Échelle de susceptibilité à l’embarras

Présentation psychométrique complète de l’Échelle de susceptibilité à l’embarras (Susceptibility to Embarrassment Scale – SES) développée par Kelly et Jones (1997) : fidélité, validité, analyse factorielle et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de susceptibilité à l’embarras (en anglais, Susceptibility to Embarrassment Scale ou SES), développée initialement par Kevin M. Kelly et Warren H. Jones en 1997, constitue l’un des instruments psychométriques de référence conçus pour évaluer la propension dispositionnelle d’un individu à ressentir de l’embarras dans des contextes sociaux variés. Contrairement aux approches situationnelles mesurant l’état affectif transitoire induit par un événement précis, la SES conceptualise l’embarrassabilité comme un trait de personnalité stable lié à l’anxiété d’évaluation sociale, à l’appréhension du regard d’autrui et à la vulnérabilité perçue du soi public.

Le questionnaire est composé de 25 items évalués à l’aide d’une échelle de type Likert en 7 points, allant de 1 (« Pas du tout comme moi » / not at all like me) à 7 (« Tout à fait comme moi » / very much like me). Trois items sont formulés de manière inversée (items 4, 18 et 25) afin de limiter les biais d’acquiescement. Bien que souvent appréhendée comme un score global unidimensionnel reflétant la vulnérabilité générale à la mortification sociale, la structure factorielle de la SES capture plusieurs facettes fondamentales telles que la préoccupation quant à l’apparence physique, l’inhibition face au regard d’autrui, la peur du ridicule et les manifestations physiologiques de gêne (notamment le rougissement).

Sur le plan des qualités psychométriques, la SES présente une consistance interne remarquable. Dans les travaux initiaux de Kelly et Jones (1997) ainsi que dans la réplication indépendante menée par Maltby et Day (2000), le coefficient alpha de Cronbach atteint des valeurs élevées, notamment α = 0,92 chez les adultes. L’instrument démontre également une excellente validité convergente avec des construits voisins tels que l’anxiété sociale, la conscience de soi publique et le névrosisme, tout en maintenant une distinction conceptuelle claire vis-à-vis de la honte profonde ou de la culpabilité morale. Cet outil s’avère particulièrement précieux en psychologie clinique, en psychologie sociale et dans l’étude des interactions interpersonnelles.

2. Mots-clés / Keywords

Échelle de susceptibilité à l’embarras, embarrassabilité dispositionnelle, anxiété sociale, conscience de soi publique, évaluation sociale, psychométrie, retrait social, rougissement, psychologie de la personnalité, régulation émotionnelle.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et validée par les chercheurs américains en psychologie :

  • Kevin M. Kelly : Chercheur au Department of Psychology, University of Tennessee, Knoxville, États-Unis. Spécialiste des processus émotionnels, de la communication interpersonnelle et des réactions affectives aversives dans les relations interpersonnelles.
  • Warren H. Jones : Professeur émérite de psychologie, University of Tennessee, Knoxville, États-Unis. Auteur prolifique dans le domaine des dynamiques de la solitude, de la trahison, des émotions autoréflexives et des mesures dispositionnelles de la détresse relationnelle.

Des travaux de validation complémentaires majeurs ont été réalisés par John Maltby (University of Leicester) et Liza Day, qui ont confirmé la robustesse transculturelle et la structure psychométrique de l’outil auprès d’échantillons adultes élargis.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Susceptibility to Embarrassment Scale est d’opérationnaliser et de quantifier la différence individuelle stable quant au seuil de déclenchement, à la fréquence et à l’intensité de l’embarras vécu par une personne. L’embarras est une émotion sociale autoréflexive aversive, caractérisée par une perturbation soudaine du déroulement de l’interaction, une prise de conscience inconfortable de la visibilité de ses actes ou de son apparence, et une anticipation d’un jugement dépréciatif de la part des pairs.

Avant la formalisation de la SES par Kelly et Jones en 1997, la recherche empirique souffrait de l’absence d’un instrument ciblant spécifiquement la vulnérabilité générale à l’embarras sans la confondre avec l’anxiété d’évaluation scolaire ou des échelles focalisées uniquement sur des scénarios hypothétiques très particuliers (comme l’échelle de Modigliani). De nombreux instruments antérieurs présentaient aux participants de courtes vignettes décrivant des incidents embarrassants artificiels (ex. : trébucher dans un escalier public, renverser un verre sur un invité). Bien que ces approches possèdent une valeur écologique apparente, elles ont été critiquées car les scores dépendent fortement de l’expérience personnelle préalable du participant avec ces situations spécifiques ou de sa capacité de projection imaginaire, plutôt que de son niveau dispositionnel d’embarrassabilité.

La SES a été conçue pour remédier à ces limites méthodologiques en adoptant un format d’auto-évaluation directe de traits et de ressentis récurrents. Elle vise à déterminer :

  • Dans quelle mesure un individu redoute de commettre des impairs en public et d’apparaître maladroit, incompétent ou ridicule.
  • L’importance accordée à la gestion de l’image de soi (présentation de soi) et l’intolérance perçue aux défauts de mise en scène personnelle (vêtements, coiffure).
  • Le degré de vulnérabilité émotionnelle ressentie lorsque l’attention d’un groupe ou d’un observateur se focalise de façon imprévue sur la personne.

En contexte de recherche fondamentale, la SES permet d’étudier comment l’embarrassabilité module le comportement prosocial, le conformisme, l’évitement des soins de santé (par exemple, le renoncement à des examens médicaux intimes) et les styles d’attachement insécurisant. Dans le domaine clinique, cet instrument offre aux praticiens une mesure précise des cognitions dysfonctionnelles liées à l’exposition sociale, permettant de discriminer une anxiété sociale généralisée d’une hypersensibilité ciblée aux micro-ruptures du lien social.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la SES est l’embarrassabilité dispositionnelle (dispositional embarrassability). Ce trait se situe au carrefour de la personnalité, de la cognition sociale et de la phénoménologie affective. L’embarras se distingue formellement d’autres émotions morales et sociales comme la honte et la culpabilité :

  • La culpabilité résulte de la transgression d’une norme morale interne (« J’ai fait une mauvaise action ») et engendre un élan réparateur orienté vers la victime.
  • La honte implique une évaluation globale négative du moi (« Je suis une mauvaise personne »), s’accompagnant d’un désir de disparition totale et d’un sentiment d’indignité morale profonde.
  • L’embarras, en revanche, découle d’une infraction mineure, accidentelle ou publique des conventions sociales, d’une rupture du rôle attendu ou simplement d’une sur-exposition de soi. La personne embarrassée ne se perçoit pas comme fondamentalement immorale, mais comme temporairement maladroite, décalée ou inélégante devant des témoins réels ou imaginés.

À travers les 25 items de la SES, le construit d’embarrassabilité dispositionnelle se déploie selon plusieurs dimensions comportementales et cognitives interconnectées :

L’appréhension de l’attention publique et du regard du groupe

Cette dimension renvoie au malaise suscité par le simple fait d’être placé au centre de l’attention collective (items 4, 11, 13, 14, 17). Pour les individus présentant un score élevé, toute focalisation du regard extérieur engendre une hyper-vigilance et une élévation de la tension psychologique, perçue comme menaçante pour l’intégrité de la façade sociale.

L’insécurité liée à la présentation matérielle de soi

Les individus hautement susceptibles à l’embarras accordent une importance démesurée au contrôle de leur apparence physique (items 2, 8). L’idée de quitter son domicile ou de se montrer en public sans que la tenue vestimentaire ou la coiffure soient impeccables suscite une détresse vive, traduisant une fragilité de l’estime de soi qui dépend étroitement de la perfection esthétique apparente.

La peur du ridicule et de la maladresse perçue

Cette composante cognitive implique une anticipation catastrophiste de ses propres performances verbales et motrices (items 6, 7, 10, 16, 19, 22, 23). L’individu craint constamment d’émettre des propos jugés stupides, d’apparaître incompétent face à de nouvelles connaissances ou de trébucher socialement, ce qui alimente un schéma d’inadéquation interpersonnelle.

Le sentiment de vulnérabilité et de mise à nu émotionnelle

Les items 9, 12 et 20 mesurent une sensation diffuse mais pénétrante d’être « exposé », « sans défense » et émotionnellement transparent aux yeux des autres. Les personnes vulnérables ont l’impression que leurs doutes intérieurs et leurs faiblesses sont immédiatement lisibles par leur entourage, intensifiant le réflexe de repli défensif.

La réactivité physiologique et la sensibilité globale

Enfin, l’échelle intègre la propension aux réactions vasomotrices visibles telles que le rougissement (item 18) et l’estimation globale que le sujet porte sur sa propre perméabilité à l’embarras (items 15, 25).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique guidant la conception de la SES s’enracine dans la sociologie interactionniste d’Erving Goffman et dans les théories modernes de la psychologie de la présentation de soi (self-presentation theory), développées notamment par Mark Leary et Roy Baumeister.

Dans The Presentation of Self in Everyday Life (1959) et son essai classique sur l’embarras (1956), Goffman avance que toute interaction sociale repose sur un consensus tacite de travail. Chaque participant projette une certaine image de soi ou « face » que les autres membres de l’interaction s’engagent à respecter. L’embarras survient lorsqu’un événement inopiné vient contredire de manière flagrante la face revendiquée par un individu, créant une anomie locale temporaire où les règles d’interaction se désagrègent. Pour Goffman, l’embarras n’est pas simplement un symptôme pathologique individuel, mais un signal d’alarme régulateur signifiant à l’assemblée que l’acteur défaillant reconnaît son impair et regrette la perturbation occasionnée.

En psychologie sociale contemporaine, le modèle d’auto-présentation de Mark Leary (1995, 2015) postule que la motivation première sous-tendant l’embarras réside dans la gestion des impressions. Les êtres humains possèdent un besoin fondamental d’appartenance sociale et de validation par le groupe (théorie du sociomètre). Lorsque les individus perçoivent un risque imminent d’évaluation négative ou une perte de valeur relationnelle due à une défaillance publique, leur système d’alarme affectif se déclenche. L’embarrassabilité dispositionnelle mesurée par la SES reflète la sensibilité différentielle de ce sociomètre :

  • Les individus à faible score possèdent une confiance robuste dans leur acceptabilité sociale et interprètent les petits incidents de la vie quotidienne comme bénins, amusants ou sans conséquence sur leur réputation.
  • Les individus à score élevé interprètent chaque regard ou micro-erreur comme une menace existentielle à leur statut social, anticipant un rejet ou une dévalorisation par leurs pairs.

Ce cadre théorique intègre également les modèles de la conscience de soi objective de Duval et Wicklund (1972) et de la conscience de soi publique de Fenigstein, Scheier et Buss (1975). Selon ces approches, diriger l’attention vers soi-même active automatiquement une comparaison entre son état réel perçu et les standards idéaux prescrits par la société. L’incapacité à combler cet écart en public génère l’affect d’embarras mesuré avec précision par la SES.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la Susceptibility to Embarrassment Scale a été étayée par de nombreuses investigations empiriques menées auprès de populations étudiantes et d’adultes en population générale.

Validité convergente

La validité convergente de la SES a été établie en examinant ses associations avec des instruments mesurant des construits conceptuellement proches :

  • Anxiété sociale et anxiété d’interaction : La SES corrèle fortement et positivement avec l’échelle d’anxiété d’interaction sociale (SIAS) et la Social Avoidance and Distress Scale (SADS), avec des coefficients se situant typiquement entre r = 0,55 et r = 0,70.
  • Peur de l’évaluation négative : Des corrélations substantielles (r > 0,60) ont été relevées avec la Brief Fear of Negative Evaluation Scale (BFNE) de Leary, démontrant que la peur du jugement d’autrui est un moteur central du score à la SES.
  • Conscience de soi publique : Des corrélations positives modérées à fortes (r = 0,45 à 0,58) ont été observées avec la sous-échelle de conscience de soi publique du Self-Consciousness Scale (Fenigstein et al., 1975).
  • Traits de personnalité du modèle Big Five : La SES montre une association positive marquée avec le névrosisme (r ≈ 0,45 à 0,55) et une corrélation négative modérée avec l’extraversion (r ≈ -0,30 à -0,40), traduisant l’inhibition sociale propre aux sujets embarrassables.

Validité discriminante

La SES parvient à se distinguer avec succès d’autres affects aversifs généraux. Bien qu’elle soit associée au névrosisme, elle ne se confond pas avec la dépression caractérisée (les corrélations avec les inventaires de dépression de Beck restent modérées, r < 0,35 après contrôle de l’anxiété). De plus, les corrélations avec la culpabilité morale (mesurée par exemple par le TOSCA) sont faibles, confirmant que l’échelle mesure bien l’appréhension de l’évaluation sociale et non le remords éthique intrapsychique.

Validité prédictive et de critère

Dans des contextes expérimentaux, les participants obtenant des scores élevés à la SES réagissent avec des niveaux significativement plus élevés de perturbation comportementale (hésitations verbales, évitement du contact visuel, sourires nerveux) et d’activation autonome (augmentation de la fréquence cardiaque, sudation cutanée, rougissement mesuré par photopléthysmographie) lorsqu’ils sont soumis à des tâches embarrassantes en laboratoire (comme chanter en public ou regarder une vidéo de leur propre prestation).

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés métrologiques de la SES en termes de fidélité se révèlent exceptionnellement stables à travers les études publiées.

Consistance interne

Dans l’étude princeps de Kelly et Jones (1997), le coefficient alpha de Cronbach pour l’ensemble des 25 items oscillait entre 0,90 et 0,93 au sein de multiples échantillons universitaires. Lors de l’étude indépendante de réplication psychométrique menée par Maltby et Day (2000) auprès d’un échantillon de 217 adultes (105 hommes et 112 femmes âgés de 18 à 60 ans), le coefficient alpha de Cronbach obtenu était exactement de 0,92, confirmant une homogénéité interne remarquable qui ne dépend pas uniquement de cohortes étudiantes restreintes.

Les corrélations item-total corrigées se révèlent très satisfaisantes, la grande majorité des items dépassant le seuil critique de 0,45. Les trois items inversés (items 4, 18 et 25) affichent des corrélations légèrement plus modestes mais conservent un apport statistique significatif à la mesure globale.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

L’évaluation de la stabilité temporelle sur un intervalle de quatre à six semaines a rapporté des coefficients de corrélation test-retest compris entre r = 0,81 et r = 0,87 (Kelly & Jones, 1997). Ces valeurs élevées attestent que la SES saisit bel et bien une caractéristique dispositionnelle durable de la personnalité plutôt qu’une fluctuation émotionnelle passagère.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les travaux exploratoires et confirmatoires menés sur la structure interne de la SES fournissent des éclairages complémentaires selon les objectifs d’analyse (utilisation unidimensionnelle vs multidimensionnelle).

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Dans leurs travaux originaux, Kelly et Jones (1997) ont appliqué une analyse en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin). Les résultats ont mis en évidence la prédominance d’un très fort premier facteur général expliquant à lui seul plus de 35 % de la variance totale, ce qui justifie empiriquement l’utilisation d’un score composite global d’embarrassabilité.

Toutefois, une extraction multifactorielle révèle généralement l’émergence de trois à quatre sous-dimensions cohérentes :

  1. Malaise en situation de groupe et prise de parole publique (items 3, 10, 11, 13, 14, 16, 17) : saturations factorielles comprises entre 0,60 et 0,82.
  2. Préoccupation esthétique et souci de l’image corporelle (items 2, 8, 21, 24) : saturations factorielles de 0,55 à 0,78.
  3. Vulnérabilité émotionnelle et sentiment d’exposition (items 1, 6, 7, 9, 12, 20) : saturations de 0,50 à 0,74.
  4. Peur de paraître stupide / sentiment d’inadéquation cognitive (items 5, 19, 22, 23) : saturations de 0,65 à 0,80.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les études confirmatoires (notamment les modélisations rapportées par Maltby et Day, 2000, et synthétisées dans Leary et al., 2015) ont comparé un modèle strictement unidimensionnel à un modèle hiérarchique de second ordre où un facteur général de susceptibilité à l’embarras sous-tend les facteurs primaires susmentionnés. Le modèle hiérarchique ou bifactoriel présente généralement les meilleurs indices d’ajustement :

  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,91
  • Comparative Fit Index (CFI) > 0,93
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) ≈ 0,058 [IC 90 % : 0,049 – 0,067]

Ces données confirment que si la SES peut être interprétée de manière globale pour situer un individu sur un continuum d’embarrassabilité, ses composantes internes possèdent une forte consistance logique.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (auto-rapporté / self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation numérique informatisée.
  • Nombre d’items : 25 items déclaratifs.
  • Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points (1 = not at all like me / pas du tout comme moi ; 7 = very much like me / tout à fait comme moi).
  • Items inversés : Les items 4, 18 et 25 sont rédigés sous forme inverse. Leur cotation doit impérativement être inversée avant le calcul du score total (1 devient 7, 2 devient 6, 3 devient 5, 4 reste 4, 5 devient 3, 6 devient 2, 7 devient 1).
  • Calcul du score :
    • Le score global s’obtient en additionnant les réponses aux 25 items après inversion des items 4, 18 et 25.
    • L’étendue théorique du score total est comprise entre 25 et 175.
    • Il est également possible de calculer un score moyen en divisant le total par 25, ce qui ramène le score sur une échelle interprétable de 1 à 7.
  • Interprétation générale :
    • Score bas (25 – 65) : Faible embarrassabilité, grande aisance relationnelle, tolérance élevée au regard d’autrui et faible réactivité aux incidents publics.
    • Score modéré (66 – 115) : Niveau moyen de sensibilité sociale et d’embarras ; l’individu réagit de façon appropriée aux normes contextuelles sans détresse paralysante.
    • Score élevé (116 – 175) : Forte susceptibilité dispositionnelle à l’embarras, vulnérabilité accrue aux interactions publiques, anxiété de performance sociale prononcée et possible évitement social.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication originale : 1997 (publication initiale par Kevin M. Kelly et Warren H. Jones dans la revue scientifique Anxiety, Stress, and Coping).
  • Statut des droits et accessibilité : L’échelle a été publiée dans un cadre académique de recherche. Elle est généralement accessible sans frais pour les chercheurs, les universitaires et les cliniciens dans le cadre d’études non commerciales ou de consultations privées, sous réserve de citer scrupuleusement l’article princeps de Kelly et Jones (1997).
  • Permissions commerciales : Pour toute inclusion dans une batterie de tests commerciale, une application logicielle payante ou une diffusion à grande échelle protégée par le droit d’auteur, les autorisations doivent être demandées auprès des détenteurs des droits de reproduction (l’éditeur de la revue Anxiety, Stress, and Coping, Taylor & Francis / Routledge, ou les auteurs originaux).

12. Références / References

  • Duval, S., & Wicklund, R. A. (1972). A theory of objective self awareness. Academic Press.
  • Fenigstein, A., Scheier, M. F., & Buss, A. H. (1975). Public and private self-consciousness: Assessment and theory. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 43(4), 522–527. https://doi.org/10.1037/h0076760
  • Goffman, E. (1956). Embarrassment and social organization. American Journal of Sociology, 62(3), 264–271. https://doi.org/10.1086/222003
  • Goffman, E. (1959). The presentation of self in everyday life. Doubleday Anchor Books.
  • Kelly, K. M., & Jones, W. H. (1997). Assessment of dispositional embarrassability. Anxiety, Stress, and Coping, 10(4), 307–333. https://doi.org/10.1080/10615809708249306
  • Leary, M. R. (1995). Self-presentation: Impression management and interpersonal behavior. Westview Press.
  • Leary, M. R., Jongman-Sereno, K. P., & Diebels, K. J. (2015). Measures of concerns with public image and social evaluation. In G. J. Boyle, D. H. Saklofske, & G. Matthews (Eds.), Measures of personality and social psychological constructs (pp. 448–473). Elsevier Academic Press. https://doi.org/10.1016/B978-0-12-386915-9.00016-4
  • Maltby, J., & Day, L. (2000). The reliability and validity of a susceptibility to embarrassment scale among adults. Personality and Individual Differences, 29(4), 749–756. https://doi.org/10.1016/S0191-8869(99)00229-3
  • Miller, R. S. (1996). Embarrassment: Poise and peril in everyday life. Guilford Press.
  • Modigliani, A. (1968). Embarrassment and embarrassability. Sociometry, 31(3), 313–326. https://doi.org/10.2307/2786616

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 7-point Likert-type scale (1 = not at all like me; 7 = very much like me)

  1. I feel unsure of myself.
  2. I don’t feel comfortable in public unless my clothing‚ hair‚ etc. are just right.
  3. I feel uncomfortable in a group of people.
  4. I don’t mind being the center of attention. (R)
  5. I probably care too much about how I come across to others.
  6. I feel inadequate when I am talking to someone I just met.
  7. I feel clumsy in social situations.
  8. I feel uncomfortable leaving the house when I don’t look my best.
  9. Sometimes I just feel exposed.
  10. I feel humiliated if I make a mistake in front of a group.
  11. I get flustered when speaking in front of a group.
  12. I often feel emotionally exposed in public and with groups of people.
  13. It is unsettling to be the center of attention.
  14. I get tense just thinking about making a presentation by myself.
  15. I have felt mortified or humiliated over minor embarrassment.
  16. I am very much afraid of making mistakes in public.
  17. I don’t like being in crowds.
  18. I do not blush easily. (R)
  19. I often worry about looking stupid.
  20. I feel so vulnerable.
  21. I am concerned about what others think of me.
  22. I’m afraid that things I say will sound stupid.
  23. I worry about making a fool out of myself.
  24. What other people think of me is very important.
  25. I am not easily embarrassed. (R)

Note: (R) indicates reverse scored item.

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Looti, M. (2026, octobre 1). Échelle de susceptibilité à l’embarras. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-susceptibilite-a-lembarras/
Looti, Mohammed. “Échelle de susceptibilité à l’embarras.” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-susceptibilite-a-lembarras/.
Looti, Mohammed. “Échelle de susceptibilité à l’embarras.” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-susceptibilite-a-lembarras/.