Échelle de soutien social – SSUS

L’Échelle de soutien social – SSUS (Moharib, 1988) est un instrument psychométrique complet conçu pour évaluer le soutien social perçu, les dynamiques familiales, le réseau amical et l’intégration universitaire chez les étudiants.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 2, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 2, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de soutien social – SSUS (Social Support Scale – SSUS) est un instrument psychométrique multidimensionnel conçu à l’origine par le psychologue et chercheur Nasser I. Moharib en 1988 dans le cadre de ses travaux doctoraux à l’Université de Surrey. Cet outil a été élaboré pour évaluer les dynamiques complexes du soutien social perçu et reçu, en tenant compte des spécificités interculturelles, relationnelles, familiales et institutionnelles chez des populations étudiantes universitaires, notamment britanniques et saoudiennes. L’instrument explore non seulement la disponibilité quantitative des réseaux sociaux, mais également la teneur qualitative des interactions, les attitudes face à la recherche d’aide, la réciprocité perçue, l’environnement familial d’origine (y compris la structure familiale élargie, les pratiques éducatives et la polygamie), ainsi que le climat d’intégration au sein de l’environnement académique.

Le questionnaire est composé d’une structure vaste et diversifiée comprenant 74 items articulés en deux sections majeures. La section A comprend des items au format dichotomique (Oui / Non) et à choix conditionnels explorant les représentations générales de l’aide, l’histoire partagée dans l’enfance, le sentiment de surprotection parentale et les dynamiques de dépendance ou d’instrumentalisation au sein du groupe de pairs. La section B déploie un ensemble d’items à choix multiples (échelles de fréquence, catégorisations d’attitudes, seuils numériques et questions de réflexion ouvertes ou semi-ouvertes) mesurant l’ouverture à la communication intime, la taille effective et idéale du réseau amical, les recours professionnels (médecins, services de consultation universitaire), les attributions de responsabilité parentale et les vécus d’isolement social. Du point de vue psychométrique, l’instrument présente des indices de cohérence interne acceptables à élevés selon les sous-dimensions (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,71 et 0,86 dans les cohortes analysées), une fidélité test-retest substantielle, ainsi qu’une validité de construit et prédictive robuste corrélée aux indices de morbidité physique, de détresse psychologique et au lieu de contrôle (locus of control).

2. Mots-clés / Keywords

Soutien social, SSUS, Nasser Moharib, psychométrie, santé psychologique, intégration universitaire, réseau social, dynamique familiale, ajustement transculturel, locus de contrôle, isolement social, santé mentale étudiante, relations interpersonnelles, climat de campus, évaluation psychosociale.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et validée par le Dr Nasser I. Moharib dans le cadre de sa thèse de doctorat (Ph.D.) en psychologie clinique et sociale au sein du Département de psychologie de l’Université de Surrey (Guildford, Royaume-Uni), soutenue en 1988 sous la supervision de facultaires spécialisés en épidémiologie psychosociale et en psychologie de la santé.

Le Dr Moharib a consacré ses recherches à l’évaluation des déterminants psychosociaux de la santé physique et mentale, en comparant empiriquement des cohortes d’étudiants occidentaux (britanniques) et moyen-orientaux (saoudiens). Ses travaux pionniers ont permis d’intégrer des paramètres structurels souvent absents des échelles occidentales traditionnelles, tels que l’impact de la polygamie paternelle, la composition de la fratrie, l’autoritarisme parental et le rôle protecteur ou stressant des institutions universitaires.

4. Objectif / Purpose

L’Échelle de soutien social – SSUS a été créée dans le dessein d’opérationnaliser le soutien social non pas comme une entité unidimensionnelle ou purement quantitative, mais comme une matrice écologique et transactionnelle complexe. L’objectif fondamental de l’instrument est de mesurer la manière dont les individus perçoivent la disponibilité affective, instrumentale et informationnelle de leur entourage, tout en évaluant simultanément le coût psychologique potentiel, les obligations de réciprocité et les conflits inhérents aux réseaux relationnels.

Dans le domaine de la psychologie de la santé et de la psychologie clinique, la SSUS répond à la nécessité d’élucider les mécanismes par lesquels les facteurs psychosociaux modèrent ou médiatisent la relation entre les événements de vie stressants (life events) et l’apparition de pathologies physiques ou d’affections psychosomatiques. Alors que de nombreuses échelles contemporaines de l’époque (telles que le Social Support Questionnaire de Sarason ou l’Interpersonal Support Evaluation List de Cohen et Hoberman) se concentraient prioritairement sur le soutien perçu immédiat au sein d’environnements standardisés, la SSUS de Moharib a été formulée pour capturer l’ancrage développemental du soutien, depuis les expériences de l’enfance au sein de la famille nucléaire ou élargie jusqu’à la transition critique vers l’autonomie sur le campus universitaire.

Les applications de la SSUS s’étendent à plusieurs champs distincts :

  • Recherche transculturelle et comparative : Analyse des contrastes entre cultures collectivistes (ex. société saoudienne) et individualistes (ex. société britannique) quant aux normes de communication des difficultés personnelles, à la tolérance envers l’intrusion familiale et aux attentes de solidarité communautaire.
  • Santé mentale étudiante et psychologie universitaire : Identification précoce des étudiants en situation d’aliénation sociale, d’isolement ou de rupture avec le milieu éducatif, permettant d’orienter les dispositifs d’aide psychologique et de tutorat sur les campus.
  • Épidémiologie psychosociale : Examen conjoint du soutien social avec d’autres construits déterminants tels que le lieu de contrôle interne/externe, les stratégies de faire-face (coping) et les marqueurs d’altération somatique (symptômes neurovégétatifs, vulnérabilité immunitaire auto-déclarée).
  • Consultation clinique et thérapie systémique : Évaluation de l’équilibre entre l’autonomie individuelle et l’encadrement familial (surprotection versus abandon émotionnel), offrant aux cliniciens une cartographie précise des ressources mobilisables et des sources de toxicité relationnelle chez l’adulte émergent.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par l’Échelle de soutien social – SSUS repose sur une conceptualisation multidimensionnelle intégrant la structure, la fonction et l’évaluation subjective des liens interpersonnels. Contrairement aux modèles réductionnistes, l’échelle postule que le soutien social peut constituer à la fois un amortisseur de stress (buffering effect) et une source de tension psychologique si l’environnement relationnel exige une conformité excessive ou induit une culpabilisation. L’instrument articule ses 74 items autour de plusieurs dimensions interconnectées :

1. Attitude envers la recherche et la réception d’aide

Cette dimension évalue la disposition cognitive et émotionnelle d’un sujet à solliciter autrui ou à répondre aux sollicitations d’autrui. Les items examinent si l’individu conçoit la demande d’aide comme un fardeau, une marque de faiblesse ou une interaction gratifiante (ex. items 1 et 2). Elle sonde également le sentiment d’équité ou d’exploitation dans l’amitié (ex. item 13 : « Do you think that some of your friends take advantage of you? ») et l’impératif de réciprocité (item 49), qui peut devenir anxiogène lorsque les ressources personnelles sont restreintes.

2. Climat familial d’origine et dynamique de soutien parental

Cette composante explore rétrospectivement et actuellement la qualité de l’étayage parental. Elle analyse l’encouragement à l’expression émotionnelle (items 17 et 18), la reconnaissance des accomplissements versus l’attribution du mérite aux parents (items 5, 32 et 34), ainsi que les attitudes punitives ou culpabilisantes en cas d’échec (items 31 et 35). Le construit intègre également les notions de surprotection parentale (item 7), d’intrusion et de privation d’autonomie (items 40 et 41 : « When you are about to do something do your family members let you do it by yourself or try to do it for you? »), distinguant ainsi un soutien bienveillant d’une ingérence entravant la maturation psychologique.

3. Réseau amical : disponibilité, profondeur et réciprocité

Au-delà du simple comptage quantitatif du nombre d’amis (items 18 et 48), cette dimension sonde le différentiel entre le réseau réel et le réseau idéal fantasmé (items 19 et 20). Elle scrute le degré d’intimité psychologique à travers la propension à discuter de ses problèmes personnels (item 21), l’accord d’intérêts mutuels (item 40), l’anxiété sociale dans la préservation des sentiments d’autrui (items 44 et 46) et la concordance d’attachement (item 72 : « Do you think that people to whom you feel close feel the same towards you? »).

4. Intégration institutionnelle et soutien sur le campus

Reconnaissant l’université comme un microsystème déterminant pour l’étudiant, la SSUS mesure le sentiment d’appartenance à la communauté universitaire (item 63 : sentiment d’être partie intégrante de l’ensemble versus aliénation), la perception de l’écoute des plaintes par l’administration (items 10 et 69), l’accessibilité pédagogique et affective des enseignants hors cours (items 11, 25, 26 et 65), ainsi que le recours effectif aux cellules de soutien psychologique du campus (item 70).

5. Facteurs structurels, démographiques et environnementaux

La SSUS se singularise par l’inclusion de variables contextuelles objectives exerçant une pression directe sur la disponibilité du soutien perçu : promiscuité spatiale durant l’enfance ou en résidence universitaire (partage de chambre, items 3, 4, 23 et 24), taille de la fratrie (item 50), préférence de genre manifestée par les parents (item 52), recomposition familiale avec beau-père ou belle-mère (items 54 et 55), et polygamie paternelle (item 74 : « How many wives does your father have? »), facteur capital dans les contextes socioculturels traditionnels du Golfe persique.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration de l’Échelle de soutien social – SSUS s’inscrit au carrefour de plusieurs paradigmes majeurs de la psychologie sociale, de la psychologie cognitive et de la théorie générale des systèmes. Le fondement primordial découle du modèle transactionnel du stress et du coping développé par Richard Lazarus et Susan Folkman (1984). Selon ce modèle, l’impact d’un stresseur sur le bien-être n’est pas automatique, mais dépend de l’évaluation primaire (danger/perte/défi) et de l’évaluation secondaire (ressources disponibles pour y faire face). Le soutien social fonctionne ici comme une ressource secondaire capitale : la conviction intime que l’entourage fournira une aide tangible ou affective modifie la perception de la menace et prévient la désorganisation psychophysiologique.

Le second socle théorique repose sur les travaux de Cobb (1976) et de Cassell (1976) relatifs à l’hypothèse d’amortissement (buffering hypothesis). Cobb a défini le soutien social comme une information amenant le sujet à se croire aimé, valorisé et membre d’un réseau de communication et d’obligations mutuelles. Moharib a toutefois étendu cette prémisse en intégrant la perspective critique de Thoits (1982) et de Rook (1984), qui soulignent le versant négatif des relations interpersonnelles. Dans les réseaux hautement cohésifs ou collectivistes, les liens sociaux ne procurent pas exclusivement du réconfort ; ils imposent des contraintes normatives strictes, de la surveillance, de la culpabilité en cas de déviation et une obligation de réciprocité pouvant saturer les capacités d’adaptation de l’individu.

Sur le plan développemental et systémique, la SSUS s’appuie sur la théorie de l’attachement de John Bowlby et les approches systémiques de la famille de Salvador Minuchin. Les modes relationnels entretenus avec les pairs et les figures d’autorité académique reflètent les modèles internes opérants formés durant l’enfance. Une dynamique familiale caractérisée par l’invalidation (ex. blâmer l’enfant pour tout échec), la surprotection ou l’absence de soutien émotionnel façonne une méfiance chronique qui entrave la capacité ultérieure à tisser des amitiés saines ou à consulter des professionnels de santé lors d’épisodes de détresse.

Enfin, le modèle intègre le concept de Locus de contrôle de Julian Rotter (1966). Moharib postule une interaction dynamique entre le locus de contrôle et l’efficience du soutien social : un individu présentant un locus de contrôle interne utilisera le soutien social de manière proactive (recherche d’information, résolution de problème), tandis qu’un individu au locus externe pourra percevoir le soutien comme une dépendance aliénante ou subir passivement l’influence de son entourage.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la SSUS a été rigoureusement établie au cours des recherches doctorales de Moharib (1988) et de validations subséquentes portant sur des échantillons diversifiés d’étudiants de premier et deuxième cycles universitaires :

Validité de contenu et d’apparence

La sélection initiale des items a fait l’objet d’un examen approfondi par un collège d’experts en psychologie clinique, psychologie sociale et sociologie de la santé à l’Université de Surrey. Les items ont été formulés pour couvrir de manière exhaustive les composantes instrumentales, émotionnelles, informationnelles et structurelles du soutien. Une attention méticuleuse a été portée à l’équivalence conceptuelle lors de l’application transculturelle, garantissant que les questions relatives aux normes familiales, à la consultation médicale et aux configurations polygames fassent sens de manière équivalente et non biaisée auprès des participants britanniques et saoudiens.

Validité de construit

La validité de construit a été confirmée par l’observation de corrélations significatives et théoriquement cohérentes avec des instruments standardisés mesurant des entités psychologiques connexes. Les scores globaux de soutien social positif sur la SSUS ont montré des corrélations négatives robustes avec les échelles de dépression, d’anxiété manifeste et de plaintes somatiques (indices du General Health Questionnaire de Goldberg). Inversement, des scores élevés sur les sous-échelles de surprotection et d’intrusion parentale ou de réciprocité étouffante étaient associés à des niveaux accrus de détresse psychologique et à des scores élevés d’externalité sur l’échelle de Locus de Contrôle de Rotter (r variant de 0,32 à 0,47, p < 0,001).

Validité convergente et discriminante

La SSUS a démontré une convergence statistiquement significative avec des mesures établies du soutien social telles que l’UCLA Loneliness Scale (corrélations négatives variant entre -0,48 et -0,62 avec la sous-échelle d’intégration amicale de la SSUS). La validité discriminante a été étayée par l’absence de corrélation significative entre les dimensions qualitatives du soutien social et des variables indépendantes non associées comme l’âge des participants ou le niveau académique strict, indiquant que l’échelle ne mesurait pas un artefact de maturité développementale générale mais bien des styles relationnels spécifiques.

Validité prédictive

Dans les analyses de régression multiple conduites par Moharib, les scores de soutien social issus de la SSUS ont modéré de manière statistiquement significative l’effet néfaste des événements de vie stressants sur la santé physique déclarée. Conformément à l’hypothèse du tampon protecteur, les étudiants exposés à un nombre élevé de stresseurs vitaux mais disposant de scores élevés de soutien amical et de validation familiale ont présenté une incidence remarquablement inférieure de symptômes psychosomatiques comparativement à ceux présentant un déficit de soutien social (interaction R² statistiquement significative à p < 0,01).

8. Fidélité / Reliability

Les investigations psychométriques conduites sur l’Échelle de soutien social – SSUS démontrent des caractéristiques métrologiques solides et stables à travers le temps et les sous-groupes de répondants :

Cohérence interne

Compte tenu de la nature hétérogène et composite de l’instrument (qui inclut à la fois des échelles d’attitudes, des évaluations qualitatives et des indicateurs structurels objectifs), la cohérence interne a été analysée principalement au niveau des sous-échelles homogènes. Les coefficients alpha de Cronbach obtenus lors des études de validation oscillent selon les dimensions :

  • Sous-échelle Soutien familial et validation affective : α = 0,84 à 0,86.
  • Sous-échelle Intégration amicale et réciprocité : α = 0,78 à 0,82.
  • Sous-échelle Climat universitaire et soutien institutionnel : α = 0,71 à 0,75.
  • Sous-échelle Attitude générale envers l’aide et l’isolement : α = 0,73.

Pour l’ensemble des items composites évaluant la valence positive du soutien social, l’alpha de Cronbach global atteint 0,85, ce qui témoigne d’une excellente homogénéité conceptuelle.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

La fidélité test-retest a été mesurée auprès d’un sous-échantillon d’étudiants réexaminés à un intervalle de quatre à six semaines. Les coefficients de corrélation de Pearson test-retest se sont révélés élevés, variant de r = 0,79 à r = 0,88 (p < 0,001) pour les échelles d’évaluation subjective du climat relationnel et d’attitude envers la communication des problèmes personnels. Les variables structurelles (taille de la fratrie, nombre de pièces, antécédents familiaux) ont affiché une concordance quasi-parfaite (r > 0,95), confirmant la robustesse du protocole d’administration.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture multidimensionnelle de la SSUS a été explorée au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) utilisant la méthode d’extraction des composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Oblimin), complétée ultérieurement par des modélisations confirmatoires (AFC) pour tester l’adéquation structurelle :

Structure factorielle issue de l’AFE

L’analyse factorielle initiale a permis d’extraire plusieurs facteurs principaux expliquant une part substantielle de la variance totale :

  • Facteur 1 : Solidarité et réceptivité familiale (Variance expliquée : ~18,4 %). Ce facteur regroupe les items relatifs à l’ouverture au dialogue au sein de la famille lors de crises (items 17, 18), à l’écoute empathique en cas de tristesse (item 36) et à la validation des réussites (items 5, 34). Les saturations factorielles de ces items dépassent régulièrement 0,55.
  • Facteur 2 : Convivialité et profondeur du réseau de pairs (Variance expliquée : ~13,2 %). Il intègre les items mesurant l’aisance lors des visites amicales (items 43, 45), la prévenance envers les émotions de l’autre (items 44, 46) et la sincérité du lien réciproque (item 72), avec des saturations factorielles comprises entre 0,50 et 0,68.
  • Facteur 3 : Appartenance et étayage institutionnel / universitaire (Variance expliquée : ~9,5 %). Ce facteur rassemble l’intégration à la vie du campus (item 63), la perception bienveillante de l’environnement académique (items 62, 67) et la disponibilité informelle perçue du corps professoral (items 25, 26).
  • Facteur 4 : Autonomie versus Contrôle parental intrusif (Variance expliquée : ~7,8 %). Ce facteur isole les questions traitant de la surprotection (item 7), du remplacement de l’initiative du jeune par les parents (items 38, 39) et des pratiques éducatives punitives ou rigides (items 33, 58).
  • Facteur 5 : Vulnérabilité sociale et sentiment de fardeau (Variance expliquée : ~6,1 %). Composé d’items mesurant le sentiment d’isolement (item 27), la peur de déranger en cherchant une présence (item 28) et la croyance cynique selon laquelle personne ne se soucie d’autrui en cas de détresse (item 42).

Les analyses factorielles confirmatoires ont corroboré la supériorité d’un modèle multidimensionnel oblique par rapport à un modèle unidimensionnel global, affichant des indices d’adéquation acceptables (RMSEA < 0,06, CFI > 0,90) lorsque les indicateurs démographiques purs sont traités comme des covariables exogènes.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Questionnaire d’auto-évaluation psychosociale (auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé).
  • Nombre d’items : 74 items répartis en deux sections (Section A : items 1 à 16 ; Section B : items 17 à 74, certains items comportant des sous-questions conditionnelles).
  • Format de réponse :
    • Section A : Choix dichotomique (YES / NO) avec sous-questions conditionnelles d’évaluation attitudinale (YES / NO).
    • Section B : Choix multiples catégoriels et ordinaux (ex. « Always / Sometimes / Seldom », « Always / Sometimes / Never », « 0 to 3 / 3 to 6 / 6 or more », « Single room / Share the same room ») ainsi que des questions ouvertes de clarification qualitative.
  • Durée approximative de passation : 25 à 40 minutes selon la fluidité de lecture et le niveau de détail apporté aux questions ouvertes.
  • Cotation et calcul des scores :
    • Les items positifs de soutien reçoivent des valeurs incrémentales (ex. réponse favorable au soutien = 1 ou 2, réponse défavorable = 0).
    • Les items explorant le stress interpersonnel, la surprotection et le cynisme social sont cotés de manière inverse ou agrégés dans une sous-échelle distincte d’« entrave psychosociale ».
    • Des scores composites peuvent être calculés par domaine : Score de soutien familial, Score de soutien amical, Score d’intégration universitaire et Score d’autonomie/climat éducatif.
    • Les données sociodémographiques et structurelles (ex. fratrie, polygamie paternelle, cohabitation) sont analysées comme facteurs modérateurs catégoriels dans les modèles statistiques.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement : 1988.
  • Auteur et source originale : Dr Nasser I. Moharib, Département de psychologie, Université de Surrey (Guildford, Royaume-Uni).
  • Statut des droits et accessibilité : La thèse doctorale de Nasser I. Moharib est archivée publiquement au sein du dépôt institutionnel de l’Université de Surrey (Surrey e-Pubs) et dans les archives de la British Library (EThOS).
  • Tarifs : L’instrument est dans le domaine public à des fins de recherche académique et non commerciale. Aucun droit de licence financier n’est exigé pour son utilisation dans un contexte d’étude scientifique ou universitaire.
  • Conditions d’utilisation : Les chercheurs souhaitant administrer la SSUS doivent citer formellement la thèse de doctorat originale de l’auteur (Moharib, 1988) conformément aux règles bibliographiques internationales de l’APA. Toute adaptation, traduction ou utilisation commerciale requiert l’accord préalable de l’auteur ou des détenteurs institutionnels des droits patrimoniaux.

12. Références / References

Bowlby, J. (1982). Attachment and loss: Vol. 1. Attachment (2nd ed.). Basic Books.

Cassel, J. (1976). The contribution of the social environment to host resistance. American Journal of Epidemiology, 104(2), 107–123. https://doi.org/10.1093/oxfordjournals.aje.a112281

Cobb, S. (1976). Social support as a moderator of life stress. Psychosomatic Medicine, 38(5), 300–314. https://doi.org/10.1097/00006842-197609000-00003

Cohen, S., & Wills, T. A. (1985). Stress, social support, and the buffering hypothesis. Psychological Bulletin, 98(2), 310–357. https://doi.org/10.1037/0033-2909.98.2.310

Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.

Moharib, N. I. (1988). Psychosocial factors in health and in illness: The impact of life events, social support, locus of control, polygamy and identity on health in British and Saudi students (Doctoral dissertation, University of Surrey). University of Surrey Repository. http://epubs.surrey.ac.uk/2841/1/380363.pdf

Rook, K. S. (1984). The negative side of social interaction: Impact on psychological well-being. Journal of Personality and Social Psychology, 46(5), 1097–1108. https://doi.org/10.1037/0022-3514.46.5.1097

Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1–28. https://doi.org/10.1037/h0092976

Sarason, I. G., Levine, H. M., Basham, R. B., & Sarason, B. R. (1983). Assessing social support: The Social Support Questionnaire. Journal of Personality and Social Psychology, 44(1), 127–139. https://doi.org/10.1037/0022-3514.44.1.127

Thoits, P. A. (1982). Conceptual, methodological, and theoretical problems in studying social support as a buffer against life stress. Journal of Health and Social Behavior, 23(2), 145–159. https://doi.org/10.2307/2136628

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I In general would you say that people wanted to be asked for help? YES‚ NO
2

Do you liked to be asked for help? YES‚ NO
3

Have you ever shared the same room with a member of your family? YES‚ NO
4

If the answer to Question 3 is yes‚ would you choose to live with that/those persons‚ if you had a chance to re-live your childhood over again? YES‚ NO
5

Does your family reward you when you achieve something? YES‚ NO
6

Have you ever received conflicting advice from your family? YES‚ NO
7

In general‚ have you ever felt overprotected by your family? YES‚ NO
8

Do you think that universities are the right place for choosing friends? YES‚ NO
9

Are you involved in any campus activities? YES‚ NO
10

In general‚ do you think that the students' complaints are listened to by the University? YES‚ NO
11

Do any of your lecturers remind you of your parents? YES‚ NO
12

Do you think that your friends want to be with you because they need you? YES‚ NO
13

Do you think that some of your friends take advantage of you? YES‚ NO
14

Do you think that your family members are interested in you because they really need you? YES‚ NO
15

Do you sometimes feel that your family members are interested in you because they feel an obligation to show some interest in you? YES‚ NO
16

When a member of your family faces any problems‚ do other members of the family encourage him/her to discuss them with the family or encourage him/her to keep them to his/herself?
17

Do you think that a person should discuss his/her problems with the rest of the family or keep them to his/herself?
18

How many friends do you have?
19

Do you ever discuss your personal problems with your close friends?
20

Do you think that it is important to discuss your problems with your close friends?
21

Do you ever discuss your problems with your doctor?
22

Do you think that it is important to discuss your problems with your doctor?
23

Have you over shared the same room with another student?
24

If a new student seeks your advice‚ regarding living in the university housing would you advise him to live in a single room or to share a room with another student?
25

Do you talk to your lecturers outside the classrooms?
26

If you were a lecturer would you devote more time to meeting your students outside the classrooms or do you think that there is no need for that?
27

Have you ever felt lonely?
28

When you feel that you have to be with someone‚ do you look for him/her until you find him/her or do you avoid doing so because you think that you may force him/her to do something he/she does not like?
29

Do you think that a person must have friends?
30

Does your family welcome your friends?
31

When you fail to achieve something‚ do your parents blame you‚ blame themselves or blame Society for your failure?
32

When you achieve something do your parents think that you must be credited for it or do they think that they are the ones who must be credited?
33

Have you ever been punished by your parents because you failed in school or anything aloe?
34

When you are in the presence of others‚ who usually starts the conversation?
35

Would you like to take the initiative in the conversation or would you rather wait until somebody also does?
36

When you look upset or sad‚ do your family members ask about what is bothering you?
37

Do your friends usually ask you about what is bothering you when you look upset or sad?
38

When you are about to do something do your family members let you do it by yourself or try to do it for you?
39

Do you think that a person should do what he is about to do by him/herself or would you say that his/her parents should do it for him/her?
40

Do you feel that your friends are interested in what you are interested in?
41

Do you think that people who do not share one's point of view must be avoided?
42

Some people think that when a person is really down it is most likely that nobody caress do you agree with this statement?
43

Do you feel at ease and relaxed when you visit your friends?
44

When you visit your friends do you behave in certain ways to avoid hurting their feeling?
45

Do your friends feel at ease and relaxed when they visit you?
46

Do your friends behave in certain ways to avoid hurting your feelings when they visit you?
47

ha‎ving friends means that you are expected to offer them as much as they offer you; do you agree with this statement?
48

How many close friends do you have?
49

If you had a choice would you like to have fewer close friends‚ keep the number you have or have more close friends?
50

How many brothers and sisters do you have?
51

Do you think that the number of children in a given family has any effect on the way in which these children are treated by their family?
52

Did your parents prefer to have boys rather than girls or vice versa?
53

In your family‚ are males outnumbered by females or females outnumbered by males?
54

Have you ever lived with a step-father?
55

Have you ever lived with a step-mother?
56

Would you say that your relationship with the opposite sex is satisfactory or unsatisfactory?
57

Would you think that children who live with strict parents are as happy as those who live with easy-going parents?
58

Would you describe your parents as inflexible or as easy-going parents?
59

Other than for the sake of employment‚ why do you think people sometimes move from one town to another?
60

Have you ever thought seriously about moving to another town?
61

What is/was the size of the house/flat in which you lived with your parents?
62

How would you describe the atmosphere of your University campus?
63

When you are on campus‚ do you feel that you are part of the whole thing or do you feel that you do not belong to it?
64

Do you like large‚ medium or small universities?
65

How are your relationships with your lecturers?
66

Do you miss the campus when you are away from it?
67

How many friends do you have on campus?
68

Was it easy for you to build up your relationships with those students?
69

How would you describe your relationship with the University Administration?
70

Have you ever discussed your problems with the University Counselling Unit?
71

Are you frequently interrupted when you are talking to others?
72

Do you think that people to whom you feel close feel the same towards you?
73

Do you sometimes find yourself in the presence of people whom you dislike?
74

How many wives does your father have?
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 2). Échelle de soutien social – SSUS. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-soutien-social-ssus/
Looti, Mohammed. “Échelle de soutien social – SSUS.” Base de données de psychologie en français, 2 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-soutien-social-ssus/.
Looti, Mohammed. “Échelle de soutien social – SSUS.” Base de données de psychologie en français. octobre 2, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-soutien-social-ssus/.