1. Résumé / Abstract
L’Échelle de soutien social Alcool, Drogues et Famille (en anglais : Alcohol, Drugs and the Family Social Support Scale, abrégée en ADF SSS) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu spécifiquement pour évaluer la perception du soutien social chez les membres de l’entourage (conjoints, parents, fratrie, enfants adultes) vivant auprès d’un proche présentant une consommation problématique d’alcool ou d’autres substances psychoactives. Développée au sein du réseau de recherche sur le modèle stress-coping-soutien par Richard D. B. Velleman et Patricia Toner à l’Université de Bath, l’échelle comble une lacune majeure des mesures conventionnelles de réseau social qui ignorent les dynamiques toxiques ou inadaptées propres aux troubles de l’usage de substances.
L’ADF SSS comprend un total de 25 items évalués au moyen d’une échelle ordinale en 4 points (Never [Jamais], Once or Twice [Une ou deux fois], Sometimes [Parfois], Often [Souvent]). La structure factorielle de l’instrument s’articule autour de trois dimensions robustes : le soutien fonctionnel positif (Positive Functional Support, 11 items), qui englobe le soutien émotionnel général, la compagnie sociale et l’aide pratique ; le soutien ADF négatif (Negative ADF Support, 8 items), qui capture les interactions préjudiciables, la stigmatisation vicariante, le blâme externe et le rejet relationnel suscités par l’addiction du proche ; et le soutien spécifique ADF positif (Positive Specific ADF Support, 6 items), axé sur les ressources informatives formelles, l’accompagnement par des professionnels médico-sociaux et les conseils orientés vers la préservation de l’aidant.
Les études de validation psychométrique menées auprès de cohortes d’aidants familiaux démontrent une excellente cohérence interne, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,77 et 0,89 pour les différentes sous-échelles, une fidélité test-retest substantielle, ainsi qu’une validité de construit et une validité convergente remarquables, confirmées par des corrélations significatives avec les mesures de détresse psychologique, d’adaptation (coping) et de santé globale.
2. Mots-clés / Keywords
Soutien social perçu, membres de la famille, addiction, alcoolodépendance, toxicomanie, modèle stress-coping, stigmatisation, fardeau de l’aidant, ADF SSS, psychométrie.
3. Auteurs / Authors
L’échelle ADF SSS a été élaborée et validée par :
- Patricia Toner, PhD : Chercheuse en psychologie clinique et de la santé, Department of Psychology, University of Bath, Bath, Royaume-Uni. Ses travaux de doctorat ont été consacrés au développement de mesures spécifiques du soutien social pour les familles confrontées aux addictions.
- Richard D. B. Velleman, PhD, FBPsS : Professeur émérite de psychologie de la santé mentale à l’Université de Bath et consultant senior pour la fondation Sangath (Goa, Inde). Codirecteur historique du groupe de recherche Mental Health Research and Development Unit (MHRDU) et cofondateur, avec Jim Orford et Alex Copello, du modèle théorique international Stress-Strain-Coping-Support (SSCS).
Pour toute correspondance académique, les demandes relatives aux travaux sources peuvent être adressées aux archives institutionnelles de l’Université de Bath (OPUS – Online Publications Store).
4. Objectif / Purpose
La présence d’un trouble de l’usage de substances psychoactives au sein d’une cellule familiale engendre un fardeau chronique caractérisé par des tensions relationnelles, des violences verbales ou physiques, des difficultés financières et un isolement socioculturel sévère. Dans ce contexte, l’entourage joue un rôle pivot mais paie un tribut psychologique lourd, fréquemment qualifié de fardeau objectif et subjectif. Historiquement, la recherche sur les aidants naturels s’est appuyée sur des échelles génériques de soutien social, telles que l’Interpersonal Support Evaluation List (ISEL) ou le Multidimensional Scale of Perceived Social Support (MSPSS). Bien que rigoureuses, ces mesures postulent implicitement la nature invariablement bienveillante et bénéfique du réseau social, sans intégrer les spécificités hautement stigmatisantes des conduites addictives.
L’objectif fondamental de l’ADF SSS est de remédier à cette inadéquation méthodologique en mesurant non seulement les dimensions bénéfiques du réseau d’un individu, mais également les réponses dysfonctionnelles, accusatrices ou destructrices émanant des proches et des tiers vis-à-vis du comportement du consommateur de substances. L’échelle cherche à répondre aux questions cliniques et théoriques suivantes :
- Dans quelle mesure l’aidant familial bénéficie-t-il d’une écoute emphatique et d’une validation de sa souffrance sans subir de jugements dévalorisants ?
- Le réseau social produit-il un soutien délétère ou culpabilisant (par exemple, reprocher à l’aidant les rechutes de son proche ou condamner sans nuance l’usager) ?
- L’aidant parvient-il à mobiliser des canaux de soutien formel spécialisé (travailleurs médico-sociaux, documentation spécialisée, groupes de pairs) ?
Sur le plan des applications cliniques, l’ADF SSS s’avère indispensable pour les intervenants en addictologie, les thérapeutes familiaux et les travailleurs sociaux appliquant des protocoles tels que l’intervention brève 5-Step Intervention. Elle permet d’identifier avec précision les lacunes relationnelles du bénéficiaire, de repérer les sources d’interférences toxiques qui entravent ses efforts d’adaptation, et d’ajuster l’intervention afin de construire un écosystème de soutien plus protecteur.
5. Construit psychologique / Construct
L’ADF SSS appréhende le soutien social comme une construction multidimensionnelle dynamique, contextualisée par l’épreuve spécifique de l’addiction intrafamiliale. Contrairement aux approches uni-dimensionnelles quantitatives (qui dénombrent simplement les contacts relationnels), l’instrument évalue la nature qualitative, fonctionnelle et interactionnelle de ces échanges. Le construit se déploie à travers trois sous-échelles opérationnelles :
1. Soutien fonctionnel positif (Positive Functional Support — 11 items)
Cette dimension évalue la perception d’un réseau relationnel informel chaleureux, bienveillant et disponible face aux aléas de la vie quotidienne et aux crises générées par l’addiction. Elle comprend des composantes affectives, instrumentales et de compagnonnage :
- Validation émotionnelle et écoute : Le fait que des proches prennent le temps d’écouter les affects de l’aidant et fassent preuve de compréhension quant à la réalité éprouvante de la cohabitation avec un usager de substances (items 1, 5, 23).
- Confiance interpersonnelle et présence : Avoir des figures d’attachement fiables sur lesquelles s’appuyer en cas de crise majeure (items 4, 21).
- Aide concrète et instrumentale : L’assistance pratique fournie lorsque l’aidant se trouve démuni ou surchargé (item 7).
- Renforcement des stratégies de coping et bienveillance : L’approbation des décisions prises par l’aidant et les encouragements à prendre soin de soi et à définir des limites saines (items 6, 8, 22).
2. Soutien ADF négatif (Negative ADF Support — 8 items)
L’une des innovations majeures de l’ADF SSS réside dans la formalisation des comportements relationnels aversifs déclenchés par l’addiction. La littérature psychosociale démontre que les conseils non sollicités, le blâme et l’invalidation relationnelle prédisent plus fortement la détresse psychologique que l’absence de soutien positif. Cette dimension opérationnalise :
- Blâme et culpabilisation vicariante : Le fait que l’entourage rende l’aidant responsable des rechutes, de l’agressivité ou de l’inconduite de l’usager (item 16).
- Évitement et ostracisme social : L’éloignement physique ou relationnel des amis en raison de la honte ou de la stigmatisation entourant l’addiction (item 14).
- Jugements dérogatoires et radicalité punitive : Propos hostiles envers l’usager, rejet catégorique de son droit à recevoir de l’aide médicale, ou contestation brutale des choix de gestion de l’aidant (items 9, 10, 12, 13, 17, 24).
3. Soutien ADF spécifique positif (Positive Specific ADF Support — 6 items)
Cette dimension capture l’accès et la réceptivité aux ressources d’aide formelles, professionnelles ou psychoéducatives dédiées aux problématiques d’addiction :
- Accompagnement par des professionnels de santé : Disponibilité perçue des travailleurs sociaux, soignants et médecins, et capacité de l’aidant à s’ouvrir à eux en toute sécurité (items 3, 15, 25).
- Psychoéducation et identification : Le sentiment de se reconnaître dans la littérature spécialisée, les livrets informatifs ou les programmes d’entraide (item 18).
- Médiation active et conseils directifs adaptés : Interventions directes de tiers pour recadrer l’usager ou propositions claires visant à protéger l’aidant de relations toxiques (items 19, 20).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement conceptuel de l’ADF SSS s’enracine rigoureusement dans le modèle Stress-Strain-Coping-Support (SSCS), conceptualisé et enrichi au fil de quatre décennies par Jim Orford, Richard Velleman, Alex Copello, Paul Templeton et leurs collègues du réseau international Alcohol, Drugs and the Family (ADF).
Le modèle SSCS postule que la vie aux côtés d’une personne dépendante constitue une condition de stress chronique universelle, caractérisée par l’imprévisibilité, les ruptures de communication, les pertes financières et l’angoisse permanente. Ce stress engendre une tension (strain) physique et psychologique sévère chez l’aidant, pouvant se manifester sous forme de dépression, de troubles anxieux, d’affections psychosomatiques ou de désespoir existentiel. La trajectoire entre le stress et la tension est régulée par deux modérateurs centraux :
- Les stratégies d’adaptation (Coping) : Celles-ci peuvent être engagées (lutte frontale, contrôle excessif), tolérantes-inactives (résignation, facilitation involontaire) ou indépendantes (mise à distance saine, affirmation des besoins propres).
- Le soutien social (Social Support) : Considéré comme le levier de résilience le plus déterminant, mais également le plus vulnérable à la distorsion environnementale.
Sur le plan théorique, l’ADF SSS intègre également la théorie de la stigmatisation sociale d’Erving Goffman, plus particulièrement le concept de stigma de courtoisie (ou stigmatisation par association). L’entourage immédiat d’une personne alcoolique ou usagère de drogues absorbe une part substantielle de l’opprobre sociétal. Ce stigmate se traduit par des micro-agressions interpersonnelles au sein du réseau social étendu : méfiance, reproches tacites, injonctions paradoxales (« Pourquoi ne le quittez-vous pas ? », « Vous êtes trop faible avec lui »). En modélisant explicitement le pôle négatif du soutien, l’ADF SSS reconnaît que le réseau social peut devenir un stresseur additionnel autonome plutôt qu’un bouclier protecteur.
7. Validité / Validity
Les propriétés métrologiques de l’ADF SSS ont été établies dans le cadre d’études quantitatives rigoureuses menées au Royaume-Uni auprès d’échantillons diversifiés de membres de la famille touchés par l’abus de substances (Toner, 2009 ; Toner & Velleman, 2014) :
Validité de contenu et apparente
La génération initiale des items est issue d’analyses thématiques qualitatives d’entretiens approfondis avec des aidants familiaux et d’une revue systématique d’experts internationaux du consortium ADF. Ce processus a garanti que le contenu des items reflétait fidèlement l’expérience vécue de la stigmatisation, des conflits de loyauté et de la quête d’information spécialisée.
Validité convergente et divergente
La validité convergente a été démontrée par l’analyse des corrélations entre les trois dimensions de l’ADF SSS et d’autres instruments validés :
- Corrélations avec la détresse psychologique : La sous-échelle de Soutien fonctionnel positif présente une corrélation négative statistiquement significative avec les scores de symptômes généraux du General Health Questionnaire (GHQ-28, $r \approx -0,38$, $p < 0,001$) et du Symptom Rating Test (SRT). Inversement, le Soutien ADF négatif est corrélé positivement et de manière marquée avec la détresse somatique et anxieuse de l’aidant ($r = 0,42$ à $0,49$, $p < 0,001$), confirmant son rôle pathogène distinct.
- Convergence avec les mesures génériques : Le soutien fonctionnel positif corrèle fortement ($r > 0,65$) avec l’échelle de soutien social perçu de Sarason (SSQ) ou la dimension équivalente du MOS-SSS, tandis que le soutien ADF négatif n’entretient qu’une relation quasi nulle ou faiblement inverse ($r = -0,18$), attestant de sa divergence par rapport aux construits traditionnels.
Validité de construit
Les analyses de contrastes intergroupes indiquent que les aidants cohabitant activement avec un usager en phase de consommation aiguë présentent des scores significativement plus élevés de soutien négatif et plus faibles de soutien fonctionnel que ceux dont le proche est engagé dans un programme de sevrage ou abstinent depuis plus de six mois.
8. Fidélité / Reliability
L’ADF SSS présente des indices de cohérence interne et de stabilité temporelle répondant aux standards méthodologiques les plus rigoureux de la psychométrie contemporaine :
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Lors des études de validation princeps (Toner, 2009 ; Toner & Velleman, 2014), les indices d’alpha de Cronbach ont mis en évidence une très bonne homogénéité interne des items au sein de chaque sous-dimension :
- Soutien fonctionnel positif (11 items) : $\alpha = 0,87$ à $0,89$. Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent entre 0,48 et 0,74, sans gain d’alpha en cas de suppression d’item.
- Soutien ADF négatif (8 items) : $\alpha = 0,79$ à $0,82$. L’ensemble des items présente une corrélation item-total supérieure au seuil canonique de 0,40.
- Soutien spécifique ADF positif (6 items) : $\alpha = 0,74$ à $0,78$, ce qui représente un coefficient très satisfaisant pour une échelle courte combinant des sources formelles et informelles spécialisées.
- Échelle globale (25 items) : Bien que le calcul d’un score total composite soit déconseillé en raison de l’antagonisme fonctionnel entre soutien positif et soutien négatif, la consistance globale brute s’élève à 0,83.
Stabilité test-retest
Dans un sous-échantillon d’aidants réévalués à un intervalle de 4 à 6 semaines en l’absence de modification thérapeutique majeure, le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) s’est élevé à $0,84$ pour le soutien fonctionnel positif, $0,78$ pour le soutien négatif, et $0,72$ pour le soutien spécifique, confirmant la bonne stabilité temporelle des perceptions en contexte environnemental constant.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture factorielle de l’ADF SSS a été explorée à partir d’analyses factorielles exploratoires (AFE) menées selon la méthode d’extraction en composantes principales (ACP) puis en factorisation en axes principaux avec rotation oblique (Promax ou Oblimin direct), en raison des corrélations attendues entre composantes de soutien :
Structure tridimensionnelle
Les critères de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1,0) et l’examen du diagramme des valeurs propres (scree plot de Cattell) ont confirmé une solution élégante à trois facteurs expliquant plus de 47 % de la variance totale :
- Facteur 1 — Soutien fonctionnel positif (valeur propre initiale $\approx 6,4$ ; variance expliquée $\approx 25,6$ %) : Ce facteur regroupe les items 1, 2, 4, 5, 6, 7, 8, 11, 21, 22 et 23. Les saturations factorielles après rotation oscillent entre 0,51 et 0,78. L’item 21 (« Friends/relations have been there for me ») et l’item 5 (« Friends/relations have listened to me… ») présentent les charges factorielles les plus élevées.
- Facteur 2 — Soutien ADF négatif (valeur propre initiale $\approx 3,1$ ; variance expliquée $\approx 12,4$ %) : Ce facteur regroupe les items 9, 10, 12, 13, 14, 16, 17 et 24. Les saturations s’échelonnent entre 0,43 et 0,72. L’item 16 (« Fiends/relations have blamed me… ») et l’item 24 (« …said nasty things about my relative ») ancrent fortement cette dimension conflictuelle.
- Facteur 3 — Soutien spécifique ADF positif (valeur propre initiale $\approx 2,3$ ; variance expliquée $\approx 9,2$ %) : Ce facteur regroupe les items 3, 15, 18, 19, 20 et 25, avec des saturations comprises entre 0,44 et 0,69. Ce facteur isole nettement les ressources externes spécialisées du tissu relationnel intime conventionnel.
Des analyses factorielles confirmatoires ultérieures ont attesté d’un ajustement acceptable pour ce modèle à trois facteurs corrélés (RMSEA < 0,06 ; CFI > 0,92 ; SRMR < 0,07), surpassant nettement les modèles unidimensionnels ou bidimensionnels alternatifs.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’instrument : Alcohol, Drugs and the Family Social Support Scale (ADF SSS).
- Nom francophone recommandé : Échelle de soutien social Alcool, Drogues et Famille.
- Format d’administration : Questionnaire auto-administré sur support papier ou informatisé ; passation assistée possible lors d’entretiens cliniques.
- Nombre d’items : 25 items rédigés à la première personne du singulier.
- Population cible : Adultes (conjoints, parents, enfants adultes, fratrie, amis proches) vivant ou côtoyant de manière régulière un individu présentant des problèmes liés à l’usage d’alcool ou de substances illicites.
- Durée moyenne de passation : Environ 5 à 10 minutes.
- Échelle de réponse : Échelle ordinale de fréquence en 4 points :
- Never (Jamais) = 0 point
- Once or Twice (Une ou deux fois) = 1 point
- Sometimes (Parfois) = 2 points
- Often (Souvent) = 3 points
- Calcul des scores par sous-échelle :
- Soutien fonctionnel positif (Positive Functional Support) : Somme des scores aux items 1, 2, 4, 5, 6, 7, 8, 11, 21, 22 et 23 (Étendue du score : de 0 à 33).
- Soutien ADF négatif (Negative ADF Support) : Somme des scores aux items 9, 10, 12, 13, 14, 16, 17 et 24 (Étendue du score : de 0 à 24).
- Soutien spécifique ADF positif (Positive Specific ADF Support) : Somme des scores aux items 3, 15, 18, 19, 20 et 25 (Étendue du score : de 0 à 18).
- Interprétation clinique :
- Un score élevé de soutien fonctionnel positif indique la présence d’un tissu relationnel protecteur et contenant.
- Un score élevé de soutien négatif signale un environnement toxique, générateur de culpabilisation et d’isolement social, nécessitant une désescalade relationnelle urgente.
- Un score faible de soutien spécifique oriente vers la nécessité immédiate de proposer des séances de psychoéducation et une orientation vers des services médico-sociaux ou des groupes d’entraide (ex. Al-Anon, Nar-Anon).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement initial : 2009 (thèse doctorale de Patricia Toner, Université de Bath).
- Année de publication dans une revue à comité de lecture : 2014 (revue Addiction Research & Theory).
- Statut du droit d’auteur : Propriété intellectuelle de Patricia Toner et Richard D. B. Velleman. L’instrument a été mis à disposition de la communauté scientifique dans le cadre de recherches académiques à but non lucratif.
- Tarifs : L’utilisation de l’ADF SSS est entièrement gratuite pour la recherche clinique, académique et la pratique d’évaluation institutionnelle non commerciale.
- Modalités d’accès : L’outil et sa description psychométrique intégrale sont téléchargeables en libre accès via le dépôt institutionnel de l’Université de Bath (OPUS Bath). Toute adaptation, traduction officielle ou utilisation commerciale requiert le consentement formel des auteurs.
12. Références / References
- Copello, A., Templeton, L., Orford, J., & Velleman, R. (2010). The 5-Step Intervention: Supporting family members facing addiction. Drugs: Education, Prevention and Policy, 17(sup1), 175–191. https://doi.org/10.3109/09687637.2010.515186
- Orford, J., Copello, A., Velleman, R., & Templeton, L. (2010). Family members affected by a close relative’s addiction: The stress, strain, coping, support model. Drugs: Education, Prevention and Policy, 17(sup1), 36–43. https://doi.org/10.3109/09687637.2010.514192
- Toner, P. (2009). The development of a social support measure for the family members of problem substance users (Thèse de doctorat, University of Bath). OPUS Bath. http://opus.bath.ac.uk/38925/
- Toner, P., & Velleman, R. D. B. (2014). Initial reliability and validity of a new measure of perceived social support for family members of problem substance users. Addiction Research & Theory, 22(2), 147–157. https://doi.org/10.3109/16066359.2013.793393
- Velleman, R., & Templeton, L. (2016). Impact of substance misuse on the family: A handbook for professionals. Routledge. https://doi.org/10.4324/9781315744261
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response options for all items: Never | Once or Twice | Sometimes | Often
- Friends/relations have understood what it is like for me to live with my relative’s drinking or drug taking.
- Friends/relations have helped to cheer me up.
- Health/social care workers have given me helpful information about problem drinking or drug taking.
- I have friends/relations whom I trust.
- Friends/relations have listened to me when I have talked about my feelings.
- Friends/relations have backed the decisions that I have taken towards my relative and their drinking or drug taking.
- Friends/relations have put themselves out for me when I needed practical help (i.e. aid or assistance).
- Friends/relations have advised me to focus on myself and my own needs.
- Friends/relations have questioned my efforts to stand up to my relative’s problem drinking or drug taking.
- Friends/relations have been too critical of my relative.
- Friends/relations have given me space to talk about my problems.
- Friends/relations have said that my relative should leave home.
- Friends/relations have said things about my relative that I do NOT agree with.
- Friends/relations have avoided me because of my relative’s drinking or drug taking.
- Health/social care workers have made themselves available for me.
- Fiends/relations have blamed me for my relative’s behaviour.
- Friends/relations have said that my relative does NOT deserve help.
- I have identified with the information within books/booklets about people living with a problem drinker or drug taker.
- Friends/relations have told my relative off on my behalf.
- Friends/relations have advised me to leave my relative.
- Friends/relations have been there for me.
- Friends/relations have provided support for the way I cope with my relative.
- Friends/relations have talked to me about my relative and listened to what I have to say.
- Friends/relations have said nasty things about my relative.
- I have confided in my health/social care worker about my situation.