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Échelle de risque perçu

Découvrez l’Échelle de risque perçu (Perceived Risk Scale – PRS) développée par Jacoby et Kaplan (1972) : cadre théorique, validité psychométrique, cotation et items complets.

PUBLIÉ

1. Résumé / Abstract

L’Échelle de risque perçu (en anglais, Perceived Risk Scale ou PRS), initialement conceptualisée et formalisée dans les travaux séminaux de Jacob Jacoby et Leon B. Kaplan (1972), constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents dans l’étude du comportement du consommateur, du marketing décisionnel et de la psychologie économique. Cet outil d’évaluation quantitative a été développé pour mesurer la nature multidimensionnelle de l’incertitude subjective et des conséquences néfastes anticipées qu’un individu associe à l’acte d’achat ou à l’utilisation d’un produit ou service. L’instrument appréhende le risque perçu à travers cinq dimensions primaires fondamentales — le risque financier, le risque de performance (ou fonctionnel), le risque physique (ou de sécurité), le risque psychologique et le risque social —, auxquelles s’ajoute une mesure du risque perçu global, ainsi qu’une dimension temporelle formalisée ultérieurement par Roselius (1971) et Kaplan, Szybillo et Jacoby (1974).

Composée dans sa version canonique de six items fondamentaux mesurés sur une échelle de Likert en 7 points (allant typiquement de 1 = « Pas du tout risqué / Extrêmement improbable » à 7 = « Très risqué / Extrêmement probable »), l’échelle permet de capturer à la fois la probabilité perçue d’une issue défavorable et la gravité perçue de cette perte potentielle. Du point de vue psychométrique, l’instrument présente des propriétés remarquables documentées à travers un demi-siècle de recherche empirique : une cohérence interne élevée (les coefficients alpha de Cronbach oscillent généralement entre 0,78 et 0,93 selon les facettes et les catégories de produits), une validité convergente et une validité discriminante robustes démontrées par analyses factorielles confirmatoires, ainsi qu’une validité prédictive substantielle vis-à-vis de l’intention d’achat, de la fidélité à la marque et des stratégies de recherche d’information.

Le présent article propose un examen approfondi de l’Échelle de risque perçu, détaillant ses fondements théoriques enracinés dans la théorie de la décision sous incertitude, son architecture factorielle, ses qualités métrologiques, ses protocoles d’administration et de cotation, ainsi que ses adaptations contemporaines au commerce électronique et à l’adoption des technologies émergentes.

2. Mots-clés / Keywords

Risque perçu, Comportement du consommateur, Psychométrie, Prise de décision, Risque financier, Risque de performance, Risque psychologique, Risque social, Risque physique, Échelle de Likert, Psychologie économique, Théorie de la décision.

3. Auteurs / Authors

L’instrument original et son paradigme multidimensionnel ont été développés et validés par :

  • Jacob Jacoby, Ph.D. (1938–2018) : Professeur émérite en psychologie du consommateur et titulaire de la chaire Merchants Council Professor of Consumer Behavior and Retail Management à la Leonard N. Stern School of Business, New York University (NYU), États-Unis. Chercheur pionnier dans l’étude de la surcharge informationnelle et des processus cognitifs de décision.
  • Leon B. Kaplan, Ph.D. : Chercheur en psychologie sociale appliquée et sciences de la consommation, affiliated at the time with Purdue University (Department of Psychological Sciences, Consumer Sciences Program, West Lafayette, Indiana, États-Unis), puis directeur de recherche appliquée en études de marché et comportement décisionnel.
  • Collaborateurs ultérieurs majeurs : Anita N. Szybillo, Ph.D., co-autrice des extensions dimensionnelles de 1974 intégrant le risque temporel, Purdue University.

4. Objectif / Purpose

L’Échelle de risque perçu a été conçue pour répondre à une lacune théorique et empirique majeure de la recherche en marketing et en psychologie économique du début des années 1970 : l’absence d’une mesure standardisée, fiable et multidimensionnelle de l’appréhension subjective du risque par le consommateur. Jusqu’aux travaux de Raymond A. Bauer (1960), qui a introduit le concept selon lequel « le comportement du consommateur est une instance de prise de risque », le risque était majoritairement conceptualisé de manière unidimensionnelle ou assimilé à une probabilité objective statistique d’échec. Jacoby et Kaplan (1972) ont postulé que le risque perçu n’est pas un bloc monolithique, mais une structure cognitive composite constituée de pertes anticipées distinctes mais interconnectées.

L’objectif premier de cette échelle est de diagnostiquer avec précision les sources spécifiques d’anxiété et de réticence cognitive qui freinent la décision d’achat ou d’adoption d’un produit, d’une marque ou d’un service. Dans la recherche académique, l’échelle permet de :

  • Modéliser les mécanismes par lesquels les consommateurs traitent l’information pré-achat en situation d’incertitude incomplète.
  • Identifier le poids relatif de chaque dimension de risque selon les catégories de produits (par exemple, la prépondérance du risque financier dans l’achat de biens durables vs le risque social dans l’achat de vêtements de mode).
  • Évaluer l’efficacité des réducteurs de risque (garanties, réputation de la marque, avis de pairs, politiques de retour, certifications de sécurité).

Dans les applications appliquées et managériales, l’instrument fournit aux concepteurs de produits, aux spécialistes du marketing et aux ergonomes des interfaces numériques une cartographie diagnostique des freins psychologiques. En environnement numérique (e-commerce, banque en ligne, télémédecine, intelligence artificielle générative), la mesure précise des différentes facettes du risque permet de cibler des interventions persuasives sur mesure : atténuer le risque de performance par des démonstrations interactives, le risque financier par des politiques de remboursement sans frais, ou le risque physique par des protocoles rigoureux de cybersécurité et de conformité sanitaire.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit de risque perçu est défini comme la combinaison subjective de l’incertitude ressentie par un individu quant aux conséquences possibles d’un choix et de la valence négative (gravité) associée à ces conséquences en cas de défaillance. Jacoby et Kaplan (1972) ont articulé ce construit autour de cinq dimensions primaires fondamentales, complétées par une mesure globale et une dimension temporelle :

1. Le risque financier (Financial Risk)

Cette composante reflète la probabilité perçue et la sévérité d’une perte monétaire résultant de l’achat d’un bien défectueux, sous-performant ou dont le rapport qualité-prix s’avère insatisfaisant. Elle englobe non seulement le coût initial d’acquisition gaspillé, mais également les coûts ultérieurs de réparation, de remplacement ou d’entretien imprévus. Par exemple, lors de l’acquisition d’un véhicule d’occasion ou d’un logiciel professionnel complexe, le consommateur évalue la menace que cette décision fait peser sur son budget ou son épargne.

2. Le risque de performance ou fonctionnel (Performance Risk)

Le risque de performance renvoie à l’éventualité que le produit ne fonctionne pas conformément aux promesses techniques, aux descriptions du fabricant ou aux attentes légitimes de l’utilisateur. Ce construit examine l’incertitude liée à l’utilité pratique de l’objet. Par exemple, un consommateur achetant un nouvel appareil médical connecté ou un ordinateur portable craint que le dispositif ne tombe fréquemment en panne, ne dispose pas de l’autonomie promise ou ne réponde pas aux exigences opérationnelles minimales.

3. Le risque physique ou de sécurité (Physical / Safety Risk)

Cette dimension quantifie l’appréhension relative aux dommages corporels, aux traumatismes physiques ou aux altérations de la santé que l’usage du produit pourrait occasionner à l’acheteur ou à son entourage. Les exemples archétypaux incluent les produits pharmaceutiques sans ordonnance, les équipements de protection sportive, les produits alimentaires transformés ou les véhicules automobiles, pour lesquels une défaillance peut directement menacer l’intégrité biologique de la personne.

4. Le risque psychologique (Psychological Risk)

Le risque psychologique mesure la probabilité d’éprouver un malaise émotionnel, un sentiment de culpabilité, d’anxiété, de frustration ou une atteinte à l’estime de soi consécutifs à un mauvais choix de consommation. Ce construit est intrinsèquement lié à la cohérence de soi (self-concept) : l’individu anticipe le remords post-achat (« buyer’s remorse ») ou la dégradation de son auto-image s’il s’avère qu’il a pris une décision naïve, irrationnelle ou indigne de ses standards personnels.

5. Le risque social (Social Risk)

Le risque social concerne l’impact potentiel d’un achat sur l’image publique de l’individu, son statut perçu et l’approbation de son groupe de référence (famille, amis, collègues, réseau professionnel). Il s’agit de la peur du ridicule, de la désapprobation ou du déclassement social résultant de la possession ou de la consommation ostentatoire d’un bien jugé inadapté, dépassé ou inapproprié par la communauté d’appartenance.

6. Le risque temporel ou de commodité (Time / Convenience Risk)

Formalisé par Roselius (1971) puis Kaplan, Szybillo et Jacoby (1974), ce facteur englobe la perte de temps, l’effort logistique et les désagréments pratiques nécessaires pour réparer, retourner ou remplacer un produit inadéquat, ainsi que le temps perdu à réapprendre le fonctionnement d’un substitut.

7. Le risque perçu global (Overall Perceived Risk)

Cette mesure synthétique évalue l’intégration cognitive holistique de l’ensemble des vecteurs de risque par le sujet. Jacoby et Kaplan ont démontré que le risque global n’est pas une simple somme arithmétique inconsciente, mais une fonction combinatoire complexe où certaines dimensions agissent comme des multiplicateurs selon la nature du produit.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique de l’Échelle de risque perçu s’enracine dans la convergence de la théorie de la décision, de la psychologie cognitive et des sciences du comportement économique :

L’héritage de Raymond A. Bauer et la théorie comportementale

En 1960, Raymond A. Bauer a inauguré le paradigme du risque perçu à l’Université Harvard en affirmant que les consommateurs développent des stratégies décisionnelles visant non pas à maximiser l’utilité espérée (comme le postulait l’économie néoclassique de von Neumann et Morgenstern), mais à minimiser le risque perçu. Les individus sont intrinsèquement averses au risque et recherchent un niveau d’incertitude tolérable avant d’engager leurs ressources.

Le modèle d’espérance de perte de Cunningham

Scott M. Cunningham (1967) a ultérieurement formulé le risque perçu comme une fonction multiplicative de deux composantes distinctes : l’incertitude (la probabilité subjective que l’issue de l’événement soit défavorable) et les conséquences (le coût subjectif ou la dangerosité de ces issues pour l’individu). Jacoby et Kaplan (1972) ont étendu ce modèle bivarié en démontrant que les « conséquences » se subdivisent de manière systématique en sous-espaces de perte (financier, fonctionnel, physique, psychologique et social), créant ainsi une structure vectorielle de la vulnérabilité perçue.

La théorie des perspectives (Prospect Theory)

Les travaux subséquents de Daniel Kahneman et Amos Tversky (1979) sur la théorie des perspectives apportent un éclairage fondamental au cadre de Jacoby et Kaplan. L’asymétrie fondamentale entre l’évaluation des gains et des pertes (l’aversion à la perte, où les pertes pèsent psychologiquement environ deux fois plus lourd que des gains équivalents) explique pourquoi les dimensions du risque perçu constituent des déterminants comportementaux infiniment plus puissants que les bénéfices anticipés dans la formation des attitudes et des intentions d’achat.

7. Validité / Validity

Les propriétés de validité de l’Échelle de risque perçu de Jacoby et Kaplan ont fait l’objet de vérifications empiriques massives à travers diverses cultures, plateformes d’achat et catégories de produits :

Validité de construit

La validité de construit de l’échelle a été initialement démontrée par Jacoby et Kaplan (1972) à l’aide d’analyses de régression multiple et de corrélations canoniques sur 12 catégories de biens de consommation courante (dentifrice, téléviseurs, vêtements pour hommes, montres, etc.). Le modèle intégrant les cinq composantes fondamentales expliquait entre 60 % et 74 % de la variance totale du risque perçu global ( = 0,60 à 0,74 ; p < 0,001), prouvant que ces dimensions capturent l’essence même du construit de risque global chez les consommateurs.

Validité convergente

Dans l’étude réplicatrice et confirmatoire de Kaplan, Szybillo et Jacoby (1974), l’adjonction de la dimension temporelle a encore renforcé la validité convergente, la variance expliquée atteignant 73 % à 83 % selon les catégories de produits. Des études ultérieures (par exemple, Stone & Grønhaug, 1993) ont testé la convergence de l’échelle avec des mesures alternatives basées sur le modèle d’espérance de perte (probabilité × sévérité), démontrant des corrélations fortes (r > 0,70, p < 0,001) entre les deux approches de mesure.

Validité discriminante

Des analyses factorielles confirmatoires conduites dans la littérature contemporaine (notamment Featherman & Pavlou, 2003, dans le contexte des services électroniques) ont établi que les racines carrées de la variance moyenne extraite (AVE) pour chaque dimension de risque dépassent systématiquement les corrélations inter-facteurs (critère de Fornell-Larcker), confirmant que le risque financier, le risque de performance, le risque physique, le risque social et le risque psychologique mesurent des concepts empiriquement et théoriquement distincts.

Validité prédictive

L’instrument démontre une validité prédictive remarquable à l’égard de nombreuses variables dépendantes comportementales : l’intention d’achat (corrélations négatives robustes, r variant de -0,45 à -0,68), l’adoption d’innovations technologiques, l’intention de basculer vers un concurrent et l’intensité des comportements de recherche d’information compensatoire (consultation d’avis d’experts, de comparateurs de prix).

8. Fidélité / Reliability

L’Échelle de risque perçu présente des indicateurs de fidélité et de cohérence interne hautement satisfaisants au regard des standards psychométriques établis par l’American Psychological Association :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Bien que la version originale de Jacoby et Kaplan (1972) utilisait des items uniques représentatifs par dimension pour minimiser la fatigue cognitive des répondants lors de l’évaluation simultanée de multiples catégories de produits, les versions multi-items développées à partir de leur matrice ont systématiquement démontré une excellente cohérence interne :

  • Risque financier : α de Cronbach oscillant typiquement entre 0,82 et 0,91.
  • Risque de performance : α de Cronbach compris entre 0,80 et 0,89.
  • Risque physique : α de Cronbach compris entre 0,84 et 0,94.
  • Risque psychologique : α de Cronbach compris entre 0,79 et 0,88.
  • Risque social : α de Cronbach compris entre 0,83 et 0,92.
  • Risque temporel : α de Cronbach compris entre 0,76 et 0,86.
  • Échelle composite totale : l’indice de cohérence globale excède régulièrement 0,88.

Fidélité test-retest

Les études ayant administré l’instrument à intervalle régulier (généralement deux à quatre semaines d’intervalle sans événement perturbateur sur les marques évaluées) rapportent des coefficients de corrélation intra-classe (ICC) et de fidélité test-retest supérieurs à 0,78 (p < 0,01), attestant d’une grande stabilité temporelle des perceptions de risque attachées à des typologies de produits stabilisées.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture multidimensionnelle postulée par Jacoby et Kaplan a fait l’objet d’examens factoriels rigoureux à travers l’histoire de la psychométrie appliquée au marketing :

Analyses factorielles exploratoires (AFE)

Historiquement, les analyses factorielles avec rotation orthogonale (Varimax) ou oblique (Promax) conduites sur de larges échantillons de consommateurs ont invariablement confirmé l’existence de cinq à six facteurs distincts correspondant exactement aux postulats théoriques :

  • Les saturations factorielles (factor loadings) des items primaires sur leur facteur théorique respectif sont uniformément élevées, se situant majoritairement entre 0,72 et 0,91.
  • Les saturations croisées (cross-loadings) sur les facteurs secondaires demeurent faibles (inférieures à 0,30), confirmant la netteté de la structure factorielle.
  • Une corrélation modérée existe fréquemment entre le risque psychologique et le risque social (souvent r ≈ 0,40 à 0,55), ce qui est théoriquement cohérent puisque la dévalorisation sociale nourrit directement l’angoisse psychologique individuelle.

Analyses factorielles confirmatoires (AFC)

Dans les modélisations par équations structurelles modernes (SEM), les modèles de mesure de premier ordre (cinq ou six facteurs corrélés) ou de second ordre (un facteur latent de risque perçu global chapeautant les facettes spécifiques) démontrent d’excellents indices d’ajustement aux données :

  • Chi-deux normé (χ²/df) : généralement compris entre 1,5 et 2,8 (seuil recommandé < 3,0).
  • Comparative Fit Index (CFI) : > 0,95.
  • Tucker-Lewis Index (TLI) : > 0,94.
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : compris entre 0,035 et 0,058 (IC à 90 % [0,028 ; 0,065]).
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : < 0,045.

Ces métriques confirment que la conceptualisation multidimensionnelle de Jacoby et Kaplan s’ajuste significativement mieux aux données observées que n’importe quel modèle unidimensionnel concurrent (le modèle à un seul facteur présentant systématiquement des indices d’ajustement inacceptables : CFI < 0,70 ; RMSEA > 0,14).

10. Instrument de mesure / Instrument

L’Échelle de risque perçu est un questionnaire psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer l’intensité des différentes composantes du risque perçu à l’égard d’une marque, d’un produit, d’une décision d’achat ou d’un service technologique :

  • Type d’instrument : Questionnaire psychométrique multidimensionnel d’auto-évaluation (self-report inventory).
  • Nombre d’items : 6 items fondamentaux dans la version standard canonique (5 facettes fondamentales + 1 item de risque perçu global) ; des extensions validées intègrent le risque temporel pour un total de 7 items ou développent des sous-échelles multi-items de 18 à 24 énoncés.
  • Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points (généralement ancrée de 1 = « Pas du tout risqué / Extrêmement improbable » [Not at all risky / Extremely unlikely] à 7 = « Très risqué / Extrêmement probable » [Very risky / Extremely likely]).
  • Population cible : Consommateurs adultes, décideurs organisationnels, utilisateurs d’environnements numériques et technologies émergentes.
  • Temps moyen de passation : Environ 2 à 4 minutes pour la batterie standard d’items uniques par dimension ; 6 à 10 minutes pour les versions multi-items exhaustives.
  • Modalités de cotation et calcul des scores :
    • Analyse par facette : Calcul du score moyen ou cumulé pour chacune des dimensions distinctes (Financière, Performance, Physique, Psychologique, Sociale, et éventuellement Temporelle). Cette approche est préconisée pour les diagnostics précis et les analyses prédictives différentielles.
    • Indice global de risque : Peut être mesuré directement par l’item de risque perçu global (« Overall Perceived Risk ») ou calculé par la moyenne non pondérée de l’ensemble des sous-dimensions.
    • Absence d’inversion : Tous les items sont formulés dans le sens direct du risque ; aucun codage inversé (reverse scoring) n’est nécessaire pour le calcul.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’Échelle de risque perçu a été originellement publiée en 1972 dans les actes de conférence de l’Association for Consumer Research :

  • Année de publication princeps : 1972 (Jacoby & Kaplan, ACR Conference Proceedings).
  • Statut des droits et accessibilité : Domaine public académique. Les travaux originaux de Jacoby et Kaplan ont été mis à la disposition de la communauté scientifique sans dépôt de brevet commercial ni restrictions de droits propriétaires fermés.
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour une utilisation dans le cadre de la recherche universitaire, de l’enseignement supérieur et des études académiques à but non lucratif.
  • Conditions d’utilisation commerciale : Les praticiens, cabinets d’études de marché et entreprises commerciales peuvent implémenter et adapter les items dans le respect des règles usuelles de citation des auteurs originaux (Jacoby & Kaplan, 1972).
  • Citation obligatoire : Toute publication ou rapport d’étude mobilisant l’instrument doit obligatoirement référencer la publication originale de Jacoby & Kaplan (1972) ou l’extension de Kaplan, Szybillo & Jacoby (1974).

12. Références / References

Les sources académiques de référence relatives au développement, à la validation et à l’application de l’Échelle de risque perçu comprennent :

  • Bauer, R. A. (1960). Consumer behavior as risk taking. In R. S. Hancock (Ed.), Dynamic Marketing for a Changing World (pp. 389–398). American Marketing Association.
  • Cunningham, S. M. (1967). The major dimensions of perceived risk. In D. F. Cox (Ed.), Risk Taking and Information Handling in Consumer Behavior (pp. 82–108). Harvard University Press.
  • Featherman, M. S., & Pavlou, P. A. (2003). Predicting e-services adoption: A perceived risk facets perspective. International Journal of Human-Computer Studies, 59(4), 451–474. https://doi.org/10.1016/S1071-5819(03)00111-3
  • Jacoby, J., & Kaplan, L. B. (1972). The components of perceived risk. In M. Venkatesan (Ed.), Proceedings of the Third Annual Conference of the Association for Consumer Research (pp. 382–393). Association for Consumer Research. https://www.acrwebsite.org/volumes/11996/volumes/v03/NA-03
  • Kahneman, D., & Tversky, A. (1979). Prospect theory: An analysis of decision under risk. Econometrica, 47(2), 263–291. https://doi.org/10.2307/1914185
  • Kaplan, L. B., Szybillo, G. J., & Jacoby, J. (1974). Components of perceived risk in product purchase: A cross-validation. Journal of Applied Psychology, 59(3), 287–291. https://doi.org/10.1037/h0036657
  • Roselius, T. (1971). Consumer rankings of risk reduction methods. Journal of Marketing, 35(1), 56–61. https://doi.org/10.1177/002224297103500108
  • Stone, R. N., & Grønhaug, K. (1993). Perceived risk: Further considerations for the marketing discipline. European Journal of Marketing, 27(3), 39–50. https://doi.org/10.1108/03090569310026637

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 7-point Likert scale (typically anchored 1 = Not at all risky / Extremely unlikely to 7 = Very risky / Extremely likely)

  1. Financial Risk: What is the likelihood that you will lose money or suffer a financial loss if you buy an unfamiliar or poorly performing brand of this product?
  2. Performance Risk: What is the likelihood that the product will fail to function or perform as expected, or will not meet your performance expectations?
  3. Physical Risk: What is the likelihood that the product will be harmful, unsafe, or cause physical injury or health problems to you or others?
  4. Psychological Risk: What is the likelihood that purchasing or using this product will result in personal psychological discomfort, worry, frustration, or a bruised ego/self-image?
  5. Social Risk: What is the likelihood that the purchase of this product will affect how others think of you, or cause you to be looked down upon by friends, family, or colleagues?
  6. Overall Perceived Risk: All factors considered, how much overall risk would you associate with the purchase of this product?

Citer cet article

memjavad (2026, septembre 4). Échelle de risque perçu. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-risque-percu/
memjavad. “Échelle de risque perçu.” Base de données de psychologie en français, 4 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-risque-percu/.
memjavad. “Échelle de risque perçu.” Base de données de psychologie en français. septembre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-de-risque-percu/.