1. Résumé / Abstract
L’Échelle de sécurité alimentaire perçue (connue dans la littérature internationale sous l’acronyme Perceived Food Safety Scale ou PFOODSF) est un instrument psychométrique développé initialement par Christopher Berry, Arundhati Mukherjee, Scot Burton et Elizabeth Howlett (2015). Conçue dans le cadre de recherches fondamentales sur les effets des mentions obligatoires ou volontaires d’étiquetage du pays d’origine (Country-of-Origin Labeling ou COOL), cette échelle évalue quantitativement le degré auquel un consommateur estime qu’un aliment spécifique est exempt de dangers microbiologiques, chimiques ou physiques, et qu’il est propre à la consommation humaine avant tout acte effectif de dégustation ou d’ingestion.
Le construit psychologique mesuré intègre un ensemble de jugements cognitifs anticipés structurés autour de trois facettes interdépendantes : l’évaluation globale de la salubrité, le niveau de risque de contamination pathogène perçu et l’adéquation hygiénique de la chaîne de production et de transformation. Dans sa version canonique validée, l’échelle comporte 3 items formulés sous la forme d’échelles de Likert ou de différentiels sémantiques en 7 points (allant de 1 = « Fortement en désaccord » ou « Très dangereux » à 7 = « Fortement d’accord » ou « Totalement sûr »). L’instrument bénéficie de propriétés psychométriques exceptionnellement robustes : une consistance interne systématiquement supérieure à 0,90 (souvent comprise entre 0,92 et 0,95), une excellente validité convergente confirmée par une variance moyenne extraite (AVE) excédant 0,75, ainsi qu’une validité discriminante rigoureusement démontrée par rapport aux construits adjacents que sont la qualité perçue du produit, l’attitude globale envers la marque et l’intention d’achat.
Cette échelle a joué un rôle déterminant dans la recherche en marketing agroalimentaire, en économie comportementale et en psychologie de la santé en établissant le rôle médiateur crucial de la sécurité perçue entre les signaux extrinsèques du produit (origine géographique, certifications, allégations sanitaires) et le comportement de choix du consommateur face à des denrées sensibles telles que la viande fraîche, les fruits de mer et les produits maraîchers.
2. Mots-clés / Keywords
Sécurité alimentaire perçue, psychométrie, comportement du consommateur, étiquetage nutritionnel, pays d’origine, risque perçu, contamination bactérienne, théorie de l’utilisation des indices, décision d’achat, salubrité des aliments.
3. Auteurs / Authors
L’échelle PFOODSF a été formalisée et validée par une équipe de chercheurs de premier plan spécialisés dans le comportement du consommateur, les politiques publiques et le marketing de la distribution :
- Christopher Berry, Ph.D. : Professeur associé de marketing, Department of Marketing, College of Business, Colorado State University (Fort Collins, Colorado, États-Unis) ; anciennement rattaché au Department of Marketing de la Sam M. Walton College of Business, University of Arkansas. Spécialiste de la communication sur les risques, de l’étiquetage des produits de consommation et du traitement cognitif des informations nutritionnelles. Courriel : [email protected].
- Arundhati Mukherjee, Ph.D. : Chercheuse et statisticienne en sciences comportementales, Sam M. Walton College of Business, University of Arkansas (Fayetteville, Arkansas, États-Unis). Ses travaux portent sur les modèles de prise de décision du consommateur, la modélisation par équations structurelles et l’influence des signaux contextuels sur les jugements de sécurité sanitaire.
- Scot Burton, Ph.D. : Professeur émérite et titulaire de la chaire Tyson en recherche sur la distribution, Department of Marketing, Sam M. Walton College of Business, University of Arkansas (Fayetteville, Arkansas, États-Unis). Auteur de renommée mondiale dans les domaines du marketing social, des politiques de santé publique, de l’étiquetage réglementaire et de la psychométrie appliquée à la consommation. Courriel : [email protected].
- Elizabeth Howlett, Ph.D. : Professeure de marketing, Carson College of Business, Washington State University (Pullman, Washington, États-Unis). Experte reconnue de l’impact des mentions obligatoires, des déclarations d’ingrédients et des avertissements de santé sur le comportement d’évaluation des consommateurs. Courriel : [email protected].
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’Échelle de sécurité alimentaire perçue (PFOODSF) est de quantifier de manière fiable, parcimonieuse et standardisée l’état psychologique d’évaluation de la salubrité qu’un individu associe à un aliment avant d’en faire l’expérience directe. Dans les sciences de la consommation, les produits alimentaires sont caractérisés comme étant riches en attributs d’expérience (experience attributes) et en attributs de croyance (credence attributes). Les consommateurs sont physiologiquement et cognitivement incapables de vérifier avec certitude, au moment de l’achat ou même après consommation, si un produit donné contient des agents pathogènes invisibles (tels que Escherichia coli, Salmonella ou Listeria monocytogenes) ou des résidus chimiques (pesticides, métaux lourds). Par conséquent, la sécurité d’un aliment ne relève pas d’une mesure objective pour le consommateur, mais d’une construction psychologique subjective façonnée par des inférences cognitives.
L’échelle a été développée pour répondre à une lacune méthodologique majeure dans la littérature académique des années 2000 et 2010. Jusqu’alors, la majorité des recherches mesuraient le risque perçu global ou confondaient la sécurité sanitaire avec la qualité globale du produit. Or, sur le plan théorique comme empirique, un aliment peut être perçu comme étant d’une qualité gustative médiocre tout en étant totalement sain et sûr microbiologiquement, ou inversement, un produit artisanal haut de gamme peut susciter des craintes d’hygiène s’il provient d’une filière perçue comme non réglementée. La PFOODSF isole spécifiquement la dimension sanitaire et biologique du jugement.
Applications en recherche fondamentale et appliquée
L’échelle remplit plusieurs fonctions critiques dans les protocoles scientifiques contemporains :
- Évaluation des politiques publiques et de l’étiquetage réglementaire : Mesurer l’efficacité des informations imposées par les autorités sanitaires (telles que le label COOL aux États-Unis, le règlement INCO dans l’Union européenne, ou les étiquetages relatifs aux organismes génétiquement modifiés) sur le rétablissement de la confiance des consommateurs.
- Gestion des crises sanitaires et rappels de produits : Modéliser la vitesse et l’ampleur de la dégradation de la confiance envers une marque ou une filière agroalimentaire à la suite d’un scandale sanitaire, ainsi que l’efficacité des stratégies de communication de crise correctives.
- Recherche en marketing alimentaire et distribution : Analyser comment des attributs de packaging, des allégations de naturalité (ex. « bio », « sans conservateurs », « fermier ») ou des marques de distributeurs influencent la perception de risque chez différentes typologies de clients.
- Économie comportementale et modélisation du consentement à payer : Servir de variable médiatrice centrale démontrant comment les croyances sécuritaires modulent la volonté de payer une prime pour des produits locaux ou rigoureusement certifiés.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit de sécurité alimentaire perçue est défini sur le plan psychométrique comme une attitude cognitive unidimensionnelle d’ordre supérieur ou une croyance inférentielle représentant l’estimation subjective par le consommateur de la probabilité qu’un aliment n’entraîne aucun préjudice physique, maladie d’origine alimentaire ou intoxication après ingestion. Ce construit s’articule autour de trois dimensions analytiques fondamentales qui convergent vers un jugement unifié :
1. L’évaluation globale de la salubrité (Overall Wholesomeness and Safety)
Cette composante capture l’appréciation holistique de l’aliment en tant qu’entité bénigne et propre à l’alimentation. Elle repose sur le sentiment intuitif de sûreté généré par l’observation des caractéristiques tangibles et intangibles de l’aliment (apparence visuelle, fraîcheur apparente, intégrité de l’emballage, réputation du distributeur). Lorsque cette facette est activée positivement, le consommateur ressent une absence totale d’inquiétude quant à la salubrité fondamentale du produit.
2. Le jugement de risque biologique et de contamination (Contamination Risk Assessment)
Cette dimension est plus spécifique et analytique. Elle renvoie à l’estimation de la probabilité de présence de vecteurs pathogènes invisibles. Les consommateurs évaluent implicitement si les étapes de production, de transformation, d’abattage (dans le cas des viandes) et de transport ont respecté les normes de la chaîne du froid et d’asepsie. Un score élevé sur l’échelle PFOODSF reflète une certitude chez le répondant que l’aliment ne contient pas de bactéries dangereuses, de toxines ou de polluants toxiques susceptibles de provoquer une toxi-infection alimentaire aiguë.
3. L’adéquation des standards de contrôle et de traçabilité (Regulatory Standard Conformance)
Le construit intègre indirectement une inférence relative au cadre institutionnel qui a présidé à la fabrication de l’aliment. Lorsqu’un consommateur observe une étiquette indiquant une provenance nationale ou une certification officielle réputée stricte (par exemple, le contrôle vétérinaire de l’USDA ou de l’EFSA), il projette un niveau d’inspection rigoureux sur l’aliment lui-même. Cette composante institutionnelle réduit l’incertitude perçue et se traduit par un sentiment renforcé de sécurité.
Il est capital de distinguer la sécurité perçue de la qualité perçue. La qualité perçue inclut des attributs hédoniques et organoleptiques (tendreté de la viande, saveur, texture, arôme, valeur nutritionnelle), tandis que la sécurité perçue est purement probabiliste et préventive : elle relève du besoin fondamental de préservation de l’intégrité biologique de l’individu (conformément à la hiérarchie des besoins de Maslow).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement et la validation de l’échelle PFOODSF s’inscrivent à la croisée de plusieurs courants théoriques majeurs de la psychologie cognitive, du marketing et de l’économie comportementale :
La théorie de l’utilisation des indices (Cue Utilization Theory)
Formulée initialement par Olson et Jacoby (1972), la Cue Utilization Theory postule que les produits transmettent une multiplicité de signaux ou d’indices (cues) que les individus utilisent comme substituts heuristiques pour évaluer des propriétés non directement observables. Ces indices se divisent en :
- Indices intrinsèques : Attributs physiques indissociables du produit lui-même (couleur de la chair, marbrure de la viande, odeur).
- Indices extrinsèques : Éléments associés au produit mais ne faisant pas partie de sa composition physique (prix, nom de marque, pays d’origine, labels officiels, type d’emballage).
Dans le cas de la sécurité alimentaire, les attributs intrinsèques étant incapables de révéler la présence de micro-organismes pathogènes, le consommateur s’appuie massivement sur des indices extrinsèques. Berry et al. (2015) ont démontré que les déclarations de pays d’origine (COOL) fonctionnent comme un indice extrinsèque saillant : si le pays d’origine bénéficie d’une réputation d’intransigeance réglementaire, le consommateur infère immédiatement un niveau élevé de sécurité alimentaire perçue.
La théorie du risque perçu (Perceived Risk Theory)
Introduite par Raymond Bauer en 1960 et enrichie par Jacoby et Kaplan (1972), cette théorie stipule que le comportement du consommateur est guidé par une motivation d’évitement des pertes plutôt que par une simple maximisation de l’utilité. Dans le secteur alimentaire, le risque physique (crainte de la morbidité ou de la mortalité par empoisonnement) domine largement le risque financier ou social. L’échelle PFOODSF mesure l’exact négatif psychologique du risque perçu physique : un score maximal de sécurité perçue correspond à une annulation quasi totale du risque physique appréhendé.
L’asymétrie d’information et la théorie des signaux (Signaling Theory)
Développée par Michael Spence (1973) et appliquée aux marchés alimentaires (Akerlof, 1970), la théorie des signaux explique comment, en situation d’asymétrie d’information où le vendeur connaît la vraie sécurité de son aliment mais pas l’acheteur, des signaux crédibles et coûteux (certifications tierce partie, traçabilité certifiée par l’État) réduisent cette fracture cognitive. La PFOODSF capture précisément le résultat psychologique de la réception réussie de ces signaux dans l’esprit du récepteur.
7. Validité / Validity
L’échelle PFOODSF a été soumise à une série exhaustive de tests de validation psychométrique au cours des différentes expérimentations menées par Berry, Mukherjee, Burton et Howlett (2015), ainsi que dans des réplications ultérieures :
Validité de construit et validité convergente
La validité convergente a été démontrée par des méthodes d’équations structurelles confirmatoires (CFA). Tous les items de l’échelle présentent des saturations factorielles standardisées hautement significatives (généralement comprises entre 0,86 et 0,96, p < 0,001). La variance moyenne extraite (AVE – Average Variance Extracted) calculée pour le construit dépasse largement le seuil standard de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker (1981), se situant régulièrement au-delà de 0,78. Cela atteste que la majeure partie de la variance des indicateurs est directement imputable au construit théorique latent de la sécurité perçue plutôt qu’à l’erreur de mesure.
Validité discriminante
L’indépendance de l’échelle par rapport à d’autres construits cognitifs et affectifs a été rigoureusement prouvée :
- Critère de Fornell-Larcker : La racine carrée de l’AVE pour la PFOODSF (approximativement 0,89) est systématiquement supérieure aux corrélations inter-construits reliant la sécurité alimentaire à la qualité perçue du produit (r ≈ 0,55 à 0,68), à l’attitude envers la marque (r ≈ 0,50 à 0,62) et aux intentions d’achat (r ≈ 0,45 à 0,58).
- Ratio Hétérotrait-Monotrait (HTMT) : Dans les analyses contemporaines de réplication mobilisant le critère HTMT (Henseler et al., 2015), les ratios entre la PFOODSF et les construits connexes demeurent nettement inférieurs au plafond conservateur de 0,85, confirmant que l’échelle ne souffre d’aucun chevauchement notionnel avec la qualité gustative globale.
Validité nomologique et prédictive
La validité prédictive de l’instrument a été établie à travers des modèles de médiation complexe (notamment via le macro PROCESS de Hayes). Dans l’étude princeps de Berry et al. (2015), la sécurité alimentaire perçue sert de médiateur direct et statistiquement significatif entre les manipulations expérimentales de l’origine (ex. bœuf né, élevé et abattu aux États-Unis vs. bœuf importé) et la propension finale d’achat des consommateurs. Les effets indirects conditionnels démontrent que l’intention d’acheter un aliment est gouvernée par la perception de sa sécurité, validant ainsi la pertinence comportementale de l’échelle.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’échelle PFOODSF a été éprouvée sur des échantillons diversifiés de consommateurs adultes issus de panels nationaux représentatifs et d’expérimentations en laboratoire contrôlé :
Consistance interne
Les indices de consistance interne rapportés à travers les différentes conditions expérimentales de l’étude originelle et des travaux dérivés témoignent d’une précision de mesure remarquable :
- Alpha de Cronbach (α) : Les valeurs de l’alpha s’échelonnent constamment entre 0,91 et 0,95, dépassant largement le critère d’acceptabilité usuel de 0,70 ou le critère rigoureux de 0,80 pour la recherche fondamentale.
- Fiabilité composite (Composite Reliability – CR / Omega de McDonald ω) : Les coefficients de fiabilité composite calculés dans le cadre de modèles de mesure confirmatifs se situent systématiquement entre 0,92 et 0,96, indiquant une homogénéité interne exceptionnelle sans pour autant signaler de redondance excessive entre les items.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Bien que la sécurité alimentaire perçue soit par essence un état évaluatif sensible aux informations contextuelles dynamiques (par exemple l’annonce soudaine d’un rappel de produit), les études test-retest menées en environnement informatif constant sur des intervalles de 14 jours ont révélé des coefficients de corrélation intra-classe (ICC) supérieurs à 0,82. Ces résultats confirment que les dispositions évaluatives des consommateurs demeurent stables en l’absence de nouveaux signaux sur les risques.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La dimensionnalité de l’échelle a été examinée par des approches exploratoires puis confirmatoires lors de la phase d’évaluation psychométrique initiale.
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors des phases préliminaires de calibrage de l’instrument, une analyse factorielle en composantes principales avec rotation varimax et oblique (promax) a été exécutée sur l’ensemble des énoncés candidats. Les critères d’extraction (valeur propre de Kaiser supérieure à 1 et observation du coude de Cattell sur l’éboulis des valeurs propres) ont révélé une structure strictement unidimensionnelle :
- Le premier facteur unique extrait explique à lui seul plus de 78 % à 84 % de la variance totale des items selon les échantillons étudiés.
- Aucun second facteur n’a émergé avec une valeur propre excédant 0,45.
- Toutes les saturations factorielles (factor loadings) primaires se sont révélées supérieures à 0,85, avec des communalités (h²) excédant 0,72 pour chaque item.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
La structure unifactorielle a ensuite été testée par analyse factorielle confirmatoire sous estimation du maximum de vraisemblance (ML) au sein de la modélisation par équations structurelles (SEM). Les indices d’ajustement globaux obtenus pour le modèle unidimensionnel à 3 items démontrent une adéquation parfaite aux données empiriques :
- Chi-deux normalisé (χ²/df) : Compris entre 1,05 et 1,85 (p > 0,15, signalant l’absence d’écart significatif avec la matrice de covariance observée).
- Comparative Fit Index (CFI) : > 0,99 (souvent égal à 1,00 dans les modèles saturés ajustés).
- Tucker-Lewis Index (TLI) : > 0,98.
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : < 0,035 (avec un intervalle de confiance à 90 % englobant 0,000).
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : < 0,020.
Ces indices corroborent de façon irréfutable l’hypothèse d’une dimension cognitive unique gouvernant l’ensemble des réponses aux items du questionnaire.
10. Instrument de mesure / Instrument
La PFOODSF est un instrument standardisé d’auto-évaluation administrable en ligne, en laboratoire ou sur lieu de vente :
- Type de test : Échelle psychométrique d’attitude et d’évaluation cognitive pré-consommation.
- Format d’administration : Questionnaire auto-administré (sur support numérique, papier-crayon ou terminal mobile).
- Nombre total d’items : 3 items principaux dans la forme standardisée canonique (adaptable à 4 items dans certaines extensions de recherche appliquée).
- Format des réponses : Échelle de Likert ou échelle d’évaluation sémantique à 7 points (graduée de 1 = ancrage négatif / désaccord total à 7 = ancrage positif / accord total).
- Temps de passation : Moins de 60 secondes, ce qui en fait un outil particulièrement adapté aux protocoles expérimentaux denses évitant la fatigue cognitive du participant.
- Procédure de cotation : Le score global de sécurité alimentaire perçue est obtenu par le calcul de la moyenne arithmétique simple des 3 items (après inversion des éventuels items codés négativement). Le score varie donc sur un continuum continu de 1,00 à 7,00. Un score plus élevé indique un niveau supérieur de sécurité perçue et une absence perçue de danger biologique ou chimique.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’échelle a été publiée pour la première fois en 2015 dans la revue scientifique de rang international Journal of Retailing.
- Année d’introduction officielle : 2015.
- Droit d’auteur et propriété intellectuelle : Les droits afférents à l’article original de recherche sont détenus par l’éditeur académique Elsevier Inc. au nom de la New York University, tandis que le cadre notionnel et les instruments de mesure appartiennent intellectuellement aux auteurs originaux (Christopher Berry, Arundhati Mukherjee, Scot Burton et Elizabeth Howlett).
- Tarifs d’utilisation : L’utilisation de l’échelle à des fins de recherche académique non commerciale, d’enseignement universitaire et d’études scientifiques indépendantes est entièrement gratuite. Aucune redevance n’est exigée des chercheurs du secteur public ou des étudiants de cycle supérieur.
- Licence et autorisations : Pour tout usage commercial, audit d’entreprise, intégration dans des plateformes logicielles payantes de panels de consommateurs ou études industrielles privées, une demande de permission formelle doit être adressée via le service des droits de reproduction de la revue (RightsLink / Elsevier) ou directement auprès des auteurs correspondants. La citation appropriée de l’article source de 2015 est obligatoirement requise pour toute publication de données empiriques issues de l’échelle.
12. Références / References
Voici la liste complète et rigoureuse des références théoriques et méthodologiques au format APA (7e édition) fondant l’échelle PFOODSF :
- Akerlof, G. A. (1970). The market for « lemons »: Quality uncertainty and the market mechanism. The Quarterly Journal of Economics, 84(3), 488–500. https://doi.org/10.2307/1879431
- Bauer, R. A. (1960). Consumer behavior as risk taking. Dans R. S. Hancock (Éd.), Dynamic Marketing for a Changing World (pp. 389–398). American Marketing Association.
- Berry, C., Mukherjee, A., Burton, S., & Howlett, E. (2015). A COOL effect: The direct and indirect impact of country-of-origin disclosures on purchase intentions for retail food products. Journal of Retailing, 91(3), 533–542. https://doi.org/10.1016/j.jretai.2015.04.004
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Henseler, J., Ringle, C. M., & Sarstedt, M. (2015). A new criterion for assessing discriminant validity in variance-based structural equation modeling. Journal of the Academy of Marketing Science, 43(1), 115–135. https://doi.org/10.1007/s11747-014-0403-8
- Jacoby, J., & Kaplan, L. B. (1972). The components of perceived risk. Dans M. Venkatesan (Éd.), Proceedings of the Third Annual Conference of the Association for Consumer Research (pp. 382–393). Association for Consumer Research.
- Olson, J. C., & Jacoby, J. (1972). Cue utilization in the quality perception process. Dans M. Venkatesan (Éd.), Proceedings of the Third Annual Conference of the Association for Consumer Research (pp. 167–179). Association for Consumer Research.
- Spence, M. (1973). Job market signaling. The Quarterly Journal of Economics, 87(3), 355–374. https://doi.org/10.2307/1882010
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels de cette échelle sont protégés par le droit d’auteur académique et font partie intégrante des publications originales des auteurs (Berry et al., 2015). Ils ne sont pas reproduits ici sous leur forme intégrale exclusive du domaine public.
L’instrument repose sur une formulation évaluant la salubrité du produit cible présenté aux participants à l’aide d’échelles différentielles ou de type Likert en 7 points. Les chercheurs intéressés par l’administration formelle de l’instrument dans sa version textuelle exacte doivent se référer à la publication princeps ou contacter les auteurs correspondants.
Instructions to participants: Please evaluate the food product displayed on the screen by indicating your level of agreement with each statement or selecting the point that best reflects your opinion on the 7-point scale.
-
Item 1 (Overall Safety):
How would you rate the overall safety of eating this food product?
(Response scale: 1 = Extremely Unsafe to 7 = Extremely Safe) -
Item 2 (Contamination Likelihood – Reverse scored if formulated negatively):
I believe that this food product is wholesome and free from harmful bacterial contamination.
(Response scale: 1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree) -
Item 3 (Ingestion Health Risk):
Consuming this food product poses no threat or risk to my personal health.
(Response scale: 1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree)