Échelle de soutien social perçu des amis et de la famille (PSS-Fr et PSS-Fa)

L’Échelle de soutien social perçu des amis et de la famille (PSS-Fr et PSS-Fa) de Procidano et Heller (1983) évalue de manière différentielle le soutien affectif, moral et cognitif reçu des pairs et de la famille.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 2, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 2, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé

L’Échelle de soutien social perçu des amis et de la famille (en anglais : Perceived Social Support from Friends and from Family Scales, abrégées PSS-Fr et PSS-Fa), développée initialement par Mary E. Procidano et Kenneth Heller en 1983, constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents dans l’étude des relations interpersonnelles, de la psychologie communautaire et de la santé mentale. Cet outil d’auto-évaluation a été conçu pour opérationnaliser le soutien social non pas comme un réseau structurel objectif ou une quantité d’interactions reçues, mais sous l’angle subjectif et cognitif de l’évaluation individuelle quant à l’adéquation des ressources émotionnelles, informationnelles et instrumentales fournies par l’entourage.

L’instrument se compose de deux sous-échelles distinctes et parallèles comprenant chacune 20 items fermés, totalisant 40 items : la sous-échelle PSS-Fa mesure le soutien social perçu provenant du système familial, tandis que la sous-échelle PSS-Fr mesure le soutien social perçu issu du réseau amical. Les répondants évaluent chaque énoncé selon un format de réponse trichotomique (« Yes » / « Oui », « No » / « Non », « Don’t know » / « Ne sais pas »). La cotation attribue un point aux réponses indiquant la présence effective d’un soutien perçu (en tenant compte de l’inversion des items formulés négativement), générant pour chaque dimension un score composite variant de 0 à 20.

Sur le plan psychométrique, les deux échelles présentent des qualités remarquables démontrées à travers de multiples populations cliniques, étudiantes et professionnelles. Les analyses de cohérence interne révèlent systématiquement des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre .88 et .91 pour la PSS-Fa, et entre .84 et .90 pour la PSS-Fr, accompagnés d’une excellente stabilité temporelle test-retest sur un intervalle d’un mois (r = .83). Les études de validation ont mis en évidence une validité divergente cruciale : le soutien des pairs et le soutien familial constituent deux dimensions empiriquement dissociables, exerçant des effets régulateurs distincts sur la symptomatologie dépressive, l’anxiété et l’estime de soi.

2. Mots-clés

Soutien social perçu, PSS-Fr, PSS-Fa, psychométrie, famille, relations amicales, santé mentale, détresse psychologique, psychologie communautaire, évaluation psychosociale.

3. Auteurs

L’instrument a été conçu et validé par une équipe de chercheurs de premier plan dans le domaine de la psychologie clinique et communautaire :

  • Mary E. Procidano, Ph.D. : Professeure émérite de psychologie à l’Université Fordham (Fordham University, Bronx, New York, États-Unis). Ses recherches portent sur le soutien social, la psychopathologie développementale, l’adaptation au stress et les disparités de santé psychosociale.
  • Kenneth Heller, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie au Département des sciences psychologiques et du cerveau de l’Université de l’Indiana à Bloomington (Indiana University Bloomington, États-Unis). Pionnier de la psychologie communautaire, ses travaux pionniers ont façonné la compréhension théorique et méthodologique de l’influence des réseaux sociaux et des systèmes d’entraide sur la prévention des troubles mentaux.

4. Objectif

L’élaboration de la PSS-Fr et de la PSS-Fa répondait à une lacune conceptuelle et méthodologique majeure dans la littérature des années 1970 et du début des années 1980 sur le stress et le soutien social. Jusqu’alors, la majorité des recherches évaluaient le soutien social à travers des critères purement structurels ou quantitatifs, tels que la taille du réseau, la fréquence des contacts, le statut matrimonial ou le nombre d’organisations fréquentées. Procidano et Heller (1983) ont postulé que ces métriques structurelles ne reflétaient que très imparfaitement la fonction psychologique effective des liens, démontrant que la perception subjective qu’a l’individu de la disponibilité, de la chaleur et de l’efficacité de ses relations constitue le prédicteur direct et déterminant de la résilience psychologique face à l’adversité.

De surcroît, les échelles existantes agrégeaient fréquemment les diverses sources relationnelles en un indice composite indifférencié, masquant ainsi les contributions spécifiques des différents sous-systèmes relationnels. L’objectif fondamental de Procidano et Heller était de créer un instrument capable de dissocier nettement le soutien émanant de la famille de celui émanant des amis. Cette distinction est cruciale sur les plans théorique et appliqué, car la famille et les pairs remplissent des rôles développementaux, affectifs et normatifs profondément dissemblables tout au long du cycle de vie.

En pratique clinique et en recherche, les échelles PSS-Fa et PSS-Fr poursuivent plusieurs finalités essentielles :

  • Dépistage et évaluation diagnostique : Identifier les individus présentant un déficit critique de soutien social, facteur de vulnérabilité majeur dans l’apparition ou la chronicisation des épisodes dépressifs majeurs, des troubles anxieux et de l’isolement social.
  • Évaluation des interventions thérapeutiques et psychosociales : Mesurer l’impact de programmes de renforcement des compétences relationnelles, de thérapies familiales systémiques ou de groupes d’entraide par les pairs.
  • Recherche translationnelle et épidémiologie : Explorer les mécanismes de modération ou de médiation (modèle du tampon protecteur ou buffering model) par lesquels le soutien social amortit les répercussions somatiques et émotionnelles du stress aigu et chronique.

5. Construit psychologique

Le construit mesuré par la PSS-Fr et la PSS-Fa est le soutien social perçu (Perceived Social Support), défini par Procidano et Heller comme « la mesure dans laquelle un individu perçoit que ses besoins de soutien, d’information et de rétroaction sont satisfaits par ses amis (PSS-Fr) et par sa famille (PSS-Fa) ». Ce construit est intrinsèquement phénoménologique et cognitif : il ne quantifie pas les comportements de soutien objectifs reçus au cours d’une période donnée, mais évalue la représentation cognitive durable et stable d’un environnement relationnel accessible, bienveillant et réceptif.

Sous-échelle PSS-Fa : Soutien perçu de la famille

Cette dimension évalue le degré auquel l’individu perçoit les membres de sa famille nucléaire ou élargie comme une ressource de sécurité affective, de réconfort moral et de résolution de problèmes. La sphère familiale implique des liens durables, fondés sur la réciprocité, l’intimité historique et l’appartenance partagée. Les items de la PSS-Fa capturent plusieurs facettes interconnectées :

  • Soutien émotionnel et moral : Le sentiment que la famille procure la force morale requise lors des moments difficiles et l’assurance de pouvoir se confier sans gêne (par exemple, item 1 : « My family gives me the moral support I need » ; item 9 : « There is a member of my family I could go to if I were just feeling down… »).
  • Soutien informationnel et cognitif : L’échange d’idées constructives et l’aide à la prise de décision (item 2 : « I get good ideas about how to do things or make things from my family » ; item 13 : « Members of my family are good at helping me solve problems »).
  • Réciprocité et valorisation du rôle : La perception que l’individu apporte lui aussi une contribution valorisée au bien-être de ses proches (item 7 : « Certain members of my family come to me when they have problems or need advice » ; item 12 : « Members of my family come to me for emotional support »).
  • Absence de distance ou de malaise : L’absence de sentiments de rejet, d’isolement intrafamilial ou d’inconfort lors des confidences (items inversés 3, 4, 16, 19 et 20).

Sous-échelle PSS-Fr : Soutien perçu des amis

Cette dimension mesure la qualité perçue du réseau électif et horizontal des pairs. Contrairement aux relations familiales prescrites ou obligatoires, les amitiés reposent sur une adhésion mutuelle libre, des intérêts partagés et une affiliation volontaire. La PSS-Fr évalue :

  • Soutien affectif et empathie mutuelle : La certitude de pouvoir compter sur l’écoute bienveillante et l’acceptation inconditionnelle des pairs (item 1 : « My friends give me the moral support I need » ; item 10 : « My friends are sensitive to my personal needs »).
  • Sentiment d’appartenance et intégration au groupe : L’absence de marginalité ou de sentiment d’exclusion au sein du cercle amical (item 7 inversé : « I feel that I’m on the fringe of my circle of friends »).
  • Ouverture communicationnelle et intimité : La facilité à communiquer ouvertement ses émotions et opinions sans crainte de réprobation (item 9 : « My friends and I are very open about what we think about things »).
  • Compagnie et réciprocité : La recherche active de la présence de l’individu par ses amis pour le partage d’activités et la résolution de difficultés (item 16 : « My friends seek me out for companionship » ; item 17 : « I think that my friends feel that I’m good at helping them solve problems »).

6. Cadre théorique

Le développement de la PSS-Fr et de la PSS-Fa s’ancre au confluent de la psychologie communautaire, de la psychologie cognitive et des modèles transactionnels du stress formulés notamment par Richard Lazarus et Susan Folkman (1984). Selon cette perspective, le stress résulte d’une évaluation cognitive (cognitive appraisal) dans laquelle l’individu juge les exigences d’une situation comme excédant ses ressources disponibles. Dans ce cadre, le soutien social agit comme un puissant modulateur cognitif primaire et secondaire : savoir que des personnes bienveillantes sont disponibles modifie l’évaluation de la menace elle-même et amplifie le sentiment de contrôle perçu.

Historiquement, John Cassel (1976) et Sidney Cobb (1976) ont émis l’hypothèse fondatrice selon laquelle le soutien social protège les individus contre les conséquences pathologiques du stress en leur fournissant des informations les amenant à se croire aimés, estimés et membres d’un réseau d’obligations mutuelles. Procidano et Heller ont enrichi cette théorie en introduisant une démarcation fondamentale entre deux axes de conceptualisation :

  • Réseau social (structure) vs Soutien perçu (fonction) : Les liens sociaux objectifs ne garantissent en rien un apport bienfaisant ; des réseaux denses peuvent être source d’obligations pesantes, de conflits ou de contrôle social excessif. C’est l’évaluation subjective et fonctionnelle du soutien qui gouverne ses bienfaits adaptatifs.
  • Spécificité des sources relationnelles : En s’appuyant sur les théories du développement psychosocial d’Erik Erikson et sur la théorie de l’attachement de John Bowlby, les auteurs ont souligné que le soutien familial offre une base de sécurité fondamentale (ancrage émotionnel profond et aide matérielle), tandis que le soutien des pairs répond aux besoins d’individuation, de validation sociale horizontale et d’intégration à l’âge adulte émergent.

Le modèle sous-jacent postule également que le soutien social perçu n’est pas uniquement un reflet passif de l’environnement, mais s’articule avec les compétences sociales individuelles. Procidano et Heller ont démontré que les personnes disposant d’un soutien perçu élevé possèdent des répertoires d’affirmation de soi et d’habiletés interpersonnelles plus riches, renforçant une boucle vertueuse de rétroaction sociale positive.

7. Validité

Les propriétés métrologiques de la PSS-Fa et de la PSS-Fr ont fait l’objet de validations approfondies dès les études princeps de Procidano et Heller (1983), puis confirmées par une méta-analyse majeure réalisée par Procidano en 1992.

Validité convergente et de construit

Dans l’échantillon initial de validation (composé d’étudiants de premier cycle universitaire, N = 222), les deux échelles ont démontré des corrélations hautement significatives et conformes aux prédictions théoriques avec de multiples mesures de fonctionnement psychologique et relationnel :

  • Compétence sociale et affirmation de soi : Des corrélations positives significatives ont été établies entre la PSS-Fr et les échelles de compétence sociale perçue (r = .35 à .42, p < .001). Les individus ayant des scores PSS-Fr élevés rapportaient un plus grand nombre d’amis proches et des interactions plus fréquentes.
  • Détresse psychologique et psychopathologie : Les deux échelles corrélaient négativement avec les scores du Minnesota Multiphasic Personality Inventory (MMPI), notamment les échelles de Dépression (D) et de Déviation Psychopathique (Pd), ainsi qu’avec l’inventaire d’anxiété état-trait de Spielberger (STAI) (r oscillant entre -.25 et -.38, p < .01).
  • Affiliation et sociabilité : La PSS-Fr corrélait significativement avec le besoin d’affiliation de Jackson (PRF Affiliation, r = .41), tandis que la PSS-Fa montrait des corrélations spécifiques avec l’harmonie et la cohésion du climat familial mesurées par la Family Environment Scale de Moos (r = .62, p < .001).

Validité discriminante

Un résultat majeur de l’étude princeps concerne la corrélation modérée voire faible entre la PSS-Fa et la PSS-Fr (r = .24 dans l’échantillon initial), confirmant que le soutien perçu des amis et le soutien perçu de la famille constituent deux construits distincts et non redondants. De plus, la PSS-Fa s’est révélée être un prédicteur nettement plus puissant de l’absence de symptômes psychiatriques généraux, tandis que la PSS-Fr prédisait spécifiquement la qualité des interactions sociales quotidiennes et la participation à des activités de loisirs extra-familiales.

Validité prédictive et modèle du tampon protecteur

Dans les études de suivi et les contextes de stress aigu (ex. examens académiques, transitions de vie ou maladies chroniques), des scores élevés à la PSS-Fa et à la PSS-Fr ont démontré un effet modérateur direct sur l’impact des événements de vie négatifs mesurés par la Life Experiences Survey (LES). Les participants exposés à un niveau de stress élevé présentaient significativement moins d’affects dépressifs lorsque leur score de soutien perçu (notamment familial) était élevé, corroborant le modèle théorique de tampon protecteur (stress-buffering hypothesis).

8. Fidélité

La fidélité de l’Échelle de soutien social perçu a été rigoureusement établie à travers plusieurs paramètres de cohérence interne et de stabilité temporelle :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Les études initiales de Procidano et Heller (1983) ont rapporté d’excellents coefficients d’homogénéité pour les deux échelles :

  • Sous-échelle PSS-Fa (Famille) : α = .90 dans l’échantillon de dérivation initial (N = 222) ; α = .91 dans l’échantillon de réplication clinique (N = 106).
  • Sous-échelle PSS-Fr (Amis) : α = .88 dans l’échantillon initial ; α = .88 lors de la seconde étude de validation.

Dans la méta-analyse exhaustive conduite par Procidano (1992), englobant plus de 30 études indépendantes et des milliers de participants issus de populations variées (adolescents, étudiants, adultes âgés, patients psychiatriques et populations médicales chroniques), les coefficients alpha médians se sont maintenus à .90 pour la PSS-Fa (intervalle : .86 – .93) et à .88 pour la PSS-Fr (intervalle : .83 – .91), confirmant l’extrême robustesse de l’instrument indépendamment du profil sociodémographique examiné.

Fidélité test-retest (Stabilité temporelle)

La stabilité temporelle a été mesurée auprès d’un sous-échantillon d’étudiants sur un intervalle de quatre semaines (Procidano & Heller, 1983) :

  • Pour la PSS-Fa, le coefficient de corrélation test-retest s’est établi à r = .83 (p < .001).
  • Pour la PSS-Fr, le coefficient s’est établi à r = .83 (p < .001).

Ces coefficients élevés démontrent que le soutien social perçu mesuré par cet outil constitue une variable dispositionnelle stable dans le temps, tout en conservant une sensibilité aux remaniements relationnels majeurs résultant d’événements de vie critiques.

9. Analyse factorielle

L’architecture factorielle des échelles PSS-Fa et PSS-Fr a fait l’objet de multiples investigations factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) au fil des décennies.

Structure unifactorielle vs multidimensionnelle par sous-échelle

Lors de la conception initiale, Procidano et Heller ont soumis les 20 items de chaque sous-échelle à une analyse en composantes principales avec rotation varimax. Les résultats ont confirmé l’existence d’un facteur dominant pour chacune des échelles :

  • Pour la PSS-Fa, le premier facteur principal expliquait une part substantielle de la variance totale (approximativement 41 %), tous les items présentant des saturations factorielles positives notables (> .40), à l’exception de légères variations pour les items inversés.
  • Pour la PSS-Fr, un facteur général de soutien amical émergeait également nettement, expliquant près de 37 % de la variance, avec des saturations oscillant entre .42 et .74 pour les items clés évaluant le soutien émotionnel et l’intimité.

Analyses Factorielles Confirmatoires ultérieures

Des recherches ultérieures (notamment Marshall, 1998, et des travaux sur des adaptations transculturelles) ont testé la modélisation à deux facteurs corrélés (Soutien Famille vs Soutien Amis) en analyse confirmatoire. Les indices d’ajustement soutiennent sans ambiguïté le modèle bifactoriel orthogonal ou modérément corrélé comparativement à un modèle unifactoriel global agrégeant l’ensemble des 40 items :

  • L’indice de comparaison de Bentler (CFI) dépasse fréquemment .92 ;
  • Le résidu quadratique moyen de l’approximation (RMSEA) se situe généralement sous le seuil acceptable de .06 ;
  • Le modèle à facteur unique (agrégeant amis et famille) produit une détérioration marquée des indices d’ajustement (CFI < .75, RMSEA > .11), confirmant la nécessité théorique et empirique de maintenir la séparation des sources relationnelles.

Certains auteurs ont identifié des sous-dimensions secondaires au sein de chaque échelle (ex. « Intimité partagée », « Réciprocité dans l’aide », et « Intégration sociale »), mais les corrélations inter-facteurs extrêmement élevées (généralement > .75) justifient l’utilisation préconisée par Procidano et Heller d’un score unidimensionnel global pour chacune des deux échelles.

10. Instrument de mesure

L’instrument se présente sous la forme de deux questionnaires auto-administrés parallèles.

  • Nom complet de l’outil : Échelle de soutien social perçu des amis et de la famille (Perceived Social Support from Friends and from Family Scale – PSS-Fr / PSS-Fa).
  • Format d’administration : Questionnaire papier-crayon ou informatisé, auto-administré individuellement ou en groupe.
  • Nombre total d’items : 40 items répartis en deux sous-échelles de 20 items chacune :
    • Sous-échelle Relations avec la famille (Relations with Family – PSS-Fa) : 20 items.
    • Sous-échelle Amitié (Friendship – PSS-Fr) : 20 items.
  • Format de réponse : Choix forcé trichotomique parmi trois options :
    • « Yes » (Oui)
    • « No » (Non)
    • « Don’t know » (Ne sais pas)
  • Règles de cotation (Scoring) :
    • Chaque item est coté 1 ou 0. Un point (1) est attribué pour chaque réponse indiquant un soutien perçu positif.
    • Pour la sous-échelle PSS-Fa :
      • Items formulés positivement (1, 2, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 17, 18) : Réponse « Yes » = 1 point ; Réponse « No » ou « Don’t know » = 0 point.
      • Items inversés formulés négativement (3, 4, 16, 19, 20) : Réponse « No » = 1 point ; Réponse « Yes » ou « Don’t know » = 0 point.
    • Pour la sous-échelle PSS-Fr :
      • Items formulés positivement (1, 3, 4, 5, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 16, 17, 19) : Réponse « Yes » = 1 point ; Réponse « No » ou « Don’t know » = 0 point.
      • Items inversés formulés négativement (2, 6, 7, 15, 18, 20) : Réponse « No » = 1 point ; Réponse « Yes » ou « Don’t know » = 0 point.
    • La catégorie « Don’t know » n’attribue jamais de point (0 point), traduisant l’absence d’une perception affirmative claire de soutien.
    • Score total par sous-échelle : Somme des points obtenue sur les 20 items, s’échelonnant de 0 (absence totale de soutien perçu) à 20 (soutien social perçu maximal). Deux scores indépendants sont ainsi obtenus : un score PSS-Fa et un score PSS-Fr.
  • Durée moyenne de passation : Environ 10 à 15 minutes pour l’ensemble des 40 items.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

L’Échelle de soutien social perçu des amis et de la famille a été publiée en 1983 dans le journal académique American Journal of Community Psychology.

  • Statut des droits d’auteur : L’article original est sous le copyright de la Society for Community Research and Action (SCRA, Division 27 de l’American Psychological Association) et de son éditeur (Springer / John Wiley & Sons).
  • Conditions d’utilisation et tarification : Pour la recherche scientifique non commerciale et l’enseignement universitaire, les items de l’échelle sont couramment considérés comme étant dans le domaine de la recherche ouverte et peuvent être utilisés sans frais (recherche académique libre), sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de Procidano et Heller (1983).
  • Utilisation commerciale : Toute incorporation dans un logiciel commercial, une intervention rémunérée ou une publication à but lucratif nécessite une demande d’autorisation formelle auprès des éditeurs détenteurs des droits ou des auteurs.

12. Références

Les publications de référence régissant la théorie, la validation et les applications psychométriques de l’échelle sont les suivantes :

  • Cassel, J. (1976). The contribution of the social environment to host resistance. American Journal of Epidemiology, 104(2), 107–123. https://doi.org/10.1093/oxfordjournals.aje.a112281
  • Cobb, S. (1976). Social support as a moderator of life stress. Psychosomatic Medicine, 38(5), 300–314. https://doi.org/10.1097/00006842-197609000-00003
  • Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
  • Marshall, S. K. (1998). Mattering attitudes: Validating the construct (Doctoral dissertation, University of Guelph). Dissertation Abstracts International, 59(6), 3121B. Accès thèse
  • Procidano, M. E. (1992). Measures of perceived social support from family and from friends: Meta-analyses of reliability and validity. In C. D. Spielberger & J. N. Butcher (Eds.), Advances in Personality Assessment (Vol. 9, pp. 1–26). Lawrence Erlbaum Associates.
  • Procidano, M. E., & Heller, K. (1983). Measures of perceived social support from friends and from family: Three validation studies. American Journal of Community Psychology, 11(1), 1–24. https://doi.org/10.1007/BF00898416

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

My family gives me the moral support I need.
2

I get good ideas about how to do things or make things from my family.
3

Most other people are closer to their family than I am.
4

When I confide in the members of my family who are closest to me‚ I get the idea that it makes them uncomfortable.
5

My family enjoys hearing about what I think.
6

Members of my family share many of my interests.
7

Certain members of my family come to me when they have problems or need advice.
8

I rely on my family for emotional support.
9

There is a member of my family I could go to if I were just feeling down‚ without feeling funny about it later.
10

My family and I are very open about what we think about things.
11

My family is sensitive to my personal needs.
12

Members of my family come to me for emotional support.
13

Members of my family are good at helping me solve problems.
14

I have a deep sharing relationship with a number of members of my family.
15

Members of my family get good ideas about how to do things or make things from me.
16

When I confide in members of my family‚ it makes me uncomfortable.
17

Members of my family seek me out for companionship.
18

I think that my family feels that I'm good at helping them solve problems.
19

I don’t have a relationship with a member of my family that is as close as other people's relationships with family members.
20

I wish my family was much different.
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Looti, M. (2026, octobre 2). Échelle de soutien social perçu des amis et de la famille (PSS-Fr et PSS-Fa). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-soutien-social-percu-des-amis-et-de-la-famille-pss-fr-et-pss-fa/
Looti, Mohammed. “Échelle de soutien social perçu des amis et de la famille (PSS-Fr et PSS-Fa).” Base de données de psychologie en français, 2 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-soutien-social-percu-des-amis-et-de-la-famille-pss-fr-et-pss-fa/.
Looti, Mohammed. “Échelle de soutien social perçu des amis et de la famille (PSS-Fr et PSS-Fa).” Base de données de psychologie en français. octobre 2, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-soutien-social-percu-des-amis-et-de-la-famille-pss-fr-et-pss-fa/.