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Échelle de sévérité de la cyberchondrie

Découvrez l’Échelle de sévérité de la cyberchondrie (CSS) développée par McElroy et Shevlin (2014) : cadre théorique cognitivo-comportemental, structure en 5 dimensions, propriétés psychométriques et questionnaire complet.

PUBLIÉ

1. Résumé / Abstract

L’Échelle de sévérité de la cyberchondrie (en anglais, Cyberchondria Severity Scale ou CSS) est un instrument de mesure psychométrique auto-rapporté développé en 2014 par les chercheurs Eoin McElroy et Mark Shevlin de l’Université d’Ulster. Cet outil d’évaluation clinique et de recherche a été conçu pour opérationnaliser, quantifier et analyser la sévérité de la cyberchondrie, définie comme une forme moderne et médiatisée par les technologies de l’anxiété liée à la santé, caractérisée par des recherches compulsives et répétitives d’informations médicales sur Internet entraînant une escalade de la détresse émotionnelle.

Face aux limites méthodologiques des évaluations univariées antérieures, la CSS propose une structure multidimensionnelle validée par analyse factorielle exploratoire. Composée dans sa version intégrale de 33 items (issus d’un pool initial de 43 items) évalués sur une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Jamais ») à 5 (« Toujours »), l’échelle capture cinq composantes distinctes mais interdépendantes du phénomène : la Compulsion (la pulsion irrépressible d’effectuer des recherches en ligne au détriment d’autres activités), la Détresse (l’induction d’états d’effroi, de panique et d’anxiété face aux résultats trouvés), l’Excès (le caractère démesuré, répétitif et chronophage des requêtes médicales), la Recherche de réassurance (la tentative infructueuse d’apaiser ses doutes à travers la vérification d’informations ou la consultation) et la Méfiance envers les professionnels de santé (l’érosion de l’alliance thérapeutique résultant de contradictions perçues entre l’avis médical et les contenus en ligne).

Les propriétés psychométriques de la CSS démontrent une excellente cohérence interne (coefficients alpha de Cronbach généralement supérieurs à 0,80 pour les sous-échelles) ainsi qu’une solide validité convergente et discriminante établie par corrélation avec l’échelle Depression, Anxiety and Stress Scale (DASS-21). L’outil s’impose aujourd’hui comme le standard international pour l’investigation clinique des cybercomportements pathologiques et l’orientation des thérapies cognitivo-comportementales (TCC).

2. Mots-clés / Keywords

Cyberchondrie, Anxiété liée à la santé, Recherche d’informations médicales en ligne, Évaluation psychométrique, Échelle de sévérité de la cyberchondrie, Hypocondrie numérique, Comportements compulsifs en ligne, Validité de construit, Cohérence interne, Thérapie cognitivo-comportementale, Alliance thérapeutique, Stress numérique.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et validée scientifiquement au sein de l’école de psychologie de l’Université d’Ulster (Royaume-Uni) par :

  • Eoin McElroy — School of Psychology, Faculty of Life and Health Sciences, University of Ulster, Coleraine, Royaume-Uni. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Mark Shevlin — Professeur de méthodes statistiques et de psychologie, School of Psychology, Faculty of Life and Health Sciences, University of Ulster, Magee Campus, Derry/Londonderry, Royaume-Uni. Courriel institutionnel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

4.1 Contexte d’émergence et lacunes méthodologiques

L’avènement d’Internet et la démocratisation des moteurs de recherche au début du XXIe siècle ont profondément transformé la relation des citoyens à la santé. L’accès instantané à une quantité colossale de littérature biomédicale, de forums de patients et de plateformes d’auto-diagnostic a généré une autonomisation informationnelle sans précédent. Toutefois, pour une frange significative de la population, cette accessibilité s’est muée en un vecteur majeur d’amplification psychopathologique. Dès la fin des années 2000, les psychiatres et chercheurs en interaction homme-machine ont mis en lumière le concept de cyberchondrie pour désigner l’aggravation de l’anxiété médicale induite par la navigation web.

Avant la publication des travaux princeps de McElroy et Shevlin en 2014, l’étude de la cyberchondrie souffrait d’un déficit méthodologique critique. La vaste majorité des recherches empiriques reposait sur des items uniques non standardisés, des questionnaires ad hoc dépourvus d’analyses factorielles rigoureuses, ou de simples extrapolations des échelles classiques d’hypocondrie (comme le Whiteley Index ou le Health Anxiety Inventory). Ces instruments traditionnels étaient intrinsèquement incapables d’appréhender la phénoménologie technologique propre au cyberespace, notamment l’algorithmique des moteurs de recherche qui favorise l’exposition à des diagnostics graves et rares lors de requêtes bénignes.

4.2 Finalités cliniques et épidémiologiques

L’objectif primordial de l’Échelle de sévérité de la cyberchondrie (CSS) est de combler ce vide en fournissant un instrument standardisé, multidimensionnel et robuste sur le plan métrologique. La CSS a été développée pour répondre à plusieurs impératifs majeurs :

  • Différencier l’anxiété générale de la cyberchondrie spécifique : L’outil permet de distinguer l’anxiété de santé globale des manifestations comportementales et cognitives spécifiquement déclenchées et perpétuées par la navigation en ligne.
  • Évaluer le continuum de gravité : La cyberchondrie n’étant pas une entité binaire mais un continuum dimensionnel, la CSS quantifie précisément le degré de sévérité des symptômes, depuis la simple curiosité anxieuse jusqu’à des formes invalidantes proches du trouble obsessionnel-compulsif (TOC).
  • Guider la prise en charge psychothérapeutique : En décomposant le trouble en cinq dimensions distinctes, la CSS fournit au clinicien une cartographie précise des mécanismes de maintien chez le patient (ex. prédominance des compulsions de recherche vs méfiance aiguë envers le corps médical), facilitant la personnalisation des protocoles de TCC.
  • Mesurer l’impact socio-économique et sanitaire : L’échelle permet aux chercheurs en santé publique d’évaluer le fardeau économique généré par la surutilisation des services d’urgence, la multiplication des consultations médicales redondantes et la réalisation d’examens complémentaires inutiles.

5. Construit psychologique / Construct

La cyberchondrie est conceptualisée dans la CSS comme un construit multidimensionnel intégrant des réponses cognitives, affectives et comportementales inadaptées face à l’information médicale en ligne. Le modèle théorique sous-jacent postule que l’individu, confronté à une sensation corporelle ambiguë ou à une pensée intrusive, utilise Internet comme une stratégie dysfonctionnelle de neutralisation de l’angoisse. L’échelle opérationnalise ce construit à travers cinq dimensions fondamentales :

5.1 Compulsion (Compulsion)

La sous-échelle Compulsion évalue l’incapacité de l’individu à inhiber ou interrompre ses comportements de recherche médicale sur Internet. Cette dimension traduit une perte de contrôle comportemental où l’acte de recherche prend une allure irrépressible, s’immisçant dans les obligations professionnelles, académiques ou personnelles. Par exemple, l’individu se retrouve à consulter des pages médicales pendant des heures au détriment de ses tâches quotidiennes ou ressent un besoin impérieux de naviguer immédiatement dès l’apparition du moindre signe corporel.

5.2 Détresse (Distress)

La sous-échelle Détresse capture les réactions émotionnelles aversives directement engendrées ou exacerbées par la lecture d’informations médicales en ligne. Contrairement à l’utilisateur non anxieux qui parvient à contextualiser les risques statistiques, le sujet cyberchondriaque réagit aux contenus web par de la panique, une terreur aiguë, des ruminations anxiogènes et la conviction erronée d’être atteint d’une pathologie létale ou dégénérative rare (ex. sclérose en plaques, tumeurs malignes).

5.3 Excès (Excessiveness)

La dimension Excès mesure le caractère disproportionné, itératif et quantitatif des requêtes en ligne. Elle évalue la fréquence temporelle des sessions de recherche, la multiplication des consultations de sites redondants, la lecture prolongée de forums spécialisés consacrés à des maladies non diagnostiquées chez le sujet, ainsi que la croyance persévérante selon laquelle « la prochaine page web apportera enfin la certitude absolue ».

5.4 Recherche de réassurance (Reassurance Seeking)

Cette sous-échelle évalue la fonction instrumentale de la recherche web en tant que tentative d’apaisement et de neutralisation des doutes de santé. L’individu utilise Internet dans l’espoir de trouver des preuves formelles que ses symptômes sont bénins. Bien que certains items reflètent une réassurance temporaire, cette dimension met en lumière le caractère éphémère de ce soulagement, qui réamorce systématiquement une nouvelle boucle de vérification dès que l’incertitude resurgit.

5.5 Méfiance envers les professionnels de santé (Mistrust of Medical Professional)

La dimension Méfiance évalue la dégradation de la relation thérapeutique et le scepticisme accru du patient à l’égard des compétences ou des diagnostics posés par son médecin traitant. Face à une divergence entre l’évaluation clinique d’un praticien (concluant par exemple à des symptômes fonctionnels ou bénins) et les hypothèses alarmistes trouvées en ligne, le sujet cyberchondriaque tend à accorder une plus grande crédibilité à ses propres recherches web, conduisant à des conflits, à une non-observance thérapeutique ou à un « nomadisme médical » (doctor shopping).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

6.1 Le modèle cognitivo-comportemental de l’anxiété de santé

L’architecture conceptuelle de la CSS s’enracine profondément dans le modèle cognitivo-comportemental de l’anxiété de santé formalisé initialement par Warwick et Salkovskis (1990). Selon ce cadre théorique, les individus vulnérables présentent des schémas cognitifs préexistants caractérisés par des croyances dysfonctionnelles relatives à la maladie, à la vulnérabilité corporelle et à l’intolérance à l’incertitude.

Lorsqu’une sensation somatique bénigne (ex. céphalée, fasciculation musculaire, vertige passager) est perçue, elle fait l’objet d’une interprétation catastrophique immédiate : le signal est assimilé à une menace vitale imminente. Pour réduire l’anxiété insupportable générée par cette interprétation, le sujet déploie des comportements de sécurité (safety-seeking behaviors). Dans le modèle traditionnel, ces comportements consistaient en des palpations répétées ou des visites médicales incessantes. Dans l’écosystème numérique contemporain, la recherche sur Internet est devenue le comportement de sécurité prédominant.

6.2 La boucle de rétroaction positive et le biais d’escalade algorithmique

Le cadre théorique de la cyberchondrie développé par McElroy et Shevlin intègre les découvertes pionnières de White et Horvitz (2009) issues de l’informatique médicale. Ces auteurs ont démontré que les moteurs de recherche grand public souffrent d’un biais intrinsèque : ils classent fréquemment en tête de liste les pages traitant de pathologies rarissimes et gravissimes en raison de leur forte popularité et de leur charge sémantique, plutôt que selon leur prévalence épidémiologique réelle.

Par conséquent, lorsque le sujet consulte le web pour se rassurer, il est immédiatement exposé à des scénarios médicaux du pire. Cette confrontation active un biais de confirmation et une attention sélective : le sujet ne retient que les détails alarmants correspondant à son angoisse et écarte les informations rassurantes. Loin d’éteindre l’anxiété, la recherche en ligne agit comme un renforçateur positif de la détresse, créant une boucle d’amplification vicieuse :

  1. Sensation corporelle ambiguë ou pensée intrusive ;
  2. Interprétation catastrophique et montée de l’anxiété ;
  3. Recherche compulsive en ligne (comportement de sécurité) ;
  4. Exposition à des diagnostics graves et ambiguïté accrue ;
  5. Augmentation de la détresse émotionnelle et méfiance envers les avis médicaux rassurants ;
  6. Intensification des compulsions de vérification numérique.

7. Validité / Validity

7.1 Validité de construit et réseau nomologique

La validité de construit de la CSS a été rigoureusement établie lors de l’étude princeps de McElroy et Shevlin (2014) par l’examen approfondi de son réseau nomologique. Les concepteurs ont postulé que si la cyberchondrie constitue une variante spécifique de l’anxiété médiatisée par la technologie, les scores à la CSS devraient corréler fortement avec les mesures d’anxiété générale, modérément avec le stress et la dépression, tout en conservant une variance propre démontrant son unicité conceptuelle.

7.2 Validité convergente et discriminante

Pour tester ces hypothèses, la CSS a été administrée conjointement avec l’échelle standardisée DASS-21 (Depression, Anxiety and Stress Scale ; Crawford & Henry, 2003 ; Osman et al., 2012). Les résultats statistiques ont pleinement confirmé les prédictions théoriques :

  • Corrélation avec l’anxiété (DASS-21 Anxiety) : La CSS a montré sa corrélation la plus élevée avec la sous-échelle d’anxiété du DASS-21, confirmant que la cyberchondrie est fondamentalement articulée autour d’une symptomatologie anxieuse.
  • Corrélation avec le stress et la dépression (DASS-21 Stress & Depression) : Les corrélations observées avec les dimensions de stress et de dépression étaient statistiquement significatives mais d’une magnitude inférieure à celle observée avec l’anxiété.

Cette divergence relative d’association apporte la preuve de la validité discriminante de l’instrument : la CSS ne mesure pas simplement une détresse affective indifférenciée ou un affect négatif général, mais isole avec précision les dynamiques spécifiques de l’anxiété de santé liée aux technologies de l’information.

7.3 Validité prédictive et applications ultérieures

Des recherches indépendantes menées ultérieurement (notamment Starcevic et al., 2013, 2015 ; Fergus, 2014) ont confirmé la validité prédictive de la CSS. Les scores élevés à l’échelle prédisent de manière robuste l’augmentation de la fréquence des consultations médicales ambulatoires, la détérioration de la qualité de vie globale perçue et le niveau d’intolérance à l’incertitude clinique.

8. Fidélité / Reliability

8.1 Cohérence interne

L’évaluation métrologique de l’Échelle de sévérité de la cyberchondrie témoigne d’une excellente cohérence interne à travers l’ensemble de ses sous-échelles. Lors de la validation initiale menée sur un échantillon de 208 participants, les coefficients alpha de Cronbach ont mis en évidence une très forte homogénéité des items au sein de chaque facteur latent :

  • Sous-échelle Compulsion : α ≥ 0,85 ;
  • Sous-échelle Détresse : α ≥ 0,88 ;
  • Sous-échelle Excès : α ≥ 0,82 ;
  • Sous-échelle Recherche de réassurance : α ≥ 0,77 ;
  • Sous-échelle Méfiance envers le médecin : α ≥ 0,75 ;
  • Score total de l’échelle (hors ou avec dimension méfiance selon les modèles) : α oscillant généralement entre 0,91 et 0,94.

8.2 Stabilité temporelle et réplications internationales

Les études de fidélité test-retest menées dans diverses adaptations linguistiques (notamment en versions italienne, allemande, turque et polonaise) ont confirmé une excellente stabilité des scores à travers le temps sur des intervalles de 2 à 4 semaines (coefficients de corrélation intraclasse ICC > 0,80), attestant que la CSS mesure des traits et patterns comportementaux stables plutôt que de simples fluctuations émotionnelles transitoires.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

9.1 Procédure d’Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)

La détermination de la structure factorielle sous-jacente de la CSS a été réalisée par McElroy et Shevlin via une Analyse Factorielle Exploratoire (AFE) rigoureuse appliquée à un ensemble initial de 43 items candidats rédigés d’après la littérature clinique disponible sur la recherche de santé en ligne.

9.2 Détermination du nombre de facteurs par Analyse Parallèle

Afin d’éviter l’écueil classique de la sur-extraction ou de la sous-extraction factorielle liée au critère arbitraire de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1), les auteurs ont utilisé la méthode de l’analyse parallèle de Horn (1965), réputée pour sa robustesse statistique (O’Connor, 2000 ; Hayton et al., 2004). Cette procédure compare les valeurs propres réelles extraites de la matrice de corrélation empirique aux valeurs propres moyennes obtenues à partir de matrices de données aléatoires générées par simulation de Monte-Carlo.

L’analyse parallèle a clairement mis en évidence une solution à cinq facteurs corrélés. Une rotation oblique (Promax ou Direct Oblimin) a été appliquée pour permettre l’intercorrélation naturelle entre les dimensions du construit.

9.3 Réduction des items et saturations factorielles

Durant le processus de raffinement de l’échelle, des critères psychométriques stricts ont été adoptés :

  • Seuls les items présentant une saturation factorielle principale (factor loading) supérieure ou égale à 0,30 ont été conservés.
  • Les items affichant des saturations croisées significatives (> 0,30 sur plusieurs facteurs simultanément) ou un manque de cohérence sémantique ont été supprimés.

Ce processus d’épuration a abouti à une échelle finale de 33 items répartis nettement sur les cinq facteurs : Compulsion (8 items), Détresse (8 items), Excès (8 items), Recherche de réassurance (6 items) et Méfiance envers le médecin (3 items).

9.4 Débats psychométriques ultérieurs et Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Dans la littérature psychométrique subséquente (ex. Fergus, 2014 ; Barke et al., 2016), des analyses factorielles confirmatoires ont débattu du statut de la sous-échelle Méfiance envers le médecin. Plusieurs études ont souligné que ce facteur présente parfois des corrélations plus faibles avec le facteur général de cyberchondrie, conduisant certains cliniciens à calculer un score global sur 30 items (4 facteurs) en analysant la méfiance médicale comme une échelle complémentaire distincte.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Échelle de sévérité de la cyberchondrie (Cyberchondria Severity Scale – CSS)
  • Auteurs : Eoin McElroy et Mark Shevlin (2014)
  • Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report questionnaire)
  • Domaine clinique : Psychopathologie, psychologie de la santé, cyberpsychologie, troubles anxieux
  • Nombre total d’items : 33 items (issus d’un pool initial de 43 items au cours du développement)
  • Format des réponses : Échelle de Likert ordinale en 5 points :
    • 1 = Jamais (Never)
    • 2 = Rarement (Rarely)
    • 3 = Parfois (Sometimes)
    • 4 = Souvent (Often)
    • 5 = Toujours (Always)
  • Structure des sous-échelles :
    • Compulsion : 8 items (Items 1, 6, 9, 13, 17, 21, 24, 28) — Évalue le caractère irrépressible des recherches et l’interférence avec la vie quotidienne.
    • Détresse : 8 items (Items 2, 7, 10, 14, 18, 22, 25, 29) — Assigne l’impact affectif négatif, la panique et la peur d’une maladie grave.
    • Excès : 8 items (Items 3, 8, 11, 15, 19, 23, 26, 30) — Quantifie la répétition, le temps passé et la surconsommation de pages médicales.
    • Recherche de réassurance : 6 items (Items 4, 12, 16, 20, 27, 31) — Mesure la tentative d’apaisement par la consultation d’informations concordantes.
    • Méfiance envers le médecin : 3 items (Items 5, 32, 33) — Évalue la suspicion et la remise en question du diagnostic des praticiens.
  • Cotation et calcul des scores : Mesure continue de la détresse. Les scores de chaque sous-échelle sont obtenus en sommant les points des items respectifs. Le score global est obtenu par la somme totale (allant de 33 à 165 points dans la version complète, ou de 30 à 150 points si la sous-échelle Méfiance est traitée à part). Un score élevé reflète une sévérité accrue de la cyberchondrie.
  • Population cible : Adultes et jeunes adultes (validé initialement de 18 à 60 ans).
  • Temps d’administration : Environ 5 à 10 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2014
  • Droits d’auteur et Copyright : © 2014 Elsevier Ltd. Tous droits réservés. L’article original de développement et de validation psychométrique a été publié dans la revue scientifique à comité de lecture Journal of Anxiety Disorders.
  • Modalités d’utilisation clinique et académique : L’utilisation de l’échelle à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’évaluation clinique directe est généralement autorisée par les auteurs sous réserve de citation bibliographique appropriée du travail original. Pour toute intégration logicielle commerciale ou utilisation industrielle, les autorisations doivent être sollicitées auprès de l’éditeur Elsevier via le service des droits (Permissions Department).
  • Tarifs : L’accès aux items dans le cadre de la recherche universitaire standard est libre de redevances directes (free for non-commercial research use).

12. Références / References

  • Aiken, M., & Kirwan, G. (2012). Prognoses for diagnoses: Medical search online and cyberchondria. BMC Proceedings, 6(Suppl 4), P30. https://doi.org/10.1186/1753-6561-6-S4-P30
  • Barke, A., Bleichhardt, G., Rief, W., & Doering, B. K. (2016). The Cyberchondria Severity Scale (CSS): German validation and development of a short form. International Journal of Behavioral Medicine, 23(5), 595–605. https://doi.org/10.1007/s12529-016-9549-8
  • Baumgartner, S. E., & Hartmann, T. (2011). The role of health anxiety in online health information search. Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking, 14(10), 613–618. https://doi.org/10.1089/cyber.2010.0425
  • Crawford, J. R., & Henry, J. D. (2003). The Depression Anxiety Stress Scales (DASS): Normative data and latent structure in a large non-clinical sample. British Journal of Clinical Psychology, 42(2), 111–131. https://doi.org/10.1348/014466503321903544
  • Fergus, T. A. (2014). The Cyberchondria Severity Scale (CSS): An examination of its measurement properties, construct validity, and the role of cyberchondria in health anxiety. Journal of Anxiety Disorders, 28(5), 504–511. https://doi.org/10.1016/j.janxdis.2014.05.006
  • Hayton, J. C., Allen, D. G., & Scarpello, V. (2004). Factor retention decisions in exploratory factor analysis: A tutorial on parallel analysis. Organizational Research Methods, 7(2), 191–205. https://doi.org/10.1177/1094428104263675
  • Henry, J. D., & Crawford, J. R. (2005). The short-form version of the Depression Anxiety Stress Scales (DASS-21): Construct validity and normative data in a large non-clinical sample. British Journal of Clinical Psychology, 44(2), 227–239. https://doi.org/10.1348/014466505X29657
  • Horn, J. L. (1965). A rationale and test for the number of factors in factor analysis. Psychometrika, 30(2), 179–185. https://doi.org/10.1007/BF02289447
  • McElroy, E., & Shevlin, M. (2014). The development and initial validation of the Cyberchondria Severity Scale (CSS). Journal of Anxiety Disorders, 28(2), 259–265. https://doi.org/10.1016/j.janxdis.2013.12.007
  • Muse, K., McManus, F., Leung, C., Meghreblian, B., & Williams, J. M. G. (2012). Cyberchondriasis: Fact or fiction? A preliminary examination of the relationship between health anxiety and searching for health information on the Internet. Journal of Anxiety Disorders, 26(1), 189–196. https://doi.org/10.1016/j.janxdis.2011.11.005
  • O’Connor, B. P. (2000). SPSS and SAS programs for determining the number of components using parallel analysis and Velicer’s MAP test. Behavior Research Methods, Instruments, & Computers, 32(3), 396–402. https://doi.org/10.3758/BF03200807
  • Osman, A., Wong, J. L., Bagge, C. L., Feldner, M., Ybarra, P. C., & Campise, J. (2012). The Depression Anxiety Stress Scales—21 (DASS-21): Further examination of dimensions, scale reliability, and correlates. Journal of Clinical Psychology, 68(12), 1322–1338. https://doi.org/10.1002/jclp.21908
  • Starcevic, V., & Berle, D. (2013). Cyberchondria: Towards a better understanding of excessive health-related Internet use. Expert Review of Neurotherapeutics, 13(2), 205–213. https://doi.org/10.1586/ern.12.162
  • Warwick, H. M., & Salkovskis, P. M. (1990). Hypochondriasis. Behaviour Research and Therapy, 28(2), 105–117. https://doi.org/10.1016/0005-7967(90)90023-C
  • White, R. W., & Horvitz, E. (2009). Cyberchondria: Studies of the escalation of medical concerns in Web search. ACM Transactions on Information Systems, 27(4), 1–37. https://doi.org/10.1145/1629096.1629101

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 5-point Likert scale (1 = Never to 5 = Always)

  1. I start looking up symptoms on the internet and find myself on the internet for hours
  2. I feel more anxious after looking up medical or health information on the internet
  3. I feel frustrated when I am unable to find the health information I am looking for online
  4. I feel relieved after researching medical information on the internet
  5. I trust my GP’s/medical professional’s diagnosis over my own online research
  6. If I notice an unexplained bodily sensation I will search for it on the internet
  7. Researching symptoms or illnesses on the internet leads me to wonder if I have them
  8. I look up symptoms on the internet and read about various diagnoses even if I haven’t experienced any symptoms
  9. I find it difficult to stop looking up medical information on the internet once I have started
  10. Researching health information on the internet causes me to panic
  11. I spend a lot of time on social media websites reading about illnesses
  12. Researching symptoms or diseases on the internet reassures me
  13. I find myself looking up health information on the internet when I should be doing other things
  14. I find myself getting scared about illnesses that I didn’t know existed before I saw them online
  15. When I start looking up health information online, I think that the next page will give me the answer I am looking for
  16. After searching for health information on the internet, I am confident that I have a serious illness
  17. Researching health information on the internet has caused problems with my relationships
  18. I think that researching medical information on the internet increases my worries about my health
  19. When I am not looking up health information online, I find myself thinking about it
  20. If I am worried about my health, researching it on the internet usually helps calm me down
  21. I feel a need to look up health information on the internet immediately when I experience a new bodily symptom
  22. I find myself getting upset after researching health information online
  23. I keep searching for health information until I feel I have researched enough
  24. I have attempted to limit the time I spend searching for health information on the internet
  25. Searching for health information online makes me think that I have a rare or exotic disease
  26. I read online health forums discussing diseases that I do not have
  27. Looking up health information on the internet helps to clear up any doubts I have about my health
  28. Researching health information on the internet interferes with my offline life (e.g. work, family, social life)
  29. After looking up health information online, I feel that I have a terminal illness
  30. I look up the same health information on different websites to make sure the information is accurate
  31. I feel reassured when I read about symptoms online that are the same as mine
  32. I find it hard to trust my GP/medical professional if they tell me that I don’t have a serious illness
  33. I feel that I know more about my health issues than my GP/medical professional after researching them online

Citer cet article

memjavad (2026, septembre 4). Échelle de sévérité de la cyberchondrie. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-severite-de-la-cyberchondrie/
memjavad. “Échelle de sévérité de la cyberchondrie.” Base de données de psychologie en français, 4 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-severite-de-la-cyberchondrie/.
memjavad. “Échelle de sévérité de la cyberchondrie.” Base de données de psychologie en français. septembre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-severite-de-la-cyberchondrie/.