Échelle de soutien social et de stress de Duke (DUSOCS)

Analyse psychométrique détaillée de l’Échelle de soutien social et de stress de Duke (DUSOCS), développée par George R. Parkerson Jr. Présentation du cadre théorique, des sous-échelles, de la validité et des items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 2, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 2, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de soutien social et de stress de Duke (Duke Social Support and Stress Scale, ou DUSOCS) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu à la fin des années 1980 par le Dr George R. Parkerson Jr. et ses collaborateurs au sein du Département de médecine communautaire et familiale de l’Université Duke (Duke University Medical Center). Cet outil a été spécifiquement développé pour pallier le manque d’instruments cliniques concis capables de mesurer simultanément la composante bénéfique du réseau relationnel (soutien social) et sa composante anxiogène ou conflictuelle (stress relationnel) au sein des populations de soins de santé primaires et de médecine générale.

Le questionnaire est structuré en deux sections symétriques de 12 items chacune, totalisant 24 items : la première section évalue les personnes qui apportent un soutien personnel, tandis que la seconde évalue celles qui génèrent un stress personnel. Pour chaque section, les items explorent six catégories de relations familiales (conjoint/partenaire, enfants/petits-enfants, parents/grands-parents, frères/sœurs, autres parents par le sang, alliés/beaux-parents) et quatre catégories de relations non familiales (voisins, collègues de travail, membres de la communauté religieuse, autres amis). Deux questions complémentaires identifient la présence d’un confident privilégié (soutien) ou de la source principale de stress, ainsi que la nature du lien relationnel correspondant. Le format de cotation repose sur une échelle ordinale à 3 points pour le niveau perçu (Aucun = 0, Un peu = 1, Beaucoup = 2), complétée par une modalité d’absence de relation (Cette personne n’existe pas = 0), et un format dichotomique (Non = 0, Oui = 2) pour les items ciblés.

Sur le plan des propriétés psychométriques, la DUSOCS démontre une cohérence interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,65 et 0,78 selon les sous-échelles et les échantillons étudiés, et une fidélité test-retest robuste (coefficients de corrélation intraclasse compris entre 0,68 et 0,81 sur un intervalle de une à quatre semaines). La validité de construit et la validité convergente ont été démontrées par des corrélations significatives avec les dimensions de santé fonctionnelle, d’anxiété et de dépression du Duke Health Profile (DUKE) ainsi qu’avec des mesures standardisées de morbidité médicale. La DUSOCS s’avère être un instrument particulièrement pertinent pour la recherche épidémiologique et le diagnostic biopsychosocial en médecine ambulatoire.

2. Mots-clés / Keywords

Échelle de soutien social et de stress de Duke, DUSOCS, soutien social perçu, stress interpersonnel, psychométrie, médecine de premier recours, relations familiales, relations extrafamiliales, évaluation biopsychosociale, santé fonctionnelle, qualité de vie.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheurs en épidémiologie clinique et en médecine de famille de la Duke University School of Medicine (Durham, Caroline du Nord, États-Unis) :

  • George R. Parkerson Jr., MD, MPH : Professeur émérite au Département de médecine communautaire et familiale (Department of Community and Family Medicine), Duke University Medical Center. Concepteur principal de la suite d’instruments d’évaluation de la santé fonctionnelle de Duke (DUKE, DUSOCS, DUKE-UNC). Courriel institutionnel : [email protected].
  • J. Lloyd Michener, MD : Professeur et ancien directeur du Département de médecine communautaire et familiale, Duke University School of Medicine. Expert des interventions cliniques basées sur la santé communautaire et l’implication des familles.
  • L. R. Wu, MD : Chercheur clinicien affilié au Département de médecine communautaire et familiale, Duke University Medical Center.
  • W. E. Broadhead, MD, PhD : Épidémiologiste et médecin de famille, pionnier des recherches sur le rôle protecteur du soutien social dans la mortalité et les troubles psychiatriques en soins primaires (concepteur de l’échelle Duke-UNC Functional Social Support Questionnaire).
  • Chiu-Kit J. Tse, MSPH : Biostatisticien au Duke University Medical Center, spécialisé dans la modélisation psychométrique et l’analyse multivariée en santé publique.

4. Objectif / Purpose

La création de la DUSOCS répond à un besoin méthodologique et clinique fondamental : l’absence d’outils capables de saisir la double nature, bénéfique et délétère, des réseaux interpersonnels au cours d’une même passation brève. Historiquement, la recherche épidémiologique et comportementale a souvent postulé que la simple présence de liens sociaux constituait un facteur exclusivement protecteur pour la santé physique et mentale. Néanmoins, la littérature en psychologie sociale et en médecine comportementale a progressivement mis en évidence que les réseaux sociaux, en particulier la cellule familiale, représentent simultanément une source majeure de détresse psychologique, d’exigences émotionnelles et de conflits interpersonnels chroniques.

L’objectif premier de la DUSOCS est donc de fournir une mesure standardisée, bidimensionnelle et pragmatique, adaptée aux contraintes temporelles strictes des consultations de médecine générale et des études épidémiologiques d’envergure. En distinguant rigoureusement les sources de soutien et les sources de stress à travers les mêmes catégories de relations (conjoint, descendants, ascendants, fratrie, famille élargie, alliés, voisins, collègues, coreligionnaires, amis), l’outil permet d’analyser le bilan relationnel global d’un individu.

En pratique clinique, la DUSOCS est employée pour :

  • Identifier rapidement les patients présentant un déficit critique de soutien social ou, à l’inverse, un niveau pathologique de stress intrafamilial pouvant exacerber des affections somatiques chroniques (telles que le diabète de type 2, l’hypertension artérielle ou les cardiopathies ischémiques).
  • Guider les interventions psychosociales ciblées, comme les entretiens de soutien familial par téléphone ou les orientations vers des thérapies systémiques, ainsi que documenté dans les études interventionnelles fondatrices de Parkerson et al. (1989).
  • Évaluer l’impact des ruptures relationnelles ou de l’isolement chez les personnes âgées et les populations vulnérables.

Dans le domaine de la recherche, la DUSOCS sert à modéliser les interactions entre les stresseurs interpersonnels, les ressources sociales perçues et les trajectoires de santé fonctionnelle, tout en évitant les biais de confusion inhérents aux échelles unidimensionnelles qui ne mesurent que le soutien perçu ou que les événements de vie négatifs.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la DUSOCS repose sur l’évaluation cognitive et subjective des interactions sociales quotidiennes. L’instrument opère une distinction fondamentale entre la disponibilité des ressources relationnelles valorisantes (soutien social) et le fardeau des exigences ou antagonismes interpersonnels (stress relationnel). Ces construits sont articulés selon deux axes orthogonaux : la valence de l’interaction (soutien vs stress) et le cercle relationnel (famille vs réseau extrafamilial).

1. Le soutien social familial (Family Social Support)

Cette dimension quantifie le degré d’étayage affectif, instrumental et informatif perçu par l’individu en provenance de son écologie familiale proche et élargie. Elle englobe le conjoint ou partenaire intime, les enfants ou petits-enfants, les parents ou grands-parents, les frères et sœurs, ainsi que les membres de la parenté biologique ou par alliance. Un score élevé reflète un sentiment profond de sécurité affective, de réassurance de sa propre valeur et la certitude de pouvoir mobiliser une aide matérielle ou psychologique en cas d’adversité au sein du foyer.

2. Le soutien social non familial (Non-Family Social Support)

Cette sous-échelle évalue les ressources d’intégration communautaire et sociale situées en dehors de la sphère de parenté : le voisinage, l’environnement professionnel (collègues), l’affiliation religieuse ou spirituelle et les cercles amicaux. Ce construit traduit l’ancrage de la personne dans le tissu social au sens large, fournissant une appartenance identitaire, des opportunités de réciprocité et un tampon protecteur supplémentaire lorsque le milieu familial est défaillant ou inexistant.

3. Le stress social familial (Family Social Stress)

Le stress familial perçu mesure l’intensité de la tension émotionnelle, des conflits, des pressions normatives, des demandes excessives ou de la culpabilité générées par les membres de la famille. Dans les modèles de médecine familiale, cette dimension constitue un prédicteur particulièrement puissant de la détérioration de la santé fonctionnelle. Un individu peut simultanément percevoir un soutien élevé et un stress important de la part d’un même proche (par exemple, un conjoint aimant mais souffrant d’une maladie débilitante ou manifestant des comportements contrôlants), illustrant l’ambivalence relationnelle inhérente aux liens affectifs intenses.

4. Le stress social non familial (Non-Family Social Stress)

Cette composante appréhende les contraintes interpersonnelles, le harcèlement, l’hostilité perçue ou les exigences conflictuelles émanant du milieu de travail, du voisinage, des groupes confessionnels ou des relations amicales. Ce construit est particulièrement sensible aux dynamiques d’aliénation professionnelle, de conflits de voisinage ou de dissonance communautaire.

5. Les figures relationnelles nodales (Special Confidant / Most Stressful Person)

Au-delà des scores agrégés, la DUSOCS isole deux indicateurs qualitatifs fondamentaux : l’existence d’une personne de confiance absolue (confident privilégié) à laquelle l’individu peut confier ses difficultés personnelles les plus intimes, et l’identification de la personne constituant la source prépondérante de stress à l’instant présent. En psychologie de la santé, la présence d’au moins un véritable confident est reconnue comme l’un des plus puissants facteurs de résilience face au risque de décompensation dépressive.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’architecture conceptuelle de la DUSOCS s’inscrit au confluent de plusieurs théories majeures de la psychologie clinique, de la médecine comportementale et de la sociologie de la santé.

Le modèle transactionnel du stress et du coping (Lazarus & Folkman)

Le cadre théorique cardinal repose sur la théorie transactionnelle du stress développée par Richard Lazarus et Susan Folkman (1984). Selon ce modèle, le stress n’est ni un simple stimulus environnemental ni une simple réponse physiologique, mais une transaction dynamique entre la personne et son environnement, médiatisée par des processus d’évaluation cognitive (évaluation primaire de la menace et évaluation secondaire des ressources de coping). La DUSOCS opérationnalise directement ce concept : le soutien social représente une ressource externe fondamentale permettant d’atténuer la perception de la menace ou d’accroître le sentiment d’efficacité personnelle face aux épreuves, tandis que le stress relationnel constitue une source chronique de micro-stresseurs (daily hassles) qui épuise les capacités adaptatives de l’organisme.

L’hypothèse du tampon protecteur contre l’effet d’atteinte directe (Buffering vs. Direct Effects)

Les concepteurs de Duke se sont appuyés sur les travaux de Cohen et Wills (1985) ainsi que sur les recherches antérieures de Broadhead et al. (1983). Deux mécanismes sont postulés : d’une part, l’effet direct (main effect model), selon lequel un réseau social solide exerce une influence bénéfique constante sur l’homéostasie biologique et les comportements de santé, indépendamment du niveau de stress ; d’autre part, l’effet tampon (buffering model), où le soutien social protège sélectivement l’individu contre les conséquences pathogènes du stress élevé en modifiant l’évaluation subjective des stresseurs. La DUSOCS a été spécifiquement conçue pour tester empiriquement ces interactions en quantifiant le soutien et le stress sur les mêmes nœuds relationnels.

La théorie des systèmes familiaux et l’ambivalence interpersonnelle

Contrairement aux modèles sociométriques unidimensionnels, la DUSOCS intègre les apports de la théorie systémique familiale (Minuchin, Bowen). Dans un système familial, les frontières, les loyautés invisibles et les interdépendances font que les sources de soutien constituent également, de façon quasi inévitable, des vecteurs potentiels de friction émotionnelle. Reconnaître que le soutien et le stress ne sont pas les pôles opposés d’un continuum unique, mais deux dimensions orthogonales et indépendantes, constitue l’apport épistémologique central de Parkerson et de son équipe.

7. Validité / Validity

La validité de la DUSOCS a fait l’objet de rigoureuses vérifications méthodologiques menées sur diverses cohortes de patients de médecine générale et d’adultes suivis en soins primaires (notamment Parkerson et al., 1989, 1991, 1992, 1995).

Validité de contenu et d’apparence

La validité de contenu a été établie par consensus d’experts multidisciplinaires (médecins de famille, épidémiologistes, sociologues de la santé et psychologues cliniciens). Les catégories de personnes retenues couvrent de manière exhaustive l’écologie sociale d’un adulte occidental typique, incluant tant les liens forts (famille proche) que les liens faibles (collègues, voisins, membres d’organisations spirituelles), garantissant que les domaines pertinents du réseau interpersonnel soient explorés sans imposer une charge cognitive excessive au répondant.

Validité convergente et discriminante

La validité convergente a été documentée par des corrélations statistiquement significatives avec d’autres échelles standardisées :

  • Les scores de Soutien social familial et non familial corrèlent positivement avec le Duke-UNC Functional Social Support Questionnaire (DUFSS) avec des coefficients de corrélation de Pearson compris entre r = 0,45 et r = 0,62 (p < 0,001).
  • Les dimensions de stress social sont positivement associées aux scores d’anxiété et de dépression mesurés par le Duke Health Profile (DUKE) (r = 0,35 à 0,48, p < 0,001), et négativement corrélées avec l’échelle de santé mentale et d’estime de soi du DUKE.
  • La validité discriminante est attestée par le fait que les corrélations entre le score de soutien familial et le score de stress familial au sein d’un même individu sont faibles à modérées (généralement comprises entre r = -0,12 et r = 0,08, non significatives dans plusieurs sous-groupes), confirmant que l’outil mesure deux construits empiriquement distincts et non une redondance inversée.

Validité prédictive et clinique

Dans des études longitudinales prospectives (Parkerson et al., 1995), un score élevé de stress familial mesuré par la DUSOCS s’est révélé être un prédicteur indépendant robuste de la dégradation future de l’état de santé fonctionnelle, de la persistance de symptômes physiques inexpliqués et d’une utilisation accrue des services médicaux d’urgence sur un suivi de 12 à 18 mois, même après ajustement pour l’âge, le sexe et la comorbidité somatique initiale.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés métrologiques de la DUSOCS en termes de stabilité et de précision des mesures ont été documentées dans les publications fondatrices de Parkerson et al. (1989, 1991) ainsi que dans le manuel des mesures de santé de Duke (Parkerson, 2002).

Cohérence interne

L’homogénéité des sous-échelles a été évaluée à l’aide du coefficient alpha de Cronbach. Bien que les réseaux sociaux soient par nature hétérogènes (une relation conflictuelle avec un beau-parent ne signifiant pas nécessairement une relation conflictuelle avec ses propres enfants), les indices de consistance interne atteignent des niveaux tout à fait acceptables pour des instruments courts en santé publique :

  • Sous-échelle Soutien familial (items 1 à 6) : α = 0,72 à 0,77 selon les cohortes.
  • Sous-échelle Soutien non familial (items 7 à 10) : α = 0,65 à 0,71.
  • Sous-échelle Stress familial (items 1 à 6) : α = 0,70 à 0,75.
  • Sous-échelle Stress non familial (items 7 à 10) : α = 0,62 à 0,68.
  • Score de soutien global (items 1 à 10) : α = 0,78.
  • Score de stress global (items 1 à 10) : α = 0,74.

Fidélité test-retest (Stabilité temporelle)

La reproductibilité de la mesure a été évaluée auprès d’échantillons de patients stables en médecine ambulatoire sur des intervalles de une à quatre semaines :

  • Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) ou de corrélation test-retest de Spearman varient entre 0,71 et 0,81 pour les dimensions de soutien social, attestant d’une excellente stabilité des réseaux perçus.
  • Pour les dimensions de stress social, les coefficients s’établissent entre 0,68 et 0,76, reflétant une stabilité temporelle satisfaisante tout en conservant une réactivité légitime aux fluctuations conjoncturelles de la dynamique relationnelle.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de la DUSOCS a fait l’objet d’analyses factorielles exploratoires (AFE) initiales avec rotation Varimax, puis d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) destinées à tester la configuration multidimensionnelle de l’instrument (Parkerson et al., 1991).

Structure factorielle exploratoire (AFE)

Les analyses factorielles menées sur l’ensemble des 20 items réguliers (10 items de soutien et 10 items de stress) isolent de manière consistante une solution à quatre facteurs majeurs expliquant plus de 55 % de la variance totale :

  1. Facteur 1 : Soutien familial (items I.A.1 à I.A.6), avec des saturations factorielles élevées (allant de 0,54 pour les alliés à 0,82 pour le conjoint et les enfants).
  2. Facteur 2 : Stress familial (items II.A.1 à II.A.6), regroupant l’ensemble des items de stress intrafamilial (saturations entre 0,49 et 0,78).
  3. Facteur 3 : Soutien non familial (items I.B.7 à I.B.10), saturant fortement sur les collègues, les amis et les voisins (saturations de 0,58 à 0,79).
  4. Facteur 4 : Stress non familial (items II.B.7 à II.B.10), isolant les sources de tension professionnelles et de voisinage (saturations de 0,52 à 0,74).

Cette nette séparation confirme l’indépendance factorielle entre le domaine du soutien et celui du stress : les items de soutien ne se projettent pas sous forme de saturations négatives sur les facteurs de stress, ce qui démontre empiriquement l’absence de bipolarité stricte et légitime le calcul de scores distincts.

Modélisation confirmatoire (AFC)

Les modélisations en équations structurelles confirment que le modèle corrélé à 4 facteurs présente une adéquation aux données significativement supérieure à un modèle à deux facteurs généraux (Soutien total vs Stress total) ou à un modèle unidimensionnel global. Les indices d’ajustement répertoriés dans les études de validation montrent un indice de Tucker-Lewis (TLI) et un indice de comparaison de Bentler (CFI) supérieurs au seuil de 0,90, avec un résidu quadratique moyen approché (RMSEA) inférieur à 0,06, attestant de la solidité structurelle de l’instrument.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’outil : Duke Social Support and Stress Scale (DUSOCS).
  • Nom en français : Échelle de soutien social et de stress de Duke.
  • Format d’administration : Auto-questionnaire papier-crayon ou formulaire numérique auto-administré (une passation hétéro-administrée par un enquêteur ou un infirmier est possible pour les sujets présentant des difficultés de lecture).
  • Temps de passation estimé : 3 à 5 minutes.
  • Structure générale : 2 parties symétriques comprenant chacune 12 questions (soit 24 items au total) :
    • Partie I : People Who Give Personal Support (Personnes apportant un soutien personnel) — divisée en Famille (items 1 à 6), Hors famille (items 7 à 10), et Personne de confiance privilégiée (items 11 et 12).
    • Partie II : People Who Cause Personal Stress (Personnes causant un stress personnel) — divisée en Famille (items 1 à 6), Hors famille (items 7 à 10), et Personne la plus stressante (items 11 et 12).
  • Échelle de réponse et codage :
    • Pour les items catégoriels 1 à 10 de chaque partie :
      • « There is No Such Person » (Cette personne n’existe pas) = 0
      • « None » (Aucun) = 0
      • « Some » (Un peu) = 1
      • « A lot » (Beaucoup) = 2
    • Pour l’item 11 de chaque partie :
      • « No » (Non) = 0
      • « Yes » (Oui) = 2
    • L’item 12 de chaque partie est une question ouverte qualitative identifiant la catégorie du proche sélectionné.
  • Procédure de calcul des scores :
    • Score brut de soutien familial : Somme des items I.1 à I.6 (étendue de 0 à 12).
    • Score brut de soutien non familial : Somme des items I.7 à I.10 (étendue de 0 à 8).
    • Score de soutien total : Somme des items I.1 à I.10 + item I.11 (étendue de 0 à 22).
    • Score brut de stress familial : Somme des items II.1 à II.6 (étendue de 0 à 12).
    • Score brut de stress non familial : Somme des items II.7 à II.10 (étendue de 0 à 8).
    • Score de stress total : Somme des items II.1 à II.10 + item II.11 (étendue de 0 à 22).
    • Transformation standardisée de Duke : Selon les recommandations de Parkerson (2002), les scores bruts sont fréquemment convertis sur une échelle standardisée de 0 à 100 via la formule canonique :
      Score standardisé = (Score brut obtenu / Score maximal possible) × 100
  • Interprétation clinique : Un score de soutien élevé (proche de 100) indique un étayage relationnel robuste. Un score de stress élevé (proche de 100) traduit une charge conflictuelle ou relationnelle critique nécessitant une investigation clinique approfondie.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception et première publication : 1989 (validation princeps par George R. Parkerson Jr. et collègues dans le Journal of Clinical Epidemiology).
  • Statut des droits d’auteur : Droits détenus par le Department of Community and Family Medicine, Duke University Medical Center, Durham, Caroline du Nord, États-Unis.
  • Politique d’utilisation et tarification : L’échelle DUSOCS est considérée comme un instrument du domaine académique accessible à des fins de recherche non commerciale et de pratique clinique sans redevance financière préalable (free of charge for non-commercial clinical and academic research use). L’utilisation commerciale, l’intégration dans des logiciels propriétaires payants ou les essais cliniques sponsorisés par l’industrie pharmaceutique nécessitent une autorisation écrite formelle.
  • Conditions requises : Citation rigoureuse des publications princeps de Parkerson et al. (1989, 1991) et respect scrupuleux du libellé original des items afin de préserver l’intégrité psychométrique du test.

12. Références / References

Les travaux scientifiques et manuels méthodologiques établissant la validation et l’utilisation de la DUSOCS sont répertoriés ci-dessous :

  • Broadhead, W. E., Kaplan, B. H., James, S. A., Wagner, E. H., Schoenbach, V. J., Grimson, R., Heyden, S., Tibblin, G., & Gehlbach, S. H. (1983). The epidemiologic evidence for a relationship between social support and health. American Journal of Epidemiology, 117(5), 521–537. https://doi.org/10.1093/oxfordjournals.aje.a113575
  • Cohen, S., & Wills, T. A. (1985). Stress, social support, and the buffering hypothesis. Psychological Bulletin, 98(2), 310–357. https://doi.org/10.1037/0033-2909.98.2.310
  • Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
  • McDowell, I. (2006). Measuring health: A guide to rating scales and questionnaires (3rd ed.). Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780195165678.001.0001
  • Parkerson, G. R., Jr. (2002). User’s guide for Duke health measures. Duke University Department of Community and Family Medicine.
  • Parkerson, G. R., Jr., Broadhead, W. E., & Tse, C. K. J. (1991). Validation of the Duke Social Support and Stress Scale. Family Medicine, 23(5), 357–360. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/1884931/
  • Parkerson, G. R., Jr., Broadhead, W. E., & Tse, C. K. J. (1992). Quality of life and functional health of primary care patients. Journal of Clinical Epidemiology, 45(11), 1303–1313. https://doi.org/10.1016/0895-4356(92)90172-2
  • Parkerson, G. R., Jr., Broadhead, W. E., & Tse, C. K. J. (1995). Perceived family stress as a predictor of health-related outcomes. Archives of Family Medicine, 4(3), 253–260. https://doi.org/10.1001/archfami.4.3.253
  • Parkerson, G. R., Jr., Michener, J. L., Wu, L. R., Finch, J. N., Muhlbaier, L. H., Magruder-Habib, K., Knesper, D. J., & Reese, D. (1989). Associations among family support, family stress, and personal functional health status. Journal of Clinical Epidemiology, 42(3), 217–229. https://doi.org/10.1016/0895-4356(89)90059-4
  • Parkerson, G. R., Jr., Michener, J. L., Wu, L. R., Finch, J. N., Broadhead, W. E., Muhlbaier, L. H., Magruder-Habib, K., Knesper, D. J., & Reese, D. (1989). The effect of a telephone family assessment intervention on the functional health of patients with elevated family stress. Medical Care, 27(7), 680–693. https://doi.org/10.1097/00005650-198907000-00002

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Your wife‚ husband‚ or significant other person
2

Your children or grandchildren
3

Your parents or grandparents
4

Your brothers or sisters
5

Your other blood relatives
6

Your relatives by marriage (for example: in-laws‚ ex-wife‚ ex-husband)
7

Your neighbors
8

Your co-workers
9

Your church members
10

Your other friends
11

Do you have one particular person whom you trust and to whom you can go with personal difficulties?
12

If you answered “yes”‚ which of the above types of person is he or she? (for example: child‚ parent‚ neighbor) ____________
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 2). Échelle de soutien social et de stress de Duke (DUSOCS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-soutien-social-et-de-stress-de-duke-dusocs/
Looti, Mohammed. “Échelle de soutien social et de stress de Duke (DUSOCS).” Base de données de psychologie en français, 2 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-soutien-social-et-de-stress-de-duke-dusocs/.
Looti, Mohammed. “Échelle de soutien social et de stress de Duke (DUSOCS).” Base de données de psychologie en français. octobre 2, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-soutien-social-et-de-stress-de-duke-dusocs/.