimension est incarnée par des affirmations telles que « Life seems to be one long and difficult struggle » (Item 2), « Sometimes I feel that my family will be better off without me » (Item 15) et « Sometimes I feel that my problems can’t be solved » (Item 16). Une élévation sur cette sous-échelle traduit une souffrance subjective aiguë.

Attraction envers la mort (Attraction to Death – AD)

Cette composante évalue la romantisation, l’idéalisation ou la perception fonctionnelle de la mort comme une solution adaptative, une délivrance ou un passage vers un état de paix et de soulagement. La mort n’est plus envisagée comme une tragédie, mais comme un refuge contre la souffrance, voire comme des retrouvailles mystiques avec des êtres disparus. Les items représentatifs comprennent « Death can change things for the better » (Item 17), « I believe death can bring a great relief for suffering » (Item 23) et « Death can be a state of rest and calm » (Item 27).

Répulsion envers la mort (Repulsion by Death – RD)

Cette quatrième dimension quantifie l’angoisse de mort archaïque, la peur de l’anéantissement physique et spirituel, la terreur de la décomposition corporelle et l’effroi face au caractère irréversible de l’au-delà. Chez la plupart des individus, cette répulsion constitue une barrière biologique et psychologique majeure contre l’auto-agression. Elle est mesurée par des énoncés comme « I fear the idea that there is no return from death » (Item 3), « I am afraid of death because my body will rot » (Item 11) et « The thought that one day I will die frightens me » (Item 20).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement théorique de la MAST s’enracine au confluent de la psychanalyse, de la psychologie existentielle et des modèles cognitivo-comportementaux modernes de la suicidalité. La conceptualisation initiale développée par Israël Orbach s’inspire largement de la notion freudienne de dualité pulsionnelle entre Éros (pulsion de vie) et Thanatos (pulsion de mort), tout en la reformulant sous une forme phénoménologique accessible à la mesure quantitative.

Orbach s’est également appuyé sur les travaux séminaux d’Edwin Shneidman, qui définissait le suicide comme la conséquence d’une douleur psychologique insoutenable et d’une tentative de mettre fin à la conscience de cette souffrance (« cessation »). Cependant, là où Shneidman voyait principalement la fuite de la vie, Orbach a postulé que la dynamique suicidaire implique obligatoirement une réorganisation cognitive des attitudes envers la mort elle-même. Pour qu’un individu franchisse le pas de l’acte autodestructeur, deux conditions cognitives et affectives doivent converger : la perte du désir de vivre (combinée à un rejet massif de l’existence) et la neutralisation de la peur naturelle de la mort, souvent relayée par une fascination ou un désir d’apaisement par la mort.

Ce cadre théorique rejoint remarquablement les conceptualisations plus récentes de Thomas Joiner (la théorie interpersonnelle-psychologique du suicide). La dimension de « répulsion envers la vie » fait écho direct aux construits de Joiner concernant le sentiment de charge pour autrui (perceived burdensomeness, Item 15 de la MAST) et le sentiment d’appartenance contrariée (thwarted belongingness, Items 6, 14, 30). Parallèlement, la baisse de la « répulsion envers la mort » et la hausse de l’« attraction pour la mort » reflètent l’acquisition progressive de la capacité d’agir suicidaire (acquired capability for suicide), par l’accoutumance cognitive à l’idée du trépas et la désensibilisation face à la terreur de la mort.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la MAST a été rigoureusement démontrée à travers un large éventail d’études empiriques :

  • Validité de construit et factorielle : Les études initiales d’Orbach et al. (1991), menées auprès de 242 adolescents israéliens (comprenant des patients psychiatriques suicidaires, des patients non suicidaires et des témoins sains), ont mis en évidence l’émergence claire des quatre composantes théoriques. Des travaux ultérieurs, notamment ceux d’Osman et al. (1993) aux États-Unis, ont répliqué cette quadripartition, démontrant que les quatre facteurs expliquent une part substantielle de la variance totale des scores.
  • Validité discriminante : L’instrument excelle à distinguer les populations cliniques à haut risque des groupes témoins. Dans l’étude princeps d’Orbach et al. (1991), les adolescents ayant des antécédents de tentative de suicide présentaient des scores d’attraction pour la mort (AD) et de répulsion par la vie (RL) significativement plus élevés, couplés à des scores d’attraction pour la vie (AL) et de répulsion par la mort (RD) significativement plus bas que les adolescents témoins sains et les adolescents cliniques non suicidaires (p < 0,001).
  • Validité convergente : La sous-échelle de Répulsion envers la vie (RL) corrèle fortement et positivement avec l’Échelle de désespoir de Beck (Beck Hopelessness Scale, r = 0,60 à 0,72) et avec les échelles de dépression standard comme le BDI ou la CES-D. À l’inverse, l’Attraction envers la vie (AL) présente de fortes corrélations négatives avec la dépression et l’idéation suicidaire, tout en corrélant positivement avec les mesures d’estime de soi de Rosenberg et de soutien social perçu. L’Attraction envers la mort (AD) présente des corrélations modérées à fortes avec les échelles spécifiques d’idéation suicidaire (r = 0,55 à 0,68).
  • Validité prédictive : Des études longitudinales ont confirmé que la configuration associant un score élevé en RL, un score élevé en AD et un score faible en RD constitue le prédicteur le plus robuste des récidives de gestes auto-agressifs chez les adolescents hospitalisés à court et moyen terme.

8. Fidélité / Reliability

La consistance interne et la stabilité temporelle de la MAST ont fait l’objet d’évaluations méthodologiques approfondies :

  • Cohérence interne (Alpha de Cronbach) : Dans l’étude originale d’Orbach et al. (1991), les coefficients alpha étaient les suivants : Attraction envers la vie (AL, 7 items) = 0,83 ; Répulsion envers la vie (RL, 7 items) = 0,77 ; Attraction envers la mort (AD, 7 items) = 0,70 ; Répulsion envers la mort (RD, 9 items) = 0,83. Dans l’échantillon de réplication américain d’Osman et al. (1993) auprès de 240 adolescents, les alphas se sont révélés encore plus robustes : 0,85 pour AL, 0,83 pour RL, 0,76 pour AD et 0,84 pour RD.
  • Fidélité test-retest : L’évaluation de la stabilité temporelle sur un intervalle de deux semaines rapportée par Osman et al. a révélé des coefficients de corrélation de Pearson très satisfaisants : r = 0,84 pour l’Attraction envers la vie, r = 0,81 pour la Répulsion envers la vie, r = 0,74 pour l’Attraction envers la mort et r = 0,87 pour la Répulsion envers la mort. Ces résultats indiquent que si les attitudes mesurées capturent des composantes affectives sensibles à l’état mental, elles reflètent également des schémas cognitifs stables de la personnalité adolescente.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de la MAST a été confirmée à de multiples reprises par des analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :

Dans les travaux initiaux d’Orbach et al. (1991), une analyse factorielle en composantes principales avec rotation varimax a été réalisée sur les 30 items. Cette analyse a extrait sans ambiguïté les quatre facteurs postulés théoriquement, représentant une part prépondérante de la variance. Les saturations factorielles des items sur leurs dimensions respectives étaient généralement supérieures à 0,45, sans saturation croisée majeure perturbant l’interprétabilité clinique.

Une étape méthodologique décisive a été franchie avec l’étude d’analyse factorielle confirmatoire menée par Anne H. Hagstrom et Peter M. Gutierrez (1998). En testant plusieurs structures alternatives (modèles à un facteur général, à deux facteurs bipolaires vie/mort, à trois facteurs et à quatre facteurs indépendants ou corrélés), les auteurs ont démontré la nette supériorité statistique du modèle à quatre facteurs corrélés. Les indices d’adéquation obtenus corroboraient l’ajustement aux données empiriques (ex. CFI > 0,90, RMSEA < 0,06), confirmant que la vie et la mort ne constituent pas les extrémités d’une dimension unique, mais des axes cognitifs distincts capables d’interagir dynamiquement.

L’analyse détaillée des charges factorielles montre des poids particulièrement élevés pour les items de valorisation existentielle sur le facteur AL (ex. item 1 et item 28 > 0,70), pour les items de désespoir relationnel sur le facteur RL (ex. item 14 et item 15 > 0,65), et pour les items d’angoisse physique face au trépas sur le facteur RD (ex. item 11 et item 20 > 0,70).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report questionnaire).
  • Population cible : Conçu pour les adolescents (12-19 ans) et les jeunes adultes ; validé également dans plusieurs populations cliniques adultes.
  • Nombre total d’items : 30 énoncés déclaratifs formulés à la première personne du singulier.
  • Format et échelle de réponse : Échelle de Likert à 5 points ordonnée comme suit :
    • 1 = Strongly disagree (Pas du tout d’accord)
    • 2 = Don’t agree (Pas d’accord)
    • 3 = Sometimes agree, Sometimes disagree (Parfois d’accord, parfois pas d’accord)
    • 4 = Agree (D’accord)
    • 5 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord)
  • Répartition des sous-échelles :
    • Attraction to life (Attraction envers la vie) : 7 items (Items 1, 5, 6, 13, 18, 25, 28).
    • Repulsion by life (Répulsion envers la vie) : 7 items (Items 2, 9, 14, 15, 16, 21, 30).
    • Attraction to death (Attraction envers la mort) : 7 items (Items 8, 17, 19, 22, 23, 26, 27). (Note : les items de référence incluent le 19 pour l’immortalité/continuité et le 22 pour la résolution par la mort).
    • Repulsion by death (Répulsion envers la mort) : 9 items (Items 3, 4, 7, 10, 11, 12, 20, 24, 29).
  • Cotation et calcul des scores : Les scores de chaque sous-échelle sont calculés séparément en faisant la moyenne ou la somme brute des items correspondants. Il n’existe pas de score global unique sommant l’ensemble des 30 items, car un tel score masquerait l’ambivalence structurelle. Le clinicien établit un profil à 4 dimensions permettant d’analyser la dynamique suicidaire spécifique de l’individu.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1991 par Israël Orbach et ses collaborateurs.
  • Statut des droits d’auteur et permissions : Les droits initiaux de publication appartiennent à l’American Psychological Association (APA) pour l’article princeps paru dans Psychological Assessment. L’instrument a également été reproduit dans des recueils d’outils cliniques académiques (notamment Fischer & Corcoran, 2007).
  • Conditions d’utilisation et tarifs : L’échelle est généralement accessible à titre gracieux pour les projets de recherche académique à but non lucratif et pour la pratique clinique indépendante sous réserve de citation formelle des auteurs d’origine. Les utilisations commerciales, les intégrations dans des plateformes logicielles privées payantes ou les rééditions dans des ouvrages commerciaux requièrent une autorisation formelle auprès des titulaires des droits.

12. Références / References

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