Échelle de sécurité et de plaisir social

L’Échelle de sécurité et de plaisir social (SSPS) de Paul Gilbert mesure le sentiment de sécurité relationnelle, d’apaisement affiliatif et de chaleur interpersonnelle.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 2, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 2, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de sécurité et de plaisir social (en anglais, Social Safeness and Pleasure Scale, ou SSPS) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu par le professeur Paul Gilbert et ses collaborateurs en 2009. Cet outil a été développé afin de quantifier la mesure dans laquelle les individus perçoivent leur monde relationnel et social comme étant intrinsèquement sûr, réconfortant, chaleureux et apaisant. Ancrée dans le modèle évolutif et neurobiologique de la régulation émotionnelle sous-tendant la thérapie fondée sur la compassion (CFT), la SSPS cible spécifiquement l’activation du système d’apaisement, de bienveillance et d’affiliation (soothing-contentment system), médié par les endorphines et l’ocytocine, plutôt que le simple plaisir d’accomplissement ou d’excitation sociale.

L’échelle comprend traditionnellement 11 items (certaines versions préliminaires ou adaptations recensent 12 énoncés) formulés sous la forme d’affirmations positives relatives aux sentiments d’appartenance, de connexion interpersonnelle, d’acceptation mutuelle et de réconfort partagé au sein des interactions quotidiennes. Les participants expriment leur degré de concordance sur une échelle de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Presque jamais ») à 5 (« Presque tout le temps ») — ou cotée de 0 à 4 selon les variantes opérationnelles standardisées —, générant un score unidimensionnel global obtenu par sommation directe.

Sur le plan métrologique, l’échelle démontre d’excellentes propriétés psychométriques dans diverses populations cliniques et non cliniques. La consistance interne est robuste, affichant des coefficients alpha de Cronbach oscillant systématiquement entre .91 et .94. Les analyses factorielles confirmatoires appuient vigoureusement une structure strictement unidimensionnelle. La validité convergente et divergente est solidement établie : des scores élevés à la SSPS sont inversement corrélés à l’autocritique pathologique, à l’anxiété sociale, à la dépression et à la honte externe, tout en étant positivement associés à l’auto-compassion, à l’attachement sécurisant et au bien-être psychologique général.

2. Mots-clés / Keywords

Sécurité sociale, plaisir affiliatif, apaisement, thérapie fondée sur la compassion, attachement, régulation émotionnelle, psychométrie, psychopathologie, soutien social perçu, bien-être relationnel, sentiment d’appartenance, évaluation psychologique.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été élaborée et validée par une équipe multidisciplinaire de cliniciens et d’universitaires rattachés principalement au Mental Health Research Unit du Derbyshire Healthcare NHS Foundation Trust et à l’Université de Derby (Royaume-Uni) :

  • Paul Gilbert, Ph.D., FBPsS, OBE : Professeur de psychologie clinique à l’Université de Derby, fondateur de la thérapie fondée sur la compassion et directeur de la Compassionate Mind Foundation. Correspondance : [email protected].
  • Kirsten McEwan, Ph.D. : Chercheuse en psychologie et neurosciences affectives, Université de Derby.
  • Rupinder Mitra, Ph.D. : Collaboratrice de recherche clinique, Kingsway Hospital, Derby.
  • Anja Richter, M.Sc. : Psychologue et statisticienne de recherche.
  • Linda Franks : Praticienne et chercheuse en santé mentale.
  • Alice Mills : Collaboratrice universitaire en sciences comportementales.
  • Ros Bellew : Chercheuse clinicienne associée.
  • Chris Gale, MRCPsych : Psychiatre consultant et chercheur universitaire associé.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Social Safeness and Pleasure Scale (SSPS) est d’isoler et d’évaluer une composante affective et relationnelle distincte qui était historiquement négligée par les inventaires traditionnels d’affects positifs et de soutien social : le sentiment subjectif de sécurité interpersonnelle et d’apaisement affiliatif. La majorité des instruments évaluant les émotions positives (tels que la Positive and Negative Affect Schedule – PANAS) privilégient les affects à haute activation motrice ou motivationnelle, tels que l’enthousiasme, la vivacité, la fierté ou l’énergie orientée vers la récompense. Or, ces instruments échouent à capturer les émotions de faible intensité motrice caractérisées par la paix intérieure, la quiétude, la sérénité et le réconfort procuré par la présence d’autrui.

En pratique clinique, la SSPS s’avère déterminante pour l’évaluation diagnostique et le suivi thérapeutique de patients souffrant de troubles dépressifs majeurs, de troubles de la personnalité limite, de troubles du comportement alimentaire ou de troubles anxieux chroniques. Les personnes luttant contre un perfectionnisme inadapté ou une honte intériorisée massive présentent fréquemment une capacité résiduelle à ressentir du plaisir lié à la réussite personnelle (système de commande/ressources), mais manifestent un déficit sévère et spécifique dans la capacité à se sentir en sécurité parmi leurs pairs. Utiliser la SSPS permet au clinicien de cartographier avec exactitude ce verrou fonctionnel et de mesurer objectivement l’efficacité des interventions axées sur l’affiliation et la chaleur interpersonnelle.

Dans le domaine de la recherche fondamentale et translationnelle, la SSPS offre un instrument empirique pour tester les prédictions des théories de l’attachement à l’âge adulte et les mécanismes de protection biopsychosociaux face au stress environnemental. Elle permet de dissocier le « soutien social objectif » (nombre d’amis, réseau) du « sentiment intériorisé de sécurité sociale » (la sensation subjective d’être aimé, accueilli et calmé par le groupe), ce dernier constituant le médiateur central de la résilience psychologique face à la menace et au rejet perçu.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par la SSPS est la sécurité sociale perçue (social safeness). Ce concept réfère à une expérience intégrée combinant des états affectifs de contentement, de tranquillité et de chaleur émotionnelle découlant d’une perception de soi comme étant accepté, valorisé, aimé et inséré de manière sûre dans la matrice sociale. Contrairement à la simple absence d’anxiété sociale ou à la perception cognitive de la disponibilité d’une aide instrumentale, la sécurité sociale implique une résonance physiologique d’apaisement.

1. L’apaisement relationnel (Soothed and Calmed)

Cette composante décrit la facilité avec laquelle le système nerveux d’un individu peut désamorcer son état d’alerte défensif en présence de proches. Face à une détresse ou à un stresseur aigu, l’individu se sent capable de co-réguler ses états physiologiques grâce aux signaux faciaux, vocaux et corporels d’autrui. Les énoncés comme « I feel easily soothed by those around me » ou « I find it easy to feel calmed by people close to me » capturent cette capacité à mobiliser l’environnement social comme un havre de régulation vagale.

2. Le sentiment d’appartenance et de connexion (Belonging and Connectedness)

Ce pôle renvoie au sentiment d’ancrage dans une communauté ou un réseau relationnel bienveillant. L’individu ne se perçoit pas comme un étranger, un intrus ou un marginal, mais comme un membre à part entière d’un collectif (« I feel a sense of belonging », « I feel connected to others »). Cette dimension neutralise l’angoisse évolutive de l’exclusion du groupe ou de la mise au ban tribal, qui déclenche chez l’être humain des réactions viscérales de panique et de subordination.

3. L’acceptation inconditionnelle et la valeur personnelle (Accepted and Wanted)

La sécurité sociale implique la certitude affective d’être désiré et accepté tel que l’on est, sans avoir besoin de maintenir une façade de compétence, de performance ou de soumission. Des énoncés tels que « I feel accepted by people » et « I feel secure and wanted » reflètent l’expérience d’une estime de soi sécurisée, nourrie par le regard positif d’autrui, par opposition à une acceptation contingente soumise à des conditions de réussite.

4. La chaleur interpersonnelle (Interpersonal Warmth and Care)

Cette dimension évalue la texture affective des échanges interpersonnels vécus. L’individu ressent une chaleur diffuse et sincère au contact des autres (« I feel a sense of warmth in my relationships with people ») ainsi que la certitude affective que son bien-être importe réellement au monde extérieur (« I have a sense of being cared about in the world »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La SSPS s’inscrit au carrefour de la psychologie évolutionniste, de la théorie de l’attachement formulée par John Bowlby, et du modèle triadique de régulation émotionnelle développé par Paul Gilbert dans le cadre de la thérapie fondée sur la compassion.

Le modèle des trois systèmes de régulation des affects

Gilbert postule que l’évolution biologique a doté l’être humain de trois systèmes émotionnels fondamentaux, interactifs mais sous-tendus par des substrats neurobiologiques distincts :

  1. Le système de menace et d’autoprotection : Axé sur la détection des dangers, la survie et la protection (peur, anxiété, colère, dégoût), il active l’amygdale, l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et le système nerveux sympathique via les catécholamines et le cortisol.
  2. Le système de motivation, de commande et de recherche de ressources : Centré sur l’acquisition de nourriture, de partenaires sexuels, de statut et de succès matériel. Il est médié par le striatum ventral, le système dopaminergique mésolimbique et produit des émotions d’excitation, de plaisir compétitif et d’euphorie.
  3. Le système d’apaisement, de bienveillance et de sécurité affiliative : Évolutivement lié à l’émergence des soins parentaux chez les mammifères et aux relations d’attachement coopératif. Ce système est médié par l’ocytocine, les endorphines et le tonus vagal ventral (en accord avec la théorie polyvagale de Stephen Porges). Lorsqu’il est activé, l’organisme bascule dans un état de repos, de digestion, de réparation cellulaire et de réceptivité sociale.

La SSPS a été expressément élaborée pour mesurer les manifestations subjectives de ce troisième système. Chez de nombreux patients souffrant de psychopathologie sévère, le système de menace est chroniquement hyperactivé et le système de commande fonctionne de façon compulsive, tandis que le système d’apaisement est atrophié ou perçu comme inaccessible. La sécurité sociale quantifiée par la SSPS correspond à la capacité fonctionnelle de ce système à stabiliser l’individu.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la SSPS a été confirmée à travers de multiples études empiriques conduites tant auprès de cohortes d’étudiants et de la population générale que chez des patients psychiatriques ambulatoires et hospitalisés.

Validité convergente

Les investigations menées par Gilbert et al. (2009) révèlent de fortes corrélations positives entre la SSPS et l’auto-compassion évaluée par la Self-Compassion Scale de Kristin Neff ($r \approx .60$ à $.72$). La sécurité sociale est également positivement corrélée au soutien social perçu (mesuré par le MSPSS) et aux mesures d’affects positifs de contentement et de calme ($r = .65, p < .001$). Dans les études sur l’attachement adulte, la SSPS corrèle positivement a\vec les styles d’attachement sécurisants et inversement a\vec l’évitement et l’anxiété d’attachement mesurés par l’ECR ($r = -.54$ à $-.68$).

Validité discriminante et divergente

La SSPS présente de robustes corrélations négatives avec les mesures de souffrance psychique :

  • Dépression (BDI-II, DASS-21) : $r = -.55$ à $-.67$ ($p < .001$).
  • Anxiété et stress : $r = -.45$ à $-.58$ ($p < .001$).
  • Autocritique haineuse (Hated Self de la FSCRS) : $r = -.60$ à $-.71$ ($p < .001$).
  • Honte externe (OAS) : $r = -.52$ à $-.64$ ($p < .001$).

De façon cruciale, les analyses de régression multiple et les modélisations en équations structurelles démontrent que la SSPS n’est pas simplement l’opposé symétrique de la dépression ou de l’anxiété. Elle explique une part de variance unique et significative dans le bien-être subjectif et l’ajustement psychosocial après contrôle statistique des affects négatifs, confirmant ainsi sa spécificité de construit.

Validité prédictive et incrémentale

Des études longitudinales et expérimentales indiquent qu’un score initial élevé à la SSPS prédit une meilleure récupération physiologique (baisse plus rapide de la fréquence cardiaque et du cortisol salivaire) suite à une tâche de stress social aigu (telle que le Trier Social Stress Test). En milieu clinique, l’augmentation des scores à la SSPS au cours d’une thérapie CFT prédit la rémission symptomatique de la dépression indépendamment de la réduction directe des cognitions négatives.

8. Fidélité / Reliability

L’échelle présente des indices de fidélité et de précision métrologique particulièrement élevés à travers diverses populations linguistiques et cliniques.

Cohérence interne

Dans l’étude princeps de Gilbert et al. (2009), portant sur un échantillon d’étudiants universitaires ($N = 188$) et un échantillon clinique de patients atteints de trouble bipolaire ($N = 53$), le coefficient alpha de Cronbach rapporté s’élevait à .92. Les réplications ultérieures dans des échantillons internationaux ont systématiquement corroboré ce résultat :

  • Population générale britannique ($N > 400$) : $\alpha = .91$ à $.93$.
  • Population clinique avec troubles anxio-dépressifs : $\alpha = .92$.
  • Adaptation portugaise (Pinto-Gouveia et al., 2015, $N = 612$) : $\alpha = .94$.
  • Adaptation espagnole et brésilienne : $\alpha = .93$.

Les corrélations item-total corrigées sont uniformément robustes, se situant toutes entre $.62$ et $.81$, sans qu’aucun item ne vienne amoindrir la consistance globale de l’instrument s’il était retiré.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Dans des études mesurant la stabilité à deux semaines d’intervalle chez des sujets non cliniques en phase stable, le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) ou le coefficient de fidélité test-retest s’est établi à $r = .84$ ($p < .001$), indiquant une stabilité temporelle satisfaisante propre à un état dispositionnel, tout en demeurant suffisamment sensible aux changements thérapeutiques induits par des interventions cliniques ciblées.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le développement initial de l’échelle par Gilbert et ses collaborateurs s’est appuyé sur une démarche combinant sélection sémantique rigoureuse et exploration psychométrique. Initialement, une liste de 14 adjectifs qualifiant l’apaisement et la quiétude (tels que « soothed », « peaceful », « warm », « serene », « safe », « secure ») a été soumise à des panels d’experts pour évaluer leur pertinence face au construit de régulation sociale. Des énoncés situationnels ont ensuite été formulés à partir de ces adjectifs.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Les premières analyses factorielles en composantes principales avec rotation oblique ou varimax ont mis en évidence un facteur dominant unique expliquant plus de 58 % à 64 % de la variance totale. Les critères du coude de Cattell et la méthode de l’analyse parallèle de Horn ont unanimement convergé vers une solution unifactorielle. L’ensemble des saturations factorielles des items sur ce facteur unique est remarquablement homogène et élevé, fluctuant entre .66 et .87.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Des modélisations confirmatoires menées dans des travaux ultérieurs (notamment Kelly et al., 2012 ; Pinto-Gouveia et al., 2015) ont testé formellement l’ajustement du modèle unidimensionnel. Les indices d’adéquation obtenus répondent rigoureusement aux critères méthodologiques les plus stricts de l’American Psychological Association :

  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) $ge .96$
  • Indice d’ajustement comparatif (CFI) $ge .97$
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) $le .058$ ($IC_{90%} [0.045, 0.071]$)
  • Résidu standardisé quadratique moyen (SRMR) $le .034$

Les tentatives d’extraire des sous-facteurs distincts (séparant par exemple les items de chaleur des items d’appartenance) n’ont pas entraîné d’amélioration significative des indices d’ajustement, justifiant pleinement l’utilisation d’un score unique consolidé.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique (self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou format informatisé/en ligne.
  • Nombre d’items : 11 items officiels (12 items dans les premiers protocoles de développement).
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale de type Likert en 5 points :
    • 1 = Presque jamais (Almost never)
    • 2 = Rarement (Rarely)
    • 3 = Parfois (Sometimes)
    • 4 = Souvent (Often)
    • 5 = Presque tout le temps (Almost all the time)

    Remarque opérationnelle : Certaines publications de recherche utilisent une numérotation cotée de 0 à 4. Dans le format de test clinique standard original, l’échelle est cotée de 1 à 5.

  • Modalités de cotation : Sommation simple et directe des réponses aux 11 items. Il n’y a aucun item inversé. Les scores totaux possibles varient de 11 à 55 (ou de 0 à 44 pour le codage 0-4).
  • Interprétation clinique :
    • Scores élevés (ex. > 42/55) : Fort sentiment de sécurité et d’affiliation ; capacité physiologique d’apaisement relationnel préservée ; indicateur protecteur de résilience.
    • Scores modérés (ex. 28-41/55) : Sentiment moyen de connexion ; sécurité contingente ou fluctuante selon les contextes relationnels.
    • Scores faibles (ex. < 28/55) : Faible activation du système d’apaisement ; sentiment d’isolement, d’insécurité relationnelle ou d’incompréhension chronique ; cible thérapeutique majeure pour la thérapie axée sur la compassion.
  • Durée de passation : Environ 2 à 4 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication originale : 2009.
  • Droits d’auteur et licence : © Paul Gilbert et collaborateurs (Université de Derby). L’échelle a été mise à disposition de la communauté scientifique internationale pour un usage non commercial, de recherche et d’exercice clinique individuel, conformément aux principes de l’open science prônés par la Compassionate Mind Foundation.
  • Tarif d’utilisation : Gratuit pour la recherche académique, l’évaluation universitaire et la pratique clinique non lucrative. Aucun droit de licence (royalty) n’est exigé pour une utilisation standard papier ou informatique libre.
  • Modalités d’accès : L’échelle originale est téléchargeable gratuitement auprès des archives de l’Université de Derby ou via les ressources documentaires de la fondation de recherche clinique de l’auteur principal. Toute reproduction commerciale, intégration payante dans des logiciels propriétaires ou utilisation industrielle nécessite une autorisation écrite formelle délivrée par le Pr Paul Gilbert.

12. Références / References

Bowlby, J. (1982). Attachment and loss: Vol. 1. Attachment (2nd ed.). Basic Books.

Gilbert, P. (2005). Focused therapies and compassionate mind training for shame and self-attacking. In P. Gilbert (Ed.), Compassion: Conceptualisations, research and use in psychotherapy (pp. 263–325). Routledge. https://doi.org/10.4324/9780203003459

Gilbert, P. (2014). The origins and nature of compassion focused therapy. British Journal of Clinical Psychology, 53(1), 6–41. https://doi.org/10.1111/bjc.12043

Gilbert, P., McEwan, K., Mitra, R., Richter, A., Franks, L., Mills, A., Bellew, R., & Gale, C. (2009). An exploration of different types of positive affect in students and patients with bipolar disorder. Clinical Neuropsychiatry, 6(4), 135–143. https://www.clinicalneuropsychiatry.org/clinical-neuropsychiatry-volume-6-issue-4-august-2009/

Kelly, A. C., Zuroff, D. C., Leybman, M. J., & Gilbert, P. (2012). Social safeness, received social support, and maladjustment: Testing a proactive model of social support. Journal of Social and Clinical Psychology, 31(8), 817–845. https://doi.org/10.1521/jscp.2012.31.8.817

Pinto-Gouveia, J., Duarte, C., Matos, M., & Fráguas, S. (2014). The Social Safeness and Pleasure Scale: A study on its psychometric properties in a Portuguese nonclinical and clinical sample. International Journal of Psychology and Psychological Therapy, 14(3), 441–456.

Porges, S. W. (2007). The polyvagal perspective. Biological Psychology, 74(2), 116–143. https://doi.org/10.1016/j.biopsycho.2006.06.009

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Instructions to respondents:
We are interested in how people experience pleasure, positive feelings and emotions in social situations. Below are a series of statements about how you may feel in various situations. Please read each statement carefully and circle the number that best describes how you feel.

Response scale:
1 = Almost never
2 = Rarely
3 = Sometimes
4 = Often
5 = Almost all the time

  1. I feel content within my relationships
  2. I feel easily soothed by those around me
  3. I feel connected to others
  4. I feel part of something greater than myself
  5. I have a sense of being cared about in the world
  6. I feel secure and wanted
  7. I feel a sense of belonging
  8. I feel accepted by people
  9. I feel understood by people
  10. I feel a sense of warmth in my relationships with people
  11. I find it easy to feel calmed by people close to me
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Looti, M. (2026, octobre 2). Échelle de sécurité et de plaisir social. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-securite-et-de-plaisir-social-ssps-2/
Looti, Mohammed. “Échelle de sécurité et de plaisir social.” Base de données de psychologie en français, 2 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-securite-et-de-plaisir-social-ssps-2/.
Looti, Mohammed. “Échelle de sécurité et de plaisir social.” Base de données de psychologie en français. octobre 2, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-securite-et-de-plaisir-social-ssps-2/.