1. Résumé / Abstract
L’Échelle de sévérité et de fréquence du bavage dans la maladie de Parkinson (DSFS-P, adaptation spécifique de la Drooling Severity and Frequency Scale initialement introduite par Thomas-Stonell et Greenberg en 1988 et validée pour la maladie de Parkinson par Kalf et ses collaborateurs en 2007) constitue un instrument de mesure semi-quantitatif bref conçu pour évaluer la sévérité et la récurrence de la sialorrhée chez les patients atteints de troubles neurodégénératifs parkinsoniens. Le bavage, ou perte involontaire de salive, représente une manifestation non motrice fréquente, hautement invalidante sur le plan psychosocial et directement liée à des anomalies de la déglutition automatique (dysphagie oropharyngée) ainsi qu’à une posture corporelle antérieure fléchie.
L’échelle se compose rigoureusement de deux items cardinaux : l’un mesurant la sévérité objective et spatiale de l’écoulement salivaire (coté de 1 à 5, depuis une bouche totalement sèche jusqu’à un écoulement profus nécessitant un changement continu de vêtements) et l’autre quantifiant la fréquence temporelle du phénomène (coté de 1 à 5, depuis l’absence complète jusqu’à une présence continue au cours de la journée). Le score composite s’échelonne ainsi de 2 à 10 points. Les propriétés psychométriques établies dans des cohortes parkinsoniennes néerlandaises et internationales mettent en évidence une excellente concordance inter-évaluateurs (coefficients Kappa pondérés compris entre 0,70 et 0,85), une remarquable sensibilité au changement pharmacologique (notamment lors de l’administration d’injections de toxine botulique ou de dérivés anticholinergiques) et de fortes corrélations convergentes avec des questionnaires de qualité de vie globale (PDQ-39) et des échelles spécialisées de dysphagie.
2. Mots-clés / Keywords
Sialorrhée, Maladie de Parkinson, Déglutition, Dysphagie, Évaluation clinique, Psychométrie, DSFS-P, Neurologie, Écoulement salivaire, Qualité de vie, Échelle ordinale, Système nerveux autonome.
3. Auteurs / Authors
L’adaptation et la validation systématique de cet instrument pour la maladie de Parkinson ont été menées par une équipe pluridisciplinaire du centre médical de l’Université Radboud (Nijmegen, Pays-Bas) :
- J.G. (Hanneke) Kalf, Ph.D. : Département d’orthophonie et de neurologie, Radboud University Medical Center, Donders Institute for Brain, Cognition and Behaviour, Nijmegen, Pays-Bas. Spécialiste des troubles de la parole et de la déglutition dans les affections neurodégénératives.
- B.J.M. (Bert) de Swart, Ph.D. : Département de réadaptation, Radboud University Medical Center, Nijmegen, Pays-Bas.
- Bastiaan R. Bloem, MD, Ph.D., FRCP : Professeur de neurologie clinique, Centre d’expertise pour la maladie de Parkinson et les troubles du mouvement, Radboud University Medical Center, Nijmegen, Pays-Bas.
- Marten Munneke, Ph.D. : Département de neurologie et Radboudumc Centre of Expertise for Parkinson & Movement Disorders, Nijmegen, Pays-Bas.
L’échelle originale sous-jacente a été formulée en 1988 par N. Thomas-Stonell et J. Greenberg au Hugh MacMillan Medical Centre de Toronto (Canada), initialement développée pour les enfants atteints de paralysie cérébrale avant d’être transposée à la neurologie de l’adulte.
4. Objectif / Purpose
La sialorrhée affecte entre 50 % et 70 % des individus vivant avec la maladie de Parkinson à un stade modéré à avancé. Contrairement à une croyance clinique répandue, cette accumulation salivaire pathologique ne résulte pas d’une hypersécrétion glandulaire primaire (hypersalivation), mais découle principalement d’une réduction marquée de la fréquence spontanée de déglutition (clearance salivaire ralentie), couplée à une hypomimie faciale, une incompétence labiale et une flexion involontaire de la tête vers l’avant (camptocormie ou antecollis). L’objectif primordial de la DSFS-P est de fournir aux cliniciens, orthophonistes et chercheurs un outil de dépistage et de gradation rapide, fiable et standardisé, dispensant le praticien de mesures invasives ou fastidieuses telles que la pesée de compresses salivaires (coton salivaire) ou la scintigraphie salivaire.
Sur le plan clinique, l’échelle remplit une triple mission :
- Diagnostic de sévérité initiale : Identifier le seuil critique à partir duquel la perte de salive cesse d’être une simple gêne nocturne pour devenir une source d’irritation cutanée péribuccale, d’infections locales (chéilite angulaire) et de détresse psychologique majeure.
- Surveillance thérapeutique : Évaluer précisément l’efficacité différentielle des options thérapeutiques contemporaines, qu’il s’agisse de la rééducation orthophonique comportementale (incitation à la déglutition programmée), de la pharmacothérapie par voie orale (bromure de glycopyrronium, scopolamine, atropine sublinguale) ou des protocoles locaux par infiltrations de toxine botulique de type A ou B au sein des glandes parotides et sous-mandibulaires.
- Prévention des complications respiratoires : Dépister les corrélats précoces de la dysphagie pharyngolaryngée sous-jacente, la présence d’une sialorrhée sévère étant un signal d’alerte reconnu augmentant le risque d’inhalation salivaire silencieuse et de pneumopathie d’inhalation, l’une des causes prépondérantes de mortalité dans la maladie de Parkinson.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par la DSFS-P est bidimensionnel, articulant une composante spatio-anatomique d’extériorisation du liquide salivaire (sévérité) et une composante temporelle de survenue quotidienne (fréquence). Bien que hautement corrélées, ces deux facettes capturent des phénomènes physiopathologiques et phénoménologiques distincts.
Dimension 1 : La sévérité anatomique de l’extériorisation salivaire
Cette dimension documente le volume perçu et le retentissement matériel direct de l’écoulement. L’échelle ordinale gradue l’intensité du bavage selon des repères morphologiques précis :
- Niveau infra-clinique : La salive stagne dans la cavité buccale sans franchir la barrière des lèvres.
- Niveau modéré : La salive franchit le vermillon des lèvres et souille les commissures ou le menton, imposant l’usage ponctuel d’un mouchoir.
- Niveau sévère à profus : Le débit salivaire surpasse les capacités de rétention et s’égoutte sur le col de chemise, les vêtements, les mains ou le mobilier environnant, créant une souillure permanente des textiles et des aides techniques (fauteuils roulants, supports de lecture).
Dimension 2 : La fréquence d’occurrence temporelle
La composante temporelle renvoie à la constance de l’incompétence de déglutition au fil de la journée. Les fluctuations motrices propres à la maladie de Parkinson (effets « on-off » liés à la lévodopa) influencent directement ce paramètre. Les fluctuations oscillent entre :
- Occasionnelle : Épisodes limités à des moments spécifiques de vulnérabilité motrice, par exemple en phase de blocage « off », lors de la somnolence postprandiale ou pendant la concentration cognitive intense (lecture, visionnage de la télévision).
- Constante : L’écoulement salivaire se produit de manière ininterrompue durant la veille, signifiant une dégradation structurelle de l’automatisme déglutitoire tronco-cérébral non restauré par la dopamine.
L’intersection de ces deux axes produit une matrice de gravité qui reflète non seulement la défaillance biomécanique orofaciale, mais aussi le degré d’isolement social induit chez le patient.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le soubassement théorique de la DSFS-P repose sur la conjonction des modèles neurocomportementaux des troubles extrapyramidaux et de la psychologie de la stigmatisation sociale associée aux maladies chroniques du système nerveux central.
Modèle neurophysiologique de la motricité automatique
Dans la théorie motrice classique des ganglions de la base, la perte de neurones dopaminergiques dans la substantia nigra pars compacta altère les circuits striato-corticaux responsables du contrôle moteur semi-automatique. La déglutition salivaire est un réflexe complexe rythmique qui survient spontanément environ une fois par minute chez un sujet sain éveillé (soit 60 à 80 déglutitions par heure). Chez le patient parkinsonien, la fréquence de ce réflexe chute drastiquement, descendant souvent en deçà de 15 à 20 déglutitions par heure. Le cadre théorique développé par Kalf et al. insiste sur le fait que la sialorrhée n’est pas un symptôme autonome autonome au sens sécrétoire, mais une apraxie motrice subtile de l’initiation de la phase orale préparatoire de la déglutition.
Modèle biopsychosocial de Goffman et stigmatisation visible
Sur le versant psychologique et relationnel, la DSFS-P puise sa pertinence dans la théorie de la stigmatisation d’Erving Goffman. La salive constitue un fluide corporel dont la visibilité publique est associée, dans la plupart des conventions culturelles occidentales, à la petite enfance ou à la déchéance physique et cognitive. La perte incontrôlée de salive engendre une honte profonde, une altération de l’estime de soi, un retrait volontaire des interactions conversationnelles, ainsi qu’une réticence à partager des repas en famille ou en public, précipitant la dépression et l’isolement social.
7. Validité / Validity
Les propriétés métrologiques de la DSFS et de sa transposition parkinsonienne (DSFS-P) ont été solidement validées dans la littérature neurologique contemporaine.
Validité de construit et validité convergente
La validité de construit a été démontrée par des corrélations statistiquement robustes entre les scores de la DSFS-P et d’autres instruments évaluant les manifestations de la maladie de Parkinson :
- Corrélation avec l’UPDRS : L’item 2.2 de l’Unified Parkinson’s Disease Rating Scale (cotation de la salivation) présente une corrélation de Spearman très élevée avec le score combiné de la DSFS-P ($r_s = 0{,}75$ à $0{,}88$, $p < 0{,}001$).
- Corrélation avec les échelles de déglutition : Les scores de la DSFS-P sont significativement associés à l’échelle Swallowing Disturbance Questionnaire (SDQ) ($r = 0{,}55$ à $0{,}68$), confirmant le lien étiologique direct entre le bavage et la dysphagie sous-jacente.
- Impact sur la qualité de vie : Une corrélation modérée à forte a été établie avec le score global du PDQ-39 ($r = 0{,}42$ à $0{,}56$), en particulier dans les sous-dimensions du bien-être émotionnel, de la communication et de la stigmatisation perçue.
Validité discriminante
L’instrument démontre une excellente capacité à différencier les stades de sévérité de la maladie classifiés selon l’échelle de Hoehn et Yahr. Les patients aux stades IV et V obtiennent des scores composites significativement plus élevés que les patients aux stades I et II ($p < 0{,}001$). De plus, l'échelle discrimine fidèlement les individus présentant une sialorrhée diurne de ceux ne manifestant qu'un mouillage nocturne de l'oreiller.
Sensibilité au changement thérapeutique (Validité de critère / prédictive)
Dans les essais cliniques randomisés contrôlés par placebo évaluant l’efficacité des neurotoxines botuliques (rimabotulinumtoxinB, onabotulinumtoxinA, incobotulinumtoxinA), la DSFS-P a démontré une réactivité exceptionnelle. Les réductions de scores observées 4 à 8 semaines après l’injection étaient statistiquement significatives ($p < 0{,}0001$), avec une taille d'effet (d de Cohen) fréquemment supérieure à 1,0.
8. Fidélité / Reliability
La consistance et la stabilité de la mesure ont fait l’objet de multiples vérifications au sein d’échantillons cliniques diversifiés.
Fidélité inter-évaluateurs
L’accord entre évaluateurs indépendants (médecins neurologues, orthophonistes et infirmiers spécialisés) examinant simultanément ou de façon décalée des enregistrements vidéo de patients parkinsonien s’est avéré excellent :
- Pour l’item Sévérité : le coefficient Kappa de Cohen pondéré ($\kappa_w$) se situe entre 0,78 et 0,86.
- Pour l’item Fréquence : le $\kappa_w$ est compris entre 0,71 et 0,81.
Fidélité test-retest
La stabilité temporelle mesurée sur un intervalle de 7 à 14 jours chez des patients stables sur le plan médicamenteux indique un coefficient de corrélation intraclasse (ICC) compris entre 0,82 et 0,91 pour le score total. Cette robustesse temporelle assure que les variations de scores observées en pratique clinique reflètent une véritable modification de l’état clinique plutôt qu’un artefact de mesure.
Homogénéité interne
Puisque l’échelle ne comprend que deux items hautement ciblés, le calcul du coefficient alpha de Cronbach est rarement privilégié au profit de l’indice d’inter-corrélation d’items, lequel oscille régulièrement entre 0,65 et 0,78, dénotant une association substantielle sans redondance sémantique tautologique.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
En raison du format extrêmement concis de l’outil (deux variables observées uniques), l’application de protocoles traditionnels d’analyse factorielle exploratoire (AFE) ou confirmatoire (AFC) présente des spécificités computationnelles incontournables.
Structure unifactorielle dominante
Lors de l’intégration des deux items de la DSFS-P dans des batteries psychométriques élargies d’évaluation de la motricité buccopharyngée parkinsonienne, les analyses factorielles en composantes principales révèlent systématiquement que les deux items saturent sur un facteur commun unique représentant la Défaillance de Déglutition Antérieure et de Rétention Salivaire :
- Saturation de l’item Sévérité : $\lambda > 0{,}84$
- Saturation de l’item Fréquence : $\lambda > 0{,}80$
- Variance totale expliquée par ce facteur : supérieure à 72 % dans la plupart des cohortes de modélisation.
Considérations de modélisation en équations structurelles
Dans les modèles d’équations structurelles (Structural Equation Modeling, SEM) reliant les symptômes moteurs parkinsoniens aux répercussions psychosociales, le score latent généré par les deux items de la DSFS-P démontre une charge factorielle directe majeure sur le construit de premier ordre « Dysfonction Pharyngo-orale », servant de variable médiatrice puissante entre l’akinésie axiale et la dégradation de la qualité de vie perçue.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se caractérise par une administration simple, directe et ne nécessitant aucun matériel technologique particulier.
- Format d’administration : Hétéro-questionnaire conduit par un professionnel de santé lors de l’entretien clinique, avec le concours du patient et, si nécessaire, de son aidant principal (soignant informel). Il peut également être renseigné en auto-évaluation guidée.
- Nombre total d’items : 2 questions ordinales distinctes.
- Structure des échelles de réponse : Deux échelles de type Likert à 5 points (de 1 à 5 chacune), avec descriptions verbales univoques pour chaque niveau d’ancrage.
- Durée moyenne de passation : Moins de 2 minutes.
- Modalités de cotation :
- Score de Sévérité : de 1 (bouche sèche / pas de bavage) à 5 (bavage profus).
- Score de Fréquence : de 1 (pas de bavage) à 5 (bavage continu).
- Score composite total : Somme arithmétique simple des deux items ($1 + 1 = 2$ au minimum ; $5 + 5 = 10$ au maximum).
- Interprétation des scores :
- Score = 2 : Absence de sialorrhée pathologique.
- Score de 3 à 5 : Sialorrhée légère à modérée, justifiant une surveillance et des conseils d’hygiène buccale ou orthophonique.
- Score de 6 à 7 : Sialorrhée modérément sévère avec impact sociorelationnel manifeste ; indication formelle d’intervention thérapeutique ciblée.
- Score de 8 à 10 : Sialorrhée sévère à profuse continue ; risque pneumologique élevé et retentissement fonctionnel critique.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de création originale : 1988 (Thomas-Stonell & Greenberg).
- Année d’adaptation parkinsonienne : 2007 (Kalf, de Swart, Bloem & Munneke).
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : La formulation de base de la DSFS relève des publications scientifiques des auteurs d’origine et du centre hospitalier Radboud. Dans le cadre de la recherche académique, de l’enseignement universitaire et de la pratique clinique hospitalière ou libérale de routine, l’échelle est très largement accessible et utilisée sans redevance financière préalable (usage libre de droits sous réserve de citation rigoureuse de la source originale).
- Tarifs d’exploitation : Gratuit pour l’usage académique et clinique non lucratif. Les promoteurs d’essais cliniques industriels multicentriques doivent vérifier les conditions d’inclusion auprès des détenteurs de droits et revues affiliées.
- Formulaires officiels : Accessibles via les articles fondateurs indexés dans les bases biomédicales internationales (PubMed) ou auprès du réseau néerlandais ParkinsonNet.
12. Références / References
- Chou, K. L., Evatt, M., Hinson, V., & LeWitt, P. (2007). Sialorrhea in Parkinson’s disease: A review. Movement Disorders, 22(16), 2306-2313. https://doi.org/10.1002/mds.21689
- Kalf, J. G., de Swart, B. J. M., Bloem, B. R., & Munneke, M. (2007). Prevalence of oropharyngeal dysphagia in Parkinson’s disease: A meta-analysis. Parkinsonism & Related Disorders, 18(4), 311-315. https://doi.org/10.1016/j.parkreldis.2011.11.006
- Kalf, J. G., Bloem, B. R., & Munneke, M. (2009). Diurnal and nocturnal drooling in Parkinson’s disease. Journal of Neurology, 256(7), 1170-1172. https://doi.org/10.1007/s00415-009-5093-7
- Kalf, J. G., Borm, G. F., de Swart, B. J. M., Bloem, B. R., Zwarts, M. J., & Munneke, M. (2011). Reproducibility and validity of patient-rated assessment of speech, swallowing, and saliva in Parkinson’s disease. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 92(7), 1152-1158. https://doi.org/10.1016/j.apmr.2011.02.011
- Thomas-Stonell, N., & Greenberg, J. (1988). Three treatment approaches and clinical assessment in the reduction of drooling. Dysphagia, 3(1), 42-48. https://doi.org/10.1007/BF02406277
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels de cette échelle sont protégés par le droit d’auteur scientifique et appartiennent aux auteurs originaux ainsi qu’aux institutions de publication académique.
Part 1: Drooling Severity Scale (DS)
Question: How severe has your drooling / saliva loss been over the past week?
- Never / Dry: No drooling; mouth and lips remain dry.
- Mild: Only the lips become wet, but saliva does not drip beyond the lips.
- Moderate: Saliva reaches and wets the chin; occasional wiping is required.
- Severe: Saliva drips off the chin onto clothing or lap; noticeable wetting of collar or garments.
- Profuse: Heavy and copious drooling; clothing, hands, and objects become wet; constant wiping needed.
Part 2: Drooling Frequency Scale (DF)
Question: How frequently did drooling / saliva loss occur over the past week?
- Never: No saliva loss at any time during the day.
- Occasionally: Saliva loss occurs once or twice a day, or only under specific circumstances (e.g., during meal preparation or concentration).
- Frequently: Saliva loss occurs multiple times a day on a regular basis.
- Very frequently: Saliva loss is present during the major portion of the waking hours.
- Constantly: Saliva loss occurs continuously throughout the entire day without interruption.