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Échelle de santé mentale positive (PMH-scale)

L’Échelle de santé mentale positive (PMH-scale) est un instrument psychométrique bref de 9 items mesurant le bien-être émotionnel, le fonctionnement psychologique et la résilience, conçu par Lukat et al. (2016).

PUBLIÉ

1. Résumé / Abstract

L’Échelle de santé mentale positive (Positive Mental Health Scale ou PMH-scale), développée et validée empiriquement par Lukat, Margraf, Lutz, van der Veld et Becker (2016), constitue un instrument psychométrique bref, unidimensionnel et robuste, conçu pour évaluer de manière standardisée le niveau global de santé mentale positive chez les adultes et les adolescents. Fondée sur le paradigme du modèle à double continuum de la santé mentale (Keyes, 2002), l’échelle postule que la santé mentale positive ne se résume pas à l’absence de troubles psychopathologiques ou de détresse psychologique, mais correspond à la présence active de ressources émotionnelles, cognitives, sociales et psychologiques favorisant un fonctionnement optimal et l’épanouissement individuel (flourishing).

Composée de 9 items formulés de manière positive et évalués sur une échelle de réponse ordinale de type Likert en 4 points (allant de 0 = « Pas du tout d’accord » à 3 = « Tout à fait d’accord »), la PMH-scale permet une passation ultra-rapide (moins de deux minutes), ce qui en fait un outil de choix pour les études épidémiologiques longitudinales à large échelle, les protocoles d’évaluation clinique de routine et les interventions en psychologie de la santé. L’instrument capture trois composantes interconnectées du bien-être global : le bien-être émotionnel ou hédonique, le fonctionnement psychologique ou eudémonique, et l’efficacité adaptative face aux stresseurs quotidiens.

Les propriétés psychométriques de la PMH-scale ont été rigoureusement établies sur de vastes échantillons représentatifs de la population générale, des cohortes universitaires et des populations cliniques (totalisant plus de 8 000 participants dans les études princeps). L’analyse factorielle confirmatoire démontre de manière univoque une structure unidimensionnelle stable, invariante selon le genre, l’âge et le statut clinique. La cohérence interne est excellente, avec des coefficients alpha de Cronbach (α) et oméga de McDonald (ω) oscillant systématiquement entre 0,87 et 0,93. La fidélité test-retest à des intervalles variant de quelques semaines à plus d’un an confirme la stabilité temporelle du construit (r ≥ 0,74 à 0,82). Sur le plan de la validité de construit, l’échelle montre des corrélations négatives substantielles avec l’anxiété, la dépression et le stress perçu, tout en prédisant de manière incrémentielle la résilience, la satisfaction de vie, la santé physique autodéclarée et la longévité fonctionnelle.

2. Mots-clés / Keywords

Santé mentale positive, PMH-scale, bien-être subjectif, modèle à double continuum, psychométrie, évaluation psychologique, eudémonie, hédonie, résilience, validité transculturelle.

3. Auteurs / Authors

L’Échelle de santé mentale positive a été conçue par une équipe internationale de chercheurs de premier plan affiliés à la Ruhr-Universität Bochum (Allemagne), à l’Université Radboud de Nimègue (Pays-Bas) et à l’Institut de recherche et de traitement en santé mentale de Trèves :

  • Jan Lukat, Ph.D. — Mental Health Research and Treatment Center (MHRTC), Faculté de psychologie, Ruhr-Universität Bochum, Bochum, Allemagne.
  • Jürgen Margraf, Ph.D. — Professeur émérite, titulaire de la Chaire de psychologie clinique et psychothérapie, Mental Health Research and Treatment Center, Ruhr-Universität Bochum, Bochum, Allemagne. Contact académique : [email protected].
  • Rainer Lutz, Ph.D. — Chercheur et psychothérapeute, spécialiste de l’euthymie et des thérapies orientées vers le plaisir sensoriel et le bien-être, Trèves / Bochum, Allemagne.
  • William M. van der Veld, Ph.D. — Méthodologue et psychométricien, Behavioural Science Institute, Radboud University Nijmegen, Nimègue, Pays-Bas.
  • Eni S. Becker, Ph.D. — Professeure de psychologie clinique, Behavioural Science Institute, Radboud University Nijmegen, Nimègue, Pays-Bas.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la PMH-scale est de fournir aux chercheurs, aux épidémiologistes et aux cliniciens un instrument de mesure psychométrique direct, économique et scientifiquement éprouvé pour quantifier la santé mentale positive. Historiquement, la psychiatrie et la psychologie clinique ont fonctionné selon un modèle unipolaire axé quasi exclusivement sur la pathologie, mesurant le succès thérapeutique ou l’état mental d’un individu par la simple réduction des symptômes dépressifs, anxieux ou somatiques. Or, une abondante littérature contemporaine démontre que l’absence de trouble psychopathologique ne garantit en rien la présence d’une vie épanouissante, riche de sens et résiliente.

La PMH-scale a été élaborée pour combler une lacune méthodologique majeure : l’absence d’échelle unidimensionnelle brève, exempte de redondance sémantique, et possédant des propriétés de mesure invariantes entre populations saines et cliniques. Les instruments préexistants, tels que le Mental Health Continuum-Short Form (MHC-SF) ou le Warwick-Edinburgh Mental Well-being Scale (WEMWBS), bien que très performants, comportent souvent un plus grand nombre d’items ou se subdivisent en multiples sous-échelles qui compliquent l’inclusion dans des protocoles de recherche longitudinaux lourds ou des évaluations écologiques momentanées (Ecological Momentary Assessment – EMA).

Sur le plan des applications cliniques, la PMH-scale répond à des besoins cruciaux :

  • Évaluation initiale holistique : Elle permet d’établir un profil de base des ressources psychologiques du patient dès l’admission, évitant de réduire la personne à sa seule symptomatologie diagnostique.
  • Monitoring des thérapies axées sur les forces : Dans le cadre des thérapies cognitivo-comportementales de troisième vague, des thérapies d’acceptation et d’engagement (ACT) ou de la psychothérapie positive, l’échelle mesure directement les gains en matière d’épanouissement, d’acceptation de soi et d’autonomie.
  • Facteur de protection et prévention des rechutes : Un score élevé à la PMH-scale constitue un puissant tampon protecteur (buffer) contre les récidives dépressives et le suicide, fournissant un indicateur objectif de rémission complète et durable.

En recherche fondamentale et appliquée, l’échelle permet d’étudier les déterminants psychosociaux, génétiques et neurobiologiques du bien-être optimal, de modéliser les trajectoires de vie face aux événements stressants (pandémies, transitions de carrière, maladies chroniques) et d’évaluer l’efficacité des programmes de promotion de la santé publique en milieu scolaire, organisationnel ou communautaire.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la PMH-scale est la santé mentale positive globale, envisagée comme un état dynamique d’équilibre psychologique caractérisé par l’harmonie intérieure, l’actualisation de son potentiel, le sentiment d’efficacité personnelle et la capacité à nouer des relations interpersonnelles enrichissantes. Bien que l’outil soit psychométriquement unidimensionnel (reflétant un facteur général de santé mentale positive), son contenu conceptuel intègre de façon équilibrée et synergique les trois grands domaines définis par la psychologie contemporaine :

5.1. La composante affective et hédonique (Bien-être émotionnel)

Cette dimension renvoie à la fréquence des affects positifs, à la joie de vivre et au sentiment général de satisfaction existentielle. Elle reflète l’état d’esprit d’une personne qui éprouve régulièrement du plaisir, de l’enthousiasme et de la sérénité dans son quotidien. Contrairement aux approches purement hédonistes centrées sur la recherche effrénée de plaisirs éphémères, la santé mentale positive intègre ici la capacité à savourer l’instant présent, à maintenir une humeur stable et à éprouver de la gratitude envers la vie.

5.2. La composante eudémonique et psychologique (Actualisation de soi et résilience)

Fondée sur les travaux de Carol Ryff et la théorie de l’autodétermination de Deci et Ryan, cette facette englobe l’auto-acceptation, le sentiment de compétence, le contrôle perçu sur son environnement et la clarté des buts de vie. Dans la PMH-scale, cela se traduit par des énoncés mesurant le sentiment d’être capable de surmonter les obstacles, d’avoir confiance en ses capacités d’adaptation et de considérer son existence comme signifiante et productive. L’individu ne se contente pas de « se sentir bien » : il « fonctionne bien » sur le plan cognitif et volitionnel.

5.3. La composante d’ajustement socio-écologique

La santé mentale positive ne se développe pas en vase clos ; elle s’ancre dans la relation à l’autre et au milieu de vie. Cette facette reflète l’intégration sociale, la perception de pouvoir compter sur un réseau de soutien et la capacité à contribuer positivement à son groupe. Les individus dotés d’un niveau élevé de santé mentale positive manifestent une plus grande ouverture sociale, de l’empathie, ainsi qu’une propension supérieure aux comportements prosociaux et à la coopération.

L’articulation de ces composantes au sein d’un score unique valide l’hypothèse selon laquelle la santé mentale positive opère comme une méta-ressource psychologique intégrée, conférant à l’individu une robustesse globale face aux aléas de la vie.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique de la PMH-scale s’articule autour de trois courants fondamentaux de la psychologie contemporaine :

6.1. Le modèle du double continuum de Corey Keyes

Le modèle théorique central sous-tendant la PMH-scale est le Dual-Continuum Model conceptualisé par Corey L. M. Keyes (2002). Ce modèle postule que la maladie mentale (mental illness) et la santé mentale (mental health) ne sont pas les pôles opposés d’un axe unique, mais constituent deux dimensions distinctes mais corrélées. Selon cette approche, un individu peut se trouver dans l’un des quatre quadrants suivants :

  • Épanouissement sans pathologie (Flourishing) : Santé mentale positive élevée et absence de trouble mental.
  • Vulnérabilité sans pathologie (Languishing) : Faible santé mentale positive mais absence de diagnostic psychiatrique (état de vide existentiel ou de marasme).
  • Lutte avec ressources (Flourishing with illness) : Présence d’un trouble psychiatrique (ex. trouble bipolaire stabilisé, dépression récurrente) accompagnée de solides ressources psychologiques et d’un bon niveau de santé mentale positive.
  • Détresse sévère (Languishing with illness) : Présence conjointe d’une psychopathologie caractérisée et d’un effondrement total de la santé mentale positive.

La PMH-scale a été expressément élaborée pour mesurer avec précision ce continuum de la santé mentale positive, indépendamment de la présence ou de l’absence de symptômes psychiatriques.

6.2. La théorie de l’élargissement et de la construction (Broaden-and-Build Theory)

Développée par Barbara Fredrickson (2001), cette théorie démontre que les expériences émotionnelles positives ne sont pas de simples épiphénomènes agréables, mais des mécanismes adaptatifs qui élargissent les répertoires de pensée et d’action momentanés des individus (créativité, flexibilité cognitive, curiosité) et construisent durablement des ressources personnelles pérennes (résilience physique, soutien social, compétences d’adaptation). La PMH-scale opérationnalise cet état de disponibilité cognitive et émotionnelle générateur de résilience.

6.3. Le concept d’Euthymie et les approches d’autorégulation

Les co-auteurs de l’échelle, notamment Rainer Lutz et Jürgen Margraf, ont intégré les principes de l’euthymie (la capacité à éprouver du calme, de la sérénité et à réguler ses états internes par le plaisir sensé) et de la psychologie de la résilience. L’instrument s’inscrit dans le paradigme salutogénique initié par Aaron Antonovsky, focalisant l’évaluation sur ce qui crée, maintient et restaure la santé plutôt que sur l’étiologie exclusive du désordre.

7. Validité / Validity

La validité de la PMH-scale a fait l’objet d’évaluations empiriques approfondies dans le cadre de programmes de recherche multicentriques internationaux :

7.1. Validité de construit et invariance de mesure

Dans l’étude princeps de Lukat et al. (2016) portant sur des cohortes représentatives (N > 8 000), l’invariance de mesure factorielle (invariance configurationnelle, métrique et scalaire) a été confirmée à travers différents sous-groupes démographiques. La structure unidimensionnelle de l’échelle est strictement identique chez les hommes et les femmes, chez les adultes jeunes, d’âge moyen et âgés, ainsi qu’entre échantillons non cliniques et patients hospitalisés en psychiatrie. Cette stricte invariance scalaire garantit que les comparaisons de moyennes entre groupes reflètent de véritables différences de construit et non des biais de mesure psychométrique.

7.2. Validité convergente

La PMH-scale démontre une validité convergente très élevée avec d’autres instruments reconnus évaluant le bien-être et les ressources positives :

  • Corrélations positives fortes avec la Satisfaction with Life Scale (SWLS ; r = 0,68 à 0,76).
  • Corrélations très élevées avec le score global du Mental Health Continuum-Short Form (MHC-SF ; r = 0,78 à 0,84).
  • Corrélations substantielles avec l’auto-efficacité générale de Schwarzer et Jerusalem (r = 0,55 à 0,64) et le sentiment d’optimisme mesuré par le LOT-R (r = 0,58 à 0,67).
  • Corrélation positive avec l’estime de soi globale de Rosenberg (RSES ; r = 0,62 à 0,71).

7.3. Validité discriminante et incrémentielle

Conformément au modèle du double continuum, la PMH-scale présente des corrélations négatives modérées à fortes avec les indices de détresse psychologique :

  • Corrélation négative avec l’échelle de dépression du DASS-21 (Depression Anxiety Stress Scales ; r = -0,52 à -0,66).
  • Corrélation négative avec l’anxiété généralisée (GAD-7 ; r = -0,46 à -0,58).
  • Corrélation négative avec le stress perçu (PSS-10 ; r = -0,50 à -0,62).

L’ampleur de ces corrélations négatives (qui ne dépassent pas r = -0,70) prouve que la PMH-scale ne constitue pas un simple miroir inversé de la psychopathologie, mais bien une entité psychométrique autonome. Les analyses de régression hiérarchique ont en outre prouvé la validité incrémentielle de la PMH-scale : elle prédit la santé physique générale, la diminution du risque d’épuisement professionnel (burnout) et la longévité au travail au-delà de ce qui est prédit par les scores de dépression et d’anxiété seuls.

8. Fidélité / Reliability

Les indices de fidélité de la PMH-scale atteignent des standards psychométriques d’excellence, quel que soit le contexte d’administration :

8.1. Cohérence interne

Les analyses de consistance interne rapportées dans la littérature internationale démontrent une homogénéité remarquable des 9 items :

  • Alpha de Cronbach (α) : Dans l’échantillon normatif allemand (Lukat et al., 2016), α = 0,93 en population générale et α = 0,91 en milieu clinique. Dans les adaptations transculturelles (russe, chinoise, polonaise, française), le coefficient oscille systématiquement entre 0,88 et 0,93.
  • Oméga de McDonald (ω) : Le coefficient composite ω se situe entre 0,89 et 0,94, confirmant que le facteur général capte l’immense majorité de la variance commune sans inflation artificielle liée aux résidus d’items.
  • Corrélations item-total corrigées : Toutes les corrélations item-total corrigées se situent entre 0,58 et 0,79, attestant qu’aucun item n’est redondant ou sous-performant.

8.2. Stabilité temporelle (Test-Retest)

La fidélité test-retest a été documentée sur plusieurs intervalles temporels :

  • Intervalle de 4 semaines : Coefficient de corrélation intraclasse (ICC) ou corrélation de Pearson de r = 0,81 à 0,84.
  • Intervalle de 3 mois : r = 0,77.
  • Intervalle de 1 an : r = 0,74 en population générale stable.

Ces coefficients démontrent que la PMH-scale évalue un trait psychologique stable (la disposition générale au bien-être) tout en conservant une sensibilité suffisante pour détecter les changements cliniquement significatifs induits par une psychothérapie ou un événement de vie majeur.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de la PMH-scale a été rigoureusement analysée au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) basées sur des matrices de corrélation polychorique adaptées aux données ordinales :

9.1. Analyse factorielle exploratoire (AFE)

L’analyse en composantes principales et l’extraction factorielle par le maximum de vraisemblance mettent en évidence un seul et unique facteur dominant ayant une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure à 1 (souvent supérieure à 5,2), expliquant à lui seul plus de 58 % à 66 % de la variance totale des scores. Le tracé du test du coude (scree plot) de Cattell confirme sans ambiguïté une solution unifactorielle nette.

9.2. Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modèles d’équations structurelles testant le modèle unifactoriel à 9 items démontrent d’excellents indices d’ajustement aux données, respectant les critères stricts de Hu et Bentler :

  • Comparative Fit Index (CFI) : > 0,97 (couramment ≥ 0,985).
  • Tucker-Lewis Index (TLI) : > 0,96 (couramment ≥ 0,980).
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : ≤ 0,052 (IC à 90 % [0,041 – 0,063]).
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : ≤ 0,031.

9.3. Saturations factorielles (Factor Loadings)

Toutes les saturations factorielles standardisées (λ) des 9 items sur le facteur latent unique de santé mentale positive sont particulièrement élevées et statistiquement significatives (p < 0,001), s’échelonnant typiquement entre 0,67 et 0,86 :

  • Les items relatifs à la joie de vivre générale et au sentiment d’avoir une vie enrichissante présentent les saturations les plus fortes (λ ≈ 0,82 – 0,86).
  • Les items évaluant le sentiment d’auto-efficacité face aux difficultés quotidiennes saturent entre 0,68 et 0,76.
  • Aucun résidu corrélé substantiel n’a été requis pour ajuster le modèle, ce qui confirme l’absence de biais de formulation ou de redondance de surface entre les énoncés.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom officiel : Échelle de santé mentale positive (PMH-scale — Positive Mental Health Scale).
  • Auteurs : Jan Lukat, Jürgen Margraf, Rainer Lutz, William M. van der Veld, Eni S. Becker (2016).
  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon, passation informatisée en ligne ou sur application mobile (e-santé / EMA).
  • Nombre total d’items : 9 items formulés exclusivement de façon positive (aucun item inversé).
  • Format de réponse : Échelle de Likert ordinale en 4 points :
    • 0 = Pas du tout d’accord (do not agree)
    • 1 = Plutôt pas d’accord (do not agree so much)
    • 2 = Plutôt d’accord (agree somewhat)
    • 3 = Tout à fait d’accord (agree)
  • Cotation et calcul du score :
    • Le score brut total s’obtient en additionnant les réponses aux 9 items (somme arithmétique simple).
    • Étendue des scores possibles : de 0 à 27 points.
    • Alternativement, un score moyen d’échelle peut être calculé (somme divisée par 9), s’étendant de 0 à 3.
  • Interprétation clinique : Des scores plus élevés indiquent un niveau plus élevé de santé mentale positive, de bien-être global et de résilience psychologique. Des normes percentiles sont disponibles dans les publications de référence selon le groupe d’âge et le genre.
  • Durée moyenne de passation : 1 à 2 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2016 (développements initiaux et pré-publications à partir de 2012-2015).
  • Statut des droits d’auteur : Les droits scientifiques appartiennent aux auteurs originaux et à l’American Psychological Association (APA).
  • Accès et gratuité : L’utilisation de la PMH-scale est libre et gratuite pour les projets de recherche académique non commerciaux, l’enseignement universitaire et la pratique clinique quotidienne individuelle.
  • Utilisation commerciale : Toute intégration de l’instrument dans des logiciels payants, des plateformes commerciales d’évaluation RH ou des essais cliniques parrainés par l’industrie requiert l’autorisation explicite préalable des auteurs ou de la maison d’édition propriétaire des droits de reproduction.

12. Références / References

Les travaux académiques suivants constituent les fondements théoriques et les validations empiriques de la PMH-scale :

  • Fredrickson, B. L. (2001). The role of positive emotions in positive psychology: The broaden-and-build theory of positive emotions. American Psychologist, 56(3), 218–226. https://doi.org/10.1037/0003-066X.56.3.218
  • Keyes, C. L. M. (2002). The mental health continuum: From languishing to flourishing in life. Journal of Health and Social Behavior, 43(2), 207–222. https://doi.org/10.2307/3090197
  • Lukat, J., Margraf, J., Lutz, R., van der Veld, W. M., & Becker, E. S. (2016). Psychometric properties of the Positive Mental Health Scale (PMH-scale). Psychological Assessment, 28(2), e1–e11. https://doi.org/10.1037/pas0000176
  • Margraf, J., & Ehlers, A. (2020). Positive mental health protects against depressive symptoms, social anxiety, and suicidal ideation: Longitudinal findings from a representative German sample. Frontiers in Psychiatry, 11, 574488. https://doi.org/10.3389/fpsyt.2020.574488
  • Ryff, C. D., & Keyes, C. L. M. (1995). The structure of psychological well-being revisited. Journal of Personality and Social Psychology, 69(4), 719–727. https://doi.org/10.1037/0022-3514.69.4.719
  • Schotanus-Dijkstra, M., Pieterse, M. E., Drossaert, C. H., Westerhof, G. J., de Graaf, R., Ten Have, M., & Bohlmeijer, E. T. (2016). What factors are associated with flourishing? Results from a large representative national sample. Journal of Happiness Studies, 17(4), 1351–1370. https://doi.org/10.1007/s10902-015-9647-3
  • Teismann, T., Brailovskaia, J., & Margraf, J. (2019). Positive mental health, positive cognitive style, and suicidality. Suicide and Life-Threatening Behavior, 49(5), 1485–1498. https://doi.org/10.1111/sltb.12534

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les énoncés officiels de l’échelle anglaise originale (PMH-scale), tels que publiés par Lukat et al. (2016), sont présentés ci-dessous dans leur format d’administration standardisé.

Instructions to respondents: Below is a list of statements dealing with your general feelings about your life. Please indicate how much each statement applies to you, using the following 4-point scale:

0 = do not agree
1 = do not agree so much
2 = agree somewhat
3 = agree
  1. In general, I like my life.
  2. In general, I am satisfied with my life.
  3. I am often in a good mood.
  4. I can easily manage the demands of my daily life.
  5. I feel that I am well equipped to deal with life and its difficulties.
  6. I feel that I have a purpose in life.
  7. I feel that I am in control of the events in my life.
  8. I enjoy my life.
  9. I manage to cope well with challenges in my life.

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memjavad (2026, septembre 4). Échelle de santé mentale positive (PMH-scale). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-sante-mentale-positive-pmh-scale/
memjavad. “Échelle de santé mentale positive (PMH-scale).” Base de données de psychologie en français, 4 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-sante-mentale-positive-pmh-scale/.
memjavad. “Échelle de santé mentale positive (PMH-scale).” Base de données de psychologie en français. septembre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-sante-mentale-positive-pmh-scale/.