Échelle de style de traitement de l’information (SOP)

L’Échelle de style de traitement de l’information (SOP) de Childers, Houston et Heckler (1985) mesure les préférences individuelles stables entre modes de traitement visuel et verbal. Présentation psychométrique complète, théorie du double codage, validité et items intégraux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 23, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 23, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Échelle de style de traitement de l’information (connue sous le sigle anglophone Style of Processing Scale ou SOP), conçue par Terry L. Childers, Michael J. Houston et Susan E. Heckler en 1985, constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents dans le domaine de la psychologie du consommateur, des sciences cognitives et des sciences de la communication. Développée pour combler les lacunes méthodologiques des instruments antérieurs — notamment le Verbalizer-Visualizer Questionnaire (VVQ) de Richardson —, la SOP évalue les différences individuelles stables dans la propension habituelle à recourir à des modes de traitement de l’information visuels versus verbaux lors de l’encodage, de l’organisation mentale, du stockage mnésique et de la récupération des stimuli.

Dans sa forme intégrale de référence, l’échelle comprend 22 items auto-rapportés structurés autour de deux dimensions cognitives distinctes : la préférence pour le traitement visuel (11 items) et la préférence pour le traitement verbal (11 items). Les participants expriment leur degré d’accord à l’aide d’une échelle de Likert en 4 points (allant de 1 = Always False à 4 = Always True). Les analyses psychométriques initiales et contemporaines révèlent une structure factorielle bidimensionnelle robuste, une cohérence interne satisfaisante (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,74 et 0,88 pour les deux sous-échelles) ainsi qu’une excellente validité prédictive à l’égard de la mémorisation publicitaire, des réactions affectives aux éléments graphiques et de l’évaluation de produits selon la modalité de présentation (visuelle, textuelle ou mixte).

2. Mots-clés / Keywords

Style de traitement de l’information, traitement visuel, traitement verbal, imagerie mentale, cognition du consommateur, psychométrie, théorie du double codage, modalité de présentation, mémoire de travail, styles cognitifs.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conceptualisée et validée empiriquement par une équipe de chercheurs de premier plan spécialisés en marketing et en cognition du consommateur :

  • Terry L. Childers, Ph.D. : Professeur émérite de marketing, affilié au Gatton College of Business and Economics de l’Université du Kentucky (Lexington, KY, États-Unis) et antérieurement à l’Université du Minnesota. Ses travaux pionniers portent sur le traitement sensoriel, l’imagerie mentale et le comportement du consommateur. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Michael J. Houston, Ph.D. : Professeur émérite titulaire de la chaire Ecolab-Pierson M. Grieve en marketing international à la Carlson School of Management de l’Université du Minnesota (Minneapolis, MN, États-Unis). Chercheur influent sur la mémoire sémantique et la communication persuasive. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Susan E. Heckler, Ph.D. : Professeure et chercheuse associée en marketing et communication persuasive, ayant exercé au sein de l’Université de l’Arizona et de l’Université de Georgetown. Ses recherches portent sur la saillance cognitive et la congruence thématique dans la publicité.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Style of Processing Scale (SOP) est d’opérationnaliser et de quantifier les variations dispositionnelles individuelles quant au mode préférentiel d’appréhension du monde cognitif. Les individus ne perçoivent, ne codent et ne traitent pas les stimuli environnementaux de manière uniforme : certains manifestent une propension naturelle à convertir les données perçues en représentations imagées vives et spatiales (les visualiseurs ou « imagers »), tandis que d’autres s’appuient spontanément sur un encodage propositionnel, linguistique et discursif (les verbaliseurs ou « verbalizers »).

La création de la SOP a répondu à un double impératif théorique et appliqué :

  • Sur le plan fondamental et théorique : Dépasser les limites conceptuelles qui considéraient historiquement la visualisation et la verbalisation comme les deux pôles mutuellement exclusifs d’un continuum unidimensionnel. Childers, Houston et Heckler ont postulé que ces deux modalités constituent des compétences et des préférences cognitives orthogonales, permettant à un individu d’être simultanément très visuel et très verbal (profil à haut traitement multimodal) ou, inversement, faible sur les deux registres.
  • Sur le plan de la recherche en communication et marketing : Offrir aux chercheurs un outil diagnostique pour tester les hypothèses d’interaction entre la modalité d’un stimulus (texte descriptif, image photographique, vidéo, schéma technique) et les prédispositions de l’individu. L’échelle permet de modéliser avec précision pourquoi une publicité axée sur des métaphores visuelles aura un impact persuasif maximal chez un individu visuel, mais s’avérera moins persuasive chez un verbaliseur qui recherche des arguments factuels écrits.
  • Sur le plan clinique, ergonomique et éducatif : Analyser comment les différences de traitement influencent l’apprentissage multimédia, la navigation dans les environnements numériques, la résolution de problèmes spatiaux versus sémantiques, et l’adaptation des supports didactiques pour des populations aux profils cognitifs variés.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique sous-jacent à la SOP repose sur le concept de style cognitif, défini comme la manière habituelle et préférentielle dont un individu perçoit, organise, traite et mémorise l’information. Contrairement à une aptitude cognitive (telle que l’intelligence fluide ou la capacité de rotation mentale mesurée par des tests de performance maximale), le style de traitement relève d’une préférence typique auto-déclarée : il ne mesure pas la performance maximale absolue d’un sujet, mais sa tendance spontanée à adopter une stratégie mentale visuelle ou verbale dans des contextes de la vie quotidienne.

La dimension du traitement visuel (Visual Processing Preference)

Cette sous-échelle évalue la tendance habituelle à coder, manipuler, stocker et récupérer l’information sous forme d’images mentales concrètes, de représentations picturales et de configurations spatiales. Les individus présentant un score élevé sur cette dimension :

  • Génèrent spontanément des images mentales vivaces lors de la lecture d’un texte ou de l’écoute d’un discours.
  • S’orientent préférentiellement dans l’espace en se remémorant des cartes mentales visuelles et des repères topographiques plutôt que des indications directionnelles verbales.
  • Préfèrent observer une démonstration pratique ou examiner un graphique, un diagramme ou une infographie plutôt que de lire un mode d’emploi textuel détaillé.
  • Possèdent une mémoire de reconnaissance des visages et des scènes physiques souvent plus développée que leur mémoire des noms ou des données chiffrées isolées.

La dimension du traitement verbal (Verbal Processing Preference)

Cette sous-échelle évalue la tendance habituelle à appréhender l’information à travers le prisme du langage articulé, des propositions logiques et de la syntaxe. Les individus présentant un score élevé sur cette dimension :

  • Aiment lire de manière approfondie des instructions écrites, des articles d’analyse et des ouvrages théoriques avant d’entreprendre une tâche nouvelle.
  • Préfèrent les jeux de mots, la résolution d’énigmes verbales (comme les anagrammes ou les mots croisés) et les débats d’idées formulés textuellement.
  • Utilisent le langage intérieur (soliloque silencieux) pour structurer leur pensée, clarifier des concepts abstraits ou résoudre des problèmes complexes.
  • Se sentent plus à l’aise pour exprimer leurs émotions, leurs projets et leurs réflexions par l’écriture et le verbe plutôt que par des croquis ou des schémas.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement épistémologique de la SOP s’ancre directement dans la théorie du double codage (Dual-Coding Theory) développée par le psychologue canadien Allan Paivio (1971, 1986). Selon cette approche fondamentale de la psychologie cognitive, l’architecture cognitive humaine est constituée de deux sous-systèmes structurellement et fonctionnellement distincts mais étroitement interconnectés :

  1. Le système non-verbal (ou système des imagens) : Spécialisé dans la représentation et le traitement d’informations concrètes et holistiques sous forme de stimuli perceptifs et d’images mentales perceptuelles (formes, couleurs, scènes, dynamiques spatiales).
  2. Le système verbal (ou système des logogens) : Dédié au traitement séquentiel et analytique des entités linguistiques, comprenant les mots entendus, le langage écrit, les structures syntaxiques et les représentations sémantiques abstraites.

Dans les décennies 1970 et 1980, plusieurs tentatives ont cherché à opérationnaliser ces différences individuelles, le jalon le plus notable étant le Verbalizer-Visualizer Questionnaire (VVQ) de Richardson (1977). Néanmoins, Childers et ses collègues (1985) ont démontré que le VVQ souffrait de graves lacunes psychométriques : de faibles indices de cohérence interne (alpha souvent inférieur à 0,55), une instabilité factorielle récurrente et l’hypothèse erronée selon laquelle un individu serait nécessairement « soit visuel, soit verbal ».

S’appuyant sur les travaux de George Sperling sur la mémoire sensorielle et sur les modèles de mémoire de travail de Baddeley et Hitch (avec la distinction cardinale entre la boucle phonologique et le calepin visuo-spatial), Childers, Houston et Heckler ont refondé l’évaluation du style de traitement en postulant une indépendance fonctionnelle entre les deux sous-systèmes. Cette perspective s’inscrit également dans le courant des théories du traitement de l’information appliquées au comportement du consommateur (Bettman, 1979 ; MacInnis & Price, 1987), où l’efficacité persuasive dépend de l’adéquation cognitive (cognitive fit) entre le profil du récepteur et les caractéristiques multimodales du message.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle SOP a fait l’objet de multiples investigations empiriques dans les champs du marketing, de la psychologie différentielle et des sciences de l’éducation :

Validité de construit et validité factorielle

Dès l’étude princeps de Childers et al. (1985), la structure factorielle a confirmé que les items visuels et verbaux chargent sur deux facteurs distincts et stables. Contrairement au VVQ originel, la SOP ne force pas les sujets sur un axe bipolaire unique. La corrélation entre les deux dimensions est généralement faible à modérée (variant de r = -0,10 à r = 0,15 selon les échantillons), démontrant l’orthogonalité quasi-totale des deux construits.

Validité convergente

La sous-échelle visuelle montre des corrélations positives statistiquement significatives avec d’autres mesures validées de l’imagerie mentale, telles que le Vividness of Visual Imagery Questionnaire (VVIQ) de Marks (r avoisinant 0,40 à 0,55) et les composantes d’imagerie du Betts Questionnaire upon Mental Imagery (QMI). De son côté, la sous-échelle verbale est corrélée positivement avec les échelles de besoin de cognition (Need for Cognition Scale de Cacioppo et Petty) et les préférences pour la lecture analytique.

Validité discriminante

Les deux sous-échelles ne présentent pas de corrélations significatives avec les mesures d’intelligence générale fluide (comme les matrices de Raven), confirmant que l’instrument mesure bien un style de traitement spontané et non une compétence cognitive brute. De plus, les corrélations avec les échelles de désirabilité sociale (telle que l’échelle de Marlowe-Crowne) demeurent systématiquement négligeables (r < 0,12), écartant le biais de complaisance.

Validité prédictive et nomologique

L’échelle a démontré une remarquable capacité prédictive dans de multiples expérimentations contrôlées :

  • Les individus à haut score visuel manifestent un rappel supérieur et des attitudes plus favorables face à des publicités télévisées ou imprimées riches en indices picturaux, métaphores visuelles et chromatiques.
  • Les individus à haut score verbal traitent plus en profondeur les textes denses, comparent plus rigoureusement les attributs techniques écrits d’un produit et sont moins influencés par les photographies d’ambiance périphérique.
  • Des études en ergonomie web ont montré que le score SOP prédit les patrons de fixation oculaire (mesurés par eye-tracking) sur les zones textuelles versus les bannières illustrées d’une interface numérique.

8. Fidélité / Reliability

Les qualités métrologiques de la SOP se caractérisent par des indices de fidélité élevés, confirmés de manière récurrente sur des cohortes d’étudiants et d’adultes :

  • Cohérence interne (Alpha de Cronbach) : Dans l’étude originale de Childers, Houston et Heckler (1985), les coefficients alpha de Cronbach obtenus étaient de 0,81 pour la sous-échelle visuelle et de 0,74 pour la sous-échelle verbale. Des réplications indépendantes ultérieures (notamment celles de Bearden et Netemeyer, 1999 ; Heckler et al., 1993) ont rapporté des coefficients alpha oscillant typiquement entre 0,75 et 0,86 pour la composante visuelle, et entre 0,71 et 0,82 pour la composante verbale, attestant d’une homogénéité interne remarquable pour des échelles de personnalité cognitive.
  • Fidélité test-retest : L’administration de l’instrument à un intervalle de quatre à six semaines a mis en évidence des corrélations test-retest variant de 0,78 à 0,85, confirmant la stabilité temporelle des préférences cognitives en tant que traits dispositionnels stables chez l’adulte.
  • Fidélité des formes abrégées : Plusieurs versions raccourcies (notamment des déclinaisons en 10 ou 12 items) ont conservé des indices de consistance interne acceptables (alpha > 0,70), bien que la version complète de 22 items demeure l’étalon-or pour une précision discriminative maximale.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Lors des travaux inauguraux de Childers, Houston et Heckler (1985), une analyse factorielle exploratoire (AFE) par décomposition en composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) a été conduite pour déterminer la structure sous-jacente des 22 énoncés. Les critères de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1,0) et l’examen du diagramme de Cattell (scree plot) ont mis en lumière une solution claire à deux facteurs distincts, expliquant une part substantielle de la variance totale du construit.

Les caractéristiques factorielles se présentent comme suit :

  • Facteur 1 (Traitement Visuel) : Regroupe les items 1, 3, 5, 7, 9, 11, 13, 15, 17, 19 et 21. Les saturations factorielles (factor loadings) s’échelonnent de 0,42 à 0,76. Ce facteur s’articule autour de la capacité d’évocation d’images mentales, de la mémoire topographique et de la préférence pour les graphiques et vidéos.
  • Facteur 2 (Traitement Verbal) : Regroupe les items 2, 4, 6, 8, 10, 12, 14, 16, 18, 20 et 22. Les saturations factorielles s’étendent de 0,40 à 0,71. Ce facteur reflète le plaisir de la lecture analytique, le goût pour les défis linguistiques et le recours à la verbalisation interne.

Des analyses factorielles confirmatoires (AFC) menées ultérieurement à l’aide de modèles d’équations structurelles (ex. LISREL, AMOS) ont comparé un modèle unidimensionnel (où l’imagerie et le verbalisme s’opposent sur un seul axe bipolaire) et un modèle bidimensionnel oblique/orthogonal. Les résultats ont systématiquement démontré la supériorité éclatante du modèle à deux facteurs corrélés ou orthogonaux (avec des indices d’adéquation robustes : CFI > 0,92 ; RMSEA < 0,06 ; SRMR < 0,05), invalidant définitivement la conception d’un continuum unique au profit de dimensions complémentaires et séparables.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom du test : Style of Processing Scale (SOP) — Échelle de style de traitement de l’information.
  • Typologie : Questionnaire psychométrique auto-rapporté mesurant les styles cognitifs et les préférences de traitement de l’information.
  • Nombre total d’items : 22 items répartis en deux sous-échelles distinctes de 11 items chacune.
  • Sous-échelles :
    • Échelle de traitement visuel (Visual scale) : Items 1, 3, 5, 7, 9, 11, 13, 15, 17, 19, 21.
    • Échelle de traitement verbal (Verbal scale) : Items 2, 4, 6, 8, 10, 12, 14, 16, 18, 20, 22.
  • Échelle de réponse (authentique) : Échelle de Likert à 4 points :
    • 1 = Always False (Toujours faux)
    • 2 = Usually False (Généralement faux)
    • 3 = Usually True (Généralement vrai)
    • 4 = Always True (Toujours vrai)
  • Règles de cotation inverse (Reverse Scoring) : Les items 2, 5, 6, 8, 11, 14, 15, 17, 19 et 20 font l’objet d’un codage inversé (1 devient 4, 2 devient 3, 3 devient 2, 4 devient 1).
  • Calcul des scores : Les scores de chaque sous-échelle sont obtenus en faisant la moyenne ou la somme des items constitutifs après inversion des items requis. Un score élevé sur l’échelle visuelle dénote une forte orientation vers l’imagerie mentale picturale, tandis qu’un score élevé sur l’échelle verbale signale une forte prédilection pour l’encodage linguistique et textuel.
  • Temps de passation : Environ 5 à 8 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1985.
  • Conditions d’utilisation et permissions : L’échelle SOP a été publiée dans le domaine universitaire public au sein du Journal of Consumer Research. Elle est librement accessible et utilisable sans frais d’acquisition pour les chercheurs, étudiants et praticiens à des fins de recherche académique non commerciale, sous réserve de citer scrupuleusement la publication fondatrice de Childers, Houston et Heckler (1985).
  • Tarifs : Aucun coût de licence pour l’instrumentation académique usuelle. Toute exploitation commerciale à grande échelle ou intégration dans une plateforme logicielle propriétaire requiert la consultation des ayants droit ou de l’éditeur de la revue.

12. Références / References

  • Childers, T. L., Houston, M. J., & Heckler, S. E. (1985). Measurement of individual differences in visual versus verbal information processing. Journal of Consumer Research, 11(4), 125–131. https://doi.org/10.1086/209010
  • Heckler, S. E., Childers, T. L., & Houston, M. J. (1993). On the construct validity of the SOP scale. Journal of Mental Imagery, 17(3-4), 119–132.
  • MacInnis, D. J., & Price, L. L. (1987). The role of imagery in information processing: Review and extensions. Journal of Consumer Research, 13(4), 473–491. https://doi.org/10.1086/209082
  • Paivio, A. (1971). Imagery and verbal processes. Holt, Rinehart and Winston.
  • Paivio, A. (1986). Mental representations: A dual coding approach. Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780195066661.001.0001
  • Richardson, A. (1977). Verbalizer-visualizer cognitive style: A review of the literature. Journal of Mental Imagery, 1(1), 109–126.
  • Riding, R., & Cheema, I. (1991). Cognitive styles—an overview and integration. Educational Psychology, 11(3-4), 193–215. https://doi.org/10.1080/0144341910110301

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 4-point Likert scale (1 = Always False, 2 = Usually False, 3 = Usually True, 4 = Always True)

  1. I spend a lot of time reading procedures or instructions before starting a task.
  2. I enjoy doing work that requires the use of words rather than pictures or diagrams.
  3. I often think in pictures.
  4. I would rather learn from a lecture than by reading a book.
  5. When I have to learn how to do something new, I prefer to see someone do it rather than read how to do it.
  6. I often take notes when listening to a lecture or presentation.
  7. My thinking often consists of mental pictures or images.
  8. I prefer to read a book rather than see a movie based on the book.
  9. I find it easy to imagine what an object looks like from a different angle.
  10. I like to write down thoughts or ideas.
  11. I usually rely on diagrams, charts, and maps rather than written explanations.
  12. I enjoy solving verbal problems, like anagrams or crossword puzzles.
  13. I often daydream or imagine scenes in my mind.
  14. I prefer reading explanations to looking at diagrams.
  15. When trying to remember directions to a place, I usually visualize a map or the route rather than remembering spoken directions.
  16. I enjoy writing letters, journal entries, or stories.
  17. I find it easier to remember faces than names.
  18. I often explain things to myself using words.
  19. I usually sketch or draw things to help explain my ideas to others.
  20. I like reading textbooks or articles to learn new material.
  21. I have vivid mental imagery when reading stories or descriptions.
  22. I find word games and linguistic challenges entertaining.
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 23). Échelle de style de traitement de l’information (SOP). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-style-de-traitement-de-linformation-sop/
Looti, Mohammed. “Échelle de style de traitement de l’information (SOP).” Base de données de psychologie en français, 23 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-style-de-traitement-de-linformation-sop/.
Looti, Mohammed. “Échelle de style de traitement de l’information (SOP).” Base de données de psychologie en français. septembre 23, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-style-de-traitement-de-linformation-sop/.