1. Résumé / Abstract
L’Échelle de Tendance à l’Action chez les Enfants (Children’s Action Tendency Scale, CATS), développée initialement par le professeur Robert H. Deluty en 1979, constitue un instrument d’évaluation psychométrique de référence conçu pour mesurer de façon différentielle les dispositions comportementales interpersonnelles chez l’enfant d’âge scolaire, spécifiquement entre les classes de CE2 et de 5e (approximativement 8 à 14 ans). L’outil a été élaboré pour opérationnaliser et distinguer trois construits comportementaux et sociaux fondamentaux : l’agressivité (aggressiveness), l’affirmation de soi ou assertivité (assertiveness), et la soumission ou passivité (submissiveness).
Composée de 13 situations conflictuelles ou provocatrices issues du quotidien de l’enfant (conflits avec les pairs, injustices perçues, interactions avec l’autorité parentale), l’échelle utilise un format novateur à choix forcé par paires (forced-choice paired comparisons). Pour chacune des 13 vignettes situationnelles, les trois modalités de réponse sont combinées de façon dyadique deux à deux (Agressif vs Soumis, Assertif vs Agressif, Soumis vs Assertif), générant un ensemble de 39 paires de choix au total. Ce paradigme méthodologique permet de réduire considérablement l’impact du biais de désirabilité sociale, souvent très prévalent chez les jeunes sujets lorsqu’ils sont confrontés à des échelles de type Likert conventionnelles.
Sur le plan des propriétés psychométriques, les travaux originaux de Deluty (1979) et les réplications ultérieures démontrent une cohérence interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre .68 et .77 pour l’agressivité, .60 et .72 pour l’affirmation de soi, et .58 et .71 pour la soumission. La fidélité test-retest sur un intervalle de quatre semaines s’avère particulièrement robuste, atteignant des valeurs de r = .73 (Agressivité), r = .64 (Assertivité), et r = .70 (Soumission). La validité concomitante et la validité prédictive ont été solidement établies par des corrélations convergentes significatives avec les évaluations des enseignants, les observations directes en milieu scolaire et les sociogrammes de pairs. L’échelle CATS s’est ainsi imposée comme un outil incontournable tant dans la recherche en psychologie du développement que dans l’évaluation clinique pédiatrique et l’orientation des programmes d’entraînement aux compétences sociales.
2. Mots-clés / Keywords
Échelle de Tendance à l’Action chez les Enfants, Children’s Action Tendency Scale, CATS, Affirmation de soi, Assertivité, Agressivité infantile, Soumission, Compétences sociales, Évaluation psychométrique, Psychologie du développement, Choix forcé, Résolution de conflits, Relations entre pairs, Comportement prosocial
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et validée par le Dr. Robert H. Deluty, professeur émérite au Département de Psychologie de l’Université du Maryland, comté de Baltimore (University of Maryland, Baltimore County – UMBC), États-Unis. Ses axes de recherche portent principalement sur la psychologie clinique infantile, le développement socio-émotionnel, l’affirmation de soi, le comportement agressif, ainsi que l’évaluation des processus cognitifs qui sous-tendent les choix comportementaux chez les enfants et les adolescents.
Affiliation institutionnelle principale :
Department of Psychology, University of Maryland, Baltimore County (UMBC)
1000 Hilltop Circle, Baltimore, MD 21250, USA.
Contact de correspondance académique : Dr. Robert H. Deluty via le secrétariat académique de l’UMBC (Courriel institutionnel : [email protected]).
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la Children’s Action Tendency Scale (CATS) est de fournir une évaluation structurée, objective et standardisée de la manière dont les enfants réagissent cognitivement et comportementalement lorsqu’ils sont confrontés à des situations sociales provocatrices, frustrantes ou conflictuelles. Dans les contextes scolaires et récréatifs, les enfants font face de manière répétée à des micro-crises relationnelles : brimades, refus de partage, accusations injustes ou empiètement sur leurs droits par des pairs ou des figures d’autorité. La CATS mesure précisément la prédisposition ou la « tendance à l’action » dominante d’un enfant au sein de ce spectre interpersonnel.
Avant la parution des travaux de Deluty en 1979, les chercheurs et les praticiens se heurtaient à une lacune théorique et méthodologique majeure : la propension à confondre l’affirmation de soi et l’agressivité, ou à traiter l’affirmation de soi comme la simple absence de timidité ou de passivité. L’instrument a donc été construit avec la volonté explicite de formaliser une distinction tripartite :
- Distinguer clairement le comportement assertif (défense de ses droits légitimes dans le respect de l’autre) du comportement agressif (défense de ses intérêts au détriment des droits d’autrui ou par la violence/coercition).
- Isoler le comportement subordonné ou soumis (renoncement à ses propres droits et évitement du conflit par le retrait ou la victimisation).
Sur le plan des applications cliniques, la CATS est particulièrement utile pour le dépistage précoce des troubles du comportement perturbateur (tels que le trouble oppositionnel avec provocation ou le trouble des conduites), pour l’identification des profils d’inhibition sociale pathologique, et pour la conception d’interventions ciblées d’entraînement aux habiletés sociales (Social Skills Training). En milieu clinique ou psycho-éducatif, la mesure permet d’établir une ligne de base préalable à une thérapie cognitivo-comportementale et d’évaluer l’efficacité thérapeutique en observant la transition d’un répertoire agressif ou passif vers des réponses préférentiellement assertives.
Sur le plan de la recherche, la CATS permet d’explorer les corrélats cognitifs, développementaux et familiaux des styles relationnels. Elle a servi dans de multiples investigations examinant la théorie du traitement de l’information sociale, l’impact du climat parental sur l’adaptation sociale de l’enfant, ainsi que les dynamiques d’intimidation scolaire (bullying), où elle permet de caractériser aussi bien les agresseurs, les victimes soumises que les enfants résilients capables de médiation assertive.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit théorique au cœur de la CATS repose sur la modélisation de la compétence sociale et de l’ajustement interpersonnel à travers trois orientations de réponse distinctes et mutuellement exclusives face à une provocation ou un conflit. Chacune de ces tendances à l’action reflète un ensemble cohérent de motivations, de schémas cognitifs et de répertoires d’actions observables.
1. L’Agressivité (Aggressiveness)
L’agressivité est conceptualisée comme une réponse comportementale par laquelle l’enfant tente de satisfaire ses besoins, de réparer un affront ou d’imposer sa volonté en ignorant délibérément ou en violant activement les droits physiques, psychologiques ou matériels de l’interlocuteur. Dans la CATS, ce construit englobe à la fois des manifestations d’agressivité physique directe (ex. frapper un camarade qui se moque, détruire un jeu), des formes d’agressivité verbale hostile (ex. insulter, crier, menacer de dénoncer ou d’humilier), et des stratégies de représailles passives-agressives ou oppositionnelles dirigées contre l’autorité (ex. refuser d’écouter les parents le lendemain d’une dispute). L’objectif sous-jacent est la domination, l’expression de la colère destructive ou la revanche immédiate sans considération pour les conséquences à long terme sur la relation.
2. L’Affirmation de Soi ou Assertivité (Assertiveness)
L’affirmation de soi est définie comme la capacité d’un enfant à exprimer ses sentiments, ses désirs, ses besoins et ses opinions de manière directe, honnête et socialement appropriée, tout en respectant scrupuleusement les droits et la dignité d’autrui. Dans le cadre opérationnel de la CATS, les réponses assertives visent à résoudre le conflit ou à désamorcer la provocation de manière constructive. Elles incluent :
- L’établissement clair de limites interpersonnelles (« Dis-leur d’arrêter parce qu’ils n’aimeraient pas qu’on leur fasse la même chose ») ;
- La négociation équitable et la recherche de compromis (« Proposer d’échanger quelque chose de personnel contre le chocolat ») ;
- L’investigation constructive (« Demander à l’ami comment cela s’est passé » lorsque le livre est abîmé) ;
- La persévérance constructive face à l’échec ou à la compétition (« S’entraîner pour gagner la prochaine fois » plutôt que d’accuser l’autre d’avoir triché).
L’assertivité reflète une régulation émotionnelle mature et une capacité de décentration cognitive.
3. La Soumission ou Passivité (Submissiveness)
La soumission correspond à une réponse inhibitrice caractérisée par le renoncement aux droits légitimes de soi, l’abdication face aux exigences injustes d’autrui et l’évitement actif ou passif de la confrontation. L’enfant soumis internalise la détresse émotionnelle, ce qui se traduit par des comportements d’effacement, de fuite, d’acceptation passive de sanctions imméritées ou de détresse intériorisée non résolue (ex. quitter la partie et rentrer chez soi, fondre en larmes dans sa chambre, nettoyer le désordre causé par un ami sans rien dire, céder son travail personnel par peur du rejet). Si la réponse soumise permet d’éviter un conflit ouvert à court terme, elle sacrifie l’estime de soi de l’enfant et renforce souvent son statut de cible potentielle d’abus par les pairs.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture conceptuelle de la CATS s’enracine au confluent des théories de l’apprentissage social formulées par Albert Bandura et des approches cognitivo-comportementales de l’assertivité initiées par des auteurs comme Joseph Wolpe, Robert Alberti et Michael Emmons. À la fin des années 1970, l’entraînement à l’affirmation de soi chez l’adulte connaissait un essor considérable, mais son application à l’enfance manquait d’une base théorique rigoureuse.
Deluty s’est appuyé sur le modèle du traitement de l’information sociale et sur la théorie de la compétence sociale pour postuler que le comportement d’un individu face à une situation de crise n’est pas un réflexe automatique aléatoire, mais le résultat d’un processus séquentiel de décodage des indices environnementaux, d’interprétation, de génération de réponses potentielles et de prise de décision basée sur l’évaluation des conséquences probables. Dans ce modèle, l’action finale découle de la « tendance à l’action » prédominante dans le répertoire cognitif de l’individu.
Un apport théorique majeur des travaux de Deluty (1981, 1983, 1985) réside dans la démonstration de l’adaptabilité relative des comportements. Contrairement aux modèles normatifs rigides qui catégorisaient toute agressivité comme universellement pathologique, Deluty a mis en évidence la façon dont les enfants eux-mêmes évaluent cognitivement ces réponses en termes d’efficacité sociale perçue, d’approbation par les pairs et d’approbation par les adultes. Ses recherches révèlent que si les enfants jugent généralement les réponses assertives comme les plus adaptatives et les plus louables moralement, ils reconnaissent également que dans certains contextes spécifiques de provocation directe par des pairs agressifs, des réponses modérément agressives sont perçues par le groupe comme plus protectrices que la soumission pure, laquelle expose l’enfant à une victimisation chronique.
La CATS opérationnalise donc ce cadre théorique en plaçant l’enfant dans un dilemme cognitif où il doit arbitrer entre trois modes de résolution fondamentaux, capturant ainsi la médiation cognitive entre l’évaluation de la provocation environnementale et la sélection du comportement effectif.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de la CATS a fait l’objet d’un examen empirique approfondi dès sa publication initiale (Deluty, 1979) puis au cours d’études de réplication et de validation comportementale (Deluty, 1984).
Validité de Contenu et d’Apparence
Les 13 situations conflictuelles ont été sélectionnées à la suite d’enquêtes pilotes auprès d’enfants scolarisés et d’éducateurs afin de garantir que les scénarios reflètent de manière écologique les situations de stress social les plus fréquentes et les plus pertinentes de la vie quotidienne infantile (partage d’objets, jeux compétitifs, conflits territoriaux, discipline parentale, brimades scolaires).
Validité Convergente et Discriminante
La validité convergente a été démontrée par des corrélations robustes et théoriquement cohérentes avec des instruments extérieurs et des évaluations multidimensionnelles :
- Évaluations par les pairs (Sociométrie) : Les scores à la sous-échelle d’Agressivité de la CATS sont corrélés positivement de manière significative avec les désignations de comportements agressifs et perturbateurs par les pairs (r variant de .35 à .52, p < .001). Inversement, les scores d’Assertivité sont associés positivement à la popularité sociale, au statut de leader prosocial et au choix des pairs comme partenaire de jeu préféré (r = .31 à .46).
- Évaluations par les enseignants : Les enseignants, utilisant des échelles de comportement adaptatif comme l’échelle de Conners ou le Pupil Evaluation Inventory, attribuent des scores d’hyperactivité et de trouble des conduites nettement plus élevés aux enfants présentant des scores élevés d’agressivité sur la CATS. Les comportements d’inhibition et de retrait évalués par les enseignants corrèlent de façon significative avec la sous-échelle de Soumission de la CATS (r = .38 à .48).
- Validité discriminante : Les corrélations entre la sous-échelle d’Assertivité et celle d’Agressivité sont négatives ou faibles (r = -.15 à -.28), démontrant que la CATS sépare efficacement la véritable compétence assertive de la simple affirmation agressive ou dominante. De même, l’Agressivité et la Soumission présentent des corrélations négatives marquées (r = -.45 à -.60), confirmant qu’elles représentent des pôles comportementaux opposés dans la gestion des interactions.
Validité Liée au Critère et Validité Comportementale
Dans son étude de validation comportementale de 1984, Deluty a confronté les réponses des enfants sur la CATS à des observations standardisées en laboratoire et en cour de récréation. Les enfants ayant obtenu des scores élevés en assertivité sur la CATS ont démontré un taux significativement plus élevé de comportements d’affirmation verbale constructive face à un complice intrusif, tandis que les sujets catégorisés comme agressifs recouraient préférentiellement à des contacts physiques hostiles ou à des invectives verbales, validant la puissance prédictive de l’instrument sur le plan du comportement écologique réel.
8. Fidélité / Reliability
Les indices de fidélité de la CATS attestent d’une bonne précision de mesure et d’une remarquable stabilité temporelle, compte tenu de l’âge de la population cible et de la nature des échelles à choix forcé.
Cohérence Interne
Dans l’échantillon normatif initial de Deluty (1979), composé d’enfants de 9 à 12 ans, les coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach) calculés pour chacune des dimensions se sont établis comme suit :
- Sous-échelle Agressivité : α = .77
- Sous-échelle Assertivité : α = .63 à .70 selon les cohortes d’âge
- Sous-échelle Soumission : α = .62 à .68
Des travaux ultérieurs (ex. Fischer & Corcoran, 2007) ont confirmé ces valeurs, rapportant des coefficients alpha médians de .74 pour l’Agressivité, .68 pour l’Assertivité et .65 pour la Soumission. Ces niveaux de cohérence interne sont jugés satisfaisants pour des échelles ipsatives ou quasi-ipsatives utilisant des comparaisons par paires chez des populations juvéniles.
Stabilité Temporelle (Fidélité Test-Retest)
La fidélité test-retest a été mesurée sur un intervalle temporel standard de quatre semaines auprès d’élèves de classe élémentaire. Les coefficients de corrélation de Pearson révèlent une stabilité longitudinale élevée des traits mesurés :
- Agressivité : r = .73 (p < .001)
- Assertivité : r = .64 (p < .001)
- Soumission : r = .70 (p < .001)
Ces résultats démontrent que les tendances à l’action capturées par la CATS ne représentent pas de simples réactions émotionnelles fluctuantes au gré de l’humeur passagère, mais bien des schémas d’action interpersonnels stables ancrés dans la personnalité en développement de l’enfant.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de la CATS a fait l’objet d’investigations poussées afin de valider l’indépendance et la légitimité théorique des trois construits postulés.
Dans les analyses factorielles exploratoires (AFE) conduites par Deluty (1979) avec extraction en composantes principales suivie d’une rotation varimax, les résultats ont clairement mis en lumière une organisation tridimensionnelle cohérente :
- Facteur 1 : Agressivité ouverte et représailles. Ce facteur regroupe avec de fortes saturations (loadings > .55) les items impliquant des réactions de vengeance physique (ex. Item 1a, Item 4a, Item 6a) ou verbale directe (ex. Item 3a, Item 9b, Item 10a). Ce facteur explique la plus grande part de la variance comportementale.
- Facteur 2 : Négociation assertive et respect mutuel. Ce facteur rassemble les items axés sur la communication verbale constructive, la proposition d’alternatives équitables et le rappel calme des règles sociales (ex. Item 1b, Item 2b, Item 4b, Item 8b, Item 9a). Les saturations factorielles s’échelonnent de .48 à .68.
- Facteur 3 : Retrait passif et intériorisation. Ce facteur rassemble les items décrivant la fuite, les pleurs isolés, l’abandon des droits et la tolérance silencieuse de la frustration (ex. Item 1c, Item 7b, Item 8a, Item 11c). Les saturations oscillent majoritairement entre .45 et .64.
Des analyses factorielles confirmatoires (AFC) réalisées dans des études ultérieures portant sur l’adaptation transculturelle de la CATS ont corroboré l’adéquation du modèle trifactoriel par rapport à des modèles unifactoriels ou bifactoriels concurrents. Les indices d’ajustement globaux soutiennent la validité structurelle de cette division tripartite (CFI > .90, RMSEA < .06), démontrant que l’affirmation de soi chez l’enfant n’est pas réductible à un simple point médian sur un continuum unidimensionnel reliant la passivité à l’agressivité, mais constitue une dimension comportementale parfaitement orthogonale et distincte.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’administration, le format et les règles de cotation de l’instrument se structurent comme suit :
- Nom complet de l’outil : Children’s Action Tendency Scale (CATS).
- Auteur : Robert H. Deluty, Ph.D. (1979).
- Population cible : Enfants et jeunes adolescents âgés de 8 à 14 ans (approximativement du CE2 à la classe de 5e/4e).
- Structure du test : 13 situations conflictuelles standardisées (scénarios). Chaque scénario propose trois alternatives comportementales (Agressif, Assertif, Soumis) présentées sous forme de 3 paires de choix forcé distinctes. Le questionnaire totalise ainsi 39 paires de choix à renseigner.
- Format de réponse : Méthode des choix forcés dyadiques (Forced-Choice Paired Comparisons). L’enfant doit obligatoirement choisir, pour chaque paire d’options présentée (Option a ou Option b), la réaction qui correspond le plus fidèlement à ce qu’il ferait dans la situation décrite.
- Procédure de passation : Auto-questionnaire individuel ou collectif (en classe). Le temps moyen d’administration est d’environ 15 à 25 minutes. Pour les enfants les plus jeunes ou présentant des difficultés de lecture, les scénarios peuvent être lus à haute voix par l’examinateur.
- Modalités de cotation (Scoring) :
- Chaque sélection d’une alternative Agressive attribue 1 point à l’échelle d’Agressivité.
- Chaque sélection d’une alternative Assertive attribue 1 point à l’échelle d’Assertivité.
- Chaque sélection d’une alternative Soumise attribue 1 point à l’échelle de Soumission.
- Pour chacune des 13 vignettes, chaque dimension apparaît dans 2 comparaisons dyadiques. Par conséquent, le score maximal possible pour chaque sous-échelle est de 26 points (13 situations × 2 apparitions = 26).
- La somme totale des points obtenus sur les trois sous-échelles est obligatoirement égale à 39 points (le nombre total de paires de choix forcé).
- Interprétation des profils : La comparaison des scores bruts aux normes développementales permet d’établir le style interpersonnel dominant de l’enfant (profil hautement agressif, profil assertif adapté, profil passif/inhibé, ou profil mixte).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’Échelle de Tendance à l’Action chez les Enfants a été initialement publiée en 1979 dans le Journal of Consulting and Clinical Psychology de l’American Psychological Association (APA). Conformément aux politiques de diffusion scientifique de l’époque et aux anthologies d’instruments de mesure clinique, l’échelle a été rendue largement disponible dans le domaine public académique pour les cliniciens, les enseignants et les chercheurs universitaires.
L’instrument intégral, incluant sa grille de cotation, est notamment reproduit dans le recueil de référence de Fischer et Corcoran (2007), Measures for Clinical Practice and Research: A Sourcebook (Oxford University Press). L’utilisation de la CATS à des fins de recherche non commerciale, de pratique clinique individuelle ou d’évaluation psycho-éducative ne requiert généralement pas le paiement de redevances commerciales, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de Deluty (1979). Les utilisateurs institutionnels souhaitant adapter, numériser ou traduire formellement l’instrument pour des déploiements à large échelle sont invités à contacter l’auteur ou les ayants droit éditoriaux pour validation éthique.
12. Références / References
Les publications fondatrices et études psychométriques relatives à la CATS comprennent :
- Deluty, R. H. (1979). Children’s Action Tendency Scale: A self-report measure of aggressiveness, assertiveness, and submissiveness in children. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 47(6), 1061–1071. https://doi.org/10.1037/0022-006X.47.6.1061
- Deluty, R. H. (1981). Assertiveness in children: Some research considerations. Journal of Clinical Child Psychology, 10(3), 149–155. https://doi.org/10.1080/15374418109533036
- Deluty, R. H. (1981). Adaptiveness of aggressive, assertive, and submissive behavior for children. Journal of Clinical Child Psychology, 10(3), 155–158. https://doi.org/10.1080/15374418109533037
- Deluty, R. H. (1983). Children’s evaluations of aggressive, assertive, and submissive responses. Journal of Clinical Child Psychology, 12(2), 124–129. https://doi.org/10.1080/15374418309533123
- Deluty, R. H. (1984). Behavioral validation of the Children’s Action Tendency Scale. Journal of Behavioral Assessment, 6(2), 115–130. https://doi.org/10.1007/BF01323493
- Deluty, R. H. (1985). Cognitive mediation of aggressive, assertive, and submissive behavior in children. International Journal of Behavioral Development, 8(3), 355–369. https://doi.org/10.1177/016502548500800308
- Fischer, J., & Corcoran, K. J. (2007). Measures for Clinical Practice and Research: A Sourcebook (4th ed., Vol. 1: Couples, Families, and Children). Oxford University Press, pp. 460–463. Lien catalogue OUP