1. Résumé
L’Échelle de stress traumatique secondaire (en anglais, Secondary Traumatic Stress Scale ou STSS) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu spécifiquement pour quantifier et évaluer la fréquence des symptômes de stress traumatique secondaire chez les professionnels de santé, les travailleurs sociaux et les intervenants d’urgence exposés indirectement à des événements traumatisants vécus par leurs bénéficiaires ou patients. Développée et validée par Brian E. Bride et ses collaborateurs en 2004, cette échelle comble une lacune méthodologique majeure dans l’évaluation des répercussions psychologiques de la relation d’aide et du traumatisme vicariant.
Composée de 17 items calqués sur les critères diagnostiques du trouble de stress post-traumatique (TSPT selon le DSM-IV), la STSS est structurée autour de trois sous-échelles cliniques fondamentales : l’Intrusion (5 items), l’Évitement (7 items) et l’Hyperéveil (ou activation neurovégétative, 5 items). Les répondants évaluent la fréquence d’apparition de chaque manifestation symptomatique au cours des sept ou trente derniers jours sur une échelle de Likert en cinq points, variant de 1 (« Never » / Jamais) à 5 (« Very Often » / Très souvent).
Les propriétés psychométriques de la STSS démontrent une robustesse remarquable dans de nombreuses cohortes internationales. Les coefficients de cohérence interne mesurés par l’alpha de Cronbach atteignent généralement 0,93 pour l’échelle globale, avec des indices oscillant entre 0,80 et 0,83 pour l’intrusion, 0,87 pour l’évitement et 0,83 à 0,85 pour l’hyperéveil. Les analyses factorielles confirmatoires appuient majoritairement le modèle tridimensionnel corrélé, cohérent avec l’architecture nosographique du traumatisme psychologique, tout en corroborant une excellente validité convergente et discriminante face à des construits connexes comme l’épuisement professionnel (burnout) et la fatigue de compassion.
2. Mots-clés
Stress traumatique secondaire, traumatisme vicariant, fatigue de compassion, psychométrie, évaluation clinique, travail social, soignants, trouble de stress post-traumatique, validité factorielle, fidélité.
3. Auteurs
L’Échelle de stress traumatique secondaire a été élaborée et validée par une équipe de chercheurs de premier plan dans le domaine des sciences sociales, de la santé comportementale et de la traumatologie :
- Brian E. Bride, Ph.D., MSW, MPH : Professeur émérite et ancien doyen de la School of Social Work à la Georgia State University (Atlanta, Géorgie, États-Unis). Spécialiste internationalement reconnu du stress traumatique secondaire et des dépendances. Courriel académique institutionnel :
[email protected]. - Melissa M. Radey (née Robinson), Ph.D., MSW, MA : Professeure au College of Social Work de la Florida State University (Tallahassee, Floride, États-Unis), experte dans la survie professionnelle et le bien-être des intervenants de première ligne.
- Bonnie L. Yegidis, Ph.D., MSW : Professeure de travail social, ayant exercé à la School of Social Work de l’Université de Géorgie et à l’Université de Floride du Sud, spécialiste des méthodes de recherche et de l’administration des services sociaux.
- Charles R. Figley, Ph.D. : Titulaire de la chaire Paul Henry Kurzweg en santé mentale des catastrophes et directeur du Traumatology Institute à la Tulane University (Nouvelle-Orléans, Louisiane, États-Unis). Pionnier mondial de la conceptualisation de la fatigue de compassion et du stress traumatique secondaire.
4. Objectif
L’objectif fondamental de la STSS est de mesurer avec rigueur et spécificité les symptômes d’altération émotionnelle et comportementale directement attribuables à l’exposition indirecte et continue à des récits ou des situations de traumatisme vécu par des tiers. Contrairement aux traumatismes primaires subis de manière directe, le stress traumatique secondaire (STS) émerge chez le professionnel à travers la relation empathique établie avec le survivant ou la victime.
Avant la parution des travaux de Bride et al. (2004), la majorité des instruments disponibles, tels que le Compassion Fatigue Self-Test (CFST) ou le Professional Quality of Life Scale (ProQOL), agrégeaient sous un même score des éléments d’épuisement professionnel générique et des symptômes traumatiques sans arrimage formel aux critères diagnostiques de référence. La STSS a été conçue pour surmonter cette confusion théorico-clinique en ancrant explicitement les items dans la symptomatologie du TSPT, mais en ciblant sans ambiguïté les déclencheurs liés à l’activité professionnelle auprès des bénéficiaires.
Les applications de l’instrument s’étendent sur plusieurs domaines cruciaux :
- Pratique clinique et santé au travail : Dépistage précoce des intervenants en souffrance psychologique (médecins urgentistes, infirmiers, psychologues cliniciens, travailleurs sociaux de la protection de l’enfance, avocats pénalistes, policiers). L’échelle sert de thermomètre diagnostique pour orienter les praticiens vers un soutien psychothérapeutique adapté ou une supervision réflexive.
- Recherche translationnelle et épidémiologique : Analyse des facteurs de risque organisationnels (charge de dossiers lourds, manque de soutien institutionnel) et personnels (antécédents traumatiques personnels, niveau d’empathie affective).
- Évaluation des interventions institutionnelles : Mesure de l’efficacité de programmes de résilience organisationnelle, de débriefing structuré, de protocoles de formation à l’auto-soin (self-care) et d’approches basées sur la pleine conscience.
Sur le plan théorique, la justification de l’outil repose sur l’hypothèse qu’une exposition répétée à la détresse traumatique d’autrui induit un tableau clinique isomorphe à celui du TSPT primaire. Disposer d’un instrument unifié permet de prévenir la chronicisation des troubles, le désengagement professionnel, les démissions prématurées et la dégradation de la qualité des soins prodigués.
5. Construit psychologique
Le construit mesuré par la STSS correspond au syndrome de stress traumatique secondaire, conceptualisé par Figley (1995) comme un ensemble d’émotions et de comportements résultant de la connaissance d’un événement traumatique éprouvé par une personne significative ou aidée, combiné au désir ou à la tentative de soulager cette personne. L’échelle décompose ce construit en trois dimensions opératoires calquées sur la triade symptomatique du TSPT :
1. L’Intrusion (5 items)
Cette dimension capture l’irruption involontaire et non désirée de pensées, d’images ou d’affects liés aux traumatismes racontés par les clients. Même lorsque le professionnel se trouve hors de son environnement de travail, les récits de ses patients viennent saturer son espace mental conscient. Les manifestations incluent :
- Des réactions somato-émotionnelles aiguës lors de l’évocation des séances (ex. Item 2 : tachycardie ou oppression thoracique).
- L’illusion pénible de revivre le traumatisme subi par le patient (Item 3).
- Des ruminations incontrôlées (Item 10) et des cauchemars récurrents mettant en scène les éléments traumatiques des cas traités (Item 13).
- Une détresse psychologique vive face à des stimuli environnementaux rappelant la souffrance du bénéficiaire (Item 6).
2. L’Évitement (7 items)
L’évitement représente les efforts comportementaux et cognitifs déployés par le professionnel pour échapper aux déclencheurs traumatiques, ainsi que l’émoussement affectif consécutif à l’épuisement des ressources psychiques. Cette dimension regroupe :
- L’engourdissement ou l’anesthésie émotionnelle (Item 1), se traduisant par une incapacité à ressentir des émotions positives ou négatives envers ses proches ou ses pairs.
- Le découragement existentiel et une vision altérée de l’avenir (Item 5).
- Le retrait relationnel et la perte d’intérêt social (Item 7).
- La baisse d’activité globale (Item 9) et l’évitement délibéré des lieux, personnes ou matériels associés aux dossiers difficiles (Item 12).
- L’évitement direct de certains patients spécifiques (Item 14).
- Des amnésies psychogènes partielles ou des lacunes mnésiques sélectives relatives aux entretiens thérapeutiques lourds (Item 17).
3. L’Hyperéveil / L’Activation neurovégétative (5 items)
Cette composante traduit un état d’alerte physiologique permanent et une hyperréactivité du système nerveux autonome déclenchée par la charge empathique soutenue. Elle englobe :
- Des troubles sévères du sommeil (insomnies d’endormissement ou réveils nocturnes) (Item 4).
- Une hypervigilance motrice et une susceptibilité aux sursauts (Item 8).
- Des difficultés de concentration altérant la performance cognitive (Item 11).
- Une irritabilité marquée et une faible tolérance à la frustration (Item 15).
- Un sentiment continu d’insécurité ou l’attente angoissée d’une catastrophe imminente (Item 16).
6. Cadre théorique
L’architecture de l’Échelle de stress traumatique secondaire s’articule autour de deux fondements théoriques majeurs : la théorie de la transmission vicariante du trauma de Charles Figley et la théorie des schémas cognitifs constructivistes (Constructivist Self-Development Theory, CSDT) formulée par Lisa McCann et Laurie Anne Pearlman (1990).
Dans le modèle de Charles Figley, le coût de l’attention empathique (the cost of caring) repose sur le mécanisme de résonance affective. L’aidant mobilise activement son empathie pour comprendre l’expérience interne de la victime. Ce faisant, il incorpore involontairement des fragments de la terreur, de l’impuissance et de la douleur vécues par le sujet. Lorsque les défenses psychologiques sont dépassées et que l’exposition devient chronique, cette résonance produit un syndrome dont les contours cliniques sont indiscernables d’un TSPT classique, à l’exception notable que l’agent causal n’est pas un événement directement vécu par le sujet (critère A1 direct du DSM-IV), mais une exposition secondaire répétée (critère A1 indirect).
La théorie constructiviste du développement de soi de McCann et Pearlman complète cette approche en montrant que l’exposition indirecte aux traumatismes altère en profondeur les schémas cognitifs fondamentaux du thérapeute concernant la sécurité, la confiance, l’estime de soi, l’intimité et le contrôle. Les items d’évitement et de détachement de la STSS traduisent directement la rupture de ces schémas cognitifs de base.
Enfin, le cadre d’élaboration de la STSS s’inscrit dans la nosographie opérationnelle de l’American Psychological Association (APA) et de la classification du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV), qui a formellement reconnu dans ses critères d’admissibilité que le fait d’apprendre des événements traumatiques violents subis par des tiers ou d’y être confronté de manière répétée dans un cadre professionnel constitue un vecteur déclencheur légitime de stress post-traumatique (principe élargi et consolidé ultérieurement dans le DSM-5 sous le critère A4).
7. Validité
La validité psychométrique de la STSS a fait l’objet d’investigations empiriques poussées dès sa création par Bride et al. (2004), puis au travers de multiples études de réplication transnationales (Ting et al., 2005 ; Kazemi, 2011 ; Jacobs et al., 2018) :
Validité de contenu et d’apparence
Durant la phase initiale de développement, un panel d’experts universitaires et cliniciens en traumatologie a examiné les énoncés des items afin de s’assurer de leur congruence sémantique absolue avec les critères diagnostiques du TSPT, tout en garantissant que chaque formulation renvoie sans ambiguïté à la pratique clinique (« about my work with clients »).
Validité convergente
La validité convergente de la STSS a été démontrée par des corrélations positives statistiquement significatives avec des instruments mesurant des entités cliniques apparentées :
- Des corrélations élevées (r = 0,65 à 0,74, p < 0,001) ont été observées avec l’échelle de fatigue de compassion du Compassion Fatigue Self-Test (CFST) et le domaine de fatigue de compassion de la ProQOL.
- Des corrélations modérées à fortes (r = 0,55 à 0,68) avec les échelles de dépression générale (ex. BDI-II) et d’anxiété (ex. STAI).
- Une corrélation positive (r = 0,48 à 0,59) avec la sous-échelle d’épuisement émotionnel du Maslach Burnout Inventory (MBI).
Validité discriminante
Bien que corrélée à l’épuisement émotionnel, la STSS démontre une indépendance conceptuelle face à la sous-échelle de dépersonnalisation ou de non-accomplissement personnel du MBI (corrélations faibles, r < 0,30). Cela prouve que le stress traumatique secondaire ne se réduit pas à une simple fatigue au travail, mais comporte une signature traumatique spécifique caractérisée par des phénomènes d’intrusion et d’hyperactivation physiologique absents du burnout conventionnel.
Validité prédictive et sensibilité au changement
La STSS s’est révélée prédictive de l’intention de quitter la profession, des taux d’absentéisme médical et de la détérioration de l’alliance thérapeutique. De plus, les études longitudinales évaluant les thérapies EMDR ou les groupes de soutien par les pairs montrent une diminution statistiquement significative des scores totaux de la STSS post-intervention, confirmant sa sensibilité clinique.
8. Fidélité
La fidélité de l’Échelle de stress traumatique secondaire a été évaluée à travers la consistance interne, la stabilité temporelle et la fidélité composite dans une multitude d’échantillons cliniques (travailleurs sociaux, infirmiers pédiatriques, intervenants en violences conjugales) :
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Dans l’étude princeps menée par Bride et al. (2004) auprès de 287 travailleurs sociaux agréés, les coefficients de cohérence interne se sont révélés particulièrement élevés :
- Score total de la STSS (17 items) : α = 0,93.
- Sous-échelle Intrusion (5 items) : α = 0,80.
- Sous-échelle Évitement (7 items) : α = 0,87.
- Sous-échelle Hyperéveil (5 items) : α = 0,83.
Ces coefficients dépassent largement le seuil standard de 0,70 requis en recherche et le critère de 0,80 recommandé pour l’évaluation diagnostique individuelle. Dans l’étude de validation de Ting, Frey, Sanders et Harrington (2005) chez des travailleurs sociaux hospitaliers, les alphas étaient respectivement de 0,94 pour l’échelle globale, 0,81 pour l’intrusion, 0,87 pour l’évitement et 0,85 pour l’hyperéveil. Kazemi (2011) a également rapporté des coefficients similaires variant de 0,79 à 0,91.
Fidélité test-retest
Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) mesurés sur un intervalle de deux à quatre semaines oscillent entre r = 0,78 et r = 0,86 en l’absence de modification majeure des conditions de travail, attestant d’une excellente stabilité temporelle du construit lorsque les stresseurs contextuels demeurent constants.
9. Analyse factorielle
L’investigation de la validité factorielle de la STSS a impliqué à la fois des analyses factorielles exploratoires (AFE) et des analyses factorielles confirmatoires (AFC) approfondies.
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Dans les phases préliminaires de validation par Bride et al. (2004), l’extraction en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Promax) a mis en évidence une solution à trois facteurs dominants expliquant plus de 55 % de la variance totale des scores. Les 17 items ont tous présenté des saturations primaires robustes (> 0,45) sur leur facteur théorique attendu, avec des saturations croisées minimes (< 0,25).
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
L’analyse factorielle confirmatoire menée par Bride et al. (2004) a testé plusieurs modèles concurrents : un modèle unidimensionnel (facteur global de stress), un modèle bidimensionnel et le modèle théorique tridimensionnel corrélé (Intrusion, Évitement, Hyperéveil).
Les indices d’ajustement ont catégoriquement confirmé la supériorité du modèle tridimensionnel :
- Chi-deux normé (χ²/df) : inférieur à 2,0.
- CFI (Comparative Fit Index) : 0,95.
- NNFI / TLI (Tucker-Lewis Index) : 0,94.
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : 0,056 (intervalle de confiance à 90 % : [0,044 ; 0,068]).
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : 0,048.
Bien que certains chercheurs aient ultérieurement examiné des modèles alternatifs (notamment un modèle bifactoriel comportant un facteur général de détresse secondaire et trois facteurs spécifiques, ou des modèles à quatre facteurs conformes aux critères du DSM-5 distinguant l’évitement des altérations cognitives et de l’humeur), la structure originale tridimensionnelle de Bride demeure le modèle de référence universellement répliqué pour l’échelle à 17 items.
10. Instrument de mesure
La STSS se présente sous la forme d’un questionnaire standardisé rapide et convivial, conçu pour une administration individuelle ou collective, sur support papier ou informatisé.
- Type de test : Auto-questionnaire psychométrique / Échelle d’évaluation clinique standardisée.
- Format d’administration : Papier-crayon ou passation électronique en ligne.
- Temps de passation : Environ 5 à 10 minutes.
- Nombre d’items : 17 items affirmatifs concis rédigés à la première personne du singulier.
- Fenêtre temporelle d’évaluation : Les symptômes survenus au cours des 7 derniers jours (ou du dernier mois selon le protocole de recherche).
- Échelle de réponse : Échelle ordinale de fréquence de type Likert en 5 points :
- 1 = Never (Jamais)
- 2 = Rarely (Rarement)
- 3 = Occasionally (Occasionnellement)
- 4 = Often (Souvent)
- 5 = Very Often (Très souvent)
- Structure des sous-échelles :
- Sous-échelle Intrusion : 5 items (Items 2, 3, 6, 10, 13). Score brut variant de 5 à 25 points.
- Sous-échelle Évitement : 7 items (Items 1, 5, 7, 9, 12, 14, 17). Score brut variant de 7 à 35 points.
- Sous-échelle Hyperéveil : 5 items (Items 4, 8, 11, 15, 16). Score brut variant de 5 à 25 points.
- Cotation et calcul des scores :
- Aucun item n’est inversé.
- Le score total s’obtient par la somme arithmétique directe des 17 items, variant d’un minimum de 17 à un maximum de 85 points.
- Seuils interprétatifs cliniques (Bride, 2007) :
- Score total < 28 : Stress traumatique secondaire faible ou négligeable (Little to no STS).
- Score total entre 28 et 37 : Stress traumatique secondaire léger (Mild STS).
- Score total entre 38 et 43 : Stress traumatique secondaire modéré (Moderate STS).
- Score total entre 44 et 48 : Stress traumatique secondaire élevé (High STS).
- Score total ≥ 49 : Stress traumatique secondaire sévère (Severe STS).
- Approche diagnostique par critères DSM : Un répondant peut être considéré comme présentant un tableau clinique complet de STS si au moins un item de l’intrusion, trois items de l’évitement et deux items de l’hyperéveil obtiennent un score ≥ 3 (« Occasionally » ou plus).
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication princeps : 2004.
- Statut des droits d’auteur : Le copyright de l’instrument original est détenu par Brian E. Bride et les co-auteurs, ainsi que par les éditeurs de la revue Research on Social Work Practice (SAGE Publications).
- Politique d’utilisation et permissions : L’Échelle de stress traumatique secondaire est généralement mise à disposition à des fins de recherche académique, scientifique et d’évaluation clinique non lucrative à titre gratuit, à condition de citer fidèlement l’article princeps de Bride et al. (2004). Pour les utilisations commerciales, institutionnelles à grande échelle ou l’intégration dans des plateformes logicielles payantes, une demande formelle d’autorisation doit être adressée directement au Dr Brian E. Bride.
- Tarification : Accès libre (open access for non-commercial research). Aucun coût de licence n’est requis pour les étudiants ou chercheurs universitaires indépendants.
12. Références
Bride, B. E., Robinson, M. R., Yegidis, B., & Figley, C. R. (2004). Development and validation of the Secondary Traumatic Stress Scale. Research on Social Work Practice, 14(1), 27–35. https://doi.org/10.1177/1049731503254106
Bride, B. E. (2007). Prevalence of secondary traumatic stress among social workers. Social Work, 52(1), 63–70. https://doi.org/10.1093/sw/52.1.63
Figley, C. R. (1995). Compassion fatigue: Coping with secondary traumatic stress disorder in those who treat the traumatized. Brunner/Mazel. https://www.routledge.com/
Jacobs, I., Wollny, A., Sim, C. W., & Horsch, A. (2018). Secondary traumatic stress scale: Psychometric properties and relation to work-related factors in healthcare professionals. Frontiers in Psychiatry, 9, 396. https://doi.org/10.3389/fpsyt.2018.00396
Kazemi, A. S. (2011). Psychometric characteristics of STSS. Contemporary Psychology, 5, 638–640.
McCann, I. L., & Pearlman, L. A. (1990). Vicarious traumatization: A framework for understanding the psychological effects of working with victims. Journal of Traumatic Stress, 3(1), 131–149. https://doi.org/10.1002/jts.2490030110
Ting, L., Frey, J. J., Sanders, S., & Harrington, D. (2005). The Secondary Traumatic Stress Scale (STSS): Evaluating the psychometric properties among social workers in healthcare settings. Journal of Human Behavior in the Social Environment, 11(3-4), 177–194. https://doi.org/10.1300/J137v11n03_10
13. Questions et items du questionnaire
Response scale:
1 – Never
2 – Rarely
3 – Occasionally
4 – Often
5 – Very Often
- I felt emotionally numb
- My heart started pounding when I thought about my work with clients
- It seemed as if I was reliving the trauma(s) experienced by my client(s)
- I had trouble sleeping
- I felt discouraged about the future
- Reminders of my work with clients upset me
- I had little interest in being around others
- I felt jumpy
- I was less active than usual
- I thought about my work with clients when I didn’t intend to
- I had trouble concentrating
- I avoided people‚ places‚ or things that reminded me of my work with clients
- I had disturbing dreams about my work with clients
- I wanted to avoid working with some clients
- I was easily annoyed
- I expected something bad to happen
- I noticed gaps in my memory about client sessions